Figurant parmi les trois principaux pôles d'échanges des transports publics du canton avec Rive et Cornavin, Bel-Air constitue un point stratégique pour la mobilité genevoise. En raison du nombre important de bus, trolleys et trams qui y circulent, ce passage clé entre les deux rives du Rhône peut être rapidement bloqué si un trop grand nombre de véhicules privés s'y faufilent pour éviter de passer par les ponts de la Coulouvrenière ou du Mont-Blanc aux heures de pointe. C'est la raison pour laquelle Ville et Canton ont instauré un nouveau régime de circulation interdisant le trafic privé dans ce secteur, à l'exception des véhicules des entreprises de livraison et de service.
Centre névralgique de la mobilité genevoise
Avec près de 72'000 montées et descentes d'usagers enregistrées en 2019, Bel-Air est le deuxième plus important pôle d'échange des transports publics derrière la gare Cornavin et devant Rive. Il s'agit également d'un important lieu de passage d'une rive à l'autre pour les modes doux, marche en tête, et pour les entreprises, qui doivent pouvoir poursuivre leurs activités sans être péjorées par la congestion du trafic aux heures de pointe
Donner la priorité au transports professionnels
Or, le trafic de transit continuant à emprunter cet itinéraire en dépit de la concentration des transports publics dans le secteur provoquait toujours plus de situations de blocage de ce nœud stratégique pour la mobilité genevoise. En restreignant l’usage de la voiture dans ce périmètre. Les autorités entendent garantir au transport professionnel un accès facilité au cœur de Genève, tout en améliorant la progression des transports collectifs, des cyclistes et des piétons sur ce pôle.
Cette mesure, conforme aux principes énoncés dans la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE), fait également partie des actions qu'entreprend progressivement le Canton pour répondre à l'urgence climatique décrétée par le Conseil d'Etat en juin dernier. Celle-ci participe ainsi à la stratégie du Plan climat cantonal qui exige la diminution de 40% des trajets effectués en transport individuel motorisé d'ici 2030, pour ensuite atteindre la neutralité carbone à Genève en 2050.