En marge de la 47e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, environ 350 manifestants ont marché samedi en direction du Palais Wilson. Chants et pancartes demandaient la libération des détenus d’opinion en Algérie.
Une quinzaine de manifestants, bouches scotchées et habillés en orange pour rappeler l'uniforme des prisons, ont ouvert la marche menottés avec à leur cou le portrait de l’un ou l’autre détenu d’opinion algérien. "Tout le monde peut être arrêté: mineur, journaliste, médecin, étudiant", dénonce une manifestante.
"Nous avons aujourd’hui une grande pensée pour eux, emprisonnés et violentés pour rien. Il est difficile de parler en Algérie, c’est pourquoi nous sommes en quelque sorte les ambassadrices et ambassadeurs du Hirak", poursuit la marcheuse, venue de Paris spécialement pour la journée. C’est la deuxième fois que la diaspora algérienne se réunit à Genève pour soutenir le mouvement de contestation algérien.
Les manifestants sont arrivés de différentes régions françaises, de Belgique et d’Italie. Lors des discours, au point de départ de la marche au Parc des Cropettes (GE), une manifestante a appelé à la mise sur pied d’un gouvernement civil et non militaire et à la fin du soutien au gouvernement algérien. D’autres ont dénoncé le "silence assourdissant" de la communauté internationale "alors que les droits humains sont bafoués".
Sur le trajet de la marche, le cortège rempli de drapeaux algériens a redoublé de chants lorsqu’il a croisé différents bus des transports publics: "Libérez les otages", ont scandé les participants.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Contrairement à ce qui s'est passé lors de la crise pétrolière de 1973, la Suisse n'est pas menacée de récession en raison de la guerre au Moyen-Orient. Malgré la hausse des prix de l'énergie, l'économie devrait poursuivre sa croissance en 2026.
Dans une étude publiée mardi, les économistes de Raiffeisen Economic Research prévoient toujours une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de l'ordre de 0,5 à 1,0% en 2026. "Malgré l'actuelle crise pétrolière, l'économie suisse poursuit sur la voie de la croissance. Nos scénarios montrent que, même si les prix de l'énergie restent élevés, une croissance ralentie, mais toujours légèrement positive, est possible", explique l'économiste en chef Fredy Hasenmaile.
Selon son analyse, la crise pétrolière actuelle rappelle à bien des égards celle des années 1970. Mais à cette époque, notre pays dépendait à environ 80% du pétrole.
En 1973, le brusque choc pétrolier, déclenché par un embargo pétrolier décidé par les pays de l'OPEP, avait entraîné un effondrement économique massif. Le PIB réel avait reculé d'environ 7% en 1975, l'inflation avait atteint des records historiques à près de 10%, et près de 244'000 emplois avaient été supprimés dans le secteur industriel entre 1970 et 1980.
La Suisse mieux préparée à une crise pétrolière
La situation est fondamentalement différente aujourd'hui. Le pétrole représente environ 46% de la consommation d'énergie et l'intensité énergétique de l'économie suisse a diminué de plus de moitié depuis les années 1970.
De ce fait, la Suisse est aujourd'hui beaucoup moins sensible aux fluctuations des cours du pétrole. Selon l'étude de la coopérative bancaire saint-galloise, une hausse des prix de l'or noir de 10% ne freine la croissance du PIB suisse que d'environ 0,05%, soit seulement un dixième de l'effet de 1973. L'effet sur l'inflation est, lui aussi, nettement plus faible qu'à l'époque.
La dépendance aux énergies fossiles persiste
Cependant, tout risque n'est pas totalement écarté. Notre pays importe toujours 68% de l'énergie utilisée, principalement du pétrole et du gaz naturel. La consommation d'énergie fossile par les ménages, notamment pour les transports, reste élevée. Près des trois quarts de la consommation totale de pétrole sont aujourd'hui imputables aux transports, le reste l'étant principalement au chauffage.
De plus, la part des exportations a presque doublé depuis 1970, ce qui rend la Suisse beaucoup plus dépendante de la conjoncture mondiale aujourd'hui. Un ralentissement économique mondial peut donc avoir des conséquences sur la Suisse même si les prix de l'énergie sont supportables pour la production nationale.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
En 2025, le nombre de vaches laitières et de porcs a diminué dans l'agriculture suisse. En revanche, la culture maraîchère a connu une nette tendance à la hausse, a annoncé mardi l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Selon le relevé des structures agricoles, la mutation observée ces dernières années dans l'agriculture suisse s'est poursuivie. En 2025, on comptait 46'270 exploitations agricoles, soit 1,7% de moins que l'année précédente. Dans le même temps, la taille moyenne des exploitations a augmenté de 0,4 hectare pour atteindre 22,5 hectares.
Selon l'OFS, la situation est similaire pour les exploitations biologiques. Là aussi, le nombre d'exploitations a diminué, mais la taille moyenne a augmenté.
En 2025, le cheptel de vaches laitières a diminué de 0,6% pour s’établir à 524'400 têtes, une baisse due notamment à la surproduction. Le cheptel porcin a également reculé, tandis que le nombre de volailles a fortement augmenté et que la culture maraîchère a prospéré, selon le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Avant de porter les espoirs de la Suisse lors de l’Eurovision 2026, Veronica Fusaro se livre. Entre la genèse de son titre «Alice» et sa vision d’une musique sans frontières, la chanteuse thounoise refuse les artifices pour privilégier une vérité artistique brute. Elle était mon invitée, à retrouver en version longue.
Véronica Fusaro
Chanteuse, représentante de la Suisse à l'Eurovision 2026
Véronica FusaroChanteuse, représentante de la Suisse à l'Eurovision 2026
Véronica FusaroChanteuse, représentante de la Suisse à l'Eurovision 2026
Le compte à rebours est lancé, et pour Veronica Fusaro, l’aventure ressemble à un tourbillon. «Si je pense trop au temps qui court, ça c'est la folie je pense». Pourtant, celle qui a déjà foulé les scènes prestigieuses de Glastonbury ou du Montreux Jazz ne semble pas plier sous la pression d’un événement suivi par des millions de téléspectateurs. Avec plus de 600 concerts à son actif, l’artiste aborde ce rendez-vous comme une extension naturelle de son métier, bien que les proportions soient inhabituelles. «C'est comme toutes les choses que je connais déjà, mais c'est un peu plus que normalement» s'amuse t'elle.
Le choix du titre «Alice» pour représenter la Confédération n'est pas le fruit d’un calcul marketing, mais d’une nécessité d'expression. La chanson traite d’un sujet lourd: celui des limites personnelles et des abus.
«Alice raconte l'histoire d'une femme qui essaie de poser des limites, mais ces barrières ne sont pas respectées»
La structure même du morceau est une métaphore de l’oppression, puisque le personnage d’Alice ne s’exprime jamais directement. Elle est racontée, décrite et dictée par les autres.
Cette thématique, bien que grave, est essentielle pour l’artiste qui voit la musique comme un exutoire à ses propres tourments. «Moi je fais la musique parce que j'ai quelque chose dans la tête qui me fait pas dormir la nuit et c'est pour ça que moi j'ai la musique pour pouvoir m'exprimer», précise-t-elle. En proposant un tel sujet à l’Eurovision, elle s’éloigne des standards festifs pour offrir une œuvre qui «souligne le message» par un contraste saisissant entre une douceur initiale et une cassure électrique.
Si «Alice» figurait déjà sur son album Looking for Connection, la version pour l'Eurovision a subi une mue nécessaire pour remplir l’espace. L’artiste décrit ce passage d’une version studio à une version de concours comme une montée en puissance. «La chanson de la version de l'album c'est plus fragile, c'est plus douce, c'est plus... apeurée du sujet», alors que la version Eurovision se veut «plus consciente de la problématique et de la performance».
Sur scène, pas de chorégraphies complexes, mais une présence instrumentale affirmée.
«Il y aura une guitare (...) et c'est moi qui vais en jouer»
Pour elle, ces trois minutes doivent condenser toute la palette d’émotions qu’elle a l'habitude de déployer sur des formats de concerts beaucoup plus longs.
Veronica Fusaro ne se voit pas comme une concurrente formatée pour un prix. Elle rappelle d’ailleurs que son engagement a débuté bien avant les paillettes de l’Eurovision, lors d’un appel Zoom juste avant Noël où on lui a proposé de porter les couleurs suisses. Pour elle, l’identité artistique prime sur la stratégie.
«Je ne pourrais jamais écrire une chanson pour une compétition. Ça n'est pas la raison pour laquelle je fais la musique».
Interrogée sur sa fierté nationale, l'artiste polyglotte porte un regard très ouvert sur son rôle. «Je suis fière de pouvoir porter notre drapeau sur cette scène de l'Eurovision, c'est cool», admet-elle, tout en nuançant l'aspect nationaliste de l'art. Véronica Fusaro préfère voir la culture comme une beauté à partager universellement.
«A mon avis la musique ne connaît pas de pays, ça n'est pas une nationalité»
Le souvenir de Zoë Më, représentante helvétique en 2025, plane forcément sur cette édition. Mais Veronica Fusaro refuse de se laisser enfermer dans des pronostics ou des comparaisons. Elle analyse sa discipline en comparant avec le milieu sportif: «La grande différence entre le sport et la musique ça n'est pas celui ou celle qui gagne qui est le plus rapide à passer la ligne». Selon elle, la réussite à l’Eurovision tient à une alchimie subtile, un «signe des temps» qui dépend de l’humeur des gens et de l’ambiance du moment. C’est avec cette confiance en son message et en sa «vibe» qu’elle s’avancera sous les projecteurs.
Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams lundi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 1, 4, 6, 22, 30 et 38, ainsi que le numéro "dream" 5, a indiqué la Loterie romande.
Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.
https://jeux.loro.ch/games/eurodreams
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le canton de Vaud renforce son dispositif face aux violences domestiques. Il mise sur un suivi accru des auteurs, une augmentation des prestations destinées aux victimes et sur un renforcement du suivi policier, notamment au moyen du bracelet électronique.
En 2024, tous les chiffres en lien avec les violences domestiques ont augmenté, a fait remarquer lundi la conseillère d'Etat Isabelle Moret, devant la presse à Lausanne. "Ces chiffres montrent que la parole se libère, que les victimes osent plus demander de l'aide et que les partenaires sont mieux connus, mais ils impliquent aussi d'adapter nos moyens face aux réalités", a-t-elle ajouté.
Quelque 6,5 millions de francs supplémentaires seront donc alloués à cette problématique dès 2027. Une phase-test de surveillance électronique active 24h/24 aura lieu durant l'automne 2026, tandis qu'un nouveau refuge destiné aux femmes victimes de violences ouvrira dans l'est ou le nord du canton d'ici 2029.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats