L'équipe de Suisse s'est épargnée bien des problèmes en battant la Bosnie-Herzégovine (4-1) jeudi à Los Angeles lors de la 2e journée du 1er tour de la Coupe du monde au Mexique, Etats-Unis et Canada. Voici, en quatre points, ce qu'il faut retenir de cette belle victoire acquise à Los Angeles.
Qualification assurée à 99,9%
Avec désormais quatre points en deux matches disputés dans le groupe B, la Suisse est pratiquement qualifiée pour les 16es de finale, tout comme le Canada (aussi quatre points) qui a cartonné contre un Qatar réduit à neuf (6-0). Les deux équipes se retrouveront mercredi à Vancouver avec la première place du groupe B comme enjeu.
L'Equipe de Suisse devra s'imposer pour terminer en tête et bénéficier de quelques jours de repos supplémentaires. Dans le cas contraire, le Canada terminera en tête et les Helvètes conserveraient leur deuxième rang même en cas de défaite. Dans ce dernier cas de figure, il faudrait également que le Qatar (différence de buts: -6) s'impose très largement face à la Bosnie pour que l'Equipe de Suisse (+3) finisse troisième. Un scenario hautement improbable. Et même si cela devait arriver, avec quatre points, la sélection helvétique aurait toutes les chances - la probabilité dépasse 99% - de figurer parmi les huit meilleurs troisièmes.
| Jeudi: |
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| Suisse - Bosnie-Herzégovine |
4-1 |
(0-0) |
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| Vendredi: |
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| Canada - Qatar |
6-0 |
(3-0) |
| 1. |
Canada |
2 |
1 |
1 |
0 |
7 |
- |
1 |
4 |
| 2. |
Suisse |
2 |
1 |
1 |
0 |
5 |
- |
2 |
4 |
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| 3. |
Bosnie-Herzégovine |
2 |
0 |
1 |
1 |
2 |
- |
5 |
1 |
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| 4. |
Qatar |
2 |
0 |
1 |
1 |
1 |
- |
7 |
1 |
Un Oscar pour Manzambi
Les Oscars ne récompensent pas la révélation de l'année, mais Johan Manzambi en mériterait certainement un pour sa performance réalisée à deux pas d'Hollywood. A seulement 20 ans, le Genevois a dynamité à lui tout seul le verrou bosnien dès son entrée en jeu (71e), en marquant deux buts (74e/90e)
Et ce n'est pas tout: c'est lui qui lance Breel Embolo, provoquant ainsi l'expulsion de Tarik Muharemovic (80e). Et c'est après l'une de ses accélérations sur le côté droit que Ruben Vargas marque le 2-0, le but de la sécurité (84e).
Le SC Fribourg peut se frotter les mains, la valeur marchande de son diamant suisse a sans doute encore grimpé de quelques millions après ce match. Et les rares qui ne connaissaient pas encore le nom de Johan Manzambi sont désormais au courant: l'Equipe de Suisse possède vraiment des joueurs d'exception.
Xhaka règle ses comptes
Granit Xhaka a scellé le score sur penalty (4-1) dans le temps additionnel. Le Bâlois, brillant jeudi, a ensuite "fêté" son but en mimant des bavardages avec sa main.
À qui était-ce destiné? "Il y a eu un article avant-hier qui n'est pas passé inaperçu", a expliqué Xhaka à la SRF. Il fait référence à un article de Blick (alémanique), selon lequel certains joueurs suisses se seraient plaints de la récente "négativité" du capitaine, évoquant même une "situation toxique".
Un peu plus tard, en zone mixte (et face à un journaliste de Blick), le capitaine a développé sa pensée. "Il y a toujours un petit malentendu entre vous (réd: les médias) et moi, a-t-il dit. Quand je formule des critiques, elles me concernent toujours moi-même en premier lieu. J'en suis à près de 150 (148) matches pour la Suisse. A ce stade, je pense que vous devez aussi me connaître."
Et le milieu de terrain de conclure: "Si quelqu'un a quelque chose à me dire, qu'il vienne me voir. Je suis très ouvert et on peut discuter avec moi toute la journée. A 34 ans, je n'ai encore jamais mordu personne."
Murat Yakin: des choix réfléchis
Les choix de Murat Yakin de lancer Johan Manzambi et Ruben Vargas (un but, un assist) à la 71e minute ont évidemment été salués. C'est ce qu'on appelle un coaching gagnant.
Mais Manzambi, dont le talent ne fait aucun doute, ne semble ne pas - selon M. Yakin - suffisamment mûr pour commencer un match lors d'une phase finale de Coupe du monde.
"Johan est un footballeur incroyable, mais en défense, il lui manque parfois la discipline nécessaire", a argumenté Murat Yakin en conférence de presse. Cela s'était vu lors de son entrée en jeu précédente, face au Qatar (1-1).
Désormais, tous les fans du onze helvétique vont réclamer la titularisation du Genevois mercredi contre le Canada. Qu'en dit Yakin? "C'est une possibilité: j'ai 26 joueurs à disposition et je dois faire des choix." Réponse dans quelques jours.
Le coach m'a dit de faire parler mon talent. Johan Manzambi
Il n'a fallu que vingt minutes à Johan Manzambi pour sortir la Suisse du piège tendu par la Bosnie jeudi à Los Angeles (4-1). Lancé par Murat Yakin à la 71e, le Genevois de 20 ans s'est offert un doublé sur la plus grande des scènes, avant de répondre aux questions des journalistes, trophée d'homme du match en main.
Q: Johan, qu'est-ce que ça fait de marquer un doublé dans un Mondial?
"Franchement, c'est incroyable. C'est le premier doublé de ma carrière, en plus dans une Coupe du monde qu'on n'a pas commencé de la meilleure des façons. Marquer deux buts devant les fans, devant ma famille, dans un stade incroyable, c'est un rêve d'enfant."
Q: Qu'est-ce qui vous passe par la tête au moment de tenter cette reprise de volée pour le 1-0?
"(rires) Je vois que la balle est en l'air, je suis dans la surface, il n'y a pas mille solutions. Et Grâce à Dieu, le ballon est rentré."
Q: Qu'est-ce que ça vous fait d'être le "match winner"?
"C'est un sentiment incroyable. Marquer deux buts, être désigné homme du match... Je pense que je ne vais pas réussir à dormir cette nuit. Mais c'est un soulagement pour tout le monde. On devait prouver sur le terrain qu'on était une bonne équipe, et je pense que nous l'avons fait aujourd'hui."
Q: Les critiques formulées contre les remplaçants après le premier match ont-elles eu une incidence sur votre entrée?
"Non, je ne pense pas. Ça n'a rien changé. Je dois simplement tout donner quand j'entre en jeu. Parfois, je suis plus en forme que d'autres jours, et je dois simplement continuer comme ça."
Q: Vous êtes entrés avec quelles consignes, quel état d'esprit?
"Avec l'envie d'aider mes coéquipiers. Les consignes étaient surtout tactiques, mais l'entraîneur m'a aussi dit de faire parler mon talent. Je pense l'avoir montré du mieux que je pouvais."
Q: Est-ce le plus beau moment de votre carrière?
"Oui peut-être. Je ne suis pas sûr, mais je pense bien."
Q: Elle sera encore longue, non?
"Je l'espère!"
Q: Avez-vous un message pour les fans qui étaient très stressés et très tendus durant tout le match, surtout en Suisse?
"J'espère que toute l'équipe vous a fait plaisir à la fin. Et on va encore faire de notre mieux pour les prochains matches."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats