Servette s'attaque à un adversaire peu connu du grand public, mais terriblement efficace, Vitkoria Plzeň, en match des 8e de finale de la Conference League jeudi soir (21h) au Stade de la Praille. Un match qui devrait attirer à peine plus de 15'000 spectateurs.
Après avoir subi la loi de Slavia Prague (0-2, 0-4) lors de la phase de groupe de l'Europa League, Servette s'attaque à Viktoria Plzeň. Peu connus, les troisièmes du dernier championnat tchèque se présentent comme des adversaires redoutables. Ils ont gagné chacun des six matches qu'ils ont joué lors de la phase de groupe de la Conference League (et ce sont les seuls!), terminant avec neuf points d'avance sur Dinamo Zagreb. Très disciplinés et bien organisés, ils n'ont encaissé qu'un seul but.
Cognat malade
Les Servettiens devront donc redoubler de rigueur, éviter d'encaisser le moindre but en espérant trouver une fois au moins le chemin des filets. La qualification est à ce prix. L'entraîneur grenat René Weiler est conscient de l'ampleur de la tâche qui attend ses joueurs.
Les leçons des matches contre Slavia
Une tâche d'autant plus difficile qu'ils devront sans doute se passer de leur plaque tournante. Mercredi, ils se sont entraînés sans Cognat, malade. Le numéro huit est incertain, mais vu son état actuel de forme, il ne devrait en tous pas être aligné d'entrée de jeu. Mais le onze grenat a fait passablement de progrès ces derniers mois, ce qui laisse la porte ouverte à un exploit. Le technicien zurichois a eu l'occasion de tirer bon nombre d'enseignement de la double confrontation nettement (0-6 au score total) face à Slavia Prague l'automne dernier.
A signaler que SFC ne s'était plus qualifié pour les huitièmes de finale d'une compétition européenne depuis plus de vingt ans c'était lors de la saison 01-02 (les participations précédentes remontent aux années quatre-vingt ans, mais il y a beaucoup moins de tours à passer); la formation entraînée alors par Lucien Favre avait éliminé par Valence (0-3, 2-2). Etre présent à ce stade de la compétition constitue donc déjà un succès pour le club grenat.
Malgré la difficulté de la tâche, le numéro vingt-et-un grenat croit fermement aux chances de son équipe: malgré sa solidité, Viktoria ne lui inspire pas de crainte.