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Coronavirus: toutes les infos du 30 mars 2020

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KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Les HUG lancent une étude pour évaluer l'immunité au Coronavirus

(KEYSTONE/Martial Trezzini)

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) vont lancer une étude pour évaluer la proportion de personnes infectées par le coronavirus et la qualité de leur réponse immunitaire. Cette recherche a été approuvée par la Commission cantonale d'éthique lors d'un processus accéléré. Il s'agit de détecter la présence d'anticorps produits par l'organisme pour lutter contre le coronavirus, indique lundi Nicolas de Saussure, porte-parole des HUG, revenant sur une information de plusieurs médias. Le test se fait par le biais d'une prise de sang.

L'évaluation sera réalisée auprès de deux groupes de personnes sur une base volontaire. Il s'agit de collaborateurs des HUG d'unité exposées et non exposées au Covid-19 ainsi que d'une cohorte de personnes déjà suivies par le Bus Santé dans le cadre de l'observatoire épidémiologique cantonal. Les résultats de cette étude ne seront pas connus avant fin juin. Selon la RTS, le CHUV, l'Hôpital universitairs de Zurich et l'hôpital cantonal de Saint-Gall vont également lancer des études similaires. Les résultats seront analysés au niveau suisse, avait indiqué Daniel Koch, responsable des maladies transmissibles à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

A Genève, les syndicats sont inquiets pour les employés de l'hôtellerie-restauration

La Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS) fait part, lundi, de son inquiétude quant aux conditions de travail des employés dans l'hôtellerie-restauration en pleine pandémie de Covid-19. Si les établissements publics ont été fermés, les activités de "take away" et de livraisons continuent et sont même encouragées, rappellent les syndicats genevois. Les hôtels, de leur côté, peuvent rester ouverts. Ces activités requièrent un contact important avec la clientèle et l'usage de locaux par plusieurs personnes en même temps. Pour la CGAS, "il est impensable que les autorités n'aient pas encore édicté de consignes pour ces secteurs", afin de prévenir la propagation du virus.

La CGAS constate que les syndicats ont tenté d'alerter les associations faîtières de ces branches, en vain. Ils demandent aujourd'hui pour le personnel d'avoir du savon à disposition, mais également des solutions hydroalcooliques et des gants. Les personnes les plus exposées devraient aussi pouvoir porter des masques. Pour la CGAS, si les autorités sanitaires ne recommandent pas systématiquement les masques et les gants, "ce n'est pas en raison de leur inefficacité, mais en raison de leur pénurie". Et de conclure que s'il y a pénurie, alors il faut suspendre les activités non essentielles où sont encore utilisés ces moyens de protection.

Ouverts malgré l'interdiction: deux établissements genevois sanctionnés

Le Ministère public genevois a annoncé lundi avoir sanctionné deux établissements publics qui poursuivaient leur activité malgré le fait qu'ils tombaient sous le coup de l'interdiction d'ouverture ordonnée par le Conseil fédéral dans la cadre de la pandémie de Covid-19. L'un des contrevenants est un restaurant, l'autre est un salon érotique. Le restaurant avait maintenu un service sur place en plus de l'activité, autorisée, de vente à l'emporter. Son exploitant a été condamné à une peine pécuniaire de 180 jours-amende avec sursis, assortie d'une amende immédiate de 3240 francs. Le salon érotique a aussi écopé d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende avec sursis. Son amende s'élève à 1080 francs. Une employée du salon a aussi été sanctionnée. Elle a été condamnée à 120 jours-amende avec sursis et une amende de 720 francs.

Soutien pour les indépendants locataires de logements subventionnés

KEYSTONE/LEANDRE DUGGAN

A Genève, les indépendants locataires de logements subventionnés, qui doivent s'acquitter d'une surtaxe, en seront dispensés en raison de la pandémie de Covid-19. Cette mesure d'allégement financier a été décidée lundi par le Conseil d'Etat. Seuls les indépendants sont concernés, pas les salariés, précise le gouvernement dans un communiqué diffusé à l'issue de sa séance ordinaire. Cette surtaxe, dont le montant peut être important, s'additionne au montant du loyer pour les locataires dont le revenu déterminant dépasse le seuil pour bénéficier d'un logement subventionné. De nombreux indépendants ont dû mettre fin abruptement à leur activité professionnelle en coupant court toute source de revenus, relève le Conseil d'Etat. Les demandes doivent être adressées uniquement par mail (info-locataires@etat-ge.ch).

Covid-19: la vague continue de rouler sur la Suisse

Pas de répit sur le front de l'épidémie au Covid-19: la Suisse compte 1201 personnes contaminées de plus en 24 heures pour un de 15'475 cas lundi. Et 295 personnes ont déjà perdu la vie. Par rapport à leur taille, les cantons du Tessin, de Vaud, de Bâle-Ville et de Genève restent les plus touchées, a indiqué l'Office fédéral de la santé publique lundi. Le taux d'incidence sur 100'000 personnes personnes est de 551,3 au Tessin, de 418,6 dans le canton de Vaud, de 372,2 à Bâle-Ville et de 367,4 à Genève.

Sur 1445 personnes hospitalisées, 59% d'entre eux sont des hommes et 41% des femmes. Leur âge va de 0 à 101 ans avec un âge médian de 70 ans. Depuis le début de l'épidémie, environ 116'700 tests ont été menés en Suisse. Près de 13% se sont révélés positifs. Les adultes restent plus touchés que les enfants. Pour les moins de 50 ans, les femmes sont plus touchées que les hommes, et c'est l'inverse qui se produit en-dessus de 60 ans.

Les Suisses suivent les règles de l'OFSP à la lettre

Les Suisses prennent les directives de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour contrer la propagation du coronavirus au sérieux. Plus de neuf personnes sur dix affirment connaître et appliquer les mesures de prévention. Ainsi, 92% des sondés disent avoir connaissance de la campagne de la Confédération, selon les résultats d'une enquête réalisée par les instituts Demo Scope et sotomo sur mandat de l'OFSP. Le contenu de la campagne est mieux intégré que la campagne elle-même: ils sont 98% à dire qu'ils connaissent la règle de "se laver les mains soigneusement". Les autres règles, comme de "ne pas se serrer la main", "tousser et éternuer dans un mouchoir ou dans le creux du coude", "garder ses distances" ou "rester à la maison en cas de fièvre ou de toux" sont tout aussi connues, avec un taux de 95%. Le fait qu'il faut s'annoncer par téléphone avant d'aller aux urgences ou chez le médecin est un peu moins suivi avec un taux de 90%. Le fait que le contenu de la campagne de prévention soit mieux connu que la campagne elle-même montre clairement que les messages sont diffusés activement dans la société.

Autre point de satisfaction pour les autorités, les messages ne sont pas seulement connus, ils sont aussi acceptés. Près de neuf sondés sur dix affirment ne plus serrer la main et quatre sur cinq affirment tousser dans leur coude. Trois quarts des personnes se lavent soigneusement les mains et 70% respectent la distanciation sociale. Le lavage des mains est davantage respecté au travail que dans des espaces publics, alors que le comportement s'inverse pour ce qui est des règles de distance. L'enquête représentative a été réalisée en ligne du 19 au 23 mars par Demo Scope auprès de 2079 personnes. Elle a été analyée par sotomo. La marge d'erreur est de +/- 2,1 point de pourcentage.

Les touristes suisses continuent de revenir au pays

Les retours des touristes suisses à l'étranger se poursuivent. Le nombre de 17'000 personnes se trouvant hors des frontières comptabilisées la semaine dernière est en recul. Une auto-quarantaine de dix jours leur est recommandée, mais pas imposée. Des vols en provenance de Séoul, Manille et Buenos Aires sont prévus mardi, avec 460 personnes à bord. Parallèlement, quelque 160 Suisses sont en train de revenir des pays voisins de la Suisse, a précisé lundi devant la presse à Berne le responsable de la crise au DFAE Hans-Peter Lenz. Les chiffres communiqués jusqu'ici sur les retours peuvent être un peu flous, a reconnu M.Lenz. On connaît le nombre de touristes revenus, mais des capacités importantes ont été achetées chez des compagnies étrangères, par exemple pour les retours du Maroc. Dans ces cas, il est plus difficile d'avoir des chiffres précis. Ils seront communiqués clairement plus tard.

Aux voyageurs de retour, il est recommandé d'observer leur état de santé et de se mettre en auto-quarantaine pour dix jours le cas échéant, a ajouté Daniel Koch, de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Actuellement, il n'est tout simplement plus possible de dire que tel ou tel touriste provient d'une zone à risque: on ne peut donc lui imposer une quarantaine, mais seulement la recommander. Une interdiction de sortir ne serait pas proportionnelle. Il est difficile d'expliquer à quelqu'un qu'il ne peut pas sortir quand d'autres le peuvent, alors qu'ils sont peut-être aussi porteurs du virus. Les mesures doivent être compréhensibles pour tous, explique le responsable de la division maladies transmissibles de l'OFSP.

L'armée aussi touchée par l'épidémie

(KEYSTONE/Urs Flueeler).

Tous les cantons ont maintenant fait appel à l'armée dans le cadre de la lutte contre l'épidémie. Celle-ci doit aussi combattre contre la contamination dans ses rangs: elle compte 128 cas, dont 93 sur deux lieux. Plus de 300 demandes sanitaires sont arrivées sur le bureau du chef de l'armée et de tous les cantons, a relevé le brigadier Raynald Droz, chef d'état-major du commandement des opérations au Département fédéral de la défense, lundi lors du point de presse quotidien. L'engagement de l'armée est désormais national. Le nombre total de personnes en service d'assistance a grimpé à 5600 hommes, dont l'Etat-Major, le tout fonctionnant selon le 24/7 (24 heures sur 24 et 7 jours sur 7). "Nous avons aussi des troupes engagées pour la protection des ambassades ou en appui de l'administration fédérale des douanes", a poursuivi le brigadier. Parmi eux, plus de 1000 personnes sont engagées dans le secteur sanitaire. Et 550 autres le sont dans la mission de sûreté.

L'armée n'est pas épargnée par l'épidémie. Elle compte 128 cas de personnes positives au Covid-19. Sur ceux-ci, 93 se trouvent sur deux emplacements. Le brigadier a encore salué l'engagement des soldats de milice. "Ils sont au front auprès des pompiers, des civilistes, des petites communes."

Du matériel de protection médical chinois pour la Suisse romande

Un avion en provenance de Chine, avec dans ses soutes 92 tonnes de matériel de protection médical, doit se poser la semaine prochaine à Genève. Cette opération privée vise à répondre aux besoins des hôpitaux romands et tessinois en pleine crise liée au coronavirus. Trois autres vols du même type devraient suivre, font savoir lundi les responsables de la Chambre de commerce Chine-Suisse (section romande) et de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG), confirmant une information diffusée lundi sur les ondes de la RTS.  Ces deux organismes ont été sollicités par neuf structures hospitalières cantonales et quatre faîtières de pharmaciens de Suisse latine. Celles-ci étaient prêtes à financer l'achat de matériel de protection médical, mais n'avaient pas le réseau pour entrer en contact avec les producteurs de ces biens en Chine.

Actuellement, les masques, les gants, les blouses, les lunettes et les thermomètres sont dans un entrepôt près d'un aéroport à Shanghai. La SGS s'est chargée gratuitement du contrôle du matériel qui sera expédié en Suisse. Il ne reste plus maintenant qu'à attendre. L'appareil, un Boeing 747, devrait se poser la semaine prochaine à Genève. Mais tout doit encore être mis au conditionnel, avertit M. Subilia. A cause de cette crise sanitaire sans précédent, les temps de dédouanement en Chine sont gigantesques. Le ciel est aussi totalement saturé pour les avions cargo. Sans compter les frais de transport, la commande totale s'élève à environ 10 millions de francs. Les autorités cantonales romandes et tessinoises ont apporté leur soutien à cette action. En revanche, la Confédération a été un peu plus lente à réagir. Elle a finalement indiqué que toute initiative privée était bonne à prendre.

Vaud enregistre 11 décès supplémentaires

Le canton de Vaud déplore onze décès supplémentaires liés au Covid-19, selon un nouveau point de situation publié lundi. Au total, 66 personnes ont perdu la vie depuis le début de la pandémie. Le canton de Vaud, qui est l'un des plus touchés de Suisse, a passé le cap des 3000 cas testés positifs (+ 232 à 3168). Le nombre d'hospitalisations en cours est stable à 388 (-2). Sur ce chiffre, 78 personnes (+2) sont placées aux soins intensifs. Le canton tient aussi le décompte des sorties d'hôpitaux. Désormais, 203 personnes ont pu quitter un établissement de soins, soit 16 personnes de plus que la veille.

Restaurateurs appelés à ne plus payer leur loyer à Zurich

Près de 3000 restaurants, bars et clubs sont fermés dans le canton de Zurich à cause du coronavirus. Beaucoup d'entre eux ne bénéficient d'aucune réduction de loyer. GastroZurich les appelle à ne plus payer de loyer à partir du 1er avril si aucune solution n'est trouvée. La fermeture a été imposée par l'Etat. Pourtant, seuls quelques propriétaires sont prêts à réduire le loyer des restaurants, bars et clubs, ont annoncé lundi GastroZurich et la Commission Bar & Club dans un communiqué commun. Les deux associations invitent les restaurateurs à ne plus payer leur loyer à partir du 1er avril si aucune solution à l'amiable ne peut être trouvée d'ici là. Le loyer représente jusqu'à 30% des frais mensuels. Une réduction des loyers permettrait de maintenir des liquidités et d'éviter un endettement important.

Solution recherchée pour les examens de fin d'études

La fermeture des écoles, à cause de la crise du coronavirus, laisse dans l'incertitude les jeunes en fin d'études. La Confédération, les cantons et les organisations concernées cherchent des solutions pour les examens de maturité et de fin d'apprentissage. Le Parlement met la pression et demande des mesures uniformes. "Les jeunes doivent pouvoir obtenir leurs diplômes", a expliqué à Keystone-ATS lundi Hannes Germann (UDC/TG), président de la commission de l'éducation du Conseil des Etats. Reste à savoir si les examens devront avoir lieu au début de l'été ou si les diplômes et les maturités seront délivrés sans examen. L'important est de trouver une solution uniforme et non un "patchwork", selon lui. Il manque un signal clair du Conseil fédéral, regrette le conseiller aux Etats. La commission de l'éducation du Conseil des Etats se réunit le 17 avril pour préparer la session extraordinaire prévue à partir du 4 mai. Si aucune solution n'est trouvée d'ici là, elle pourrait déposer une initiative pour que les diplômes puissent être remis malgré tout.

On ne devrait toutefois pas en arriver là si tout se passe comme prévu. Des mesures communes à toute la Suisse devraient être présentées d'ici la fin de la semaine, précise Stefan Kunfermann, porte-parole de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique. Celle-ci a élaboré un projet en collaboration avec les offices cantonaux compétents pour avoir une base uniforme pour toute la Suisse tout en laissant une marge de manoeuvre aux cantons. Il est actuellement en discussion dans les cantons.

La Confédération, les cantons et les communes se partagent les compétences dans le domaine de l'éducation et il a toujours été difficile de trouver des consensus en la matière. La conseillère d'Etat bernoise Christine Häsler, responsable de l'instruction publique, plaide pour une solution nationale. Etant donné qu'aucun examen ne pourra probablement avoir lieu, elle propose de juger les apprentis et les gymnasiens sur la base des résultats déjà acquis. Si nécessaire, il faudrait délivrer les diplômes de manière pragmatique à tous les niveaux sans examen, selon les prestations accomplies, dit-elle dans une interview parue dans "der Bund". Il ne faut pas les jeunes soient désavantagés sans en être les fautifs, selon elle.

Coronavirus: le tourisme suisse va perdre 6,4 milliards en 2020

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

La pandémie de coronavirus va causer une chute massive de chiffre d'affaires pour le secteur du tourisme en Suisse. La perte devrait atteindre 6,4 milliards de francs en 2020, soit un recul de 18%, selon une étude réalisée par la haute école HES-SO Valais et relayée lundi par le quotidien alémanique Blick. Le secteur de l'hôtellerie à lui tout seul pourrait égarer 2 milliards de francs entre mars et mai, alors qu'il génère des volumes de 10,2 milliards par an, précise l'article. Les auteurs de l'étude ont sondé près de 2000 acteurs du tourisme en Suisse, parmi lesquels des hôtels, des restaurants, des sociétés de remontées mécaniques ou de la parahôtellerie. Le canton du Tessin ainsi que les villes comme Zurich, Bâle ou Genève vont pâtir très fortement de la dégringolade du tourisme d'affaires et de congrès, dont les chiffres d'affaires devraient plonger de 90% en avril.

Les risques de faillite concernent tout particulièrement l'hôtellerie et la restauration, qui pèsent ensemble 28,4 milliards de francs par année et emploient 250'000 personnes. L'article cite l'exemple des Grisons, dont seulement 8% des hôtels sont ouverts. Les réserves d'argent sont rares dans la branche. Ce qui disposaient de moyens ont procédé à des investissements nécessaires, rendant la situation difficile même pour les établissements en bonne santé, souligne le président d'Hotelleriesuisse. Le recours au chômage partiel permet néanmoins à la branche d'économiser sur les frais de personnel. Le paquet d'urgence débloqué par la Confédération demeure insuffisant, affirme Andreas Züllig, car il permettra uniquement aux hôtels de disposer de liquidités pour régler les affaires courantes. Des investissements indispensables pour l'avenir ne pourront pas être réalisés. "C'est un cercle vicieux."

Les détenteurs d'AG pourraient être dédommagés

La Confédération déconseille l'utilisation des transports publics, qui eux-mêmes ont fortement réduit l'offre. Dans ce contexte, des discussions sont en cours pour dédommager les détenteurs d'abonnements. Un abonnement général (AG) en 2e classe coûte plus de 320 francs par mois. Or la plupart des détenteurs n'en profitent pas actuellement. L'AG peut être déposé pendant un mois maximum. Mais la situation extraordinaire risque de durer: d'où une certaine insécurité, qui vaut aussi pour les détenteurs d'abonnements régionaux. "On va trouver une solution", promet Thomas Ammann, porte-parole de l'organisation de transports publics Alliance SwissPass à Keystone-ATS. Des discussions sont en cours entre les partenaires, en particulier la Confédération, les cantons et les entreprises de transports.

La question d'une indemnisation partielle ou complète est encore ouverte, précise Thomas Ammann. Il s'agit de déterminer qui finance combien et ce qui est techniquement faisable. Il n'est par exemple techniquement pas possible de prolonger le dépôt des AG, car trop compliqué à faire dans un délai court. Par contre, le temps ne presse pas si l'on choisit un dédommagement financier. Les détenteurs d'abonnements sont connus et pourraient être indemnisés après coup. De plus, ils ne devraient pas s'annoncer ni se présenter à un guichet. Selon Thomas Ammann, une solution devrait être trouvée d'ici la fin avril.

Des centres ambulatoires en Valais pour protéger les généralistes

Le Valais va ouvrir cinq centres d'investigation ambulatoire pour venir en soutien des médecins généralistes, peu nombreux dans ce canton. Trois d'entre eux sont déjà opérationnels, a indiqué la Société médicale du Valais, revenant sur une information de la RTS. Les médecins de famille pourront envoyer leurs patients touchés par le Covid-19, méritant une prise en charge, dans ces centres. Ceux-ci situés dans les principales villes valaisannes. Ainsi, pas de contact dans les cabinets privés entre patients ordinaires et malades du coronavirus. Le Valais dispose en effet de peu de médecins de famille.

L'autre objectif de ces centres ambulatoires est d'éviter d’engorger les urgences. Pour l’instant, l’Hôpital du Valais ne manque pas de soignants, selon son directeur Eric Bonvin, interviewé par la RTS. "Le déficit de personnel qui est envisagé, c'est dans une situation où nous serions débordés. Le problème que nous avons aujourd'hui est de faire tenir un dispositif en sachant que beaucoup de personnel va tomber malade aussi. C'est pour cela que nous réquisitionnons tous les corps de métier, pour parer à cette situation qui serait extrême, mais elle est hypothétique", explique-t-il. Trois des cinq centres ambulatoires sont déjà opérationnels. Les autres ouvriront ces prochains jours.

Fribourg a infligé 61 amendes pour violation des règles de prudence

Le canton de Fribourg, qui a dénombré jusqu'à lundi 17 décès en lien avec le Covid-19, veille à l'application très stricte des mesures pour contenir la pandémie. La police a déjà infligé 61 contraventions, même si la population respecte très majoritairement les règles. Fribourg compte 477 cas avérés pour 77 hospitalisations, dont 16 personnes en soins intensifs, a indiqué lundi l'Organe cantonal de conduite. Ronald Vonlanthen, directeur médical de l'Hôpital fribourgeois (HFR), a appelé devant la presse au respect des recommandations de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

A ce propos, Jacques Meuwly, chef de la gendarmerie, constate un respect global. N'empêche que la police a déjà infligé 19 contraventions pour distanciation sociale non respectée, 22 pour rassemblements de plus de 5 personnes par négligence et 20 pour rassemblements intentionnels, avec ici une amende de 250 francs. Au-delà, les forces de l'ordre constatent que certains conducteurs prennent des libertés dans un contexte où la circulation routière a diminué de 25 à 30%. Elles ont relevé des dépassements de vitesse et des situations d'alcool au volant. Pas moins de trois accidents sont ainsi survenus ces derniers jours en raison de ce dernier facteur. La Police cantonale fribourgeoise a aussi contrôlé les chantiers, au centre de polémiques. Elle a observé les accès à ceux-ci et les déplacements pour les rallier ou les quitter, en lien avec les transports organisés par les entreprises. Aucun chiffre n'a toutefois été divulgué à partir des relevés effectués.

Les fournisseurs du marché de Lausanne réunis sur une page internet

Keystone/LAURENT GILLIERON

Suite à l’interdiction des marchés par le Conseil fédéral pendant la pandémie, la Municipalité de Lausanne a établi une liste des marchands qui proposent des alternatives pour fournir le chaland. Elle s’enrichira au fur et à mesure du développement de l’offre. Que ce soit chez eux par de la vente directe ou du self-service, qu’ils disposent de points de vente lausannois ou de relais, ou qu’ils livrent à domicile, les marchands alimentaires des marchés lausannois s’organisent. Objectif: permettre à la population de les atteindre et de disposer des produits locaux habituels. Afin de faciliter la transmission de l'information et la rendre accessible, la Ville de Lausanne a établi une liste des marchands proposant des alternatives, écrit-elle lundi dans un communiqué. Elle sera complétée au fur et à mesure du développement de l’offre sur une page dédiée du site internet du Service de l’économie de la ville de Lausanne.

Le Tessin déplore 12 décès supplémentaires

Le canton du Tessin déplore 12 décès supplémentaires liés au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, pour 125 nouvelles personnes testées positives. Au total, 1962 personnes ont été testées positives dans le canton et 105 personnes ont perdu la vie jusqu'à lundi matin.

Phase pilote de dépistage dans un bus à Berne

Un bus stationné sur le site de la BEA à Berne accueille depuis lundi les premiers tests de dépistage du Covid-19. Les médecins qui ne peuvent pas tester eux-mêmes leurs patients peuvent avoir recours à cette infrastructure alternative. Les patients qui souhaitent passer un test sans recommandation médicale ne sont pas acceptés. Les tests sont effectués selon les critères de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Le bus mobile est conçu pour garantir un flux régulier de patients. Cela minimise le risque d'infection pour les employés comme pour les patients, a souligné le canton de Berne. Au moment où la personne entre dans le sas, ses données sont saisies, puis le médecin effectue le prélèvement et l'informe de la suite de la procédure.

Ce système permettra de soulager les cabinets médicaux et les hôpitaux. Il est prévu d'étendre l'offre de dépistage mobile pour donner la possibilité aux personnes vivant dans des zones périphériques de pouvoir se faire tester. BEA/Expo à Berne est le premier site choisi. Le bus est exploité par l'entreprise Knecht Gruppe. Mandatée par le canton de Berne, cette société met le personnel à disposition et livre le bus équipé du matériel pour effectuer les tests ainsi que les produits désinfectants et le matériel de protection.

70'000 indépendants ont demandé une allocation pour perte de gain

En l'espace de cinq jours, les caisses de compensation ont enregistré plus de 70'000 demandes d'allocations pour perte de gain en lien avec le coronavirus. Cela correspond à un cinquième des travailleurs indépendants en Suisse. La grande majorité fait valoir la fermeture de l'entreprise en raison des mesures prises par le Conseil fédéral, a communiqué lundi la Conférence des caisses cantonales de compensation. Seuls les indépendants directement touchés par l’arrêt des activités ordonné le 16 mars par le Conseil fédéral ont droit à la nouvelle allocation coronavirus. En bénéficient également les personnes en quarantaine sur ordonnance d’un médecin ou dont la prise en charge des enfants de moins de 12 ans par un tiers n’est plus assurée. L'argent est versé chaque mois, une fois celui-ci échu, comme c'est la règle pour les allocations pour perte de gain (APG). Les premiers versements sont prévus entre la mi-avril et la fin avril. L'étape la plus longue tient dans la saisie de toutes les demandes.

Les caisses de compensation partent de l'idée que des travailleurs indépendants qui n'ont pas droit aux prestations se sont aussi annoncés. Le Conseil fédéral a décidé le 20 mars d'accorder ces allocations. Trois jours plus tard, le formulaire de demande était en ligne en trois langues, rappellent les caisses de compensation. Le premier jour, les demandes ont été si nombreuses que le serveur informatique a flanché après trois heures. Depuis, plusieurs autres canaux ont été mis à disposition. La Confédération table sur quelque 160'000 personnes concernées. En cas de restrictions économiques d'une durée de trois mois, les caisses de compensation estiment à 1,5 milliard de francs la somme à verser. La question d'étendre les allocations à des indépendants supplémentaires reste ouverte. La protection des consommateurs exige un fonds d'urgence pour les cas de rigueur. Les syndicats demandent également des prestations en plus. Le soutien de la Confédération ne tient pas compte notamment des indépendants sans entreprise propre, des travailleurs en freelance ou de ceux qui contribuent au revenu familial par une activité non régulière.

En Europe:

812 morts en 24 heures en Espagne, 7340 au total

EPA/ISMAEL HERRERO

L'Espagne a enregistré 812 morts dues à la pandémie de coronavirus en 24 heures, ce qui porte le bilan total à 7340, ont annoncé lundi les autorités. Ce chiffre marque un léger recul par rapport au record de 838 morts en 24 heures notifié dimanche dans le pays, le deuxième au monde en terme de décès du Covid-19 derrière l'Italie.

Le cap des 500 morts franchi en Belgique

Le nouveau coronavirus a causé la mort de plus de 500 personnes en Belgique, un cap franchi lundi, selon les données officielles des autorités sanitaires, qui recensaient près de 12'000 cas confirmés depuis le début de la pandémie. Etaient dénombrés lundi 513 décès, soit 160 supplémentaires au cours du week-end, et 11'899 cas de Covid-19 confirmés par un test de laboratoire, dans ce pays de 11,4 millions d'habitants, a-t-il été précisé lors d'une conférence de presse.

Transferts de patients d'Alsace vers la Suisse et l'Allemagne

Six patients atteints du Covid-19 ont été transférés lundi par trois hélicoptères de l'armée de terre depuis Strasbourg vers la Suisse et l'Allemagne, a-t-on appris auprès de la préfète du Grand Est. Après les multiples évacuations du week-end, par TGV, cars, hélicoptères et avion militaires, la préfète de la région Josiane Chevalier a fait état lundi auprès de l'AFP d'une "évacuation de patients de Saverne et d'Haguenau ce matin vers Berne et Francfort par des hélicos NH90 de l'armée de terre depuis Entzheim".

Ces trois appareils se sont posés sur le tarmac de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim et ont embarqué les patients par deux, a constaté un photographe de l'AFP. Grâce à ces nombreuses évacuations vers d'autres régions françaises et les pays frontaliers pour soulager des hôpitaux saturés, le nombre de patients en réanimation dans la région avait légèrement baissé pour la première fois dimanche, selon l'Agence régionale de Santé. Elle avait fait état de "774 patients en réanimation soit 12 de moins" que samedi.

Easyjet: immobilisation totale

La compagnie aérienne britannique EasyJet a indiqué qu'elle allait immobiliser l'ensemble de sa flotte pour une durée indéterminée à cause de la pandémie de coronavirus et des nombreux pays européens en confinement. Elle avait déjà annoncé il y a dix jours qu'elle maintiendrait au sol la majorité de ses avions à cause de la paralysie du trafic mondial. Le transporteur assure disposer de comptes sains et dit avoir trouvé un accord avec les syndicats pour que son personnel de cabine se mette en congés. "L'accord sera effectif à partir du 1er avril pour deux mois et les équipages seront payés 80% de leur salaire moyen grâce au système mis en place par le gouvernement pour maintenir les emplois".

Le secteur aérien traverse la pire crise de son histoire à cause de la pandémie qui en l'espace de quelques semaines a forcé les compagnies à suspendre la majeure partie, voire tout leur programme de vols. Le gouvernement de Boris Johnson a pour l'instant indiqué qu'un plan de sauvetage sectoriel n'était pas à l'ordre du jour et que l'Etat britannique ne volerait au secours des compagnies ou aéroports que si "toutes les autres options (étaient) épuisées", et notamment le recours aux aides aux entreprises déjà annoncées. L'Etat américain, de son côté, envisage de prendre des participations dans les compagnies aériennes en échange d'une aide pour les soutenir face aux effets de la pandémie de coronavirus, ont affirmé dimanche deux hauts responsables de l'administration Trump.

Dans le reste du monde: 

Trump prédit un pic des décès dus au Covid-19 dans "deux semaines"

Le président américain Donald Trump a reculé dimanche sur un possible allégement des restrictions visant à ralentir la propagation du nouveau coronavirus. Il a reconnu que les Etats-Unis n'avaient pas encore connu le pic de la pandémie. "Les projections indiquent que le pic du taux de mortalité devrait probablement avoir lieu dans deux semaines", a-t-il admis. Quelques heures plus tôt, l'un des plus éminents spécialistes américains Anthony Fauci, également conseiller du président sur ce dossier, avait mis l'Amérique face à la gravité de l'épidémie. Il avait évoqué la possibilité qu'elle fasse "entre 100'000 et 200'000" morts, contre près de 2500 actuellement. Les Etats-Unis sont déjà le pays enregistrant le plus grand nombre de cas confirmés, environ 140'000. Aux Etats-Unis, la mise à l'arrêt de pans entiers de l'activité provoque déjà un chômage de masse. Donald Trump avait affirmé en début de semaine dernière que les Etats-Unis pourraient redémarrer leur économie avant Pâques, soit le 12 avril.

Il espérait annoncer dans quelques jours un assouplissement des recommandations gouvernementales de distanciations sociales. Mais il a dû faire machine arrière. Les Américains sont désormais encouragés à rester chez eux encore pendant un mois. Ecoles et lieux de rassemblements resteront fermés. Le New Jersey, la Floride, la Louisiane, le Michigan figurent parmi les Etats américains les plus menacés. A New York, un hôpital de campagne était en cours d'installation dimanche dans l'emblématique Central Park, pour faire face à l'afflux attendu de malades. Faute de vaccin ou de traitement éprouvé contre la maladie de Covid-19, qui a fait plus de 33'000 morts à travers la planète, dont les deux tiers en Europe, plus de trois milliards de personnes sont toujours confinées, de gré ou de force.

A New York, un hôpital de campagne dans Central Park

Un hôpital de campagne était en cours d'installation dimanche dans Central Park, à New York, pour faire face à l'afflux attendu de malades du coronavirus. Il pourra accueillir jusqu'à 68 malades. Des dizaines de personnes s'affairaient dimanche sous le crachin sur la pelouse de l'East Meadow, l'une des grandes aires de jeu du célèbre parc new-yorkais. Le lieu a été choisi, car il se trouve en face de l'un des hôpitaux du groupe Mount Sinai, dans le quartier d'East Harlem. La structure est mise en place par Samaritan's Purse, une organisation humanitaire évangélique basée en Caroline du Nord et qui a dépêché sur place une soixantaine de personnes. Elle a coordonné son intervention avec le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, l'agence américaine de gestion des situations d'urgence (FEMA) et le groupe Mount Sinai.

Contrairement à beaucoup de structures temporaires en cours d'installation dans la région de New York, ce site disposera des équipements et du personnel nécessaires à l'accueil de malades du coronavirus. Outre l'équipe logistique dédiée à l'installation du site, Samaritan's Purse va également acheminer sur place médecins et infirmiers pour traiter les patients. L'organisation a déjà installé l'une de ces structures temporaires dans le nord de l'Italie, à Crémone, également pour accueillir des malades du coronavirus, a indiqué le Dr Tenpenny. Le gouverneur Cuomo a annoncé dimanche que l'Etat de New York comptait désormais 59'513 cas et 965 décès, ce qui en fait de très loin l'Etat le plus touché du pays.

L'Argentine prolonge de deux semaines le confinement obligatoire

L'Argentine a annoncé lundi la prolongation de 14 jours de l'isolement obligatoire pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. L'épidémie a contaminé 820 personnes et fait 20 morts depuis le début mars. "La décision que nous avons prise est de prolonger la quarantaine jusqu'au jour de Pâques, sur recommandation des experts, afin de continuer à contrôler la transmission" de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19), a déclaré le président argentin Alberto Fernández. L'Argentine a observé déjà dix jours de confinement, mesure suivie par 90% de la population, selon lui. Le président a estimé que ses concitoyens devaient être satisfaits des résultats obtenus dans la lutte pour endiguer le Covid-19. "C'est une guerre contre une armée invisible qui nous attaque dans des lieux où parfois nous ne l'attendons pas", a-t-il lancé.

La Bolivie refoule ses propres ressortissants à cause du Covid-19

Plus d'une centaine de Boliviens bloqués à la frontière chilienne ont été empêchés dimanche de rentrer dans leur pays, qui a fermé ses frontières pour lutter contre le coronavirus. "Personne ne sort et personne ne rentre", a indiqué le ministre bolivien de la défense. "Les Boliviens qui sont en dehors du pays doivent savoir qu'ils doivent y rester. Il n'y aura pas de vols de rapatriement", a ajouté Luis Fernando López, à la chaîne de télévision PAT. "Malheureusement, on ne nous a donné aucune réponse, alors qu'il y a une disposition des autorités d'Oruro nous permettant d'être en quarantaine dans des hôtels [...] Les autorités boliviennes ne peuvent pas nous abandonner comme cela", a rétorqué l'une de ces ressortissants boliviens, interrogée par le journal Los Tiempos. Le gouvernement bolivien a pourtant facilité le rapatriement de 1045 ressortissants étrangers à bord de vols charters, en raison de l'épidémie. En Bolivie elle a fait un mort et contaminé 84 personnes. Le gouvernement a mis en place mercredi un état d'urgence sanitaire pour l'aider à mieux faire respecter les mesures de confinement décidées trois jours auparavant.

Moscou confinée, le reste de la Russie se prépare

(KEYSTONE/IMAGE SOURCE)

Moscou est entrée lundi dans sa première journée d'un confinement d'une durée indéterminée et le Premier ministre russe a appelé le reste du pays à se tenir prêt à suivre pour enrayer la progression du Covid-19. A l'heure de pointe matinale, de nombreuses rues du centre-ville étaient quasi désertées. Le trafic était cependant beaucoup moins chaotique et embouteillé qu'à l'ordinaire. Les Moscovites sont autorisés à sortir de chez eux pour se rendre au travail, pour les urgences médicales, pour se ravitailler au supermarché le plus proche ou aller dans une pharmacie, selon une décision dimanche soir du maire, Sergueï Sobianine. Ils ont également le droit de sortir les poubelles et de promener leur chien, dans un rayon de 100m autour de leur domicile. Des mesures analogues ont été décrétées dans la région entourant la capitale.

Le Premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine, a appelé les autres régions de Russie à se préparer à ce que de telles mesures soient imposées au reste du pays. La Russie a recensé officiellement 1534 cas d'infection et huit décès. A Moscou, le respect du confinement doit être contrôlé grâce à un "système intelligent de surveillance", selon les autorités, à savoir un réseau de caméras de reconnaissance faciale déjà utilisé pour vérifier les diverses mesures de confinement imposées peu à peu depuis début mars.

Le bilan officiel monte à 2757 morts en Iran

Les autorités iraniennes ont annoncé lundi 117 nouveaux décès dus au coronavirus, ce qui porte à 2757 morts le bilan officiel de la pandémie en Iran, un des pays parmi les plus touchés par la maladie du Covid-19. Les autorités sanitaires ont recensé 3186 nouveaux cas de contamination au cours des dernières 24 heures, a déclaré Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé lors de son point de presse télévisé quotidien. Au total, 41'495 cas ont été déclarés officiellement en Iran.

ATS/MH

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Economie

Le nouvel hôtel situé au-dessus de Blatten a été primé

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L’hôtel Momentum a été désigné hôtel de l'année 2026, dans la catégorie "nouveau départ" (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le prestigieux classement des "101 meilleurs hôtels de Suisse" a été dévoilé dimanche. Parmi les lauréats de cette troisième édition, figure le nouvel établissement construit au-dessus du village de Blatten, à la suite de l'éboulement du 28 mai 2025.

L’hôtel Momentum a été désigné hôtel de l'année 2026 dans la catégorie "nouveau départ", précisent les organisateurs de la soirée, dans un communiqué de presse.

L’établissement trois étoiles se situe à proximité de la station supérieure du téléphérique de Lauchernalp, à 1970 mètres d’altitude. Il comprend 19 chambres pour un total de 64 lits. Inauguré le 19 décembre, il avait accueilli ses premiers clients le jour de Noël.

Hôtels romands primés

La catastrophe de Blatten avait réduit, en quelques secondes, la capacité hôtelière du Lötschental de 80%. Les propriétaires de deux des trois établissements impactés avaient alors choisi de rebondir et de construire un nouvel établissement, en à peine sept mois.

"The Dodler Grand" à Zurich a une nouvelle fois été distingué comme "Luxury business Hôtel de l'année". Dans la catégorie, hôtel loisirs de luxe (Luxury Leisure), le titre a été décerné au «Beau-Rivage Palace" à Lausanne. Le "Farimont Le Montreux Palace" a remporté le classement "101 Luxury Business Hotel."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La Caisse genevoise de l'alimentation voit plus grand

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La Ferme de Budé est l'une des 22 structures qui acceptent les Radis, la monnaie numérique mise en place par la Caisse genevoise de l'alimentation (calim) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Créée il y a six mois, la Caisse genevoise de l'alimentation (Calim) compte 344 membres et quasiment autant de personnes en liste d'attente. Un engouement qui pousse la Calim à se développer, mais il faudra trouver des financements pour pérenniser cette initiative solidaire inédite en Suisse.

Le système de la Calim repose sur une gouvernance participative avec un comité citoyen. Les membres déterminent leur cotisation mensuelle en fonction de leurs moyens. Aucun justificatif n'est demandé. La cotisation minimale est de 20 francs. Il n'y a pas de seuil maximal.

Les membres reçoivent mensuellement l'équivalent de 150 francs en Radis, le crédit numérique développé par la Calim. Ils peuvent ensuite dépenser leurs Radis dans les structures sélectionnées par la Calim. Il s'agit d'épiceries, de fermes, de magasins, de stands de marché et d'abonnements contractuels.

Derrière la Calim, il y a une volonté d'aller vers un système alimentaire démocratique, durable et résilient favorisant l'agriculture locale et les circuits courts. "On rêve d'une démocratie alimentaire qui ne laisse personne au bord du chemin", a relevé mardi devant la presse, une participante, membre du Comité citoyen.

Objectif atteint

"On voulait sortir du cercle des convaincus", a souligné Léa Winter, l'une des coordinatrices de la Calim. Et la recette semble avoir bien fonctionné. L'objectif 2025 de 200 membres a été atteint dès le lancement. Les versements en Radis sont couverts à 68% par les cotisations des membres. L'objectif des 50% est ainsi largement dépassé.

Dans le détail, 24% des membres cotisent davantage qu'ils reçoivent et 20% cotisent le montant exact, soit 150 francs. Quinze pour cent versent le minimum (20 francs). La cotisation mensuelle moyenne atteint 102 francs. Depuis le lancement de la Calim, 250'000 Radis ont été versés. Le reste du financement est assuré par des fonds publics (150'000 francs de la part de Meyrin et de la Ville de Genève) et privés (150'000 francs).

A noter que le canton a versé une subvention de 5000 francs. La Calim souhaiterait un soutien plus important de sa part. Mais il faut attendre la nouvelle loi sur l'alimentation durable et solidaire, un texte en cours d'élaboration qui concrétise le droit à l'alimentation voté en 2023. Entre-temps, la Calim mise sur des soutiens financiers de la part d'autres communes. Des discussions sont en cours.

Ailleurs en Suisse

Actuellement, 22 structures acceptent les paiements en Radis. Une vingtaine de structures sont en cours de conventionnement. Au total, 156'000 Radis ont été reconvertis en francs auprès de la Calim par les structures. L'épicerie coopérative Le Nid effectue ainsi 10% de son chiffre d'affaires par le biais de la Calim.

La phase d'expérimentation se terminera à la fin de l'année. Afin de s'inscrire dans la durée, la Calim va se constituer en association à partir du 2 mai. Elle pourra ainsi envisager sereinement la deuxième phase (2027-2030). L'objectif est d'augmenter le nombre de membres en proposant un maillage de commerces sur l'ensemble du territoire cantonal.

La Calim fait aussi des émules ailleurs en Suisse. Un système similaire devrait être proposé à Lausanne d'ici le mois de juin. Zurich devrait suivre dans la foulée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

De grandes inquiétudes autour de Miro Muheim

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Miro Muheim sera-t-il rétabli pour la Coupe du monde ? (© KEYSTONE/EPA/FRIEDEMANN VOGEL)

Miro Muheim pourra-t-il disputer la Coupe du monde ? Le doute est permis après la blessure à la cheville droite dont a été victime l'international suisse du SV Hambourg.

Selon son club, Miro Muheim ne jouera plus cette saison en Bundesliga. Joueur de champ le plus utilisé toutes compétitions confondues dans les rangs du néo-promu, le défenseur de 28 ans s'est blessé samedi contre le Werder Brême.

Miro Muheim était pratiquement assuré de figurer dans la liste de Murat Yakin pour la Coupe du monde comme doublure de Ricardo Rodriguez. La question désormais est de savoir s'il aura le temps de soigner cette blessure avant le premier match de la Coupe du monde qui opposera la Suisse au Qatar le 13 juin à San Francisco.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Allemagne: les investisseurs minés par la guerre au Moyen-Orient

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Les craintes portent notamment sur les hausses répétées des prix de l'énergie qui empêcheraient l'industrie allemande d'"investir pour l'avenir" (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

Le moral des investisseurs allemands a poursuivi son recul en avril. Il a été miné par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, qui fait craindre "une pénurie d'énergie à long terme", a indiqué mardi l'institut économique ZEW.

"Après la forte baisse enregistrée en mars, les anticipations ont continué à se détériorer en avril", note l'organisme, dont l'indicateur principal, très observé par le milieu des affaires, s'est enfoncé en territoire négatif, à -17,2 points, après avoir dégringolé de près de 60 points en mars, à -0,5 point. Les analystes de la plateforme Factset avaient tablé sur une baisse moins marquée à -11,3 points.

"Les conséquences économiques de la guerre en Iran pour l'économie allemande vont bien au-delà de la simple hausse des prix", note dans un communiqué le président du ZEW Achim Wambach. Anne-Marie Grossmann, directrice du sidérurgiste Georgsmarienhütte, a ainsi indiqué plus tôt en avril devant le club de la presse économique à Francfort que les hostilités avaient "un effet massif" sur les coûts et averti que les hausses répétées des prix de l'énergie empêchaient l'industrie d'"investir pour l'avenir".

Les craintes d'une pénurie d'énergie prolongée freinent l'investissement et en outre "amoindrissent l'impact des mesures de relance gouvernementales", selon M.Wambach. L'économie est pénalisée par la fermeture du détroit d'Ormuz qui fait que "le pétrole et le gaz restent rares et chers", observe Christoph Swonke, analyste économique de la banque DZ.

L'Iran a repris depuis samedi le contrôle de ce passage maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures, ce qui met en danger l'économie allemande, que le gouvernement du chancelier conservateur Friedrich Merz tente de relancer par des investissements massifs dans les infrastructures. Selon plusieurs médias allemands, le gouvernement devrait réduire mercredi de moitié sa prévision de croissance du Produit intérieur brut pour 2026 en raison de la guerre au Moyen-Orient, à 0,5% contre 1% selon sa dernière projection à l'automne.

Début avril, plusieurs instituts économiques du pays ont déjà abaissé leurs prévisions, à 0,6% en 2026 et 0,9% en 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Suisse

Addictions VD: quelles pistes pour renforcer la prise en charge

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Le Grand Conseil vaudois souhaiterait savoir comment renforcer la prise en charge des personnes en situation d'addiction (image d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Plusieurs députés du Grand Conseil vaudois s'inquiètent de problèmes liés à la prise en charge des personnes en situation d'addiction. Une interpellation, signée par des élus de tous bords politiques, a été renvoyée mardi au Conseil d'Etat afin qu'il identifie des pistes pour améliorer le dispositif actuel.

Le texte, développé en plénum par Elodie Lopez (Ensemble à gauche - POP), se base sur "plusieurs retours de terrain", lesquels alertent sur diverses "problématiques" dans la prise en charge en addictologie. Des temps d'attente "considérables" pour avoir un rendez-vous et un suivi "trop peu régulier" sont notamment évoqués.

"Si ces éléments devaient se confirmer, ils poseraient de sérieux problèmes en matière de politique de lutte contre les stupéfiants axée sur les quatre piliers", a affirmé la députée.

La situation est d'autant plus problématique qu'elle touche "un moment déterminant", à savoir celui où la personne souhaite sortir de sa dépendance et qu'il y a "une fenêtre d'opportunité" à ne pas rater, relève encore l'interpellation.

Le texte demande au Conseil d'Etat de se renseigner sur les délais en cours pour qu'une personne dépendante puisse être prise en charge. Le gouvernement est aussi prié d'évaluer "des marges d'amélioration", notamment pour le suivi des personnes en traitement et la fréquence des consultations.

Globalement, les 27 cosignataires demandent "quelles adaptations ou renforcements du dispositif actuel" sont envisageables pour garantir "une prise en charge plus rapide et un suivi plus soutenu".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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