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Santé

Moins de boucheries en Suisse, malgré des ventes constantes

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Les consommateurs achètent désormais nettement plus de viande le vendredi et le samedi qu'auparavant (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La pression sur les boucheries augmente en Suisse malgré une consommation de viande constante, alerte le directeur de l'Union Professionnelle Suisse de la Viande, Daniel Schnider. Elles se retrouvent reprises en tant que filiales de grands distributeurs ou fusionnent.

Les boucheries souffrent aussi du manque de solutions lors d'un départ à la retraite, ajoute M. Schnider dans un entretien diffusé lundi dans les journaux du groupe de presse alémanique CH Media. "Les bouchers mettent rarement la clé sous la porte, parce que leur activité n'est pas rentable", dit-il.

"Il y a 40 ans, 2400 entreprises étaient membres de l'Union Professionnelle Suisse de la Viande. Aujourd'hui, nous ne sommes plus que 900", constate son directeur. La disparition des boucheries s'est récemment ralentie, remarque-t-il cependant. Et si l'association perd des membres, le nombre d'employés reste stable à 24'000 grâce à des reprises et des fusions, ajoute-t-il.

Changements de consommation

Le responsable relève encore que les exigences des consommateurs ont augmenté. Ne faire que de la vente de viande ne suffit plus, selon lui. Il faut aussi des services de traiteur, cite-t-il comme exemple. "Mais on ne peut pas produire des cervelas à cinq heures du matin et les faire griller jusque tard le soir".

Autre changement, les quatre périodes de ventes importantes, soit Pâques, la saison des grillades, celle du gibier et Noël, sont désormais beaucoup plus marquées qu'auparavant, poursuit M. Schnider. De plus, les boucheries réalisent aujourd'hui jusqu'à 60% de leur chiffre d'affaires le vendredi et le samedi, alors que les ventes en semaine sont devenues plutôt calmes, poursuit-il.

La demande de viande a légèrement diminué l'année dernière en Suisse, indique encore M. Schnider. "Mais grâce à la croissance de la population, nous ne remarquons rien".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Appel à l'inscription des camps nazis sur la liste de l'Unesco

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Le camp de Dachau figure parmi ceux que les directeurs de leurs mémoriaux souhaitent qu'ils soient inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco (Archives). (© KEYSTONE/DPA/A4366/_SVEN HOPPE)

Les anciens camps de concentration nazis devraient être inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, ont plaidé jeudi des directeurs de ces lieux de mémoire, avertissant que "la démocratie ne peut plus être considérée comme acquise".

Les directeurs des mémoriaux situés dans d'anciens camps, notamment ceux de Dachau, Buchenwald et Bergen-Belsen, en Allemagne, se sont réunis lors d'une conférence à La Haye afin de faire pression sur les gouvernements pour qu'ils soutiennent leur inscription sur la liste de l'Unesco.

"Ces lieux de mémoire montrent clairement ce qu'il se passe lorsque la dignité de tous les êtres humains n'est pas protégée", ont-ils argumenté dans un communiqué commun.

Selon Micha Gelber, l'un des derniers survivants néerlandais de Bergen-Belsen, la préservation de la mémoire des camps est d'autant plus importante que l'antisémitisme est en hausse aux Pays-Bas.

Deux explosifs ont récemment été déposés devant une école juive à Amsterdam et une synagogue à Rotterdam, ne faisant aucune victime mais suscitant peur et colère notamment au sein de la communauté juive néerlandaise.

"J'ai toujours su que l'antisémitisme n'avait pas disparu après la guerre. Il a toujours persisté, avec des hauts et des bas", a déclaré à l'AFP M. Gelber, âgé de 90 ans.

"Je pense qu'il est important de soutenir tous les moyens, toutes les possibilités, pour ne pas oublier", a ajouté M. Gelber, qui a partagé ses expériences traumatisantes avec plus de 1000 écoles et institutions.

Comme Auschwitz

Martine Letterie, l'une des organisatrices de la campagne, a souligné que les camps de concentration étaient de plus en plus la cible d'actes de vandalisme, notamment de graffitis d'extrême droite tagués sur les sites.

Le camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, est déjà inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

L'inscription des autres sites sur cette liste "garantirait leur préservation, quel que soit le gouvernement en place", a ajouté Mme Letterie interrogée par l'AFP.

Elle a cité l'exemple de l'Allemagne, où certains membres du parti d'extrême droite AfD se sont opposés à la commémoration nationale de la libération des camps.

En 2018, le dirigeant de l'AfD d'alors, Alexander Gauland, a minoré l'importance du IIIème Reich, jugeant qu'Adolf Hitler et les nazis n'avaient été que du "pipi de chat" ("fiente d'oiseau" littéralement en allemand, ndlr) dans une histoire germanique millénaire.

"Les partis populistes gagnent du terrain partout en Europe, et ils ne sont pas vraiment favorables à la défense de la démocratie et de l'Etat de droit", a poursuivi Mme Letterie.

"C'est ce qui nous inquiète", a-t-elle conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump évoque Pearl Harbor devant la première ministre japonaise

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Dans le bureau ovale de la Maison Blanche en recevant jeudi la visite de la première ministre japonaise Sanae Takaichi, Donald Trump a évoqué devant elle Pearl Harbor, créant un malaise. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

La première ministre japonaise a préservé jeudi sa bonne entente avec Donald Trump, malgré la retenue de Tokyo face à l'offensive américaine contre l'Iran et en dépit d'une stupéfiante allusion du président américain à l'attaque de Pearl Harbor.

Le dirigeant républicain, qui ne tarit pas d'éloges pour Sanae Takaichi depuis leur rencontre au Japon à l'automne dernier, a salué sa bonne volonté face à ses demandes d'aide pour sécuriser le transport maritime dans le Golfe.

"Je pense que, d'après les déclarations qui nous ont été faites hier et avant-hier concernant le Japon, ce pays monte vraiment au créneau, oui", a déclaré le président américain au côté de la première ministre dans le Bureau ovale, ajoutant après une pause "pas comme l'Otan".

Il n'a pas précisé quelles étaient ces "déclarations" ni quels engagements la dirigeante japonaise avait pris, elle qui a plusieurs fois appelé à tenir compte des contraintes légales propres à son pays.

La Constitution japonaise, imposée en 1947 par les Etats-Unis après la capitulation japonaise, implique de renoncer à la guerre.

"Surprise"

Dans le moment le plus frappant de l'entrevue, Donald Trump a d'ailleurs fait allusion directement à ce contexte historique.

Lorsqu'un journaliste japonais lui a demandé pourquoi il n'avait pas prévenu ses alliés, dont le Japon, du déclenchement de la guerre en Iran, le président américain a répondu avoir voulu garder l'élément de surprise.

"Qui connaît mieux les surprises que le Japon?", a-t-il alors lâché. "Pourquoi ne m'as-tu pas parlé de Pearl Harbor?"

L'ombre d'une grimace a semblé passer sur le visage de la première ministre japonaise, qui s'est reculée dans son fauteuil.

Le Japon a mené une attaque surprise contre la marine américaine à Pearl Harbor, à Hawaï, en décembre 1941 provoquant l'entrée en guerre des Etats-Unis.

La scène rappelle une rencontre en juin entre Donald Trump et le chancelier allemand Friedrich Merz.

Le républicain, avec sa conception binaire de l'Histoire, dans laquelle il voit des "vainqueurs" ou des "perdants", avait lancé que le débarquement allié de juin 1944 n'avait pas été "une très bonne journée" pour les Allemands.

Accolade

Le dirigeant allemand avait répliqué que cette journée avait conduit à la fin du régime nazi. Jeudi, la première ministre japonaise n'a pas répliqué que ce furent les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki qui ont mis fin à la 2e Guerre mondiale.

La réunion jeudi a débuté par une chaleureuse accolade entre le dirigeant républicain et la conservatrice de 65 ans.

Donald Trump a eu jeudi de nombreux compliments pour Sanae Takaichi, une "personne très spéciale", une "femme formidable".

La rencontre s'annonçait délicate pour la première ministre, qui n'est pas allée jusqu'à promettre d'envoyer des forces militaires pour aider à rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé par l'Iran.

Le conflit porte un coup conséquent à la sécurité énergétique et à l'économie japonaises. Quatrième économie mondiale, le Japon est le cinquième importateur de pétrole. Quelque 95% de ses approvisionnements proviennent du Moyen-Orient et 70% transitent par le détroit.

Sanae Takaichi a dit au côté de Donald Trump que le Japon "condamnait" les attaques de l'Iran contre les pays de la région, et a présenté le président américain comme seul capable d'apporter la "paix" dans le monde.

Chine

Le républicain avait appelé dimanche ses alliés, dont le Japon, et la grande rivale des Etats-Unis, la Chine, à fournir leur assistance pour rouvrir le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole.

Les refus successifs opposés par la quasi-totalité des pays alliés ont provoqué la fureur de Donald Trump.

Jeudi, le Japon s'est associé à la France, au Royaume-Uni, à l'Allemagne, à l'Italie et aux Pays-Bas pour se dire "prêt à contribuer" à sécuriser le détroit, dans un communiqué commun.

Sanae Takaichi a par ailleurs souligné dans le Bureau ovale que "l'environnement sécuritaire devenait de plus en plus difficile dans la zone indo-pacifique".

Alors que la relation entre le Japon et la Chine s'est tendue récemment, Tokyo s'inquiète d'un possible désintérêt de l'administration Trump face aux ambitions chinoises dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Genève

[ITW] Mois contre le cancer colorectal: “jeune, on est peu pris au sérieux ”

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Mars Bleu (pexels)

Mars bleu, le mois de sensibilisation au cancer colorectal, se poursuit. Une étude menée aux Hôpitaux universitaires de Genève montre que ce cancer est en augmentation chez les moins de 50 ans. Maud, 35 ans, a appris il y a un peu plus d’un an qu’elle était atteinte d’un cancer du rectum. Elle a choisi de témoigner pour souligner l’importance du dépistage, dès 50 ans et même plus tôt en cas de symptômes.

Témoignage Maud

Le cancer colorectal touche, chaque année, 4'500 personnes en Suisse, ce qui représente 450 personnes à Genève. Les premiers résultats de l'étude menée aux Hôpitaux Universitaires de Genève montre que, si la hausse est faible chez les moins de 50 ans, elle est toutefois constante. 7 personnes sur 100'000 par an sont concernées, soit 6% du total des cancers colorectaux. Comment expliquer cette augmentation? Plusieurs hypothèses sont avancées, détaille le Docteur Jeremy Meyer, médecin adjoint agrégé au service de chirurgie viscérale des HUG et spécialisé dans le cancer colorectal:

Dr Jeremy Meyer médecin adjoint agrégé, coordinateur médical du Centre du cancer colorectal:

Retard de diagnostic

Selon le Docteur Jeremy Meyer, des symptômes tels que des douleurs abdominales, la présence de sang dans les selles, et des changements dans les habitudes intestinales ne doivent pas être ignorés au risque de retarder le diagnostic, laissant le cancer se développer jusqu'à parfois atteindre un stade métastatique chez un quart des patients jeunes.

"S'il y a des douleurs au ventre, du sang dans les selles, un changement des habitudes de transit intestinal. Dans ce cas-là, il faut consulter et envisager de faire une coloscopie".

Dr Jeremy Meyer Médecin-adjoint au service de chirurgie viscérale des HUG et spécialisé dans le cancer colorectal

Et pour certains patients, ces symptômes ne sont pas qu’un simple avertissement. Maud, 35 ans en a fait l’expérience. Elle a appris il y a un peu plus d’un an qu’elle était atteinte d’un cancer du rectum, qui fait partie de la famille des cancers colorectaux.

Témoignage Maud

"Au vu de notre jeune âge, on est peu pris au sérieux."

Handicap invisible

Aujourd'hui Maud est en rémission. En revanche, le traitement n’a pas permis de réduire suffisamment la tumeur, elle vit donc désormais avec une stomie à vie, c'est-à-dire une poche pour évacuer les selles. Un handicap invisible. Actuellement le dépistage s’adresse aux personnes qui ont entre 50 et 74 ans. Mais pour Maud, il faudrait abaisser cet âge.

 

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Economie

Les importations de foie gras pourraient être restreintes

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La production de foie gras est interdite depuis plus de 40 ans en Suisse en raison de la grande souffrance infligée aux oies et aux canards lors du gavage (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

L'importation de foie gras ne devrait pas être interdite. Par 105 voix contre 58, le National a rejeté mercredi l'initiative populaire en ce sens. Il privilégie d'autres mesures si les importations ne diminuent pas après l'introduction de la déclaration obligatoire.

La production de foie gras est interdite depuis plus de 40 ans en Suisse en raison de la grande souffrance infligée aux oies et aux canards lors du gavage. L'initiative foie gras veut aller plus loin et interdire l'importation de foie gras et de produits à base de foie gras comme le magret ou le confit; aussi pour les particuliers.

Ce texte est largement soutenu, surtout en Suisse alémanique. Le Conseil national reconnaît le bien-fondé du texte, surtout pour le bien-être animal. Mais il préfère passer par un contre-projet indirect. Plusieurs orateurs ont souligné que l'initiative touchait à la liberté fondamentale de choisir ce que l'on mange.

Le Conseil fédéral a introduit en juillet dernier une déclaration obligatoire. Mais pour le National, cette mesure est trop vague. Elle risque de ne pas conduire à une réduction notable de la consommation de foie gras et de ne pas améliorer le bien-être animal.

Le contre-projet va plus loin et prévoit l'introduction de restrictions d'importation dans le cas où la déclaration obligatoire ne produit pas l'effet escompté dans un délai de cinq ans. Il s'agit de réduire la consommation. Il répond également à l'argument du Conseil fédéral qui rappelle l'incompatibilité d'une interdiction d'importation avec les accords internationaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Santé

Lonza va délocaliser une quarantaine d'emplois en Inde

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Lonza a confirmé, mercredi, sa volonté de délocaliser une partie de ses 4500 employés du site de Viège à Hyderabad, en Inde (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Leader mondial de la sous-traitance pharmaceutique, biotechnologique et chimique, Lonza va délocaliser une quarantaine d'emplois, dont certains de Viège (VS) à Hyderabad (Inde) pour fin 2026. L'information a été transmise aux collaborateurs concernés et aux syndicats.

"Lonza étend son modèle de services centralisés, qui couvre actuellement la finance, les ressources humaines, l’informatique et les achats, afin de prendre en charge des fonctions supplémentaires telles que (le contrôle) qualité, la chaîne d’approvisionnement et le marketing", précise le service de presse de Lonza, sollicité mercredi par Keystone-ATS.

"Certaines activités et fonctions seront progressivement transférées vers nos centres à bas coûts, y compris quelques postes fonctionnels actuellement basés à Viège", précise la multinationale.

Le nombre d'une quarantaine de délocalisations a été confirmé à Keystone-ATS, tant par le syndicat Unia que par l'Etat du Valais, sans que le nombre de salariés du site de Viège touchés n'ait été communiqué par l'entreprise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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