La Ville de Genève lance sa stratégie climat. Le but : parvenir au zéro carbone en 2050
La ville de Genève a dévoilé aujourd’hui sa stratégie climat . Elle dégage 30 objectifs et 78 mesures répartis sur 9 axes stratégiques. Parmi ces mesures, la végétalisation des toits du patrimoine municipal ainsi que la pose de panneaux solaires. Mais aussi l’assainissement de ses bâtiments qui vont se débarrasser progressivement du chauffage à mazout. Le tri des déchets va être renforcé notamment sur les marchés et le parc de véhicules de services va être remplacé par de l’électrique. Parmi les mesures qui risquent de faire débat, la suppression de la moitié des places de stationnement dans l’hyper-centre et d’un tiers dans les quartiers. Les précisions d’Alfonso Gomez, chargé de l'environnement en Ville de Genève
Le but de la stratégie climat est de diminuer ses émissions de 60% d’ici 2030 et de parvenir à la neutralité carbone en 2050. Actuellement, la consommation de biens et de services de chaque habitant de la Ville émet l'équivalent de 13 tonnes de CO2 par an. En 2050, elle ne devra être que d’une tonne.
Rénovation des bâtiments
L’assainissement des 180 bâtiments du patrimoine municipal réduira de plus de moitié la consommation de CO2. Certains travaux sont très urgents comme l’explique le Conseiller administratif chargé de l'environnement, Alfonso Gomez.
Un crédit de 156 millions va prochainement être demandé par la Maire Frédérique Perler pour changer les fenêtres de 128 bâtiments municipaux.
La volonté est aussi de dés-imperméabliliser la ville. Chaque année 10'000 m2 seront rendus plus naturels jusqu'en 2030. Alfonso Gomez.
La Ville envisage également de lancer des emprunts obligataires verts pour parvenir à ces objectifs.
Les plus de 500 véhicules de services de la Ville vont passer à l’électrique. Actuellement seul 14% marche à l’électricité. Les véhicules utilitaires, de 3 à 5 tonnes, ne sont pas concernés, selon Marie Barbey-Chappuis, la Conseillère administrative chargée des espaces urbains.
Les repas des 4'700 enfants des crèches et les 6'500 du parascolaire vont devenir semi-végétarien, la viande sera occasionnelle. Et ils seront préparés avec des produits locaux, a expliqué Christina Kitsos, chargée de la cohésion sociale.