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L'ONU critique le projet de loi suisse antiterroriste

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Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme critique le projet de loi du Conseil fédéral contre le terrorisme. Photo: salle du Conseil des droits de l'homme à Genève (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme critique le projet de loi du Conseil fédéral contre le terrorisme. Dans une lettre adressée au Conseil fédéral, il met en garde contre ce texte, qui ouvrirait la porte à une privation arbitraire de liberté.

Le Département fédéral de justice et police (DFJP) a confirmé dimanche avoir reçu une lettre du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, a-t-il fait savoir à Keystone-ATS revenant sur une information publiée dans le "SonntagsBlick". Celle-ci évoque la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme, dont le projet de loi est actuellement en discussion au Parlement.

Selon la porte-parole du DFJP, le Conseil fédéral n'a pas proposé l'un des points controversés, l'instauration d'un placement sécurisé pour les terroristes potentiels (GUG). Une telle mesure, introduite par le parlement, ne pourrait pas être mise en œuvre.

Il ressort en effet d'une expertise commandée par les cantons que, contrairement à l'assignation à une propriété, le placement sécurisé ne serait pas conforme à la Convention européenne des droits de l'homme.

Selon le SonntagsBlick", le rapporteur spécial de l'ONU craint que "l'application de cette loi ne conduise à des violations importantes des droits humains et des droits fondamentaux". Dans leur forme actuelle, les mesures antiterroristes envisagées ne sont ni compatibles avec la Convention européenne des droits de l'homme ni avec la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant.

Critiques du Conseil de l'Europe

À la mi-mai, la commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe avait déjà critiqué le projet de loi dans une lettre adressée à la commission parlementaire de la politique de sécurité du Conseil national. Dunja Mijatovic estime que plusieurs dispositions sont problématiques au regard des droits humains.

Pour elle, les mesures administratives prévues en dehors de la procédure pénale à l'encontre d'un "terroriste potentiel" n'offrent pas assez de garanties juridiques. L'assignation d'une personne à un périmètre déterminé revient à une privation de liberté au sens de la convention européenne des droits de l'homme, rappelle-t-elle.

Elle s'inquiète en outre de la notion vague de "terroriste potentiel" qui "risque de stigmatiser une personne alors même qu'elle pourrait n'avoir jamais été soupçonnée d'avoir enfreint la loi, ni avoir été reconnue coupable d'infraction". L'application de ces mesures de police à des enfants âgés d'au moins 12 ans la préoccupe tout particulièrement.

Le Conseil des États a déjà adopté le projet de loi. Il a défendu des mesures de lutte contre le terrorisme plus sévères que celles proposées par le Conseil fédéral, même s'il a suivi le gouvernement dans les grandes lignes. Le Conseil national se prononcera sur ce projet de loi lors de la session d'été, le 17 juin selon le programme actuel.

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Genève

[ITW] Un programme riche pour Patrick Chappatte au Salon du livre

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Patrick Chappatte est l'un des invités d'honneur du salon du livre de Genève (KEYSTONE/Pierre Albouy)

Offrez-vous une fin de semaine culturelle avec le salon du livre de Genève. Il se tient jusqu’à dimanche à Palexpo. Pour cette 40e édition, le salon accueille plus de 800 auteurs et quatre invités d'honneur: Douglas Kennedy, Laure Adler, Hélène Dorion et Patrick Chappatte.

Le Salon du livre de Genève fête ses 40 ans!

Un anniversaire spécial qui débutera ce mercredi et jusqu’à dimanche. Près de 800 auteurs sont attendus ainsi que quatre invités d'honneur: Douglas Kennedy, Laure Adler, Hélène Dorion et Patrick Chappatte.

Le dessinateur de presse genevois a un programme chargé.

Patrick Chappatte échangera avec son confrère de la Tribune de Genève Herrmann, avec l’auteur Laurent Gaudé et il participera à une rencontre à trois avec le dessinateur Fiami et la comédienne suisse Brigitte Rosset. Il en profitera aussi pour aller à la rencontre du public et dédicacer son dernier ouvrage “Censure en Amérique”, avec Ann Telnaes. 

Un livre qui n’a jamais été autant d’actualité. Patrick Chappatte:

Patrick ChappatteDessinateur de presse genevois

"C'est clair on voit l'auto-censure en Amérique et le glissement des médias de plus en plus dans l'orbite de Trump. Aux États-Unis, ça se fait à travers le business, ce n'est pas des décrets. Et la dernière tendance, on voit Paramount qui rachète Warner (...) c'est un retournement incroyable. Donc on va avoir une majorité Fox News, CBS, CNN, de grands networks américains qui sont dans les mains de gens qui sont plutôt proches de Trump."

Avec son confrère Herrmann, Patrick Chappatte ouvrira une discussion sur le dessin de presse. 

Il aura une carte blanche sur le thème «Dessine-moi La Fontaine» avec en invités Brigitte Rosset et Fiami:

Patrick ChappatteDessinateur de presse genevois

"On va un peu déconner autour de La Fontaine. Ce sont des petites morales qui ressemblent beaucoup aux dessins de presse et ces derniers empruntent aussi aux personnages de La Fontaine."

Patrick Chappatte aura aussi un dialogue avec Laurent Gaudé, l’auteur de “Chien 51” qui plonge le lecteur dans une réflexion dystopique sur l’identité, le pouvoir et la résistance. Un point commun unit les deux auteurs: ils alertent le public mais avec des moyens différents.

Patrick ChappatteDessinateur de presse genevois

"Lui, la langue du roman, qui sont adaptés en film, en théâtre, etc. Et puis moi, la langue du dessin. On va essayer de voir comment chacun, dans notre univers, on entre en résonance avec cette actualité. On a quelque chose en commun."

Retrouvez l'interview en intégralité de Patrick Chappatte ci-dessous:

Patrick ChappatteDessinateur de presse genevois

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Genève

Les vignerons genevois restent mobilisés contre l'arrachage de leurs vignes

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11% du vignoble genevois pourrait disparaître après l'arrachage.

Les vignerons genevois ont la gueule de bois en ce début d'année. Comme la semaine dernière, au volant de leurs tracteurs, ils quitteront leurs campagnes pour rejoindre le centre-ville de Genève ce mercredi matin toujours pour montrer leur mécontentement. 

En effet, le Conseil d'État genevois a formulé une demande de crédit de 1,2 million de francs pour financer l'arrachage temporaire de 11% du vignoble genevois.

Le problème? L'importation de vin étranger, selon les viticulteurs. Et alors même si aujourd'hui, il y a du mieux puisque Berne a mis la question des quotas d'importation au centre d'une consultation, ils restent mobilisés pour crier "non aux arrachages" et demander d'autres mesures.

David Sossauer,viticulteur indépendant à Satigny

David Sossauer, vigneron indépendant du Domaines des Pendus à Satigny.

 

"Si chaque personne qui consomme buvait une fois par année une bouteille de vin genevois, on aurait pas de problème".

David, justement, jeune viticulteur, quatrième de sa génération, a repris l'exploitation de son père depuis peu. En colère, il a tourné une petite vidéo de 40 secondes, qu'il qualifie lui-même de "satirique". On voit un cylindre qui représente la consommation nationale, il vide dedans du vin genevois, environ 30% avant de faire déborder le cylindre de vin étranger. Une vidéo partagée et repartagée, avec des milliers et milliers de vues aujourd'hui.

Capture d'écran de la vidéo imaginée par David.

Oui puisque parmi les revendications des viticulteurs genevois aujourd'hui, limiter l'importation.

David Sossauer,viticulteur indépendant à Satigny

Dans un sondage mené par l'État, 170 hectares de vignes pourraient être supprimés. Alors David Sossauer le dit et le redit: "Buvez mieux, buvez local".

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International

Le Sénégal déchu de son titre

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Le Sénégal perd par forfait la finale de la CAN (© KEYSTONE/EPA/JALAL MORCHIDI)

Le jury d'appel de la Confédération africaine a retiré, deux mois après une finale chaotique, le titre gagné par le Sénégal en Coupe d'Afrique des nations pour l'attribuer au Maroc.

La Fédération sénégalaise dénonce une décision "inique" et va faire appel.

Dans un communiqué transmis mardi, l'instance, saisie par la Fédération marocaine, a annoncé avoir décidé de "déclarer l'équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale", pourtant remportée 1-0 (après prolongation) par les Lions de la Teranga, "le résultat étant homologué sur le score de 3-0" en faveur du Maroc.

La fédération sénégalaise a dénoncé "une décision inique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain". Elle a indiqué qu'elle engagerait, "une procédure d'appel devant le Tribunal arbitral du sport" à Lausanne "dans les plus brefs délais".

Les réseaux sociaux se sont emballés de toutes parts et, dans le flot de réactions incandescentes, le défenseur du Sénégal Moussa Niakhaté a diffusé sur Instagram une photo de lui soulevant la Coupe d'Afrique et portant une médaille, avec ce commentaire: "venez les chercher ! ils sont fous eux !" Aussitôt imité par des coéquipiers de sa sélection postant le même type d'image.

Le 18 janvier, plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse lors de la finale disputée à Rabat, en protestation contre une décision de l'arbitre qui, peu après un but refusé au Sénégal, avait accordé un penalty au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période.

Au bout de 15 longues minutes de confusion précédant finalement un retour sur le terrain des joueurs sénégalais et dans un chaos qui gagna alors les tribunes avec des supporters sénégalais lançant des projectiles et tentant d'envahir le terrain, l'ailier marocain Brahim Diaz avait manqué le penalty de la discorde. En prolongation, c'est le Sénégal qui s'était imposé grâce à un but de Pape Gueye.

Un précédent

Le jury d'appel de la CAF justifie sa décision en application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), selon lequel si une équipe "refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match", "elle sera considérée perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours".

Dans un communiqué, la fédération marocaine, prenant "acte de la décision" en faveur des Lions de l'Atlas, a indiqué que "sa démarche (n'avait) jamais eu pour objet de contester la performance sportive des équipes engagées dans cette compétition, mais uniquement de demander l'application du règlement de la compétition".

Et une source proche de la Fédération marocaine a rappelé à l'AFP qu'un précédent existait dans le cadre d'une autre compétition africaine. En 2019, l'Espérance Sportive de Tunis avait en effet été déclarée lauréate de la Ligue des Champions de la CAF, trois mois après que les joueurs du Wydad Casablanca avaient quitté la pelouse durant la finale, pour protester contre une panne de la VAR.

Fin janvier, le jury disciplinaire de la Confédération africaine (CAF), sans remettre en cause le résultat finale de ce match, avait néanmoins infligé une série de sanctions disciplinaires, dont des amendes s'élevant à plusieurs centaines de milliers d'euros, aux fédérations des deux pays pour comportements antisportifs et violations des principes de fair-play.

Le procès en appel de 18 supporters sénégalais, emprisonnés depuis la finale et condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison pour "hooliganisme", qui devait se dérouler lundi, a été reporté au 30 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les progrès s'essoufflent face à la mortalité infantile (ONU)

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100'000 enfants de 1 à 59 mois sont morts de malnutrition aiguë sévère en 2024, selon l'ONU (archives). (© KEYSTONE/AP/HANI MOHAMMED)

Les progrès dans la réduction de la mortalité infantile ralentissent, selon un rapport de l'ONU publié mardi. L'organisation estime que 4,9 millions d'enfants sont morts dans le monde en 2024 avant l'âge de cinq ans.

Selon cette étude réalisée par l'Organisation mondiale de la santé avec l'UNICEF, la plupart de ces décès "pourraient être évités grâce à des interventions éprouvées et peu coûteuses ainsi qu'à l'accès à des soins de santé de qualité".

Le rapport indique que le nombre de décès d'enfants de moins de cinq ans dans le monde a diminué de plus de moitié depuis 2000. Toutefois, depuis 2015, le rythme de cette baisse a ralenti de plus de 60%.

Les décès d'enfants restent fortement concentrés dans quelques régions en particulier. En 2024, l'Afrique subsaharienne représentait 58% de la totalité de ces morts et l'Asie du Sud 25%.

Sur les 4,9 millions d'enfants morts à travers le monde, le rapport a calculé pour la première fois que 100'000 d'entre eux, âgés de 1 à 59 mois, sont morts de malnutrition aiguë sévère (MAS).

Prématurité et accouchement

"Le bilan est bien plus lourd si l'on prend en compte les effets indirects, car la malnutrition affaiblit l'immunité des enfants et augmente leur risque de mourir de maladies infantiles courantes", écrit l'OMS.

Les principales causes de mortalité chez les nouveau-nés sont les complications liées à la prématurité (36%) et celles survenant pendant le travail et l'accouchement (21%).

Au-delà du premier mois, les maladies infectieuses évitables telles que le paludisme, la diarrhée et la pneumonie restent des causes majeures de mortalité.

Selon l'OMS, "les données montrent que les investissements dans la santé infantile figurent parmi les mesures de développement les plus rentables".

"Des interventions éprouvées et peu coûteuses, comme la vaccination, le traitement de la malnutrition aiguë sévère et la prise en charge qualifiée à la naissance, offrent parmi les meilleurs retours en santé mondiale, en améliorant la productivité, en renforçant les économies et en réduisant les dépenses publiques futures", poursuit-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

1,7 million de barils/j économisés grâce aux voitures électriques

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La guerre au Moyen-Orient perturbe les exportations mondiales de pétrole, dont 20% transite par le détroit d'Ormuz, actuellement bloqué, ce qui fait monter le prix de l'essence (archives). (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Le parc mondial des véhicules électriques a permis d'éviter une consommation de pétrole de 1,7 million de barils par jour en 2025, contre 1,3 million en 2024, selon une étude du groupe de réflexion spécialisé sur l'énergie Ember.

"A chaque hausse de 10 dollars par baril, la facture nette mondiale des importations de pétrole augmente d'environ 160 milliards de dollars par an", selon Ember.

Electrifier les véhicules permettrait de réduire les importations mondiales d'énergies fossiles d'un tiers, soit une économie de 600 milliards de dollars par an, calcule le groupe, qui s'appuie sur des données de l'Agence internationale de l'énergie, qui inclut les véhicules tout électriques ainsi que les hybrides rechargeables.

Pour un baril à 80 dollars, la Chine, où les voitures électriques représentent déjà 50% des ventes, a économisé plus de 28 milliards de dollars d'importations pétrolières grâce à sa flotte électrique actuelle. L'Europe au sens large, incluant le Royaume-Uni et la Norvège, a économisé environ 8 milliards de dollars.

Des centaines d'euros en moins

La guerre au Moyen-Orient perturbe les exportations mondiales de pétrole, dont 20% transite par le détroit d'Ormuz, actuellement bloqué.

L'ONG Transport & Environment (T&E) a, elle aussi, fait valoir l'avantage économique des véhicules électriques face à la hausse des prix à la pompe.

"Si le prix de l'essence se maintient dans les prochaines semaines autour des 2 euros par litre, faire le plein coûtera 142 euros par mois en moyenne, contre 104 euros" avant le début de la guerre au Moyen-Orient. En comparaison, "même avec la hausse potentielle des prix de l'électricité liée au coût du gaz, il faudra dépenser seulement 65 euros de recharge chaque mois pour parcourir la même distance, soit une économie mensuelle de 77 euros par rapport à un véhicule thermique", estime l'ONG, pour qui sur un an, le gain pourrait atteindre 924 euros.

Selon l'étude de T&E, qui porte sur l'UE au sens strict, les 8 millions de véhicules tout électriques déjà en circulation dans l'UE lui ont permis d'économiser 2,9 milliards d'euros d'importations de pétrole en 2025, par rapport au milliard de barils destinés aux voitures en 2025, pour 67 milliards d'euros.

"Renforcer l'ambition du 'paquet automobile' européen stimulerait l'adoption des véhicules électriques et réduirait les importations de pétrole de 45 milliards d'euros entre 2026 et 2035, par rapport à un scénario avec affaiblissement des objectifs de baisse du CO2", ajoute T&E.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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