Zeki Amdouni est revenu juste à temps d'une grave blessure pour disputer la Coupe du monde avec la Suisse. Entré en jeu contre l'Algérie, il est avant tout heureux de retrouver les terrains.
Il y a presque un an, l'attaquant genevois subissait un sévère coup d'arrêt: une rupture des ligaments croisés du genou droit en pleine intersaison. Il venait de revenir à Burnley, en Angleterre, après un prêt fructueux d'un an au Portugal, à Benfica (10 buts).
Ce fut aussi un coup dur pour Murat Yakin, qui avait fait d'Amdouni un titulaire après l'Euro 2024. La Suisse n'a pas eu besoin de lui pour se qualifier pour la Coupe du monde, mais le sélectionneur a gardé un lien étroit avec le Genevois, qui avait notamment rendu visite à l'équipe lors du rassemblement de mars à Bâle.
Un contre-la-montre gagné
L'ancien joueur du SLO et du LS était alors en plein contre-la-montre pour être rétabli avant le Mondial. Il a dû attendre le 1er mai pour faire son retour sur les pelouses de Premier League, où il a enchaîné quelques entrées en jeu. Suffisant pour convaincre Yakin de l'emmener en Amérique du Nord.
"Bien sûr, la Coupe du monde est toujours restée dans un coin de ma tête, mais après une telle blessure, neuf mois d'absence, ma priorité était surtout de retrouver le terrain", explique Zeki Amdouni, qui s'est confié à Keystone-ATS après la victoire contre l'Algérie (2-0).
"Ce qui est important pour moi, c'est de montrer que malgré ma longue absence, je suis toujours capable d'aider l'équipe et que je n'ai rien perdu de mes qualités", dit-il.
L'avant-centre a participé à la qualification des Suisses pour les 8es de finale en remplaçant Breel Embolo à la 83e. "Je suis entré pour essayer de garder la balle, d'obtenir des fautes et de faire respirer l'équipe. Je pense qu'on l'a très bien fait avec les autres entrants", s'est-il réjoui.
Barré par Embolo, titulaire incontestable à la pointe de l'attaque, Amdouni (31 sélections, 11 buts) doit se contenter d'un statut de remplaçant. L'attaquant de 25 ans mesure tout de même le "rêve de pouvoir vivre ce genre de compétition", lui qui n'avait pas été retenu pour le Mondial 2022 au Qatar.
Manzambi et son "étoile"
Il assure donner son maximum pour "gratter le plus de temps de jeu possible", même s'il aimerait sans doute partager encore plus le terrain avec les deux autres Genevois de l'effectif, Denis Zakaria et Johan Manzambi. En attendant, il applaudit: "Ça fait super plaisir pour Denis et encore plus pour Johan. Il est jeune mais il a vraiment une étoile au-dessus de la tête. Il faut qu'il continue à briller et qu'il ne s'arrête pas."
L'ancien attaquant du FC Bâle souligne également la "super bonne" ambiance qui règne dans cette équipe de Suisse, qui cherchera mardi à écrire l'histoire en ralliant les quarts de finale d'un Mondial pour la première fois depuis 1954. "On va essayer de continuer à faire rêver tous les Suisses qui nous regardent", glisse-t-il.
Les discussions pour son avenir, lui qui est sous contrat jusqu'en 2028 avec Burnley, Zeki Amdouni les garde pour plus tard. "Pour l'instant, je me concentre uniquement sur la Coupe du monde, sur ma mission ici avec l'équipe, dit-il. Après, il y aura les vacances et on pourra penser à la suite."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats