Un nouveau réseau regroupant l'Hôpital du Jura, le Centre hospitalier Bienne, le Réseau hospitalier neuchâtelois, les Etablissements hospitaliers du Nord vaudois et l'Ensemble hospitalier de la Côte a vu le jour. Sous le nom de "Réseau bleu", il s'est donné pour but de "soigner mieux, sans alourdir la facture".
Cette alliance, présentée comme le premier réseau de soins intercantonal au service d'un million d'habitants, offre une réponse concrète à des défis pressants comme l'explosion des coûts et la pénurie de personnel, indique-t-elle mardi dans un communiqué.
Les patients du nouveau réseau auront accès à plus de pôles de compétences au sein de différents hôpitaux et à davantage de spécialistes. Ils pourront par ailleurs obtenir un rendez-vous rapidement et bénéficier d'une téléconsultation dans l'heure.
De leur côté, les cinq hôpitaux qui se sont lancés dans cette alliance volontaire espèrent consolider leurs masses critiques, renforcer leur attractivité médicale ou encore stimuler la coopération et la formation intersites.
Le réseau permettra également de mutualiser certaines ressources, comme les laboratoires ou la logistique, ce qui générera des économies sans compromettre l'autonomie de chaque établissement, précise le communiqué.
Avantage pour les assurés de la CSS
Partenaire stratégique de Réseau bleu, la caisse maladie CSS offrira à ses assurés une série d'avantages, dès le 1er janvier prochain à l'Hôpital du Jura et à partir de 2027 du côté du Nord vaudois et de Neuchâtel.
Différentes prestations comme un accès garanti à un médecin généraliste, un accompagnement spécialisé des cas complexes ou encore des programmes d'éducation thérapeutique seront intégrés dans des produits d'assurance existants de la CSS.
Une offre de ce genre est déjà en vigueur depuis cette année à l'Ensemble hospitalier de la Côte. D'autres assureurs maladie pourraient rejoindre le réseau à l'avenir.
Décloisonnement
Selon ses promoteurs, le Réseau bleu démontre qu'il est possible de décloisonner les soins sans affaiblir les régions, en misant sur la coopération et la confiance. Il devrait ainsi contribuer à la maîtrise des coûts de la santé et "envoie un signal fort en faveur des régions dites périphériques, souvent les grandes oubliées du débat sur l'avenir du système", précise le communiqué.
Avec Keystone-ATS