Une procédure pénale pourra être ouverte contre le procureur général de la Confédération Michael Lauber. Les commissions compétentes des Chambres fédérales ont levé lundi l'immunité du magistrat.
La commission de l'immunité du Conseil national a pris sa décision, qui est définitive, par 8 voix contre 1, ont indiqué les services du Parlement. Avant elle, la commission des affaires juridiques du Conseil des Etats avait fait de même par 10 voix contre 1. C'est la première fois qu'un haut magistrat de la Confédération fait l'objet d'une telle mesure.
Cette décision permet le lancement d'une procédure pénale pour soupçon d'abus d'autorité, de violation du secret de fonction et d'entrave à l'action pénale dans le cadre de ses rencontres avec le président de la Fifa, Gianni Infantino, et le premier procureur du Haut-Valais, Rinaldo Arnold.
La demande de levée d'immunité émane du procureur fédéral extraordinaire Stefan Keller. Selon ses conclusions, il existe des éléments constitutifs d'un comportement répréhensible en rapport avec ces rencontres qui n'ont pas été consignées et dont les motifs réels ne sont toujours pas connus.
Pas de doute
À l’issue de l’audition de Michael Lauber, la commission de l’immunité du Conseil national a estimé que les faits reprochés avaient un rapport direct avec ses fonctions et ses activités officielles. Pour elle, il ne fait aucun doute que M. Lauber a participé aux rencontres en sa qualité de procureur général de la Confédération.
Les intérêts liés à la procédure pénale l’emportent sur les intérêts institutionnels du Ministère public de la Confédération (MPC). Il est dans l’intérêt du MPC que les faits concernant les rencontres non consignées soient clarifiés et évalués de manière exhaustive.
Et la levée de l’immunité est la condition sine qua non pour qu’une procédure pénale puisse faire la plus grande transparence sur les rencontres incriminées, selon la commission. M. Lauber pourra pour sa part se défendre et démontrer qu'il ne s'est rendu coupable d'aucune infraction.
Pour Michael Lauber, l'autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération, le Tribunal pénal fédéral et le Tribunal administratif fédéral se sont penchés sur ces rencontres sans y trouver des soupçons d'agissements illégaux. Si le caractère punissable d'un comportement est douteux ou inexistant, l'immunité ne doit pas être levée afin de garantir le bon fonctionnement du MPC.
Election en vue
La commission judiciaire des Chambres fédérales peut désormais préparer l’élection du procureur général extraordinaire de la Confédération ou d'une autre personne appropriée pour mener l'enquête pénale. L'Assemblée fédérale se prononcera en septembre.
M. Lauber a formellement remis sa démission fin juillet pour le 31 janvier. Mais en raison d'un solde de vacances accumulées, il pourra quitter son poste le 31 août. A partir du 1er septembre, les affaires officielles du procureur général seront reprises par ses deux adjoints, Ruedi Montanari et Jacques Rayroud.
Le prochain procureur général sera élu par l'Assemblée fédérale lors de la session d'hiver. L'entrée en fonction du futur procureur général de la Confédération suivra, selon les disponibilités de l'élu.
Michael Lauber a été élu en septembre 2011 pour succéder à Erwin Beyeler. C'était la première fois que le Parlement désignait le procureur. Ce magistrat était auparavant nommé par le Conseil fédéral. Michael Lauber a été réélu pour un troisième mandat en septembre 2019 malgré un avis négatif de la commission judiciaire.
Le procureur général de la Confédération est le premier haut magistrat fédéral à voir son immunité levée. Mais avant lui, le conseiller national Christian Miesch (UDC/BL) a lui aussi subi le même sort, une première pour un parlementaire fédéral. Autre première, en 1989, lorsque le Parlement a levé l'immunité de la conseillère fédérale Elisabeth Kopp.
Aucune affluence massive aux urgences ophtalmiques n'a été constatée à Genève et à Lausanne suite à l'observation de l'éclipse. Seule une consultation liée à ce phénomène a été enregistrée jeudi aux HUG alors que l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin à Lausanne mentionne surtout de nombreux appels de personnes inquiètes.
"Le surplus de consultations liées de proche ou de loin à l'éclipse ce compte, à cette heure, sur les doigts d'une main", indique une responsable presse de l'établissement lausannois. Elle relève ainsi un bilan positif.
Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) avaient anticipé en mettant sur pied un "circuit éclipse" pour diminuer, le cas échéant, le temps d'attente aux urgences. Deux médecins étaient dédiés à la réalisation d’une imagerie rétinienne afin de pouvoir poser le diagnostic de phototraumatisme.
Contactés par Keystone-ATS, les HUG rappellent que le principal risque est une lésion rétinienne. Les symptômes apparaissant immédiatement, la prise en charge consiste essentiellement à poser un diagnostic de rétinopathie solaire, ce qui correspond à une brûlure de la couche nerveuse de l’½il au niveau du centre de la vision.
Indolore
Parmi les symptômes figurent une baisse de l'acuité visuelle, une tache sombre ou floue au centre de la vision, des difficultés à lire ou reconnaître des visages, une déformation des lignes droites ou encore une altération de la perception des couleurs. Il n’y a pas de traitement disponible et l’atteinte est irréversible, soulignent les HUG. Une amélioration peut toutefois survenir au cours des mois.
Contrairement aux brûlures solaires qui font mal à cause des récepteurs de douleur dans la peau, la brûlure de la rétine est indolore. Il n'y a en effet pas de récepteurs qui transmettent le signal de douleur à cet endroit.
Pas immédiatement
Le patient ne se rend donc pas toujours compte tout de suite qu'il y a un problème. "On reçoit régulièrement des personnes qui ne s'aperçoivent de la baisse de vision que quelques heures, voire quelques jours plus tard", relèvent les HUG. Le nombre de consultations liées à l'observation de l'éclipse pourrait ainsi grimper ces prochains jours.
De nombreux messages de prévention avaient été diffusés avant l'éclipse. La population était encouragée à se munir de lunettes de protection adaptées afin d'observer le phénomène. De nombreux magasins étaient en rupture de stock plusieurs jours avant l'éclipse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Peu connue, la science des données du vivant sort de l'ombre à Genève avec une exposition à découvrir en plein air au Parc des Bastions et ensuite à la Rotonde du Mont-Blanc. Des panneaux explicatifs illustrent comment ces données sont utilisées pour répondre aux défis actuels.
"Datarium - Genève au coeur des données du vivant" est à voir aux Bastions jusqu'à mercredi. L'exposition sera ensuite installée à la Rotonde du Mont-Blanc jusqu'au 30 août. Cette initiative émane de l'Institut Suisse de Bioinformatique (SIB), en partenariat avec les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l'Université de Genève.
L'exposition explore cinq thématiques: la biodiversité, les épidémies, l'oncologie de précision, la santé personnalisée et l'intelligence artificielle. Elle rassemble des témoignages, des images de science et des projets de recherche concrets.
C'est l'occasion de pénétrer dans les coulisses des données du vivant et de comprendre comment ces données contribuent aux découvertes scientifiques. Ces données biologiques sont devenues un levier majeur de la recherche et de l'innovation, notamment pour anticiper les épidémies, préserver la biodiversité ou concevoir des traitements.
Le rôle de Genève comme pôle d'excellence dans ce domaine est aussi mis en avant. Genève accueillera du 31 août au 4 septembre la "European Conference on Computational Biology" (ECCB), le principal forum européen consacré aux sciences des données. Le président de la Confédération Guy Parmelin sera présent lors de la cérémonie d'ouverture.
datarium.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Deux trafiquants qui tentaient de faire passer de la cocaïne en Suisse ont été arrêtés au début du mois d'août à la douane de Bardonnex. Grâce aux interventions décisives de Hestia et Nose, deux chiens renifleurs, près de 300 grammes de drogue ont été saisis.
La première saisie s'est déroulée le lundi 3 août vers 03h30, selon un communiqué de l'Office fédéral de la douane et de la sécurité aux frontières (OFDF) publié jeudi. Les douaniers ont contrôlé un ressortissant roumain de 33 ans, qui circulait au volant d'une voiture immatriculée en Espagne.
Les déclarations du conducteur ayant éveillé leurs soupçons, les agents ont procédé à des prélèvements au moyen d'un spectromètre, qui se sont avérés positifs à la cocaïne. Hestia, le chien formé à la détection des stupéfiants, a permis de trouver la drogue qui était dissimulée dans un gant placé sous une grille d'aération, sous le capot moteur.
Deux jours plus tard, le 5 août vers 17h20, les collaborateurs de l'OFDF ont intercepté un autre véhicule, immatriculé dans le canton de Zurich et conduit par un Espagnol de 33 ans. La fouille de la voiture a d'abord permis de découvrir 21 grammes de cocaïne dans un sachet dissimulé dans une portière, ainsi qu'un couteau papillon dans le coffre.
L'intervention d'un chien renifleur a une nouvelle fois été décisive. Le flair de Nose a conduit les spécialistes de l'OFDF à découvrir une cachette aménagée dans le coffre. Elle était vide, mais avait été contaminée aux stupéfiants. Les deux trentenaires ont été remis à la police cantonale genevoise, tout comme les stupéfiants et l'arme interdite saisis.
Genève veut devenir une destination attractive pour les tournages de films et de séries. Le nouveau dispositif d'incitation à la production audiovisuelle, qui comprend un fonds pour rembourser certaines dépenses effectuées dans le canton, a été détaillé mardi.
Ce projet rassemble des partenaires publics et privés ainsi que l'ensemble des acteurs de la branche, a relevé devant la presse Delphine Bachmann, cheffe du Département de l'économie, de l'emploi et de l'énergie (DEE). Il avait été annoncé il y a une année dans le cadre du Festival international du film de Lorcano.
La conseillère d'Etat est convaincue que ce mécanisme renforcera non seulement le secteur audiovisuel mais aussi la promotion économique du canton. Le fonds est alimenté pour 2026 à hauteur de 350'000 francs par le canton, 200'000 francs par la Ville de Genève et 500'000 francs par des privés.
"C'est une première pierre", selon Joëlle Bertossa, conseillère administrative de la Ville de Genève. Elle espère qu'il incitera de grandes productions internationales à revenir à Genève.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Olivier Cavaleri à côté de la borne numéro 1 dans la forêt de Chancy. Photo: AG
"C'est un musée en plein air", commente Olivier Cavaleri, historien et spécialiste de nos frontières. Les objets de ces musées, sont les bornes historiques, qui matérialisent les limites entre pays et entre canton. Des pierres silencieuses et témoin d'un autre temps. La borne numéro 1 entre la France et Genève est située dans la forêt de Chancy. Reportage.
Olivier Cavaleri
Historien
Olivier Cavaleri Historien
Olivier Cavaleri Historien
"Cette borne là, elle porte le numéro 1, et elle représente un Etat qui a disparu", commente Olivier Cavaleri, ingénieur EPFL et historien diplômé de l'UNIL. Chaque pierre porte un numéro, et certaines des blasons. "On voit l'aigle du Royaume de Sardaigne, qui englobait la Savoie."
Il a consacré son travail de mémoire et six ouvrages à la thématique des bornes frontières. Ainsi qu'un site internet sur le sujet.
Capture d'écran de la cartographie des bornes du canton de Genève. Source: histoiredebornes.ch
Côté pratique
Si le cadastre fait désormais foi juridiquement, les bornes sont toujours utiles notamment "pour les personnes qui travaillent sur le terrain comme les paysans", afin de connaitre les limites de leurs champs, relève Olivier Cavaleri.
Elles indiquent les directions que prennent les frontières. Une vague sur le dessus signifie par exemple que la suite frontière suit le milieu du Rhône.
Ce n'était pas possible d'avoir une frontière mouvante.
Témoins du passé
La borne suivante est numérotée 1.1. Avant son existence, la limite avec la France se trouvait sur le Nant de Vesogne, une rivière sinueuse. "Ce n'était pas possible d'avoir une frontière mouvante".
Plusieurs bornes ont donc été ajoutées en 1898, plus de 80 ans après la borne numéro 1. La véritable borne la plus à l'Ouest de la Suisse s'est donc déplacée de quelques mètres.
C'est un voyage intéressant: dans le temps mais aussi sur le terrain.
"C'est un musée en plein air", décrit l'historien au milieu de la forêt, rare coin de fraîcheur en pleine canicule. "C'est magnifique, sourit Olivier Cavaleri, c'est un voyage intéressant: dans le temps mais aussi sur le terrain".
Diplomatie des bornes
Elles racontent silencieusement comment s'est formé le territoire genevois. "A l'époque, il y avait des morceaux de territoire non reliés ensemble entre la Ville de Genève, le mandement de Dardagny, Jussy, Celigny et la champagne."
C'est pour cette raison qu'on parle encore de Carouge la Sarde!
Lors du Congrès de Vienne en 1815 avant de poser ces bornes: "Il a été décidé que Genève allait rejoindre la Confédération Suisse et que son territoire devait être unis. Un certain nombre de communes sardes ou savoyardes sont devenues genevoises à cette occasion. C'est pour cette raison qu'on parle encore de Carouge la Sarde!"