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Campagne à Genève pour revaloriser les professions féminisées de l'ombre

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KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Le syndicat Unia lance à Genève une campagne pour revaloriser les salaires des métiers qui se sont retrouvés au front lors de la crise sanitaire. La pandémie de Covid-19 a mis en lumière les conditions hautement précaires de ces branches féminisées.

Pendant la période de semi-confinement, la population a pu s'apercevoir que le personnel soignant n'a pas été le seul à montrer son dévouement et à prendre des risques pour sa santé. Les vendeuses et les nettoyeuses ont aussi participé au maintien de services essentiels pour tous, indique Unia mercredi.

Ces métiers de l'ombre, occupés en grande majorité par des femmes issues de l'immigration, ont toutefois la particularité d'être très peu rémunérés. "Le grand public s'est rendu compte que ces personnes, si indispensables à la vie en société, gagnent des salaires qui permettent à peine de vivre à Genève", note Unia.

Le syndicat rappelle que 10% des travailleurs genevois ont aujourd'hui un salaire inférieur à 23 francs de l'heure. Pour Unia, les applaudissements au balcon ne suffisent plus. Il réclame, avec d'autres syndicats, l'ouverture de négociations salariales dans le commerce de détail, dans les EMS et dans le nettoyage.

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Economie

L'ONU appelle à l'"action urgente" pour les océans

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La situation des océans s'aggrave. Face à l'accélération du réchauffement, à la pollution et à la mise en danger de la vie sous-marine, 600 scientifiques issus de 86 pays appellent à l'action urgente (image d'illustration). (© KEYSTONE/NATURAL HISTORY MUSEUM LONDON/BERTIE GREGORY)

La situation des océans "s'aggrave", s'alarme l'ONU dans un rapport scientifique. L'organisation appelle les États à l'"action urgente" devant l'accélération du réchauffement, la pollution et la mise en danger de la vie sous-marine.

"L'océan est le fondement de la vie sur Terre. Mais sa santé est gravement menacée, car les écosystèmes et les habitats approchent ou dépassent des points de basculement critiques", écrivent les auteurs du rapport publié lundi auquel ont contribué 600 scientifiques issus de 86 pays.

En préambule de cette troisième Évaluation mondiale de l'océan (WOA III) de 1'350 pages qui s'intéresse à la période entre 2018 et 2023, les auteurs jugent que "ses conclusions exigent une action urgente".

"Nous ne pouvons pas continuer à considérer l'océan comme une ressource inépuisable", a de son côté commenté le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, cité dans un communiqué.

"Ce rapport doit servir de signal d'alarme urgent", a aussi réagi l'ONG Greenpeace dans un communiqué, appelant à "créer des sanctuaires marins entièrement protégés qui interdiront toute activité humaine d'exploitation", en référence à la pêche industrielle et à l'extraction de minéraux en eaux profondes.

L'eau se réchauffe et monte plus vite

Le rapport met en avant les multiples "pressions" auxquelles font face les océans, qui altèrent leurs propriétés physiques et chimiques, du changement climatique à la pollution en passant par la démographie à l'heure où 37% des humains vivent à moins de 100 km des côtes.

L'une des résultantes est leur réchauffement accéléré: 16% de la totalité du réchauffement des océans depuis 70 ans s'est produit depuis 2018.

Jouant naturellement le rôle capital d'amortisseur climatique en absorbant les excès de chaleur, ils font face désormais à une acidification accrue, relève le rapport.

Le réchauffement a aussi pour effet d'accélérer la montée des eaux à travers la dilatation des océans, en plus de la fonte des glaces. De 2 millimètres en moyenne par an avant 2015, la montée des océans est passée à 4,3 millimètres par an en 2023.

D'ici 2035, l'hypothèse d'un océan arctique sans aucune glace en fin d'été est désormais considérée comme possible, relèvent aussi les auteurs.

Les pollutions s'aggravent

Certains contaminants historiques à l'instar du mercure semblent en baisse, mais d'autres augmentent comme les produits d'entretien, les résidus de médicaments tels que les antibiotiques, et surtout le plastique, dont les résidus les plus petits affectent plus de 4'000 espèces.

"La pollution est partout, jusque dans les fosses les plus profondes", affirme dans un entretien avec l'AFP Ian Butler, scientifique australien qui a participé au rapport. Selon lui, "elle augmente plus vite que nous ne parvenons à gérer nos déchets, en particulier les plastiques".

Chaque année, 52,1 millions de tonnes de plastiques arrivent dans l'océan, et sont à l'origine de 24'400 milliards de particules sur les couches supérieures des océans, détaille le rapport.

"Des mesures de gestion s'imposent pour réduire la présence et les impacts potentiels de la pollution", commente Ian Butler, même si les efforts pour parvenir à un accord international sur le plastique peinent à se concrétiser, sous la pression des producteurs de pétrole.

La biodiversité souffre davantage

Du blanchissement des coraux en raison des températures en hausse à la surpêche, en passant par les tortues victimes du plastique, le rapport égrène les très nombreuses espèces et habitats en danger.

Les pressions humaines et climatiques ont des effets "de plus en plus marqués" sur l'ensemble de la biodiversité marine "des micro-organismes aux mammifères marins et des plaines abyssales aux zones côtières", détaille le rapport.

"Si vous pêchez, vous saurez que les poissons changent partout. Ils se déplacent vers les pôles, donc vers des eaux plus froides, ou ils descendent plus profondément. Et certains n'ont tout simplement aucun avenir car ils n'ont nulle part où aller", relève Ian Butler.

Des progrès dans les politiques de conservation, de régulation et de coopération internationale sont "cruciaux", affirment les auteurs.

Tout en qualifiant l'adoption du traité sur la haute-mer entré en vigueur en janvier d'"étape décisive", les auteurs pensent que "le défi consiste toujours à surmonter la fragmentation" entre États et intérêts sectoriels, à l'heure où le multilatéralisme a du plomb dans l'aile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

En Hongrie, les députés renoncent à 40% de leur salaire

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Les députés hongrois ont accepté de diminuer de 40% leur salaire pour soulager les finances publiques (archive). (© KEYSTONE/AP/Zsolt Szigetvary)

Les députés hongrois ont accepté lundi de diminuer de 40% leurs revenus pour contribuer à soulager les finances publiques. Ils souhaitent aussi renvoyer l'image de probité réclamée par le nouveau Premier ministre Peter Magyar dans un contexte budgétaire tendu.

"Il s'agit d'humilité", avait déclaré le conservateur le mois dernier à RTL pour justifier cette mesure, adoptée à l'unanimité des 189 parlementaires présents, rapidement après sa victoire aux législatives d'avril.

A partir du mois prochain, le salaire de base des députés hongrois sera de 3'690 euros brut (3'395 francs), les économies réalisées représentant, selon la majorité conservatrice, un an de frais de fonctionnement du parlement.

Le remboursement des factures de téléphone mobile est supprimé, parallèlement à des coupes dans les indemnités parlementaires pour le loyer des bureaux, le logement et le personnel.

Peter Magyar a lié cette réforme aux nécessaires économies à réaliser dans un contexte de nécessaire sobriété et de lutte contre la corruption dans ce pays membre de l'Union européenne (UE).

Durant les seize ans de pouvoir du nationaliste Viktor Orban, elle a coûté au moins 186 milliards d'euros à la Hongrie selon Ferenc Biro, le chef de l'Autorité pour l'intégrité, un organisme national.

Dans un entretien accordé dimanche à un collectif citoyen mobilisé sur les questions démocratiques ("De Akciokozosseg"), ce responsable a affirmé que l'ancien gouvernement lui avait demandé de ne pas accomplir sa mission de contrôle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Foie gras: le Parlement favorable à des restrictions

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La production de foie gras est interdite en Suisse depuis plus de 40 ans. Son importation est en revanche toujours autorisée (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/BOB EDME)

Le Parlement est favorable à un contre-projet à l'initiative foie gras. Après le National, le Conseil des Etats a approuvé lundi, par 24 voix contre 15, un projet prévoyant des mesures supplémentaires à la déclaration obligatoire. Il a ajouté des précisions.

La production de foie gras est interdite depuis plus de 40 ans en Suisse en raison de la grande souffrance infligée aux oies et aux canards lors du gavage. L'initiative foie gras veut interdire l'importation de foie gras et de produits à base de foie gras comme le magret ou le confit; aussi pour les particuliers.

Le Conseil fédéral a introduit en juillet 2025 une déclaration obligatoire. Jugeant cette mesure insuffisante, le National a adopté un contre-projet indirect qui prévoit l'introduction de restrictions d'importation dans le cas où la déclaration obligatoire ne produirait pas l'effet escompté dans un délai de cinq ans. Il s'agit de réduire la consommation.

Lundi, le Conseil des Etats a donné son feu vert au contre-projet avec quelques précisions. Il y a ajouté la possibilité pour le Conseil fédéral de prendre des mesures liées au bien-être animal et aux méthodes de production. Les conditions liées au bien-être animal devront répondre à des critères clairs et contrôlables.

Suivant une proposition de Pascal Broulis (PLR/VD), les sénateurs ont précisé que les mesures de réduction s'appliqueront également aux importations à titre privé.

Le dossier retourne au National. Le Conseil des Etats se prononcera sur l'initiative une fois que les deux Chambres se seront mises d'accord sur le contre-projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

SFR: après l'accord de rachat, les prix et l'emploi inquiètent

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Le groupe, numéro 1 des télécoms en France, devra assurer la migration des abonnés SFR sur son réseau et maintenir, voire améliorer, la qualité de ses services pour fidéliser ses clients existants. (© KEYSTONE/AP/REMY DE LA MAUVINIERE)

Après le rachat annoncé de leur rival SFR, les opérateurs français ont tenté lundi de répondre aux inquiétudes suscitées par cette transaction inédite, qui fait craindre une hausse des prix dans les télécoms et des destructions d'emplois.

Au terme de plusieurs mois de négociations, Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange se sont mis d'accord samedi soir avec Altice France pour racheter SFR pour 20,35 milliards d'euros (à peine moins en francs au cours du jour), une transaction sans précédent devant encore être avalisée par les autorités de la concurrence qui devraient être saisies cette semaine.

"Cette transaction et la valeur créée par cette transaction ne viennent absolument pas d'hypothèses de prix qui augmenteraient", a assuré lundi Christel Heydemann, directrice générale d'Orange, lors d'une conférence téléphonique.

Selon elle, son groupe, numéro 1 des télécoms en France, devra assurer la migration des abonnés SFR sur son réseau et maintenir, voire améliorer, la qualité de ses services pour fidéliser ses clients existants.

"On est évidemment déterminés à gagner, à rester leader en France, et donc la concurrence entre les trois opérateurs restera à l'issue de cette transaction aussi intense qu'elle l'a été par le passé", a-t-elle soutenu, estimant que cette opération allait renforcer ses concurrents sur le volet des services aux entreprises.

Iliad (Free) a fait écho à cette position.

"On va avoir d'autant plus de moyens, d'autant plus de moyens financiers pour investir, afin de se différencier", a affirmé son directeur général, Thomas Reynaud. L'opération va "renforcer la concurrence".

Selon Thomas Husson, analyste du cabinet Forrester, cette opération peut être vue comme "un signal" pour l'Europe. "A l'heure où l'on parle d'investissement dans l'IA, dans le cloud, dans les réseaux et de souveraineté numérique", il s'agit "d'avoir des acteurs qui ont une taille critique à un niveau pan-européen", dit-il à l'AFP.

Garantie "insuffisante"

Pour les consommateurs, "il y aura probablement des promotions un peu moins intenses qu'aujourd'hui" mais pas forcément "une hausse drastique des prix", comme on a pu le constater avec "les mouvements de consolidation en Europe par le passé", tel qu'en Irlande et en Allemagne, avance de son côté Sylvain Chevallier, analyste télécoms et associé du cabinet de conseil BearingPoint.

Les trois opérateurs se sont engagés à maintenir les 8.000 emplois concernés par le rachat jusqu'à début 2029 mais l'incertitude demeure sur la suite.

"Les collaborateurs chez SFR sont inquiets et on tient évidemment à les rassurer", a déclaré Christel Heydemann. "Je le redis, notre angle sera d'engager les collaborateurs parce qu'on va devoir les motiver, les retenir, parce que le travail à faire (...) pour la migration des réseaux est colossal", a-t-elle ajouté.

Du côté de Bouygues Telecom, Edward Bouygues, directeur général délégué du groupe Bouygues, a lui aussi souligné qu'"une attention particulière serait apportée aux aspects sociaux de la transaction, en particulier l'emploi".

La garantie jusqu'en 2029 "paraît très faible et insuffisante au regard des milliers de personnes concernées", a commenté auprès de l'AFP, Olivier Louise, secrétaire général de l'Union CFTC du groupe Bouygues, chargé du secteur télécoms.

Par ailleurs, ces maintiens de postes ne concernent à priori que les salariés d'Altice. "On aimerait qu'il y ait aussi des garanties sur l'emploi chez les trois acquéreurs", a-t-il poursuivi.

"On ne peut pas exclure la défense des intérêts des salariés des autres opérateurs", a abondé Laurent Zagorac, responsable de la branche télécoms à la CGT chez Orange.

Olivier Lelong, délégué syndical central CFDT chez SFR s'était lui inquiété dimanche des conséquences du rachat pour "les sous-traitants et les boutiques partenaires de SFR".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Hôtellerie: la guerre au Moyen-Orient pourrit le début du printemps

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L'éclatement des hostilités a coïncidé avec un recul subit de la demande étrangère (-4,8% en mars et -5,7% en avril), notamment en provenance d'Asie et des pays du Golf, qui a pesé sur la fin de la saison, relève l'Office fédéral (OFS) de la statistique dans son point de situation saisonnier lundi. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Au sortir des vacances de février, le conflit au Moyen-Orient est venu jeter une ombre sur la fin de la saison hivernale dans l'hôtellerie helvétique. Et sur les perspectives pour la suite.

L'éclatement des hostilités a coïncidé avec un recul subit de la demande étrangère (-4,8% en mars et -5,7% en avril), notamment en provenance d'Asie et des pays du Golf, qui a pesé sur la fin de la saison, relève l'Office fédéral (OFS) de la statistique dans son point de situation saisonnier lundi.

Le net rebond de la demande autochtone en avril n'a pas suffi à compenser complètement une désaffection qui, de l'avis de Suisse Tourisme, risque de perdurer cet été. Les comptoirs de la faîtière à Dubaï ou à Ryad parient certes sur une nette reprise des réservations en provenance d'Arabie saoudite ou des Emirats, mais la fréquentation en provenance des marchés du Golfe risque de rester encore 30% inférieur à son niveau d'il y a un an.

Si la fréquentation chinoise s'annonce stable, la demande des autres pays asiatiques et de l'Inde laisse augurer un déclin de 18% pour l'ensemble de la région.

Retard rédhibitoire

"Le retard des réservations en provenance de l'Asie et des Etats du Golfe dans leur ensemble ne pourra plus être entièrement compensé en 2026. Cependant, nous attendons une demande estivale concentrée à partir de juillet sur certains marchés comme la Chine ou l'Arabie saoudite", assure dans un point de situation Simon Bosshart, directeur des marchés Est et membre de la direction de Suisse Tourisme.

Les hôteliers ne pourront toutefois guère compter sur le reste du monde pour redresser la barre. Une modeste hausse de fréquentation est certes attendues en provenance des marchés germanophones, mais la demande britannique s'achemine vers une contraction et celle des pays nordique vers une normalisation, après un été 2025 dopé au football féminin. La contribution du Vieux continent et attendue en recul de 3%.

Nonobstant une solide demande étasunienne, le nombre de visiteurs américains est attendu en baisse de 2%.

Le coup d'arrêt en mars, n'a pas empêché la saison hivernale - de novembre à fin avril - de se clore sur des chiffres inédits, avec un nombre de nuitées en hausse de 1,1% sur un an pour un total de 18,7 millions.

Le phénomène n'a été alimenté qu'à la marge par la demande étrangère (+0,5% à 9,3 millions), quand les réservations des hôtes indigènes ont progressé de 1,6% à 9,5 millions.

Les mois de décembre (+6,8%), janvier (+2,6%) et février (+2,9%) se sont avérés particulièrement fructueux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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