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Santé

Roche investit 700 millions dans une usine en Caroline du Nord

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La multinationale rhénane dispose déjà de treize usines et de quinze centres de recherche et développement au pays de l'oncle Sam, y employant 25'000 personnes. (© KEYSTONE/AP/Alexandra Wey)

Le mastodonte pharmaceutique et du diagnostic Roche s'engage lundi à injecter au moins 700 millions de dollars (582 millions de francs) dans l'érection d'une nouvelle usine aux Etats-Unis, en pleine guerre commerciale.

Le site de Holly Spring doit créer à terme quelque 400 postes de travail dans la production de traitements du métabolisme, indique la filiale locale Genentech dans un communiqué.

La multinationale rhénane dispose déjà de treize usines et de quinze centres de recherche et développement au pays de l'oncle Sam, y employant 25'000 personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Les microplastiques au coeur des débats du procès Nestlé en France

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Nestlé Waters Supply Est, filiale du géant suisse chargée de ses eaux minérales, est poursuivie pour avoir "exploité" ou "géré" des décharges sauvages contenant plus de 473'000 mètres cubes de bouteilles en plastique et autres polluants. (archive) (© KEYSTONE/AP/ROGELIO V. SOLIS)

"On n'a rien à cacher", a insisté mercredi matin un représentant de Nestlé, au troisième jour du procès à Nancy de la multinationale pour des décharges sauvages près de ses sites d'embouteillage d'eau dans les Vosges.

La question de la pollution par microplastiques dans l'eau et le sol autour des décharges incriminées, près de Vittel, a été au coeur des débats devant le tribunal correctionnel, même si les analyses commandées par le parquet lors de l'enquête, qui montraient des "taux incommensurables" de ces polluants, ont été supprimées de la procédure et ne peuvent plus être débattues.

Nizar Benismail, responsable du laboratoire central de Nestlé, le NQAC (pour Nestlé Quality Assurance Center), a témoigné toute la matinée, assurant que les résultats des analyses commandées par l'entreprise et réalisées par trois laboratoires sur les forages utilisés pour l'eau de ses marques Vittel, Contrex et Hépar, ne montraient aucune pollution aux microplastiques.

Le représentant a pourtant aussi insisté sur le fait que les microplastiques sont "ubiquitaires dans l'environnement", soulignant par exemple que "un demi-million de microplastiques (sont) libérés à chaque fois que l'on fait une lessive".

S'il n'existe pas, aujourd'hui, de seuil maximum en France, Nestlé s'est fixé, en interne, un seuil de huit microparticules de plastique par litre au maximum dans ses bouteilles commercialisées. Un seuil "globalement" pas atteint, même s'il peut y avoir, selon lui, des valeurs "légèrement supérieures" voire quelques pics "liés au bouchon craqué au moment d'ouvrir la bouteille", qui génère un peu de poussière.

Des analyses de 2019-2020 publiées mercredi par Mediapart révèlent des taux allant jusqu'à 106 microparticules de plastique par litre dans des bouteilles en verre. "Le bouchon est plus fragile" sur ce type de bouteilles, a expliqué le représentant de Nestlé devant le tribunal.

"Apporter la contradiction"

Cela ne relève pas des faits poursuivis devant le tribunal, a tranché Didier Gastaldi, le président.

Pour M. Benismail, il n'est pas possible que les résultats des trois analyses de l'eau des forages présentées par Nestlé à l'audience soient trafiqués, en raison du "processus d'accréditation" des laboratoires qui "empêchent de toucher aux résultats". "La procédure est entièrement enregistrée."

"Je suis incapable de vous dire si ce qu'il dit est vrai ou pas !", s'est exclaffée Me Florence Dole, avocate d'associations environnementales, insistant sur le fait qu'il n'y a "qu'un expert indépendant qui pourra(it) apporter de la contradiction" à ce qu'avance le représentant de Nestlé.

Mardi, le tribunal a refusé d'accéder aux demandes des parties civiles et du procureur d'ordonner de nouvelles analyses, indépendantes, afin notamment de quantifier les taux de microplastiques dans les eaux et sols.

Cette demande, qui fait suite à l'annulation lundi, par le tribunal, d'une grande partie des pièces relatives à la pollution aux microplastiques et notamment d'une analyse à charge contre l'industriel, a été jointe au fond. Les débats se poursuivent donc comme prévu initialement, jusqu'à vendredi.

Nestlé Waters Supply Est, filiale du géant suisse chargée de ses eaux minérales, est poursuivie pour avoir "exploité" ou "géré" des décharges sauvages contenant plus de 473.000 mètres cubes de bouteilles en plastique et autres polluants dans quatre communes vosgiennes proche des sites où elle embouteille ses marques Vittel, Contrex et Hépar.

Elle se voit également reprocher d'avoir "laissé s'écouler dans les eaux superficielles et souterraines" des "particules de microplastiques" à des concentrations "rendant toute vie aquatique impossible et ayant des effets nuisibles sur la santé, la flore et la faune".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Important rassemblement pour les 50 ans du coup d'Etat en Argentine

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Le rassemblement, un des plus massifs des dernières années à Buenos Aires, intervient dans un contexte crispé de lutte pour la mémoire. (© KEYSTONE/AP/Rodrigo Abd)

Contre l'oubli et pour la quête inlassable des disparus, des dizaines de milliers d'Argentins ont manifesté mardi pour commémorer le coup d'Etat, il y a 50 ans, qui a instauré la dictature de 1976-1983.

Le rassemblement de Buenos Aires, un des plus massifs des dernières années, a rempli en une foule compacte toute la Place de Mai, aux abords de la présidence, débordant sur de proches avenues, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Sous le slogan du "Plus jamais ça", des manifestations ont eu lieu dans d'autres villes en ce "Jour de la mémoire pour la vérité et la justice", à l'initiative d'organisations de défense des droits, de syndicats, mouvements sociaux et partis, de gauche principalement. Des rassemblements par moments aux accents de meeting anti-Milei.

"Qu'ils disent où ils sont!" (les disparus, NDLR), "On te cherche toujours", "La mémoire est l'avenir", lisaient les pancartes et banderoles, tandis que ballons de baudruche, tee-shirts, et une interminable bannière fendant la foule, arboraient des photos noir et blanc de disparus. Des visages jeunes, aux coiffures des années 1970.

Le coup d'Etat militaire du 24 mars 1976, qui renversa le fragile gouvernement (20 mois) d'Isabel Peron, ouvrit la voie à une politique systématique de détention secrète et d'élimination d'opposants, ou perçus comme tels.

"Pour la première fois, j'emmène ma fille de 8 ans. On vient marcher car la mémoire se transmet de génération en génération", a déclaré à l'AFP Veronica Coronel, enseignante de 40 ans. "La moitié de (mes) élèves comprend l'histoire argentine, les horreurs qui ont eu lieu, et l'autre non, et n'est pas non plus intéressée", regrette-t-elle.

Début mars, l'identification à Cordoba des restes de 12 disparus, sur le site d'un ancien "CCD" (centre clandestin de détention) comme le pays en compta des centaines, a illustré, 50 ans après, le travail dans l'ombre qui continue.

300 enfants volés à trouver

Identification, aussi, des "bébés volés" à des détenues disparues et donnés à des familles "amies" de la junte, tels le "petit-fils N°140" en juillet 2025.

"On recherche encore près de 300 hommes et femmes dont l'identité a été changée, qui transmettent à leurs enfants sans le savoir, le silence entourant la disparition de leurs père et mère", a lancé mardi Estela de Carlotto, 95 ans, emblématique "Grand-mère" de la place de Mai. Qui a perdu sa fille, mais "récupéra" son petit-fils volé.

A ce jour, plus de 1200 personnes ont été condamnées pour crimes et violations des droits humains sous la dictature, dans 361 procès distincts. Près de 300 procédures restent ouvertes.

Mais le 50e anniversaire intervient dans un contexte crispé de lutte politique pour la mémoire. Avec notamment la contestation par Javier Milei, président ultralibéral depuis 2023, du bilan communément admis des organisations de défense des droits humains: 30'000 morts et disparus.

M. Milei a invoqué un chiffre de 8753, se référant à la liste établie en 1984 au sortir de la dictature, liste dont la Commission des disparus (CONADEP), depuis dissoute, a toujours dit qu'elle était ouverte, vouée à évoluer.

Mais l'effet a été celui d'un tabou brisé, un narratif à reconquérir: celui de la "théorie des deux démons", du "c'était une guerre". Mettant de facto sur un pied d'égalité l'élimination systématique d'opposants par l'Etat, et les attentats de guérillas d'extrême gauche au début des années 1970.

Mémoire "complète"?

Une partie de l'exécutif assume ouvertement cette bataille culturelle pour une "mémoire complète", pour briser ce qu'il dénonce comme une hégémonie mémorielle de la gauche. Il a d'ailleurs diffusé mardi une vidéo fustigeant une nouvelle fois l'histoire "qui se transforme en instrument de manipulation".

Les 24 mars "sont un moment très spécial, on se sent accompagné, en communauté, a fortiori dans un contexte où surgissent des discours négationnistes", confiait dans la marche Jimena Leon, docteure de 35 ans.

"Il serait naïf de penser que le passé, la mémoire, ne fait pas l'objet de luttes politiques", résume pour l'AFP l'historien Federico Lorenz.

Selon un sondage du think tank CELS, une écrasante majorité d'Argentins (71%) a une image négative de la dictature (7% positive). Et 70% souhaitent que les procès continuent. Mais 22% avouent savoir "peu" et 6% "rien" sur le sujet.

"Peut-être la principale dette, la tâche en suspens, de la démocratie post-dictature, est qu'elle garantisse le bonheur des Argentins", avance Federico Lorenz.

"La promesse démocratique de 1984, le slogan du président alors Raul Alfonsin, était 'Avec la démocratie, on mange, on se soigne, on s'éduque'. Mais un gamin d'aujourd'hui serait tout à fait en droit de dire 'comme on en est loin!'"

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Le pinot noir actuel était déjà cultivé en France au Moyen-Age

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Cette découverte atteste que, depuis au moins 600 ans, le pinot noir, "cépage de rois" emblématique de Bourgogne, a été reproduit par des générations de viticulteurs grâce à des techniques de "propagation clonale", comme le bouturage (image d'illustration). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

C'est un pépin retrouvé dans les latrines d'un hôpital du XVe siècle qui raconte un pan d'histoire de la viticulture en France. Son ADN a révélé qu'il s'agit d'un pinot noir, reproduit à l'identique jusqu'à nos jours par des techniques de clonage comme le bouturage.

"Le XVe siècle, c'est la fin de la guerre de Cent Ans, c'est Jeanne d'Arc. D'une certaine manière, ça veut dire qu'elle aurait pu croquer le même raisin que nous", s'enthousiasme le paléogénéticien Ludovic Orlando, co-auteur d'une étude publiée mardi dans la revue Nature Communications.

Impossible de dire si le fruit, déniché au milieu d'autres déchets alimentaires dans une "poubelle" médiévale à Valenciennes (Nord), "était consommé comme du raisin de table ou si les gens de l'époque en faisaient du vin", raconte l'archéobotaniste Laurent Bouby, autre co-auteur de l'article.

Mais le séquençage de son génome a fourni de précieuses indications sur la plante qui l'a porté. A savoir un pied de vigne rigoureusement identique au pinot noir moderne.

Ce qui atteste que, depuis au moins 600 ans, ce "cépage de rois" emblématique de Bourgogne a été reproduit par des générations de viticulteurs grâce à des techniques de "propagation clonale", comme le bouturage.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'expo sur les liens coloniaux de la Suisse présentée à Prangins

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Après Zurich, l'exposition temporaire "Colonialisme. Une Suisse impliquée" est présentée au Château de Prangins (archives). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Après Zurich, l'exposition temporaire "Colonialisme. Une Suisse impliquée" est présentée au Château de Prangins (VD). Elle offre une vue d'ensemble de l'histoire des liens coloniaux de la Suisse. Elle est à découvrir du 29 mars au 11 octobre au Musée national suisse.

C'est la première fois que l'histoire coloniale de la Suisse figure au coeur d'une exposition. Après son passage zurichois de septembre à janvier dernier, elle est montrée sous une forme adaptée en Suisse romande. Basée sur de nouvelles recherches, elle évoque le rôle du pays dans le colonialisme et l'esclavage, puis s'interroge sur son héritage aujourd'hui, résume le Musée national.

Dès le 16e siècle, des citoyens et citoyennes et des entreprises helvétiques entretiennent des liens étroits avec le système colonial, est-il expliqué dans le dossier de presse. "Certaines firmes suisses ainsi que des individus prennent part à la traite transatlantique, exploitent des personnes réduites en esclavage et font fortune grâce au commerce de produits coloniaux".

Missionnaires et mercenaires

L'exposition fait également le récit de gens qui ont parcouru toute la planète comme missionnaires ou ont quitté la Suisse pour fonder des colonies de peuplement et exploiter des territoires considérés comme étant inhabités. D'autres, mus par la pauvreté ou la soif d'aventure, s'engagent comme mercenaires dans les armées européennes, lesquelles enchaînent les conquêtes territoriales et écrasent la résistance de peuples autochtones.

Le monde scientifique n'échappe pas à ce regard critique. Des experts suisses mettent leur savoir au service des puissances coloniales. Les Universités de Zurich et de Genève enseignent et diffusent des thèses racistes qui connaissent une résonance internationale et servent à légitimer le système colonial, note le musée.

Se basant sur les derniers résultats de la recherche avec, à l'appui, de nombreux objets, oeuvres d'art, photographies et documents d'archives, l'exposition évoque un pays sans colonies qui a profité de l'exploitation des peuples d'Afrique, d'Asie et des Amériques. En prise directe avec l'actualité, elle s'interroge par ailleurs sur la signification de l'héritage colonial en Suisse aujourd'hui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La Suisse toujours dans le top ten pour les dépôts de brevets

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Les secteurs de la technologie médicale et des sciences de la vie restent à la pointe de l'innovation en Suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse a déposé près de 10'000 brevets l'an dernier. Elle se classe septième au niveau mondial et troisième en Europe, derrière l'Allemagne et la France. Elle est le pays qui a déposé le plus de demandes par habitant.

Dans son bilan annuel publié mardi, l'Office européen des brevets (OEB) enregistre pour la première fois plus de 200'000 demandes de brevets du monde entier (+1,4%). La Suisse en compte 9914, soit 0,5% de moins qu'en 2023, une année record. Leur nombre se stabilise après quatre années consécutives de croissance, souligne l'OEB.

Compte tenu de sa population, la Confédération brille: elle totalise 1096 demandes de brevet par million d'habitants. Elle devance largement la Finlande (613), la Suède et le Danemark (tous deux 446).

En Suisse, c'est le secteur de la technologie médicale qui a déposé le plus de demandes de brevets (965), malgré un recul de 7,7%. Les "autres biens de consommation" ont bondi de 12,7% (931 demandes), alors que les techniques de mesure ont baissé de 8,6% (830).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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