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L'Etat de Vaud révise sa planification hospitalière

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La planification hospitalière est un processus complexe qui définit les missions pour lesquelles les établissements hospitaliers (ici le CHUV) sont autorisés à facturer à l'assurance de base. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Canton de Vaud lance un appel d'offres pour réviser sa liste des établissements hospitaliers de soins aigus admis à facturer à charge de l'assurance obligatoire des soins. Tous les hôpitaux et cliniques autorisés à exploiter en Suisse peuvent participer. Les dossiers peuvent être déposés jusqu'au 19 février 2023.

La sélection se fera sur la base de critères prédéfinis, conformes à la loi fédérale sur l'assurance-maladie (LaMal), précise un communiqué de l'Etat de Vaud diffusé lundi. Après une consultation des établissements concernés, l'entrée en vigueur de la nouvelle liste est prévue pour le 1er juillet 2023.

La planification hospitalière est une mission confiée aux cantons par la LAMal. Elle doit être revue périodiquement. Ce processus "complexe", qui définit les missions pour lesquelles les établissements hospitaliers sont autorisés à facturer à la LAMal, doit être réalisé en tenant compte des besoins futurs de la population. Il s'agit d'assurer à la fois "la qualité etl'économicité des prestations", souligne le Canton.

La planification des soins hospitaliers psychiatriques ainsi que des soins hospitaliers de réadaptation interviendra dans un second temps.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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[ITW] Dr Larribau des HUG: "ces jeunes survivants seront impactés sur le long terme"

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"Les jeunes survivants de Crans-Montana seront impactés sur le long terme" (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Plus de 24 heures après la tragédie qui a touché la station de Crans-Montana, le bilan, encore provisoire, est de 40 morts et 119 blessés. Parmi ces blessés, cinq ont été pris en charge aux HUG. Le Dr Robert Larribau est médecin adjoint agrégé, responsable de l’unité Urgence Santé Genève, il fait le point de la situation.

Le jour d’après.

Crans-Montana et la Suisse sont encore sous le choc et l’émotion après la catastrophe intervenue dans la nuit du Nouvel an dans le bar Le Constellation de la station valaisanne. Les autorités cantonales ont donné une nouvelle conférence de presse ce vendredi aprés-midi.

Le bilan vendredi soir est de 119 personnes blessées, 113 ont pu être identifiées. Pour six d’entre elles, les démarches sont encore en cours. 40 victimes sont décédées, là aussi, elles ne sont pas encore toutes identifiées. Parmi les blessés 71 sont suisses, 14 Français, 11 italiens, 4 serbes, un bosniaque, un belge un luxembourgeois, un portugais, un polonais. La nationalité de 14 personnes n'est pas encore établie.

Malheureusement, ce bilan pourrait encore s’alourdir.

Une cinquantaine de personnes devraient être transférées dans les pays européens qui se sont manifestés comme la France, l’Allemagne et la Pologne. Quatre patients ont été transférés vers la Belgique ce vendredi pour y recevoir des soins spécialisés pour les grands brûlés. 

22 se trouvent au CHUV et cinq patients sont actuellement à Genève. Des personnes jeunes et gravement touchés, avec souvent des brûlures de 3e degré.

Le Dr Robert Larribau est médecin adjoint agrégé, responsable de l’unité Urgence Santé Genève.

Il nous explique que les HUG pourraient accueillir si besoin d’autres patients mais ils ont été surtout sollicités dans l’urgence:

Dr Robert LarribauMédecin adjoint agrégé, responsable de l’unité Urgence Santé Genève
"Dès qu'on passe la phase aiguë, l'essentiel, c'est d'aller dans un centre qui est spécialisé dans le traitement des grands brûlés parce qu'il va falloir faire des soins sur la durée, des soins complexes avec de la chirurgie plastique, des traitements de plaies et avec des risques infectieux. Ce sont des soins intensifs spécialisés, ce qui n'est pas le cas aux HUG, on est des soins intensifs généralistes. Et donc, ces patients-là, dès qu'ils le pourront, ils vont être transférés vers des centres qui peuvent traiter ces brûlures sur le moyen à long terme."

Les brûlures sont des blessures complexes, en particulier lorsque les personnes sont touchées à plus de 10% de la surface de leurs corps mais pas seulement. Le Dr Robert Larribau:

Dr Robert LarribauMédecin adjoint agrégé, responsable de l’unité Urgence Santé Genève

Enfin, pour ces blessés, une fois leur état stabilisé, ce sera le temps de la reconstruction qui sera long. Le Dr Robert Larribau:

Dr Robert LarribauMédecin adjoint agrégé, responsable de l’unité Urgence Santé Genève
"C'est une situation dramatique et qui va impacter ces jeunes sur une longue durée. Parce que les soins vont se prolonger pendant des semaines, voire des mois, avant de revenir à un semblant de vie normale. C'est vrai qu'il faut se mettre dans l'idée que pour tous ceux qui ont survécu, ce sont des soins vraiment longs qui les attendent."

Retrouvez l'interview en intégralité du Dr Robert Larribau ci-dessous:

Dr Robert LarribauMédecin adjoint agrégé, responsable de l’unité Urgence Santé Genève

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Sport

Lausanne étrille Zoug

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Damien Riat a ouvert le score pour le LHC face à Zoug (© KEYSTONE/JEAN-GUY PYTHON)

Début d'année en fanfare pour Lausanne en National League. Les Vaudois ont écrasé Zoug 7-0 à Malley pour repasser à la deuxième place au classement.

Après avoir fini 2025 sur les rotules du côté de Genève, on imaginait volontiers que la pause ferait du bien aux Lausannois. Après une mise en route plutôt calme et une domination zougoise au niveau des tirs lors du tiers initial, le LHC a offert un deuxième vingt de gala aux 9600 spectateurs présents.

Tout a commencé à la 24e sur un but en infériorité numérique de Damien Riat. Le capitaine des Lions a ainsi pu inscrire son 12e but de l'exercice et alors que son ouverture du score après trente secondes de jeu avait été justement refusée pour une obstruction sur le gardien. 73 secondes plus tard, c'est Fiedler qui a pu doubler l'avantage vaudois. Les choses se sont ensuite enchaînées avec deux buts de Rochette (18e et 19e réussites), le 16e de Brännström et un goal de Holdener. Si l'on ajoute à cela un penalty manqué par Caggiula à la 40e, on obtient une période folle des hommes de Geoff Ward, dans la lignée de l'humiliation contre Genève lors du fameux 11-0.

La fête pour les Lions fut encore plus mémorable en raison du septième but, inscrit par le jeune Kelyan Barry face à Leonardo Genoni. Le junior du club a marqué son premier but en National League. A noter également le blanchissage pour Kevin Pasche qui permet aux Lions de remonter à la deuxième place avec un point d'avance sur Fribourg.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Record de fréquentation pour l'édition 2025 de Bô Noël Lausanne

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Cette 11e édition de Bô Noël était la dernière sous cette forme. La Ville de Lausanne cherche en effet un nouveau concept pour l'avenir (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'édition 2025 de Bô Noël Lausanne s'achève sur un record de fréquentation. La manifestation a attiré plus de 450'000 visiteurs, contre 420'000 l'an dernier. Cette 11e édition était la dernière sous cette forme. Un nouveau concept verra en effet le jour dès 2026.

"Ce succès remarquable montre que Bô Noël a réussi à devenir l'un des rendez-vous incontournables des fêtes de fin d'année en Suisse, se hissant parmi les marchés de Noël les plus fréquentés du pays", ont indiqué mardi les responsables dans un communiqué. Cette édition a aussi confirmé son "rayonnement international", attirant un nombre croissant de touristes et d'influenceurs étrangers, souligne-t-on.

Les "Samedis en fête" ont été l'un des temps forts, attirant une foule nombreuse notamment grâce à la gratuité des transports publics mise en place par la Municipalité de Lausanne. Toujours selon les organisateurs, les magasins du centre-ville ont également bénéficié d'une "affluence accrue" durant la période de l'événement qui avait débuté le 20 novembre dernier.

La manifestation des Fêtes de fin d'année a "parfaitement rempli son rôle de trait d'union entre les commerçants du centre-ville et les artisans répartis au sein des 60 chalets du marché de Noël. Ce succès collectif a permis à tous les acteurs de l'événement d'en ressortir gagnants", estiment ses responsables.

Polémique consignes/sans-abri

Porté notamment par une collaboration avec Lausanne Tourisme et différents partenaires, le compte Instagram de Bô Noël a, lui aussi, battu tous ses records cette année, dépassant les deux millions de vues. Bô Noël se termine mercredi avec une "Silent Disco", qui proposera pour la première fois une scène tournante au coeur de la rue Centrale, au niveau de la place des Pionnières.

Cette édition 2025 a été marquée par une polémique peu avant Noël. Le système de consigne des verres a vu des sans-abri aborder des clients pour récupérer leurs gobelets et, de fait, un peu d'argent. Après que certains responsables de la manifestation se sont montrés très fâchés contre cette mendicité détournée, parfois avec des mots peu reluisants, les organisateurs ont officiellement présenté leurs excuses aux mendiants.

Ils ont dans le même temps condamné les propos "inacceptables" tenus à leur encontre. Au final, les consignes ont été remboursées à toute personne, sans aucune exception.

Appel à projet lancé

Cette 11e édition était la dernière sous cette forme. La Ville de Lausanne cherche, en effet, un nouveau concept afin de parvenir se hisser parmi les destinations touristiques d'importance durant la période des fêtes de fin d'année. La Municipalité a lancé fin septembre un appel à projet.

La future manifestation aura trois missions principales, selon la Municipalité de lausanne, à savoir offrir à la population lausannoise un rendez-vous emblématique, renforcer la dynamique touristique et l'attractivité de la Ville, et mobiliser les acteurs locaux afin de générer des retombées économiques.

Le mandat portera sur une période de quatre ans (2026-2029) et sera renouvelable une fois. Le nouveau concept doit se déployer lors des fêtes de fin d'année 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Plus de 250 rats de l'EPFL sont partis à l'adoption depuis 2022

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Plus de 250 rats de l'EPFL sont partis à l'adoption depuis 2022 (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'EPFL se montre satisfaite du programme d'adoption de rats de laboratoire par des particuliers qu'elle mène avec la Protection suisse des animaux (PSA). Pas moins de 254 rongeurs ont ainsi pu quitter ses murs pour trouver un foyer depuis le début du projet en avril 2022.

"Pour nous, le bilan est favorable. Les chercheurs sont contents de pouvoir donner ces animaux à l'adoption plutôt que de devoir les euthanasier", relève Alexandre Widmer, responsable du projet "rehoming" (ou réinsertion) de l'EPFL à Keystone-ATS. "On arrive à donner tous les rats éligibles. Bien que cela reste un petit nombre, c'est positif", a-t-il ajouté.

En 2024, 644 rats de laboratoire ont été utilisés par l'EPFL. Parmi ceux-ci, 45 ont pu être adoptés, tandis que 599 ont pris part à des expériences. Ces derniers seront tous euthanasiés à terme. "Il faut comprendre que l'euthanasie de l'animal pour prélever des tissus fait partie intégrante de l'expérience", explique Alexandre Widmer.

Limitations

Même sans ce paramètre, les rats ayant pris part à des expériences scientifiques ne pourraient pas être donnés à l'adoption. Les autorités cantonales imposent en effet que seuls les rats non génétiquement modifiés et n'ayant pas subi d'expérimentation puissent être placés dans un foyer.

Les rats concernés par l'adoption sont donc pour la majorité des femelles qui ont donné naissance à des petits, destinés à l'expérimentation. En effet, les rats auxquels l'EPFL a recours proviennent soit de ses propres élevages, soit d'élevages professionnels à l'étranger, pour la plupart en France, en Allemagne et en Italie.

Dans le cas de commande à l'étranger, l'institution reçoit généralement des femelles portantes, âgées de 5 à 10 mois. Quelque temps après avoir mis bas, elles pourront partir à l'adoption, pour autant que l'élevage d'où elles proviennent ait donné son accord.

"Avant, on n'aurait pas eu d'autre choix pour elles que l'euthanasie. Mais maintenant, on les garde quelque temps chez nous, jusqu'à ce qu'on en ait assez pour faire un don à la PSA", poursuit Alexandre Widmer. Lors du dernier don du 18 décembre, 12 rats ont été remis à la PSA.

Phase de réadaptation

Après avoir réceptionné les rongeurs dans des caisses de transport à l'EPFL, la PSA les transfère directement à l'une de ses sections. "Il s'agit généralement du club des amis des rats", précise la PSA à Keystone-ATS. "C'est ensuite à cette section qu'il revient d'habituer l'animal à la vie en dehors du laboratoire et de le placer chez des particuliers", ajoute-t-elle.

Les rats restent une trentaine de jours au refuge avant de pouvoir être adoptés. "Ils doivent s'adapter à vivre dans des cages plus grandes et à une nourriture moins standardisée, comportant notamment des légumes et des graines", relève Alexandre Widmer. L'EPFL prend en charge la moitié des coûts de réadaptation et la PSA l'autre moitié.

"En général nous avons des retours positifs des refuges, car ces rats sont souvent plus dociles et plus habitués à être manipulés que d'autres", se réjouit Alexandre Widmer. Ni l'EPFL, ni la PSA ne disposent de chiffres précis ou de données sur les profils des adoptants.

Rats, lapins et même cheval

Le projet de rehoming a démarré à la fin 2018, grâce au dialogue entre la PSA et l'Université de Zurich. A l'origine, il concernait exclusivement les rats, indique la PSA sur son site internet. L'EPFL a suivi en 2022, puis les universités de Bâle et Berne en 2023. Jusqu'en août 2025, "plus de 1000 animaux ont été accueillis et placés avec succès, dont plus de 750 rats, 260 souris, 22 lapins, 26 chiens et un cheval", peut-on y lire.

"Si tout se passe bien, l'Université de Genève devrait également participer au projet de rehoming en 2026", a encore précisé la PSA.

A noter que si un nombre croissant d'universités participent au projet, le nombre de rats utilisés dans des expériences a tendance à diminuer. A l'EPFL en tout cas, leur nombre est passé de 1306 en 2022, à 734 en 2023 et à 644 en 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Santé

Au musée, le dernier chapitre des loups vaudois

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André Keiser, chef de l'atelier de taxidermie du Naturéum à Lausanne, termine la préparation d'un loup renversé fin décembre par une voiture. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Ici convergent les loups morts, accidentés ou tirés sur sol vaudois. A l'atelier de taxidermie du Naturéum à Lausanne, certains animaux sont destinés à être empaillés, et tous font l'objet d'une récolte de données. Chaque individu vient ainsi enrichir les collections scientifiques de l'institution.

"M236" et ses panneaux explicatifs trônent depuis un peu moins de deux ans dans les allées du Palais de Rumine non loin du tigre de Sibérie et de l'ours polaire. "Il louche, ce loup", remarque en souriant le taxidermiste du musée André Keiser, au moment d'évoquer les grands canidés accueillis entre ces murs. "Mais ça gêne peu de monde, la vitrine a du succès."

Le jeune mâle de 11 mois, issu d'une portée de cinq louveteaux nés au Marchairuz en 2021, a été abattu par un tir de régulation en mars de l'année suivante. Et il fait partie des loups qui ont été naturalisés - ou "empaillés" selon les pratiques d'autrefois - dans la capitale vaudoise durant les trois dernières années.

Dans un coin de l'atelier, qui jouxte l'entrée principale du bâtiment, un loup est couché sur son plateau de bois. Il s'agit de "Gros Pépère", le mâle reproducteur (M95) de la meute du Marchairuz. Ou, autrement dit, du père de M236, qui se trouve dans les salles d'exposition à l'étage. Plus loin, un autre loup: debout, cette fois, dans une position de "silhouette".

Les autres bêtes se dérobent. Plusieurs sont encore dans le congélateur.

Art de la conservation

"Nous n'avons pas le temps de tout taxidermiser", explique l'artisan, dont le métier tend à disparaître en Suisse. Car pour naturaliser l'animal d'une quarantaine de kilos, il faut compter entre deux mois et un an, entre le moment où le corps est réceptionné et celui où il est transformé.

Le résultat est l'affaire de quatre mains. André Keiser et son apprentie Céline Mouillé oeuvrent sur les spécimens qu'ils reçoivent, entre écorchage, tannage, montage et séchage. La partie la plus délicate? Les yeux, assurément, répond le taxidermiste.

Des yeux qui ne sont pas ceux d'origine, mais bien artificiels, comme le sont la plupart des éléments de la maquette finale. La mâchoire est trop fragile, la langue ne se garde pas et le squelette peut être prélevé pour être étudié. Seule la peau est réellement conservée.

Depuis le travail réalisé sur M236 - "le loup avec l'oeil qui part aux fraises" -, les deux naturalistes "sont montés en puissance". Techniques traditionnelles se mêlent aux plus récentes et forgent cet art d'apprêter et de conserver. Un animal taxidermisé aujourd'hui "est fait pour durer", rappelle celui qui travaille pour l'institution muséale depuis plus de 35 ans.

"Une avalanche de loups"

L'accord tacite qui existe avec la Direction générale de l'environnement (DGE) du Canton de Vaud "fait que l'on est prioritaire pour récupérer les carcasses" des animaux accidentés ou régulés sur le territoire, détaille Olivier Glaizot, conservateur en chef du Département de zoologie du Naturéum. Au moment de l'établir il y a près de trois ans, le Muséum cantonal des sciences naturelles recevait entre un et deux "Canis lupus" par année.

Depuis, "l'effet Albert Rösti" se fait sentir, constate le biologiste. L'entrée en vigueur de la loi fédérale sur la chasse révisée en 2023, qui autorise le tir de meutes entières, a provoqué "une avalanche de loups".

Selon un tempo qui est parfois difficile à déterminer, puisque les dépouilles transitent généralement par plusieurs endroits avant de se retrouver au musée. Elles passent par Berne et son Centre de médecine des poissons et des animaux sauvages (FIWI) afin d'être analysées, autopsiées et identifiées, relate le chercheur. Avant d'être, le plus souvent, renvoyées au service cantonal compétent.

Retracer le fil de l'histoire

Une fois à Lausanne, la mission est différente. Chaque vertébré qui passe les portes du musée intègre aussi ses collections scientifiques, fait savoir André Keiser. Prélever du matériel génétique sur l'animal, en l'occurrence un morceau de muscle, est partie intégrante du travail du taxidermiste. Les échantillons récoltés constituent une base de données centralisées, qui est mise à disposition de la recherche.

Il s'agit aussi de garder une trace "de ce qui est mythique dans le canton, à l'image du loup, mais aussi du chat sauvage ou du lynx", complète Olivier Glaizot. A terme, la volonté est de taxidermiser une meute entière, relève le conservateur en chef du Département de zoologie. "Mais on veut prendre le temps, surtout qu'on fait de la récupération, et aucunement des commandes de bêtes", continue-t-il.

Un sujet sensible

Parfois mal compris, le travail réalisé par l'institution se fait à la fois en marge et à travers les immenses débats politiques qui entourent le loup. "L'une des questions est de savoir si les musées devraient prendre position sur le sujet, ou simplement exposer les faits", évalue Olivier Glaizot.

"Ce sont de très belles bêtes. Une fois qu'on a la dépouille sur la table, on travaille de manière respectueuse", assure de son côté André Keiser. Le taxidermiste ne cache d'ailleurs pas la "forme d'émotion" qui se fait sentir à l'idée que Gros Pépère repose sur sa table, plutôt que de gambader dans le Jura vaudois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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