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Genève

Le virus précipite un tailleur genevois vers la fermeture

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La vitrine du tailleur Berence, quai des Bergues à Genève

"Nous fermons définitivement notre boutique le 22 mai. Les commandes en cours peuvent être récupérées." La pandémie a porté le coup fatal à la boutique de chemises sur mesure pour homme à cette adresse du quai des Bergues. Son patron Tarik Adam est ému au moment de conclure une aventure qui a duré une douzaine d'années. Il veut rester positif en dépit d'une grande fatigue accumulée depuis des mois.

Une fermeture précipitée par le Covid-19

Le patron de l'enseigne, toujours passionné, par son activité reconnait des difficultés de trésoreries inquiétantes avant l'apparition du Covid-19. En dépit de sa réputation constituée au fil des années, la boutique a vu sa clientèle genevoise se raréfier ces derniers temps. Beaucoup de Genevois habitués aux déplacements à l'étranger ont préféré se tourner vers des tailleurs aux prix plus avantageux. Selon l'entrepreneur Tarik Adam, ce marché rencontre de nombreux obstacles plus marqués à Genève. Il est difficile de combattre des concurrents étrangers quand on doit assumer le loyer d'une boutique quai des Bergues. Malgré la fatigue accumulée, Tarik Adam souhaite saluer ses collaborateurs contraints de trouver un nouvel emploi et remercier sa clientèle. "Ils sont un peu déçus mais tous ont contribué à réaliser mon rêve". Le propriétaire se dit épuisé mais n'exclut par de revenir sur ce marché dans quelques années.

L'importance de la consommation locale

"Il faut éduquer la clientèle à consommer local" rappelle Tarik Adam. La concurrence du fast-fashion est féroce. Le marché est, de base, compliqué partout mais encore plus à Genève. Sa clientèle homme n'hésite pas à acheter ses chemises lors de voyages à l'étranger plutôt que de consommer dans les boutiques locales. En Thaïlande, d'excellents tailleurs ambulants démarchent les hôtels de luxe, on ne peut pas s'aligner sur des tarifs sur mesure à moins de 100- CHF. Le client genevois est difficile à attirer et fidéliser. "C'est déjà compliqué de faire traverser les gens de la rive gauche à la rive droite".

Une passionnante aventure

L'aventure aura duré douze ans. A ses débuts, les premières pièces étaient proposées chez Manor avant l'ouverture de la boutique. Berence aura attiré 6000 clients et réalisé 2500 chemises sur mesure. J'aurais voulu transmettre cette marque à mes enfants et petits-enfants mais ce parcours initiatique va s'arrêter là.

 

 

Le message de Tarik Adam sur le réseau social LinkedIn

 

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Economie

Les commerçants de la rue de Carouge veulent une aide globale

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Les commerçants de la rue de Carouge demandent le paiement d'indemnités urgentes et une révision des critères d'indemnisation. Les travaux de réaménagement lancés début 2025 font chuter la fréquentation et plonger leur chiffre d'affaires (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les commerçants de la rue de Carouge demandent le paiement d'indemnités urgentes et une révision des critères d'indemnisation. Les travaux de réaménagement lancés début 2025 font chuter la fréquentation et plonger leur chiffre d'affaires. Le chantier doit durer jusqu'en été 2027.

Entre 40% et 50% des commerces pourraient disparaître avant la fin des travaux, a alerté mercredi soir le comité de l'Association des commerçants de la rue de Carouge et de ses environs. Si ces travaux sont nécessaires, leur durée de plus de deux ans et leur intensité ont "péjoré l'attractivité globale de la rue" et "plongé une grande partie des commerces dans une situation économique critique", écrit-il.

Pour l'association, qui représente environ 155 commerces, le mécanisme d'indemnisation mis en place par la Ville de Genève avec les TPG, les SIG et le canton n'est pas adapté "à la situation globale qui affecte tout le quartier". Parmi les critères figure la proximité immédiate des travaux, entravant l'accès aux commerces ou leur visibilité. Or "beaucoup plus de commerces sont affectés dans les rues perpendiculaires hors périmètre".

De fait, les clients ne circulent plus dans la rue, devenue "un corridor de travaux", et évitent le quartier, relève l'association. De plus, les coupures d'eau, d'électricité et d'Internet paralysent l'activité au quotidien. Les commerçants constatent des baisses de chiffre d'affaires de 30% à 70% selon les secteurs, la moyenne se situe de 40% à 50%.

Afin d'éviter une vague de fermetures définitives, l'association appelle les autorités à élargir immédiatement les critères d'indemnisation, à simplifier les procédures, à soutenir les commerçants dans la préparation des dossiers et à garantir une aide financière à l'ensemble des commerces sinistrés. Selon elle, 28 arcades sont déjà vides, et aucune aide n'a été versée depuis plus de six mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Pictet lève 253 millions de dollars pour un fonds d'investissement

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La banque privée genevoise Pictet a obtenu, via sa filiale Pictet Alternative Advisors, 253 millions de dollars pour son fonds de placement Environment Co-Investment Fund I (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La banque privée genevoise Pictet a obtenu, via sa filiale Pictet Alternative Advisors, 253 millions de dollars pour son fonds de placement Environment Co-Investment Fund I. Elle a ainsi dépassé l'objectif initial de 200 millions qu'elle s'était fixée.

Les capitaux ont été levés auprès d'un large éventail d'investisseurs, notamment des assureurs, des fonds de pension, des family offices et des clients privés en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient. "Cette clôture témoigne du solide appétit des investisseurs pour les opportunités que présentent les marchés privés", a souligné l'établissement mardi dans un communiqué.

Le véhicule de placement investira, aux côtés de gérants en capital-investissement, dans des entreprises internationales, majoritairement en Amérique du Nord et en Europe, "à la pointe de la lutte pour relever les grands défis environnementaux".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

[SÉRIE D'ÉTÉ] Faire rimer agriculture et chaleur

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Champ de Quinoa sur le domaine de la Ferme des Pierres dans le canton de Fribourg. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Bientôt des mangues et du café suisses ? Face à la hausse des températures, les cultures romandes souffrent ; alors, comment trouver des solutions ? Entre cultures d'oliviers, de sorgho et de quinoa, découvrez comment s'adaptent les agriculteurs.

S'il n'est pas encore prévu de faire pousser des avocats suisses, les cultures thermophiles progressent en Suisse, une transition locale et climatique qui n'en est pas moins coûteuse.

Faire rimer agriculture et chaleur Les cultures thermophiles

Variations intenses

En raison de la fréquence et de la durée accrues des périodes de sécheresse, les pertes de rendement sont de plus en plus fréquentes en Suisse, selon un rapport de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage, ce qui réduit la stabilité des rendements.

"Parfois c'est assez démoralisant", relève Christophe Batardon, agriculteur et vigneron au domaine de la Mermière à Soral.

Faire rimer agriculture et chaleur Moral des agriculteurs

Consommer local

Face à ces changements, Christophe Batardon s'est tourné vers la culture d'oliviers et d'amandiers. Pour faire face à la concurrence, le domaine mise sur l'argument du produit local et appelle les distributeurs à s'adapter eux aussi.

Faire rimer agriculture et chaleur Consommation et prix

Comment lutter ?

Au niveau individuel, pour protéger ses plantations, des solutions sont envisageables.

Faire rimer agriculture et chaleur Solutions

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Economie

Skyguide devrait licencier deux fois moins que prévu

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Des départs à la retraite anticipée notamment permettront de licencier moins de collaborateurs que prévu chez Skyguide (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Skyguide s'attend à licencier deux fois moins de personnes que les 220 coupes annoncées en mai pour fin 2027. Les postes seront supprimés, mais des départs à la retraite anticipée absorberont une partie d'entre eux, a dit lundi la société suisse de contrôle aérien.

Au terme de la consultation, elle précise que des départs volontaires pourront encore faire baisser le chiffre des personnes congédiées. L'objectif reste de biffer environ 200 postes et de mener des économies de près de 51 millions de francs.

"Nous sommes conscients que les dernières semaines ont été synonymes de fortes incertitudes et préoccupations pour nos collaborateurs et collaboratrices", affirme le patron de Skyguide Peter Merz. Un plan social accompagnera les licenciements. L'entreprise doit faire face à des coûts importants. Les prochaines étapes continueront d'être relayées publiquement, ajoute-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

[SÉRIE D'ÉTÉ] De l'huile d'olive genevoise

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Un des plants d'oliviers du domaine de la Mermière

Plus que quelques cigales chantantes et le paysage sera complet à Soral, au Domaine de la Mermière, à Genève. Depuis deux ans, Christophe Batardon a planté 250 oliviers. S'il faudra encore attendre quelques années avant d'obtenir de l'huile d'olive genevoise, le vigneron et agriculteur se dit satisfait. 

Christophe BatardonAgriculteur et vigneron, Domaine de la Mermière

Je pense qu'il y a un gros travail à faire sur l'adaptation des cultures.

Culture résiliente

L'Association suisse des producteurs d'olive décompte 15’000 plants sous son égide. Les oliviers de Christophe Batardon, à Genève, en font partie.

Principalement à cause du changement climatique.

Alors pourquoi cette culture ? "Principalement à cause du changement climatique. C'est vrai qu'on a beaucoup de contraintes hydriques et de chaleur pour les arbres qu'on a mis en place, les traditionnels, les variétés traditionnelles qu'on peut retrouver en Suisse."

Une plante résiliente qui pousse avec peu d'entretien, de quoi convaincre nombre d'agriculteurs. "L'olivier, s'adapte à tout type de sol: des sols riches, des sols pauvres, calcaire ou pas."

Un besoin de solutions

"On parle de 10 à 20 %  de rendements selon le taux d'humidité du fruit. Donc, pour 10 kg d'olives, on a entre 1 et 2 litres." Pour pallier les étés secs et chauds, l'agriculteur développe également la culture d'amandiers.

"On est toujours en recherche, mais le problème, ce sont les contraintes climatiques: le froid hivernal qui exclut pas mal de plantes qui iraient bien avec le sec et le chaud de l'été", explique Christophe Batardon.

C'est assez compliqué de de se projeter et de trouver des solutions durables.

"On a des étés de plus en plus secs, de plus en plus chauds, des saisons qui commencent de plus en plus tôt. On a toujours la crainte du gel. Ce sont des épisodes qui sont constants, des canicules, de la pluie intense. Et c'est vrai que pour l'agriculture, c'est assez compliqué de de se projeter et de trouver des solutions durables."

S'adapter

"Je pense qu'il y a un gros travail à faire sur l'adaptation des cultures", estime Christophe Batardon.

"Surtout de la part des distributeurs et des consommateurs, parce qu'il y a des céréales qui sont bien mieux adaptées que le blé ou le maïs. Mais il n'y a pas de marché, donc on continue à mettre en place des choses qui sont assez gourmandes en eau et même aussi en produits pour les protéger."

Le sorgho, le millet ou encore le quinoa sont des exemples de ces céréales thermophiles émergentes en Suisse.

 

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