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Economie

Andermatt Swiss Alps investit 170 millions à Sedrun

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Andermatt Swiss Alps va construire dans la localité grisonne de Sedrun un nouveau complexe touristique de 1800 lits. (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Andermatt Swiss Alps (ASA) va construire dans la localité grisonne de Sedrun un nouveau complexe touristique de 1800 lits. Début août, sa filiale nouvellement créée Dieni Development a déposé une demande de permis de construire.

Le complexe comprendra plusieurs hôtels, des immeubles résidentiels, des commerces, des restaurants et des offres de loisirs, soit un total de 13 bâtiments, pour un montant d'investissement devisé à 170 millions de francs par la filiale du promoteur urano-cairote Orascom Development Holding (ODH), aux mains du financier égyptien Samih Sawiris.

Les 1800 lits supplémentaires devraient permettre d'étoffer l'offre du district de Surselva de plus de 20%, ont indiqué vendredi les responsables du groupe lors d'une conférence de presse virtuelle

Le fait que le projet ne soit réalisé que maintenant alors que le plan d'aménagement avait été approuvé il y a dix ans tient à l'évolution récente de la situation. "La conclusion de l'accord de coopération avec Vail Resorts a été le jalon qui nous a permis de nous asseoir ici aujourd'hui et de présenter le nouveau projet", a expliqué le directeur d'ASA, Raphael Krucker.

Renforcer les remontées mécaniques

En effet, l'afflux de touristes dans la région doit être accompagné par un développement approprié des installations de remontées mécaniques. Vail Resorts compte investir 110 millions de francs dans l'exploitant Andermatt-Sedrun Sport. "Grâce à ce montant, l'offre sera étoffée, par exemple dans le domaine de la restauration", a poursuivi le patron d'ASA.

Vail a acquis en août une participation majoritaire de 55% dans Andermatt-Sedrun Sport, dont ASA détient encore 40% du capital-actions. Les deux sociétés avaient alors convenu de développer la destination touristique grisonne.

Le permis de construire est attendu pour décembre. Le début des travaux est prévu en mai 2024, l'ouverture des hôtels et des appartements de vacances pour 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Le Slip français fait ses débuts à la Bourse de Paris

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Le Slip Français avait annoncé fin juin son projet de cotation à la Bourse de Paris, sur le segment Euronext Growth, dédié aux petites et moyenne entreprises. (archives) (© KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

La marque de sous-vêtements Le Slip français, chantre du made in France, a levé mardi 5 millions d'euros pour son premier jour de cotation à la Bourse de Paris, une opération singulière dans une industrie textile chamboulée par les plateformes asiatiques.

Le prix de son action, initialement fixé à 14,80 euros, a nettement grimpé dans les premiers échanges, atteignant un maximum de 15,90 euros, avant de perdre son élan. Vers 10H30, elle restait stable par rapport au prix introduction en Bourse.

La société avait annoncé fin juin son projet de cotation à la Bourse de Paris, sur le segment Euronext Growth, dédié aux petites et moyenne entreprises. Elle disait espérer "embarquer" ses concitoyens pour "réinventer avec panache l'industrie textile".

Cette cotation lui permet de lever au total "13 millions", auprès de "7250 actionnaires particuliers", avait-elle annoncé jeudi dernier, se félicitant d'une opération "sursouscrite à hauteur de 1,15 fois", c'est-à-dire avec plus de demande que d'offre.

Mais dans cette somme, seulement "5 millions" viennent augmenter le capital de l'entreprise. Le reste est en effet composé de titres vendus par des actionnaires historiques, à hauteur de 8 millions, selon la société.

Concurrence de Shein et Temu

Malgré une communication bien huilée - Le Slip français a délibérément choisi la date emblématique du 14 juillet pour se lancer -, l'opération n'en reste pas moins modeste, sous la moyenne de 29 millions d'euros des introductions en Bourse sur Euronext Growth.

A l'heure où les plateformes asiatiques comme Shein et Temu sont accusées de concurrence déloyale avec leurs produits à très bas coûts, la marque dit vouloir "montrer par l'exemple que le made in France est performant et compétitif", selon les mots de Guillaume Gibault, son patron, cité dans un communiqué.

Cette levée de fonds permettra "d'accélérer notre stratégie de développement", en "renforçant notre marque sur son marché historique", "d'accroître nos capacités de production" et "déployer notre offre de fabrication (...) pour des marques tierces", a-t-il énuméré.

Fondée en 2011, la PME a enregistré l'an dernier un bénéfice net de 0,7 million d'euros et un chiffre d'affaires de 21,1 millions d'euros, forte d'un virage stratégique opéré en 2023, après des années post-Covid difficiles.

Elle a fermé ses boutiques - elle n'en compte plus que deux sur une vingtaine - et réduit le prix moyen de ses produits, de 40 euros à 20 euros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Le tarier des prés, un oiseau exceptionnel menacé par la fauche

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Le plastron orange encadré de moustaches blanches du tarier des prés est difficile à repérer dans la palette de couleurs des prairies fleuries. (© Sébastien Poirier / Station ornithologique suisse)

La fauche tardive qui commence mercredi est particulièrement délicate pour les tariers des prés et la survie de leurs derniers nids. Cet oiseau d'une endurance de vol exceptionnelle est menacé en terres helvétiques, rappelle la Station ornithologique suisse.

Le plastron orange encadré de moustaches blanches du tarier des prés est difficile à repérer dans la palette de couleurs des prairies fleuries. Son crépitement a priori joyeux s'assimile à un appel à l’aide pour celui qui devine le drame qui guette sa nichée, écrit mardi la Station ornithologique suisse (SOS), basée à Sempach (LU).

Or, le petit oiseau qui pèse 16 grammes à peine est une espèce en déclin en Suisse en raison de la disparition des prairies fleuries et de la précocité des fauches, met en garde l'institution. La Station ornithologique suisse mène un programme de conservation du tarier des prés avec les agriculteurs, les agricultrices et les cantons concernés.

Un athlète de l'extrême

Les qualités de vol exceptionnelles du tarier sont largement ignorées. Pourtant, il est capable de voler sans interruption durant près de deux jours et dans des conditions climatiques extrêmes, lorsqu'il migre.

Dans le cadre d'une étude réalisée en collaboration avec la SOS, la reprise de sept tariers des prés équipés de capteurs de lumière et de pression a permis de reconstituer leur trajet entre les Alpes françaises et l’Afrique de l’Ouest.

Premier constat, les oiseaux empruntent une route différente à l’aller et au retour. Mais surtout, ils ont réalisé leur trajet automnal au-dessus du Sahara d'une seule traite en 37 à 45 heures à des altitudes atteignant 4000 à 6000 mètres, un record pour l’espèce.

Mieux connaître pour protéger

"Voir un oiseau si léger voler sans interruption pendant près de deux jours, à une altitude où l’air se raréfie et où les températures descendent jusqu’à -10 degrés, montre à quel point ces migrateurs sont capables de prouesses physiologiques extrêmes", relève Paul Dufour, chercheur à la SOS et co-auteur de l'étude, cité dans le communiqué.

Mieux connaître le parcours migratoire de l’espèce permet de compléter cette protection locale par une vision de tout son cycle annuel, de la Suisse jusqu’à ses quartiers d’hiver ouest-africains. écrit la SOS.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Urbanisme: la Ville de Sion réaménage sa place des Cèdres

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Le réaménagement de la place des Cèdres à Sion devrait durer environ 18 mois. (© dvarchitectes & associés/photo-montage/LDD)

La Ville de Sion a lancé, mardi, un chantier d'envergure. Celui-ci consistera à réaménager pour mars 2028, sa place des Cèdres, en créant des espaces de détente, laissant une large place aux piétons et aux usagers du centre-ville.

Le projet s’inscrit dans la politique d’embellissement et d’acclimatation de la ville. "C’est la suite logique des transformations entreprises depuis le début des années 2000 et qui ont permis à Sion d’améliorer la qualité de vie au centre-ville, aussi bien pour les habitants que pour les personnes qui y travaillent", a précisé, lors d'une conférence de presse, mardi, le président de la cité, Philippe Varone.

"Aujourd’hui, la population veut se réapproprier l’espace public et souhaite davantage de végétalisation et une meilleure gestion de l’eau pour lutter contre les îlots de chaleur", a ajouté l'élu PLR.

En forme de feuille de tabac

Le projet constitue l’une des opérations majeures de requalification du centre-ville depuis la piétonisation de l’avenue du Midi au début de la décennie et la requalification de la rue des Aubépines. Il vise à redonner à la place des Cèdres sa vocation première, soit: être un lieu de rencontre, au coeur d’un des secteurs les plus dynamiques du coeur de Sion.

Plusieurs espaces vont être aménagés en forme de feuille de tabac, en référence à la fabrique de tabac installée à proximité à la fin du XIXe siècle. Ils offriront des ambiances variées, avec pour chacun d’eux une configuration particulière et des équipements spécifiques comme des bancs, des tables et des fauteuils de lecture aménagés dans des espaces arborés. Une attention particulière sera portée à la végétation.

Future zone 20 km/h

Malade, le cèdre emblématique de la place devra être remplacé par un autre type de cèdre, mieux adaptée au lieu. Les revêtements seront autant que possible perméables, et les eaux de ruissellement seront revalorisées en surface dans les espaces verts.

Le chantier sera réalisé par étapes. Il comprendra également la réfection complète des infrastructures routières, la modernisation des réseaux souterrains et l’extension du réseau de chauffage à distance.

Dans le périmètre, la circulation sera clarifiée afin de garantir l’accessibilité et d'assurer une bonne cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes. Le secteur des Cèdres passera en zone de rencontre, avec une limitation générale de la vitesse à 20 km/h.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Pictet lève 253 millions de dollars pour un fonds d'investissement

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La banque privée genevoise Pictet a obtenu, via sa filiale Pictet Alternative Advisors, 253 millions de dollars pour son fonds de placement Environment Co-Investment Fund I (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La banque privée genevoise Pictet a obtenu, via sa filiale Pictet Alternative Advisors, 253 millions de dollars pour son fonds de placement Environment Co-Investment Fund I. Elle a ainsi dépassé l'objectif initial de 200 millions qu'elle s'était fixée.

Les capitaux ont été levés auprès d'un large éventail d'investisseurs, notamment des assureurs, des fonds de pension, des family offices et des clients privés en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient. "Cette clôture témoigne du solide appétit des investisseurs pour les opportunités que présentent les marchés privés", a souligné l'établissement mardi dans un communiqué.

Le véhicule de placement investira, aux côtés de gérants en capital-investissement, dans des entreprises internationales, majoritairement en Amérique du Nord et en Europe, "à la pointe de la lutte pour relever les grands défis environnementaux".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

Naufraghi/e, le média tessinois porté par des retraités

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De gauche à droite: Aldo Sofia, Romano Prodi (interviewé), Mario Conforti et Franco Cavani, membres de la rédaction tessinoise de Naufraghi/e. (© Naufraghi/e)

Dans le paysage médiatique tessinois, Naufraghi/e revendique une position atypique. Fondé par trois retraités issus du journalisme et du graphisme, le média en ligne fonctionne sans publicité ni abonnement et mise sur une grande liberté éditoriale.

Son nom, Naufraghi/e (Les naufragé(e)s), en dit déjà la ligne éditoriale. "Le sens nous semble clair, mais notre naufrage est métaphorique. Il s’agit d’un naufrage mental, pas d’une condition de vie ou de mort", explique à Keystone-ATS Mario Conforti, membre de la rédaction, qui répond à l’interview sur un ton d’humour noir.

D'anciens journalistes

Le projet repose sur une structure très réduite. La "rédaction" est composée de trois personnes, deux journalistes professionnels et un graphiste, tous retraités. Le rédacteur en chef a notamment dirigé le Telegiornale et des rubriques d’information de la RSI, tandis que son collègue fait partie des pionniers de l’information en ligne au sein de la même chaîne. Le graphiste est également l’auteur des illustrations du média. L’âge moyen du groupe atteint 77,4 ans.

Le média s’appuie également sur un réseau de contributeurs externes. Certains anciens collègues écrivent bénévolement, tandis que d’autres, plus jeunes ou basés à l’étranger, sont rémunérés à la pièce. "Personne ne travaille à temps plein sur le projet", précise Mario Conforti, ajoutant que les collaborateurs exercent souvent d’autres activités, dans le journalisme mais aussi dans des domaines comme le droit, l’enseignement, la recherche ou encore les ONG.

Le projet, né en 2021, s’est construit sans modèle économique traditionnel. "Nous ne nous considérons pas comme un nouveau média. Peut-être sommes-nous plutôt un vieux média qui tente de survivre", résume-t-il, en évoquant la naissance de Naufraghi/e "par nécessité", dans un paysage médiatique jugé appauvri en Suisse italienne.

Dons et contributions ponctuelles

Basé à Lugano, Naufraghi/e fonctionne essentiellement en ligne, les rencontres physiques étant rares. Le média ne repose ni sur la publicité ni sur les abonnements, et dépend principalement de dons ainsi que de contributions ponctuelles. "De bonnes personnes jettent parfois sur notre radeau un peu d’eau et de nourriture", ironise Mario Conforti, décrivant une organisation volontairement légère mais fragile.

Sur le plan éditorial, Naufraghi/e revendique une grande liberté de ton et de choix. "Tous ceux qui ne font pas vendre, à moins qu’un bon titre ne parvienne à les sauver", explique-t-il. Le média affirme ainsi se tenir à distance des logiques commerciales et des indicateurs d’audience.

Cette indépendance se traduit aussi dans le fonctionnement interne. "Nous pouvons nous moquer des business plans, des cibles, de l’audience ou du retour sur investissement", résume Mario Conforti. "Ceux qui veulent écrire écrivent. Ceux qui veulent lire lisent."

Le collectif décrit son organisation avec autodérision. "Notre rédaction prend l’eau de toutes parts, nous n’avons pas de gilet de sauvetage", lance-t-il, ajoutant un slogan de l’équipe: "La première condition pour se sauver d’un naufrage n’est pas de savoir nager mais de vouloir se sauver."

Système D

Dans ce système fondé sur la débrouille, les contributions extérieures jouent un rôle central. Les revenus, lorsqu’ils existent, sont redistribués aux collaborateurs, après avoir été partiellement conservés pour maintenir l’activité. "Nous gardons juste de quoi rafistoler la toile qui nous sert de voile", résume le journaliste.

Quant à leur place dans le paysage médiatique suisse, elle est assumée comme marginale. "Nous avons le sentiment de faire partie de la société incivile", affirme Mario Conforti. Et d’ajouter: "Nous mettons quiconque au défi de rester à flot cinq ans sur trois planches et un bidon percé."

Sur leur avenir, le ton reste sceptique. "Nous n’en voyons pas vraiment. À long terme, nous serons tous un algorithme", conclut-il.

https://naufraghi.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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