Lucas Malcotti a signé un immense exploit dimanche à Hong Kong. L'épéiste valaisan est devenu champion du monde, grâce à un succès sur l'Italien Davide Di Veroli 12-11 en finale.
Malcotti offre à l'escrime suisse le deuxième titre mondial individuel de son histoire.
L'exploit est de taille. Lucas Malcotti (31 ans) rejoint dans l'histoire de l'escrime helvétique la Bernoise Anja Straub, qui s'était parée d'or en individuel lors des Mondiaux 1989 disputés dans le Colorado. "C'est incroyable", s'est-il d'ailleurs exclamé au micro de la Fédération internationale.
Malcotti, qui s'était imposé en prolongation tant en quart de finale (12-11 face au Russe Dmitrii Shvelidze) qu'en demi-finale (13-12 face à l'étonnant Saoudien Khalifah Alomairi), a également témoigné de grandes resources mentales en finale face au vice-champion du monde 2023 Davide Di Veroli (24 ans).
Le Genevois s'est en effet retrouvé mené 3-1 après le premier tiers de ce duel, et 6-4 après le deuxième. Il a pris pour la première fois les commandes à 1'23 de la fin du temps réglementaire (8-7), s'offrant deux touches d'avance dans la foulée. Il a parfaitement su gérer cet avantage pour décrocher un or inattendu.
Le 3e titre pour la Suisse
Cette médaille est simplement la 11e décrochée en individuel par Swiss Fencing dans des championnats du monde, la première depuis la 3e place de Laura Stähli en 2018 à Wuxi en Chine, et la première chez les messieurs depuis 2013 et la médaille de bronze conquise par Fabian Kauter à Budapest.
La Suisse n'avait remporté jusqu'ici que deux titres dans l'histoire des Mondiaux d'escrime, un rendez-vous annuel, le premier grâce à Anja Straub et le deuxième en 2018 à Wuxi où Malcotti faisait équipe avec Max Heinzer, Benjamin Steffen et Michele Niggeler. Toutes les médailles suisses ont été conquises à l'épée.
Malcotti: "Je ne m'y attendais pas vraiment"
"Ce succès, je ne m'y attendais pas vraiment. Je n'étais pas fixé d'objectif vraiment précis": sacré champion du monde à l'épée dimanche à Hong Kong, Lucas Malcotti savoure un titre inattendu.
"J'avais eu une blessure à régler il y a quelques semaines. J'ai donc vraiment voulu profiter touche après touche, match après match et voir jusqu'où c'était possible d'aller", a poursuivi le Valaisan de 31 ans dans une déclaration transmise par Swiss Fencing.
"Parce que c'était juste une journée incroyable, je n'ai pas eu le temps de m'imaginer pouvoir gagner ce titre de champion du monde", a souligné Malcotti. "J'ai été deux fois malmené, en demi-finale (victoire en prolongation face au Saoudien Khalifah Alomairi) et en finale", où il s'est imposé 12-11 devant l'Italien Davide Di Veroli.
"Heureusement, sur la fin j'ai réussi à mettre du rythme puis à marquer des touches vraiment méchantes", a ajouté Lucas Malcotti. "Quand j'ai réussi la dernière touche, je me suis dit +mais ce n'est pas possible, c'est incroyable, je suis sur le toit du monde+. C'est vraiment une journée sensationnelle", s'est-il exclamé.
"Franchement, c'est juste dingue. Je suis vraiment trop content de cette journée. Je n'y crois pas vraiment encore, c'est quand même un des plus beaux titres que l'on peut avoir", a encore expliqué le Valaisan, qui rêve déjà des JO de Los Angeles 2028: "C'est dans deux ans. Je vais continuer à y croire."
Mais avant de songer aux prochains Jeux, Malcotti veut avant tout briller mercredi par équipe. "Ramener une médaille par équipe, c'était mon but principal pour ces Mondiaux. L'objectif reste le même" a conclu celui qui s'était paré d'or par équipe dans les Mondiaux 2018 avec Max Heinzer, Benjamin Steffen et Michele Niggeler.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats