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Economie

Trop tôt pour changer les conditions monétaires, selon la BNS

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Thomas Jordan est le président de la BNS depuis 2012 (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Malgré une détente du taux de change du franc, le président de la BNS ne voit aucune raison de mener une politique monétaire restrictive pour le moment. Il est "totalement prématuré" de commencer à réduire le bilan et à resserrer les conditions monétaires, selon lui.

La valeur du franc suisse reste élevée sur le marché des changes, l'inflation est à peine supérieure à zéro et les facteurs de production ne sont pas encore pleinement utilisés en Suisse, énumère Thomas Jordan dans un entretien diffusé samedi par la Neue Zuercher Zeitung.

"Il serait faux de signaler maintenant au monde que la BNS est la première banque centrale à envisager une politique restrictive", explique-t-il. Il faut une poussée de l'inflation pour un changement de taux, ce qui ne se voit pas encore, ajoute-t-il.

La Banque nationale suisse (BNS) achète d'énormes quantités de devises étrangères depuis des années pour empêcher le franc de se renforcer. En février, le bilan de la banque centrale a dépassé la barre des 1000 milliards. Ce n'est pas un problème en soi, estime M. Jordan. Les provisions ont cependant été augmentées, pour faire face à une hausse des risques financiers, poursuit-il.

Politique favorable à la Suisse

Pour le responsable, l'augmentation du bilan est le résultat de la gestion de la crise par la BNS depuis 2008. Sans intervention, le franc serait massivement surévalué, avec des conséquences négatives pour le développement économique, rappelle-t-il. "Si les turbulences avaient été nettement plus grandes sur le taux de change, des industries importantes en Suisse n'existeraient pratiquement plus aujourd'hui sous leur forme actuelle".

M. Jordan relève que cette politique a été favorable à la Suisse, qui obtient de meilleurs résultats que ses voisins européens avec son produit intérieur brut (PIB). Malgré des turbulences extrêmes, il a été possible d'assurer la stabilité des prix, ajoute-t-il.

Il estime qu'une pression inflationniste est possible à moyen et long terme, si des plans de relance soutiennent la demande et si, dans le même temps, le mouvement mondial ne s'essouffle pas.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Ouganda: le principal groupe de médias indépendant fermé

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Muhoozi Kainerugaba met au pas les médias indépendants en Ouganda (archives). (© KEYSTONE/AP/HAJARAH NALWADDA)

Le principal groupe de médias indépendant d'Ouganda a déclaré dimanche être "assiégé par l'armée". Sa chaîne de télévision, ses journaux et ses stations de radio ont été fermées sur ordre du commandant en chef de l'armée, Muhoozi Kainerugaba.

"NTV et Monitor sont fermés à partir d'aujourd'hui !" a écrit sur X le chef de l'armée, qui est aussi le fils du président Yoweri Museveni, en référence à la chaîne NTV Uganda et au journal Daily Monitor, tous deux appartenant au groupe Nation Media Group.

Dans des messages sur X, ces deux médias ont indiqué qu'ils étaient "assiégés par l'armée", des soldats montant la garde devant leurs bureaux dans la capitale, Kampala. "NTV Uganda et Spark TV contraints d'arrêter leur diffusion alors que le Daily Monitor est fermé sur ordre du général Muhoozi", a aussi posté sur X le journal.

Et d'autres médias du groupe, notamment Dembe FM, KFM et The East African, sont également touchés.

"En Ouganda, je ne crois PAS à la liberté de la presse ! La presse doit être guidée par des cadres de la révolution", a déclaré Muhoozi Kainerugaba. "Ni NTV ni Monitor ne rouvriront sans ma permission... Désormais, TOUS les médias en Ouganda devront respecter les règles!", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Glacier du Rhône: pétition contre la grotte touristique

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La pétition pour "libérer" le glacier du Rhône a été déposée samedi. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La pétition "Libérer et protéger le glacier du Rhône" a été symboliquement déposée samedi matin dans la Vallée de Conches, à proximité du glacier. Adressée au gouvernement valaisan, elle est munie de plus de 8000 signatures.

La pétition demande de supprimer la grotte creusée dans le glacier pour attirer les touristes. Une grotte qui, en raison du réchauffement climatique, a nécessité la pose de bâches sur certaines parties du glacier.

La pétition exige ainsi de "dépolluer en urgence ce site gravement dégradé", et notamment en retirant ces bâches répandues sur le terrain, "celles qui ont coulé au fond du lac glaciaire, ainsi que les matériaux de construction partout dispersés."

Le texte demande également de mettre fin à l'entrée payante sur le glacier et de "donner libre accès au site." Plus globalement, il réclame "une politique responsable, scientifiquement fondée," pour répondre au recul des glaciers.

Cette pétition a été portée par Pro Natura Valais, le WWF Valais, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage, l'association Mountain Wilderness et le groupe haut-valaisan "Environnement et transport".

"Une tragédie"

Une quinzaine de personnes l'ont symboliquement déposée samedi à la mi-journée. "Nous demandons au Conseil d'Etat valaisan de mettre un terme à cette tragédie", ont souligné les associations à la base de cette démarche, dans une prise de position commune.

Leur pétition sera remise prochainement au chef du Département de la mobilité, du territoire et de l'environnement, Franz Ruppen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les agriculteurs face au défi de la canicule

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Les agriculteurs misent sur des solutions de pompage pour sauver leurs cultures, comme ici à Buchillon (FR) dans le Seeland. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les agriculteurs sont inquiets par ces temps de canicule à répétition. Ils redoutent à terme un manque d'eau pour les cultures, même si des solutions de pompage sont souvent mises en place. Pour les maraîchers, les grandes serres offrent une alternative indispensable.

La situation est inquiétante, car la canicule intervient "super tôt" cette année, après un premier coup de chaud en mai, témoigne Jimmy Romanens, à la ferme du Talent, à Chavornay (VD). "On se demande même si ça va être pire qu'en 2003", explique-t-il lors d'une visite de son exploitation familiale avec l'agence Keystone-ATS.

Actuellement, l'agriculteur est en train de pailler sa culture de courges pour essayer de maintenir au maximum la fraîcheur et l'humidité dans les sols. Mais cette année, pour la première fois, Jimmy Romanens a installé des kilomètres de goutte à goutte pour compléter le paillage. Cela permet d'économiser l'eau, surtout depuis les restrictions d'usage.

Dans la plaine de l'Orbe, des limitations ont été décrétées pour les cours d'eau à faible débit depuis quelques jours. La ferme du Talent envisage de pomper l'eau de la nappe phréatique. "L'agriculture c'est un peu le défi, on doit jouer avec cette météo un peu capricieuse", raconte-t-il.

Nuits blanches

A Büchslen (Buchillon, FR), près de Morat, le maraîcher Thomas Lehmann traverse des nuits blanches. "Nous arrosons la nuit, tant qu'il y a encore de l'eau", confie-t-il à Keystone-ATS. Si l'eau venait à manquer, il ne servirait plus à rien de cultiver quoi que ce soit".

Pendant la journée, l'irrigation est difficile à cause du vent et le soir, tout le monde veut arroser en même temps, explique M. Lehmann. Il tire l'eau pour ses cultures maraîchères d'une coopérative des eaux que ses parents avaient autrefois créée.

Lui et d’autres collègues peuvent ainsi acheminer l’eau du lac de Morat et de la Broye vers un grand bassin qui alimente directement les champs par des canalisations souterraines. Cela devrait suffire à surmonter les canicules. Mais ailleurs, le prélèvement d'eau dans les cours d'eau a déjà été restreint, voire interdit, comme dans les cantons de Lucerne et de St-Gall.

La serre, une véritable aubaine

Tout le monde n'est cependant pas logé à la même enseigne. A l'image de Claude Janin, maraîcher à Perly (GE), pour qui cette semaine de canicule se résume "à une semaine et demie d'été un peu chaude à gérer". Ses propos qui tranchent avec ceux des agriculteurs s'expliquent par le mode de production qu'il a choisi.

Toutes ses cultures maraîchères sont sous serres. L'arrosage est certes un petit peu plus intense que d'habitude, mais l'hygrométrie qui règne dans les grandes serres est comparable à une forêt vierge. Des conditions optimales pour les tomates, les aubergines et les melons, témoigne Claude Janin.

"En pleine terre, c'est de la survie"

Les tunnels qui abritent les productions de fraises et de persil souffrent en revanche un peu plus du chaud, du fait d'une végétation moins foisonnante et d'un taux d'humidité plus bas, poursuit le chef d'entreprise. En revanche, les conditions pour les cultures maraîchères en pleine terre sont très difficiles. "C'est de la survie", témoigne-t-il parlant d'un collègue.

Lui-même a abandonné cette production il y a trois ans déjà en raison des aléas de la météo. Son exploitation, d'une trentaine d'employés, se déploie désormais sur trois hectares de grandes serres et 1 hectare de tunnel, à côté de 25 hectares pour le blé, l'orge, le maïs et les tournesols.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Airbus explore une version japonaise de l'Eurodrone

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Un drone de combat d'Airbus présenté début juin 2026 au Salon aéronautique international de Berlin (ILA)(archives). (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

Airbus a signé vendredi un protocole d'accord avec le groupe Kawasaki Heavy Industries pour étudier le développement d'une version japonaise de l'Eurodrone, un drone de renseignement et de surveillance militaire.

Dans le cadre de ce protocole, "Airbus, en coopération avec Kawasaki Heavy Industries, analysera les opportunités de travailler sur une version japonaise de lutte anti-sous-marine de l'U950 Eurodrone", annonce le géant européen de l'aéronautique dans un communiqué.

Dans un second temps, des discussions seront engagées pour développer "la conception, le développement et la commercialisation" d'une version maritime japonaise de l'Eurodrone, développe Airbus.

"Tout cela vise à garantir que le Japon puisse exploiter l'Eurodrone de manière souveraine et sans restriction, si le pays décidait d'acquérir ce système", poursuit le groupe.

Pour le Japon, le projet présente un intérêt particulier en raison de l'étendue de ses zones maritimes à surveiller.

Or l'Eurodrone, encore en développement, est conçu pour couvrir des missions allant du renseignement aéroporté à la patrouille maritime, avec une capacité adaptée aux opérations en mer comme à la lutte anti-sous-marine.

"Le Japon détient le statut d'observateur dans le programme Eurodrone depuis 2023", ajoute Airbus, précisant que l'Inde est également observateur.

Lancé en 2015 après l'échec de plusieurs précédents programmes européens visant à faire émerger une filière de drones MALE (Medium altitude, long endurance), l'Eurodrone est développé conjointement par la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne.

Il est censé constituer une alternative au Reaper américain.

Cette annonce intervient alors que l'avenir du programme est devenu incertain en France.

"C'est le drone d'hier que nous aurons demain, parce qu'il a cinq ans de retard", a déclaré le chef d'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace, le général Jérôme Bellanger, en novembre 2025 devant le Sénat.

Dans l'actualisation de la loi de programmation militaire présentée en avril, le gouvernement a supprimé les crédits destinés à l'acquisition de six systèmes Eurodrone, estimant que l'appareil était moins adapté à la haute intensité que les nouvelles générations de drones.

Airbus continue toutefois de défendre l'appareil, dont le premier vol est prévu en 2029.

"L'Eurodrone ne sera pas dépassé quand il rentrera en service. Ses capacités dépassent celles de la concurrence actuelle (...) C'est du haut de gamme", déclarait à l'AFP Jean-Brice Dumont, patron des avions militaires d'Airbus, en mai.

"Un certain nombre de pays dans le monde montrent un intérêt réel à ce type de plateforme. Peut-être pas nécessairement pour les missions voulues initialement", a-t-il souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Lausanne: après un arrêt complet des trains, le trafic repart

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Le trafic a été interrompu vendredi en début d'après-midi en gare de Lausanne (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le trafic ferroviaire a été complètement interrompu vendredi à la mi-journée durant 2h30 en gare de Lausanne. En cause: une absence de tension en raison d'un dérangement à une ligne de contact. La circulation des trains a partiellement repris dès 15h30.

Il faut cependant s'attendre à des retards et des suppressions de trains jusqu'en fin de soirée, ont indiqué les CFF dans un communiqué. Mais les travaux de réparation ont désormais permis de rétablir le courant en gare, selon eux. La panne a duré entre 13h00 et 15h30 environ.

"Une ligne de contact a été arrachée sur quelques mètres par un train IC1 lors de son arrivée en gare de Lausanne, sur la voie 4 côté Valais. Cela a créé un dérangement impliquant l'arrêt complet de la circulation des trains en gare de Lausanne", expliquent les CFF.

Ils précisent que les trains grandes lignes Genève-Lausanne et Bienne-Lausanne ont terminé leur course à Renens. Sur la ligne du Plateau, les trains ont fini leur course à Palézieux (IR15) et à Fribourg (IC1). Sur la ligne du Simplon, les trains IR90 et IR95 ont rebroussé à Vevey. Des suppressions de trains ont également lieu en trafic régional.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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