L'effondrement soudain d'une falaise mercredi soir dans la mer à Biarritz, en France, a coûté la vie à une femme, selon les autorités qui ont suspendu les recherches pour la nuit. Un autre plongeur est porté disparu.
L'éboulement d'"environ 2000 m2" de roche s'est produit vers 20h20 aux abords du phare, en plein coeur de la cité balnéaire, a fait savoir la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, sans avancer d'hypothèse sur sa cause. A ce moment-là, de nombreux baigneurs se trouvaient sur la plage du Miramar, située à proximité, les températures ayant dépassé 40 degrés Celsius à Biarritz.
"Selon les premiers éléments, trois plongeurs originaires de la région se trouvaient dans une zone située au pied de la falaise au moment de l'éboulement", a écrit la préfecture dans un communiqué.
Un premier corps, celui d'une femme, a été récupéré, ont précisé les autorités, tandis qu'une autre personne restait portée disparue. Le troisième plongeur, "indemne physiquement mais fortement choqué", a été pris en charge par les secours.
"Enorme trou"
Sur une image diffusée par la préfecture, on voit la falaise largement entaillée, avec un monceau de gravats à son pied. "Cela fait un énorme trou dans la falaise", a témoigné auprès de l'AFP Marie Burkel, 32 ans, venue se baigner sur la plage du Miramar.
"On se posait souvent pour le coucher de soleil à l'endroit où la roche est tombée et on ne se serait jamais dit que la falaise pouvait s'effondrer", a-t-elle souligné, jointe par téléphone.
"Le bruit était vraiment impressionnant, assourdissant", a raconté pour sa part Vincent Pariset, réceptionniste âgé de 45 ans venu pratiquer le paddle avec sa fille.
"On a quand même eu peur parce qu'on a vu tomber tout un pan de la falaise sous le phare et ça a fait une grosse gerbe d'eau vraiment impressionnante", a ajouté cet habitué des lieux, qui assure qu'aucun "signe avant-coureur" n'avait laissé craindre un effondrement.
Sur le site en ligne de la mairie de Biarritz, la plage Bernain, située à proximité de l'effondrement, était interdite aux baigneurs pour cause de risque d'éboulement.
D'autres éboulements
Selon une association locale de protection de cette falaise, qui va de Miramar jusqu'à la plage de la Chambre d'Amour à Anglet, d'autres éboulements s'étaient déjà produits en juin 2018 ou précédemment en avril 2008.
"Le pan de falaise qui est tombé, c'est vraiment sous le phare [...] On ne peut y aller qu'à la nage ou avec une planche", précise Vincent Pariset. Les trois plongeurs, qu'il avait vus se préparer, étaient "bien équipés".
Le dispositif de recherche "reprendra demain [jeudi, ndlr] après une expertise de la stabilité de la falaise pour éviter de nouveaux effondrements", a indiqué la préfecture. Le secteur a été interdit d'accès "jusqu'à nouvel ordre".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp