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Black Friday: mise en garde face à la hausse des contrefaçons

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Gare aux fausses bonnes affaires et aux arnaques avec le Black Friday (photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA EFE/ANA ESCOBAR)

La période du Black Friday est propice aux fraudes et aux contrefaçons, de quoi alerter l'organisation Stop à la piraterie. Cette plateforme de prévention met en garde face à la hausse du nombre d'escroqueries en ligne.

Cette période coïncide avec une recrudescence des offres en ligne de produits les plus divers, souvent attrayants mais derrière lesquels peuvent se cacher des arnaques, prévient lundi Stop à la piraterie, à quatre jours du Black Friday.

Les escrocs utilisent différentes astuces pour profiter de la tendance des consommateurs à acheter de manière compulsive durant le Black Friday, appâtés par les "bonnes affaires". Qui peuvent parfois tourner au cauchemar.

Dans l'exemple le plus fréquent, l'acheteur reçoit une contrefaçon, alors qu'il croyait acquérir un produit de marque à bon prix, explique à Keystone-ATS Eveline Capol, secrétaire de la plateforme suisse de lutte contre la contrefaçon et la piraterie (Stop à la piraterie).

Se fier à son instinct

Très souvent, les produits contrefaits sont proposés sur un site en Asie. De plus en plus de Suisses tombent dans le panneau. Le phénomène est exacerbé depuis le Covid-19, qui a boosté les ventes en ligne. En outre, de plus en plus de seniors ont pris l'habitude d'acheter en ligne et se montrent parfois naïfs. Mme Capol épingle par exemple le site dhgate.com.

Quand une offre apparaît trop belle pour être vraie, mieux vaut se fier à son instinct, conseille l'organisme de prévention. Les articles de marque contrefaits sont aussi souvent proposés via des comptes e-mail piratés, d'où l'importance de "créer des mots de passe forts".

Deux autres éléments doivent mettre la puce à l'oreille: lorsqu'il est impossible de retourner la marchandise ou que le seul moyen de versement proposé est un paiement anticipé.

S'il faut être vigilant face aux offres mirifiques, il convient aussi de l'être en cas de rabais "normal". Pour ne pas éveiller le soupçon, les arnaqueurs exigent parfois simplement des prix comparables à ceux des produits de marque. Il est donc important de bien décrypter le site sur lequel on surfe et de toujours comparer avec le site officiel de la marque officielle.

Il arrive fréquemment aussi que la marchandise commandée contrefaite n'arrive pas à destination et soit saisie pour les douanes. Ou alors qu'elle soit de très mauvaise qualité voire inutilisable, en plus d'être contrefaite.

Décuplement en sept ans

Entre 2014 et 2021, la valeur totale des marchandises contrefaites saisies par les douanes sur l'ensemble d'une année (médicaments non compris) a plus que décuplé, pour atteindre près de 47 millions de francs, selon des chiffres de l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières. Plus de la moitié concernait des sacs à main, des sacs de voyage ou des porte-monnaies, essentiellement en provenance de Chine et de Hong Kong.

La valeur totale du commerce de faux produits violant les droits de propriété intellectuelle suisses est évaluée à quelque 7 milliards de francs. Parmi les produits suisses contrefaits, les montres sont de loin le produit le plus ciblé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

La Cour suprême préserve le droit du sol, revers majeur pour Trump

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Le président américain Donald Trump vient de subir un sérieux revers de la part de la Cour suprême. (© KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin)

La Cour suprême majoritairement conservatrice a rejeté mardi la remise en cause par Donald Trump d'une question au coeur même de l'identité américaine: le droit du sol. Il s'agit d'un revers majeur infligé au président américain.

Dans une décision prise par trois des six juges conservateurs, dont le président de la Cour, et les trois progressistes, la Cour annule un décret signé le 20 janvier 2025 par Donald Trump dès son retour à la Maison Blanche, le plus contesté de son second mandat.

Ce décret, déclaré inconstitutionnel par toutes les juridictions inférieures saisies, supprimait le droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière afin de mettre fin à ce que le président républicain considère comme une incitation à l'immigration clandestine, dont la répression est une priorité absolue pour lui.

Mais dans son arrêt rédigé au nom de la Cour, le président John Roberts conclut que les enfants nés aux Etats-Unis de parents "présents illégalement ou temporairement" sont néanmoins "citoyens par la naissance en vertu du 14e amendement" de la Constitution.

Le principe du droit du sol, disposant que tout enfant né aux Etats-Unis est automatiquement citoyen américain, est consacré par cet amendement adopté en 1868, après la guerre de Sécession, afin de garantir les droits des esclaves affranchis et de leurs descendants.

Appliqué depuis plus de 150 ans, ce principe a été sanctuarisé en 1898 par un arrêt de la Cour suprême reconnaissant qu'un fils d'immigrants chinois né en Californie était bien citoyen américain par sa naissance.

Trump présent aux débats

En avril, Donald Trump avait exceptionnellement assisté aux débats devant la Cour suprême, signe de l'importance qu'il attache à ce dossier.

Le droit du sol sans restriction constitue un "facteur d'attraction pour l'immigration illégale" ainsi que pour une "industrie du tourisme de naissance", consistant pour des femmes étrangères à venir accoucher aux Etats-Unis afin que leur enfant soit américain, avait plaidé le conseiller juridique du gouvernement, John Sauer.

Si le décret de Donald Trump était appliqué, "des milliers de bébés américains perdraient immédiatement leur citoyenneté, et si vous validez la théorie du gouvernement, la citoyenneté de millions d'Américains passés, présents et futurs serait remise en cause", avait répliqué Cecillia Wang, la directrice juridique de l'influente organisation de défense des droits civiques ACLU.

Ce décret interdisait au gouvernement fédéral de délivrer des passeports, certificats de citoyenneté ou autres documents aux enfants nés aux Etats-Unis dont la mère y séjourne illégalement ou temporairement, et dont le père n'est pas citoyen américain ou résident permanent - titulaire de la fameuse "carte verte".

Selon des projections réalisées en mai 2025 par des chercheurs de l'université Penn State, à raison d'environ 255'000 naissances par an, une révocation du droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière ou de résidents temporaires accroîtrait le nombre d'immigrés clandestins de 2,7 millions d'ici 2045 et de 5,4 millions d'ici 2075.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Suisse

Le troisième mois de juin en Suisse le plus chaud depuis 1864

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Le mois de juin le plus chaud jamais enregistré remonte à 2003, le deuxième plus chaud à 2025 (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

La Suisse a connu le troisième mois de juin le plus chaud depuis le début des relevés en 1864. La température moyenne nationale a dépassé de 3,5 degrés la norme enregistrée entre 1991 et 2020, a annoncé mardi MétéoSuisse.

Le mois de juin le plus chaud jamais enregistré remonte à 2003, tandis que le deuxième plus chaud date de 2025, selon l'Office fédéral de météorologie et de climatologie (MétéoSuisse).

La vague de chaleur de fin juin 2026 a été "extrême" tant par sa durée que par son intensité. "Le changement climatique a eu une influence notable sur cet événement, mais une telle vague de chaleur reste néanmoins un phénomène rare, même dans le climat actuel", note l'office fédéral.

Cette vague de chaleur a donné lieu à de nombreux records historiques. Ainsi, plusieurs stations de mesure, notamment celles de Bâle, Neuchâtel ou Zurich, ont enregistré la période de 10 jours la plus chaude depuis le début des relevés.

Cette vague de chaleur a donné lieu à de nombreux nouveaux records. A Bâle-Binningen, un nouveau record absolu pour la Suisse alémanique a même été enregistré, avec 39,0 degrés. De nouveaux records de température maximale journalière ont également été enregistrés, entre autres, à Neuchâtel (38,1 degrés) et à Zurich-Fluntern (37,1 degrés). A la station de Berne-Zollikofen, un nouveau record a également été établi avec 13 jours de canicule consécutifs.

La chaleur a également accéléré le développement de la végétation: ainsi, les tilleuls ont fleuri en moyenne dix jours plus tôt que la moyenne pluriannuelle.

Niveau d’alerte maximal pour la sécheresse

Le mois a par ailleurs été globalement plus sec et plus ensoleillé que la moyenne pluriannuelle. Dans certaines régions, les précipitations ont atteint moins de 40% de la quantité moyenne en juin. Cela correspond à un déficit de plus de 170 mm à l’échelle nationale, entre le 1er avril et le 28 juin.

La Confédération a donc relevé le niveau d’alerte de sécheresse au niveau maximal pour une grande partie du pays. Dans quatre stations de mesure, dont Altdorf (UR) et Engelberg (OW), ce mois de juin a été le moins pluvieux depuis le début des relevés.

Malgré la sécheresse générale, de violents orages ont éclaté localement. Le 9 juin, un orage de type supercellulaire a balayé le Mendrisiotto, au Tessin. Des grêlons d’un diamètre de quatre à cinq centimètres sont alors tombés.

Le 19 juin, un groupe d’orages a également provoqué des précipitations extrêmes dans l’agglomération de Zurich. A Zurich-Affoltern, 44,1 millimètres de pluie sont tombés en une heure. Une personne a perdu la vie. Statistiquement, un tel événement ne se produit dans la région de Zurich que tous les 30 à 50 ans, voire plus rarement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

[ITW] Orages à Perly: «Il faut qu'on s'adapte» confie un maraicher

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Image d'illustration (Archives - KEYSTONE/Anthony Anex)

Les intempéries d'une violence rare qui ont touché la région de Plan-les-Ouates ont laissé des traces profondes chez les maraîchers locaux. Si les infrastructures ont limité la casse pour certaines cultures, les vergers et la production de plein champ paient un lourd tribut. Jérémy Blondin, du domaine des Mattines, témoigne entre constat lucide et volonté d'aller de l'avant.

Jérémy BlondinMaraicher au Domaine des Mattines

Le contraste est saisissant entre la protection offerte par les serres et l'orage qu'ont subie les parcelles à l'air libre. «Les cultures qui étaient sous les serres là, les tomates, ont été quand même passablement protégées», tempère Jérémy Blondin. Mais à l'extérieur, le paysage est tout autre. Les cultures d'asperges semblent avoir été passées au broyeur, littéralement «pulvérisées par la grêle».

Plus loin, le verger situé à Arare offre un spectacle encore plus marquant.

«On a à peu près 3000 mètres carrés d'arbres qui se sont carrément couchés. Il y avait tellement de grêle dans les filets qui sont là pour protéger, plus le vent, le poids et tout a fait que la structure, elle a lâché.»

Le bilan est sans appel pour cette parcelle: environ 10 à 15% de la surface du verger est totalement détruite, avec des arbres cassés impossibles à récupérer.

Pour les professionnels de la terre, le constat dépasse le simple événement météo. Il questionne l'avenir même de leur métier face à la violence des épisodes actuels. À Perly, près de 70 litres d'eau par mètre carré sont tombés en un temps record, saturant immédiatement les réseaux d'évacuation.

«Aujourd'hui, les infrastructures ne sont pas faites pour accueillir des volumes d'eau pareils»

Cette récurrence des sinistres pousse le domaine à repenser structurellement ses méthodes. Cultiver sous abri, en serres ou en tunnels, devient désormais «gentiment une obligation» pour se prémunir du gel, du vent, de la grêle et de la canicule. Mais cette transition a un coût majeur que les structures actuelles ne peuvent pas absorber seules.

La technologie et les protections représentent des investissements importants, alors que l'équilibre économique des familles maraîchères genevoises reste particulièrement tendu. Pour Jérémy Blondin, la viabilité de l'agriculture de demain dépend d'un ajustement minime mais crucial sur les étals.

«Demain, peut-être que si on arrive à être valorisé un peu mieux, de quelques centimes, ça nous permettra de pouvoir nous équiper avec des solutions pour limiter encore un peu plus les risques»

Tandis que l'Union maraîchère de Genève fait les comptes et s'organise pour évaluer les pertes massives chez les producteurs de légumes de garde (pommes de terre, poireaux, choux), le soutien de la population reste le principal moteur des exploitations.

Malgré les coups durs et l'ampleur des dégâts, la résilience reste le maître-mot au domaine des Mattines, portée par la solidarité locale. Le maraîcher tient à saluer cet engagement citoyen.

«J'ai envie de remercier toutes les personnes pour leurs mots d'encouragement, les gens qui favorisent les produits locaux, qui viennent nous voir, qui nous envoient des messages. C'est vraiment des choses qui nous donnent du courage et puis l'envie de continuer. Ce n'est pas qu'une question d'argent.»

Un appel chaleureux est lancé à quiconque souhaite maintenir cette agriculture de proximité

Entretien réalisé par Benjamin Smadja
Adaptation web avec IA

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International

Les préparatifs pour les funérailles de Khamenei battent leur plein

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A Téhéran, une femme passe devant une bannière représentant le guide suprême iranien tué, l'ayatollah Ali Khamenei, embrassant le front du défunt commandant de la Force Al-Qods des Gardiens de la révolution, le général Qassem Soleimani, tué lors d'une frappe de drone américaine en Irak en 2020. (© KEYSTONE/AP/Vahid Salemi)

Portraits géants et ouvriers en plein travail sous haute sécurité: à Téhéran, les préparatifs prennent forme mardi pour les funérailles nationales de l'ayatollah Ali Khamenei, qui débutent samedi et dureront six jours.

La dépouille de celui qui a dirigé la République islamique d'Iran durant près de 37 ans sera exposée à partir de samedi à la Mosalla de Téhéran, un vaste complexe conçu pour accueillir les grandes prières du vendredi, les commémorations officielles et les rassemblements religieux.

Mardi, l'AFP a vu des employés donner les derniers coups de peinture aux entrées du site, tandis que d'autres goudronnaient les trottoirs. Forces de sécurité et de police étaient présentes en nombre.

Des portraits géants d'Ali Khamenei couvrent la façade de la Mosalla, dont l'architecture de l'édifice principal rappelle celle d'une mosquée.

A l'intérieur, des ouvriers sur des échafaudages travaillent sur une structure métallique, selon des images diffusées par les médias d'Etat.

La Mosalla a été le lieu de cérémonies nationales, de discours de hauts responsables et de grands rassemblements destinés à afficher l'unité et le soutien populaire à la République islamique.

Les funérailles d'Ali Khamenei se tiendront six mois après d'importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir et dans un contexte de fragile cessez-le-feu avec les Etats-Unis et Israël.

Selon un responsable de l'organisation, Ali-Akbar Pourjamshidian, "un autre objectif est de renforcer la cohésion nationale et l'unité entre les différentes composantes politiques, sociales et religieuses du pays autour du rôle central du guide".

A Téhéran, des affiches pour les funérailles promettent à l'Iran un "avenir radieux". Ces obsèques, initialement prévues début mars, avaient été reportées en raison de la guerre.

Températures caniculaires

Khamenei a été tué au premier jour de la guerre lors du bombardement de son complexe, qui a aussi coûté la vie à des dizaines de responsables politiques et militaires.

Pour ses funérailles, les autorités attendent entre 15 et 20 millions de personnes rien qu'à Téhéran.

Trois jours d'hommage y sont prévus à partir de samedi, et durant cette période la capitale sera "complètement fermée et fériée", ont-elles décrété.

D'importantes restrictions de circulation seront mises en place avec un immense périmètre du centre-ville inaccessible en voiture.

Les préparatifs occasionnent déjà des embouteillages à mesure que certaines voies sont bloquées pour les véhicules de service.

La télévision d'Etat multiplie ces derniers jours les documentaires sur Khamenei et les messages de prévention, alors que les obsèques se tiendront sous des températures caniculaires.

Des responsables d'une trentaine de pays sont attendus, selon M. Pourjamshidian.

Ali Khamenei sera inhumé le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est), d'où il était originaire.

Un cortège funèbre passera la veille par l'Irak et les villes saintes de Najaf et Kerbala.

Le fils d'Ali Khamenei, Mojtaba, lui a succédé début mars à la fonction de guide suprême, mais n'est pas apparu en public depuis sa désignation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Vaud: un deuxième débat parlementaire expédié qui fâche un député

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Le Grand Conseil vaudois a finalement refusé de donner plus de souveraineté aux communes pour décider de l'affichage publicitaire commercial sur leur territoire (photo symbolique). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Dans un surprenant revirement de situation, la réforme sur l'affichage publicitaire a été refusée la semaine dernière par le Grand Conseil vaudois. Un député écologiste estime "très problématique" la manière dont le deuxième débat sur le sujet a été trop rapidement expédié. Il s'interroge sur une potentielle intervention juridique.

Cette réforme, soumise au Parlement par le Conseil d'Etat, était une réponse à une motion de David Raedler (Vert-e-s), acceptée en mars 2023. Elle devait modifier de facto la loi sur les procédés de réclame (LPR), datant de 1988 et qui contraignait notamment les communes à octroyer un emplacement pour l'affichage publicitaire si elles en recevaient la demande du Canton.

Mi-juin, lors du premier débat, les parlementaires avaient accepté une plus grande autonomie des communes en la matière. Elles auraient pu, par exemple, refuser des affiches publicitaires commerciales sur leur territoire, exception faite pour l'affichage politique en période d'élections ou de votations.

Cette révision aurait supprimé notamment leur obligation d'autoriser au minimum un ou plusieurs emplacements d'affichage publicitaire. Elle aurait donné aux communes qui le souhaitent la liberté de bannir totalement la publicité de leur territoire, sur le domaine public, mais aussi sur le domaine privé visible depuis le domaine public.

Toute la loi balayée

Mardi dernier, lors de la dernière séance du Grand Conseil avant la pause estivale, le deuxième débat était prévu en fin de journée, après le débat sur les comptes 2025 et juste avant les discours en lien avec la passation des pouvoirs entre ancien et nouveau présidents du Parlement.

"Le deuxième débat a été si vite expédié par le président Stéphane Montangero, qu'il n'y a eu aucune discussion, aucun débat, à tel point qu'un élu UDC n'a même pas eu le temps de déposer un amendement, dont j'avais connaissance et qui me convenait", a confié mardi à Keystone-ATS David Raedler. "Cette manière d'aller si vite ne va pas, elle est même très problématique", regrette-t-il.

Alors que la commission ayant examiné ce projet de réforme s'était exprimée en sa faveur, le bloc de droite PLR-UDC a finalement voté non par 59 voix contre 53 oui et une abstention. L'entier de la nouvelle loi a ainsi été balayée.

"Quel gâchis"

Selon M. Raedler, il y avait malheureusement beaucoup d'absents dans la salle, surtout dans les rangs de la gauche, au moment du vote arrivé si vite. "Quel gâchis", se désole-t-il. Le projet de loi retourne ainsi au Conseil d'Etat qui peut reproposer le même, le modifier ou le laisser tomber.

L'élu vert veut en discuter avec des membres du gouvernement. Il se réserve aussi le droit de vérifier s'il y a eu une potentielle "irrégularité" dans la manière de traiter ce point à l'ordre du jour et de "regarder de près s'il y a matière à intervenir juridiquement".

Impacts sur la faune

Les adaptations législatives prévues auraient par ailleurs aussi permis de mettre la LPR en conformité avec la loi sur la protection du patrimoine naturel et paysager. L'objectif était d'encadrer davantage l'impact des publicités lumineuses sur la faune et les atteintes au patrimoine naturel et paysager.

Pour rappel, la possibilité de limiter l'affichage commercial avait été jugée légale par le Tribunal fédéral (TF). Selon un arrêt rendu en mars 2021 dans le cadre de l'initiative communale "Genève Zéro pub" - refusée en votation -, le TF avait relevé que les libertés économiques et d'expression étaient garanties par d'autres moyens de communication, notamment sur internet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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