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Radio Lac Matin

Reportage sur Radio Lac par Léman Bleu

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On parle de nous dans la presse

Léman Bleu
Mardi 30 août

La résurrection de Radio Lac

Reportage au coeur de la matinale de Radio Lac.

Découvrez l’intégralité du reportage vidéo réalisé par Léman Bleu sur www.lemanbleu.ch.

 

Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi, de 6h à 9h dans Radio Lac Matin pour vous donner le tempo de l’info.

 

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Actualité

Suisse-UE : risque de “pourrissement de la voie bilatérale”

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Le traité pour un accord-cadre entre la Suisse et l’Union Européenne arrive au terme de la période de consultation. Les positions sont critiques et le scénario d’un refus de l’accord est tout sauf à exclure. Avec quelles conséquences pour la Suisse ? Cenni Najy, 33 ans, spécialiste de la question des relations Suisse-UE à l’Université de Genève et vice-président de Foraus, le Forum de politique étrangère suisse, craint, dans ce cas,  une marginalisation de la Suisse face à l’UE. “La voie bilatérale risque de s’essouffler, voire de se terminer, estime le chercheur. L’UE a été très claire: sans accord institutionnel, pas de nouveaux accords bilatéraux et pas de renouvellement des accords existants. On assistera alors à un pourrissement général de la voie bilatérale qui évidemment aura des conséquences. »

Il estime aussi que formellement, les arguments de l’UDC sur la perte de souveraineté de la Suisse peuvent être entendus. “Car si vous reprenez du droit de l’UE sans avoir participé à son élaboration, c’est formellement une perte de souveraineté. Mais la Suisse reprend déjà le droit européen alors que nous n’avons pas d’accord cadre. En 2010, 30% de la législation suisse provenait déjà directement ou indirectement de l’Union Européenne.”

En ce qui concerne la remise en cause des mesures d’accompagnement permettant notamment d’éviter la sous-enchère salariale, Cenni Najy reconnaît que c’est une question très sensible puisqu’elle touche aux salaires. Mais il suggère de réformer ces mesures de façon à satisfaire les deux parties (notamment en se basant sur le système d’inspection paritaire très efficace en vigueur à Genève. ndlr)

Il relève aussi l’impact du débat extrêmement virulent sur le Brexit qui, même s’il n’a aucun lien direct avec la question Suisse-UE, influence ce dossier. Les trajectoires de la Suisse et du Royaume Uni sont très différentes. La seconde veut sortir de l’Union européenne alors que l’accord-cadre rapprocherait la Suisse de l’UE. “Mais il est aujourd’hui plus difficile pour les négociateurs suisses d’obtenir des exceptions parce que l’UE devrait offrir ces mêmes conditions de faveur au Royaume-Uni”.

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La Chronique éco

La Poste : privatisée ou pas…

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Le groupe de réflexion Avenir Suisse sortait jeudi dernier un rapport approfondi sur le service postal en Suisse. Qui concluait sur l’urgence de privatiser La Poste. Ça n’a pas provoqué la levée de bouclier à laquelle on pouvait s’attendre.

Non Philippe, en Suisse romande en tout cas. Disons que ça n’a pas suscité l’indignation qu’Avenir Suisse a parfois provoquée depuis sa création il y a bientôt vingt ans. Parce que ce think tank, comme il s’intitule, très libéral et très zurichois, a longtemps été la hantise de toute la gauche. Pas seulement, d’ailleurs.

Comme l’an dernier à propos d’agriculture ?

Oui, par exemple. Lorsque Avenir Suisse sortait en septembre un rapport démontrant que le surcoût du protectionnisme agricole en Suisse atteignait les 20 milliards de francs. Mais même à cette occasion, on s’est rendu compte que la fondation Avenir Suisse faisait bel et bien partie du paysage politique. Tout le monde s’y est habitué, en fait.

Avenir Suisse est financé par des entreprises, de grandes entreprises à l’échelle suisse. Et par des privés fortunés. Ses travaux sont assez prévisibles. Et pas inutile du tout dans le débat politique. Les prises de position sont très bien documentées. Donc souvent nuancées. C’est le cas avec la Poste. Et Avenir Suisse ou pas, les Suisses veulent une agriculture protégée et un service postal à l’ancienne.

C’est-à-dire universel, qui dessert tout le monde.

Oui, et la question de la libéralisation de certains services publics universels revient continuellement depuis plusieurs décennies. Libéralisation, fin des monopoles, privatisation, ça peut vite tourner au débat philosophique. Ou idéologique, ce qui revient au même. Sur les bienfaits de la concurrence en général, par exemple.

C’est plus aléatoire dans la réalité, vous voulez dire.

Oui, les livraisons de colis ont été libéralisées dans les années 2000, et l’on peut dire que c’est un succès. La Poste a aujourd’hui une demi-douzaine de concurrents. Des opérateurs internationaux genre DHL. Mais ça a eu lieu au moment où le commerce en ligne montait en puissance. Le trafic des colis a pris depuis lors des dimensions considérables. Ça aide.

Les lettres, en revanche, c’est un peu en voie de disparition.

Oui, encore que. On ne sait jamais, vous savez. Mais on ne voit pas très bien quelle entreprise aurait envie de se battre pour obtenir le droit de livrer des lettres dans des vallées reculées. Même en ville d’ailleurs. A moins de faire payer le prix réel de la livraison. C’est peut-être cela qui ferait disparaître complètement le courrier papier.

Le service public a donc probablement encore de beaux jours devant lui.

Oui, on peut le dire comme cela. Mais sans trop se gargariser quand même. Surtout lorsque l’on sait que les bureaux de poste de quartier sont fermés entre 12h et 14h. C’est souvent à ce moment-là que vous avez quelques minutes pour aller retirer un colis ou un recommandé dans l’urgence. Et quand vous vous trouvez devant la porte fermée, vous vous demandez forcément comment certains osent encore parler de service public.

François Schaller La Poste : privatisée ou pas...

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L'invité de Radio Lac Matin

François Paychère ; « je n’ai jamais vu ça! »

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François Paychère, président de la Cour des comptes: « je n’ai jamais vu ça! »

« Jamais de l’histoire de la Cour des comptes, je n’ai vu une situation de blocage pareille ». François Paychére, président de la Cour des comptes, est formel et se montre étonné, voire stupéfait, du refus de collaborer du Conseil d’État afin de faire toute la lumière sur les notes de frais de ses membres.

« Je ne comprends pas ce refus. Comme tout citoyen, j’ai envie de savoir quel usage est fait de l’argent des impôts. La Cour des comptes est un instrument de transparence. » Et en l’occurence ce n’est pas sur son initiative que l’organe intervient mais à la demande de la commission de contrôle de gestion du parlement.

« En général, on arrive à créer une bonne relation de confiance même si lorsqu’on nous voit arriver, il n’y a pas forcément que des sourires ». Le président relève encore qu’à trois reprises le peuple a voulu renforcer les compétences de la Cour qui a pris une certaine ampleur. « Il s’agit de savoir fondamentalement comment l’administration s »organise » .

Mais cette cour n’ en fait-elle pas trop?

st-ce que Monsieur Paychère et son équipe ne se prennent pas pour les « Messieurs propre » et les justiciers de Genève? Le président répond en se référant à une déclaration du Général de Gaulle prononcée en 1958: » je ne vais pas commencer une carrière de dictateur à 62 ans, avait-il dit. J’ai le même âge et cela fait longtemps que je suis magistrat. Je me suis toujours référé à la loi et uniquement à la loi ».

C’est le Grand Conseil qui aura le dernier mot et décidera s’il veut exiger ou non l’ouverture des comptes par le Conseil d’État.

Cette obstination dans le refus peut-elle cacher un cadavre dans le placard? François Paychère se contient de e toute spéculation. Pour l’instant, il souhaite juste de pouvoir commencer à travailler.

https://www.radiolac.ch/podcasts/linvite-de-la-matinale-22032019-084840/

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La chronique immo

Ventes immobilières sur internet, comment ça marche ?

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La presse s’est fait l’écho cette semaine de la mise en vente sur internet de 90 appartements dans le quartier de l’Etang à Vernier, situé en zone de développement. Une vente immobilière par internet est-elle contraignante pour l’acquéreur ? Quelles sont les règles applicables à la zone de développement ?

« Devenez propriétaire en 48h », c’est la promesse de la régie qui a mis en vente ces 90 appartements. C’est évidemment une formule marketing, la réalité juridique étant un peu différente. Le code civil suisse prévoit en effet qu’une vente immobilière doit impérativement être conclue en la forme authentique, soit devant notaire, pour être valable. Sans cela, impossible d’opérer un transfert de propriété qui doit nécessairement être inscrit au registre foncier. En l’espèce, il s’agit en réalité de se réserver le droit d’acquérir un appartement, ce qui est assimilé à une promesse de vente et donc soumis à la forme authentique.

Quelle est donc la validité d’un tel engagement ?

La forme légale n’étant pas respectée, tant l’acquéreur que le vendeur peuvent librement se départir de leur engagement. Il y a toutefois une réserve à cela, c’est la notion de responsabilité précontractuelle, qui vous oblige à vous comporter de bonne foi dans le cadre des négociations qui précèdent la conclusion d’un contrat. Concrètement, si on peut démontrer qu’une des parties n’avait en réalité aucune intention de conclure un contrat, elle pourrait être tenue de dédommager l’autre pour les frais engagés dans le contexte des négociations. Il ne faut donc pas prendre à la légère le fait de s’inscrire sur internet pour l’acquisition d’un appartement.
Je précise qu’il n’y a rien d’illégal ni de malhonnête à commercialiser des appartements par internet, il faut juste garder à l’esprit que les parties ne s’engageront juridiquement et de manière contraignante que par la signature d’un acte authentique devant notaire.

Quelles sont les particularités d’un achat en zone de développement ?

La zone de développement est un périmètre dans lequel l’Etat contrôle les prix de vente et de location des appartements pour qu’ils soient abordables pour le plus grand nombre. Concrètement, cela signifie que le promoteur doit soumettre l’intégralité du plan financier de l’opération à l’Etat pour qu’il vérifie les rendements réalisés par la location future des logements ainsi que la marge réalisée sur la vente des lots PPE. L’avantage évident pour l’acquéreur est de pouvoir acheter un bien immobilier à un prix en moyenne 20% à 30% inférieur au prix du marché, suivant sa localisation.

Y-a-t-il une contrainte particulière pour l’acquéreur ?

Oui. L’acquéreur devra impérativement être domicilié dans son logement pendant 10 ans et ne pourra le louer pendant cette période que pour de justes motifs impératifs (divorce, déménagement à l’étranger, changements de situation familiale etc.). Même à supposer qu’il puisse vendre ou louer avant les 10 ans pour un juste motif, l’Etat contrôlera là encore le prix de location et de vente pour éviter une spéculation sur ce genre de biens.
L’objectif de la loi est que les acquéreurs achètent un logement pour y habiter et non pour réaliser un investissement et c’est le corollaire du prix très avantageux qui leur est proposé à l’achat.
Compte tenu des taux hypothécaires actuels, ces appartements en zone de développement sont généralement une très bonne opportunité de devenir propriétaire.

https://www.radiolac.ch/podcasts/limmobilier-cedric-lenoir-22032019-084242/

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Actualité

André Schneider donne son accord pour des taxes climatiques. « Mais pas tout seul. »

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Le directeur de l’Aéroport de Genève n’est ni contre les taxes climatiques sur les billets d’avion ni contre la préférence du train pour des trajets Genève-Zurich ou Genève- Paris, mais il estime que toute mesure doit être prise au niveau international sur ce marché global. Une taxe à l’aéroport de Genève inciterait sinon les passagers à partir de Lyon plutôt que de Genève. André Schneider en veut pour preuve l’exemple du Danemark qui en introduisant une taxe a orienté une partie des clients danois à prendre l’avion au départ de la Suède. À relever toutefois que plusieurs pays européens, dont l’Italie, la France, la Grande Bretagne ou l’Allemagne perçoivent déjà des taxes sur le co2.

Le patron de l’aéroport souligne que l’aviation en Suisse n’émet qu’entre 5 et 10% du total de Co2. « Il faut donc des actions concertées. Seul nous n’arriverons à rien. Chacun doit apporter sa petite pierre à l’édifice », estime-t-il en insistant sur l’accord international entrant en vigueur en 2021 et qui limite les émissions de Co2 au niveau actuel. Autre piste expérimentée à Genève, les biocarburants qui permettent d’abaisser les émissions de de gaz carbonique de 60 à 80%. Perspectives intéressantes même si pour l’instant, ce carburant ne représente qu’environ 1% de la consommation globale des avions en rotation à Genève.

Ne faudrait-il pas carrément abolir les vols de courte distance comme Paris- Genève ou Genève-Zurich sachant que pour Paris par exemple, un voyageur émet 20 fois plus de CO2 que s’il prend le train pour un gain de temps nul ? André Schneider donne volontiers la préférence aux trains pour ces trajets courts tout en soulignant que pour l’essentiel, les villes proches constituent surtout des escales pour des vols plus lointains. Quant à la croissance de l’aéroport international de Genève où le nombre de voyageurs pourrait passer de 17 millions en 2018 à 25 millions en 2030, le patron de l’aéroport prévient qu’il ne s’agit là que d’une projection. « L’année dernière, on a constaté que le nombre de passagers à augmenté de 2% mais qu’en même temps le nombre de mouvements d’avions a baissé de 2%. » Cela montre qu’une augmentation des passagers transportés ne signifie pas forcément augmentation du trafic aérien lié à ce même aéroport.

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