Des corps conservés des mois au lieu d'être incinérés, des cendres d'inconnus remises aux familles: un responsable de pompes funèbres est jugé depuis lundi par la justice britannique pour une affaire qui a jeté une lumière crue sur le manque de régulation du secteur.
Cet homme, Robert Bush, a plaidé coupable en avril de ces faits, qui s'étalent sur 12 ans. Le tribunal de Hull, dans le nord-est de l'Angleterre, doit entendre les témoignages d'une centaine de proches des défunts pendant cinq jours d'audience, au terme desquels le juge devrait annoncer la peine infligée à l'accusé.
L'entreprise funéraire de Robert Bush, Legacy Independent Funeral Directors, était selon les mots d'un ancien employé comme "sortie tout droit d'un film d'horreur", a déclaré le procureur Chris Paxton au début de l'audience lundi.
Alors qu'il bénéficiait de la confiance de ces familles, il les a maltraitées "à une échelle quasi industrielle", "fait de fausses promesses et volé des dons destinés à des associations caritatives", a-t-il ajouté.
Un bébé mort-né
Les policiers qui ont perquisitionné les lieux en mars 2024 à la suite d'un signalement ont découvert, dans une chambre froide, 31 corps qui auraient dû être incinérés plusieurs mois auparavant, dont un bébé mort-né deux ans auparavant, et les cendres d'une centaine de défunts dans des urnes.
"Il y avait des corps entreposés sur les étagères de chaque côté de la pièce", selon le procureur, "la grande majorité n'étaient pas recouverts et se trouvaient à des stades de décomposition variables".
Le corps de Norman Bridger, 94 ans, y a été retrouvé dans un cercueil en carton, dix mois après son décès. Son épouse et sa fille, Karen King, portaient toutes les deux des médaillons contenant des cendres qui étaient censées lui appartenir.
"Comment quelqu'un peut-il agir de façon si cruelle? Pourquoi l'avoir laissé là?", a déclaré sa fille au tribunal, ajoutant qu'elle ne "saurait jamais pourquoi" Robert Bush avait agi de la sorte.
Le directeur de pompes funèbres avait déclaré lors de sa première audition par la police qu'il avait des problèmes de trésorerie et des dettes. Il a ensuite refusé d'expliciter davantage ses motivations.
Mais pour le procureur, Robert Bush a choisi de dépenser "pour lui-même et pour d'autres" l'argent qui aurait dû être consacré à l'activité de son entreprise. "La situation financière de l'entreprise n'était pas catastrophique", a déclaré Chris Paxton, soulignant les "dépenses personnelles extravagantes" du dirigeant.
"Oublié sur une étagère"
Depuis ce scandale, plusieurs familles exhortent le gouvernement à davantage réguler le secteur des pompes funèbres, en l'absence de cadre réglementaire pour ces entreprises en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.
Un code de bonnes pratiques a été introduit en Ecosse en mars 2025.
Jasmine Beverley, la mère du bébé mort-né dont le corps a été découvert deux ans après, plaide pour une réglementation. Elle a dit à la BBC avoir trouvé Robert Bush "charmant" et "très respectueux" lorsqu'elle lui avait confié l'organisation de son incinération.
"Ça a été un choc d'apprendre ce qu'il se passait réellement", a-t-elle déclaré, racontant que les restes de son fils, Sunny, avaient été retrouvés dans une enveloppe brune laissée par terre.
Le directeur de pompes funèbres a aussi admis avoir remis à quatre femmes des cendres qui n'étaient pas celles de leurs enfants décédés pendant leur grossesse.
La famille de Raymond Dagnall, un ancien pêcheur, avait dispersé ce qu'elle croyait être ses cendres dans le port de Bridlington. Son corps a été retrouvé sept mois après sa mort dans les locaux de Robert Bush.
Sa soeur, Christina George, était en sanglots lors de son témoignage lundi, regrettant de l'avoir choisi pour les funérailles: "Je continue à m'en vouloir et je pense que je m'en voudrai toujours".
"J'essaie de me rappeler les bons souvenirs (...) mais je reviens toujours à l'image de son corps oublié sur une étagère", a-t-elle déclaré.
Outre la trentaine de charges liées à la privation d'inhumation décente, Robert Bush a plaidé coupable de vol au préjudice de douze associations caritatives, après avoir détourné des dons remis par des familles.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
SOS Tutelles-Curatelles Brigitte Pivot présidente
6 mai 2018 à 10 h 24 min
Pour nombre d'expertises psychiatriques, les conclusions sont posées et le rapport est fait en conséquence.
Une enquête c'est un pas à considérer, le pas suivant consiste dans les remédiations (Voir le rapport de la Cour des comptes sur le Service de protection des mineurs - 2016 - dépendant du DIP, aucun effet notoire aujourd'hui). Il reste le silence.
Il n'y a pas que dans l'affaire Ramadan que « Le silence est un véritable poison » au DIP. La vérité est étouffée par exemple pour les accidents à l'école, les graves dysfonctionnements au Service de la protection des mineurs (un directeur n'a pas pris les mesures pour des enfants placés par ce service et abusés par un membre de leur famille d'accueil)...
De oliveira Mena
12 mars 2019 à 10 h 08 min
Je suis moi meme maman des jumelles de bientot 12 ans.... je me considere comme une personne de plus lesee par ce service dans la mesure ou j ai perdu la garde et le droit de voir mes filles grandir comme tout parent.... tout cela parce que j ai refuse d aller voir un psy et de doner mon aval pour que le tribunal des mineurs consulte mon dossier medical. Oui je le refuse toujours et je paie le prix fort.
Je ne peux pas comprendre que l on puisse donner autant de pouvoir a ces services!!!
Je ne peux pas comprendre que depuis la naissance de mes enfants que j ai porte a terme, pour lesquelles j ai failli perdre la vie, pour lesquelles j ai ete seule presente pendant les 3 annees apres la separation avec le pere. 3 annees ou elles ont ete choyees, aimes, afin de leur apporter le necessaire apres cette douloureuse experience qu est la separation des parents car le pere a refait ca vie a peine 4 mois apres...
Que dire??? Que dire des lois en matiere d enfants en Suisse??? Que dire de ces gens qui se croivent tout puissants et, que le sont d ailleurs????
Que dire de cette dictature???? Oui il s agit d une dictature!!! Cela semble etrange d evoquer tel mot en Suisse.... pourtant c est le cas!!!
Que dire d une juge pour qui l aspect financier est plus important que la presence parentale???
Que dire et que faire quand des copinages ce sont formes et que ces dits services ferment les yeux aux agissements d un des parents??? Ou est le sens de vos lois???
Vos lois ne vont pas de pair avec le mot justice!!! Oh que NON!!!
Mes enfants m ont ete retirees un maudit matin le 29 octobre 2016.
Depuis, je me rebelle a ma maniere.
Plus la force de dialoguer avec ces gens pour lesquels d ailleurs je n ai pas de respect!!!
On m ordonne d aller voir un psy sur pretexte que j ai un trouble du comportement?!
Pourtant, le meme directeur qui a valide l ivasion ce 29 oct 2016 est accuse par l assistante social qui est venu ce jour la de... harcelement sexuel!!!
A present c est cet article qui m interpelle...
Et dans l histoire ce sont des parents comme moi qui devons faire preuve de bonne foi... allucinant!!!!
Je me demande: combien de familles encore devront faire les frais des agissement de ces gens?????
Combien????
Tout le monde sait et rien n est fait pour que cela change!!!
Cela dure depuis des annees!!!
Conceil d etat??? Qui doit repondre des blessures que ces gens laissent derriere eux via leurs decisions??? Oui il s agit bien des blessures!!!! Ce ne sont pas des plaies visuelles mais elles sont bien la!!!
En attendant ces gens continuent de vivre leur vie normallement... alors que d autres meurent a petit feu car quand on touche a NOS ENFANTS on touche au plus profond de nous meme.
#parentsenfantsmeurtris!!!
#mortspmi
#URGENTchangementloisenfantsparents
#reparationlegal