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UE: accord pour reconduire von der Leyen à la tête de la commission

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Le choix de la conservatrice allemande Ursula von der Leyen doit encore être confirmé lors d'un vote au Parlement européen. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET / POOL)

Les dirigeants de l'UE, réunis en sommet jeudi à Bruxelles, se sont entendus pour accorder à Ursula von der Leyen un deuxième mandat à la tête de la Commission européenne. Ils ont par ailleurs nommé le socialiste portugais António Costa à la tête du Conseil européen.

La responsable conservatrice allemande devra encore être confirmée lors d'un vote au Parlement européen, tout comme la première ministre libérale estonienne, Kaja Kallas, proposée comme cheffe de la diplomatie européenne.

L'issue du vote au Parlement européen sur la reconduction de Mme von der Leyen, attendu à la mi-juillet, est incertaine. L'habituelle coalition des conservateurs, socialistes et libéraux au Parlement européen a en effet été affaiblie lors des élections de juin par la forte poussée de l'extrême droite.

Pour incarner le visage de la diplomatie de l'UE sur fond de guerre en Ukraine, les chefs d'Etat et de gouvernement ont choisi la première ministre estonienne Kaja Kallas, une adversaire déterminée du Kremlin. Cette libérale de 47 ans succédera à l'Espagnol Josep Borrell. Elle s'est dit "honorée" par cette "énorme responsabilité".

Favoris

Enfin, les 27 dirigeants de l'Union européenne (UE) ont nommé l'ex-premier ministre portugais António Costa comme nouveau président du Conseil européen, l'instance qui réunit les Etats membres. Un an après sa démission pour une affaire de corruption qui semble finalement peu étayée, ce socialiste réputé habile tacticien et pragmatique succédera au Belge Charles Michel le 1er décembre.

Ces trois noms étaient largement favoris, les jeux semblant faits avant même le sommet de Bruxelles, suite à l'accord conclu mardi entre six dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz, appartenant à la "grande coalition" droite/sociaux-démocrates/centristes, dans la foulée des élections européennes.

Le premier ministre nationaliste hongrois, Viktor Orban, avait fustigé en arrivant au sommet un arrangement "honteux". "Les électeurs européens ont été trompés. [La droite] a formé une coalition de mensonges avec la gauche et les libéraux", s'était-il emporté,

"Oligarchie"

La cheffe du gouvernement italien ultraconservateur, Giorgia Meloni, laissée à l'écart des négociations entre les trois groupes politiques, avait dénoncé la veille à Rome les agissements d'une "oligarchie". Jeudi soir, elle s'est abstenue sur Ursula von der Leyen et a voté contre Kaja Kallas et António Costa, selon une source diplomatique.

Un certain nombre de dirigeants s'étaient montrés soucieux de la ménager. Si le soutien de Giorgia Meloni n'était pas nécessaire - l'unanimité n'étant pas requise -, politiquement sa voix compte.

"Il n'y a pas d'Europe sans l'Italie et il n'y a pas de décision sans la première ministre Giorgia Meloni. C'est évident", avait assuré le chef du gouvernement polonais, Donald Tusk, issu du PPE (droite).

Comme Viktor Orban, Giorgia Meloni entend peser davantage sur les choix du futur exécutif à Bruxelles, suite à la poussée des droites radicales et extrêmes lors des élections européennes -- notamment du groupe ECR de la dirigeante italienne, qui a ravi la troisième place à la famille centriste du président français Emmanuel Macron au Parlement européen.

Sécurité, défense et migration

Rome revendique "au minimum" une vice-présidence de la Commission européenne, avec un "portefeuille important" pour influer sur la politique industrielle et agricole, selon son ministre des affaires étrangères Antonio Tajani.

Ce rendez-vous des Vingt-Sept se tient par ailleurs à trois jours des élections législatives anticipées en France, pour lesquelles le Rassemblement national (extrême droite) est donné largement en tête.

A la question de savoir si ce scrutin "jetait une ombre" sur l'UE, Viktor Orban a estimé au contraire qu'il apportait un "rayon de soleil", estimant que "de grandes choses peuvent se passer dimanche" en France.

Les dirigeants des Vingt-Sept ont par ailleurs endossé jeudi l'"agenda stratégique", fixant les priorités du bloc pour les cinq prochaines années, mettant l'accent sur la sécurité, la défense la compétitivité et la lutte contre l'immigration irrégulière notamment.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

L'équipe de Suisse est entrée dans une nouvelle époque

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Murat Yakin est forcément l'un des artisans de l'exploit historique de la Suisse (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La Suisse a arraché au bout du suspense le droit de disputer un quart de finale de Coupe du monde, après 72 ans d'attente.

Cent vingt minutes de tension, un combat défensif acharné et une qualification historique pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Affaiblie par plusieurs blessures, dont celle de son grand talent Johan Manzambi, l'équipe de Suisse s'est battue avec la Colombie dans l'herbe et la sueur, avant de sortir vainqueure d'une séance de tirs au but mémorable. Et d'entrer, pour de bon, dans une nouvelle époque.

Il est 15h46 à Vancouver, bientôt une heure du matin en Suisse, quand Manuel Akanji s'avance vers le point de penalty. Djibril Sow l'accompagne quelques mètres. Il essaie sans doute de chasser les démons qui font inévitablement douter le défenseur. N'a-t-il pas raté ses deux dernières tentatives dans le terrible exercice des tirs au but, en quart de finale des derniers Euros contre l'Espagne puis l'Angleterre?

Jamais deux sans trois, Akanji envoie le ballon largement au-dessus du but colombien. Il s'écroule sur la pelouse. Le scénario semble écrit d'avance: la Suisse va encore échouer en 8es de finale d'une Coupe du monde. Sauf que non, pas cette fois. Gregor Kobel répare l'erreur de son coéquipier en plongeant du bon côté, puis Cedric Itten et Ruben Vargas ne tremblent pas, comme Granit Xhaka et Zeki Amdouni avant eux. La Suisse va affronter l'Argentine en quart de finale du Mondial.

"Mon dernier penalty"

Soulagé, Manuel Akanji? "J'ai dit à Muri (réd: Yakin) que c'était mon dernier penalty", s'est-il amusé un peu plus tard devant les médias, avouant avoir commis l'erreur de changer d'avis au dernier moment. "Je voulais tirer en haut à gauche, mais le gardien a plongé les deux premières fois dans cette direction, donc j'ai finalement décidé de viser le centre. Mais tout le monde sait que ça ne marche pas comme ça."

Ce fut pratiquement la seule erreur du vice-capitaine, qui avait déjà eu le malheur de concéder une déviation fatale lors du 8e de finale perdu 1-0 contre la Suède en 2018. Face aux Cafeteros, Akanji et son compère Nico Elvedi, de loin le meilleur Suisse ce mardi, ont confirmé la montée en puissance de la défense helvétique dans cette Coupe du monde. Celle-ci n'a pas encaissé de but depuis le début de la phase à élimination directe.

Il fallait avoir les nerfs particulièrement solides jusqu'à la fin des prolongations, qui se sont terminées presque sans surprise sur le score de 0-0. C'est que les deux équipes jouaient gros, très gros, et ont limité les prises de risque tout le match. Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de retrouver les quarts de finale du Mondial, que ce soit 12 ans (pour la Colombie) ou 72 ans (pour la Suisse) après la dernière fois.

Manzambi dépendance

Défensive, la Suisse l'a aussi été en raison des circonstances. Le forfait de Johan Manzambi a été un énorme coup dur. La mise en place tactique avait été effectuée avec le phénomène genevois, avant qu'il ne se blesse lundi en toute fin d'entraînement. "C'était difficile de compenser son absence en si peu de temps, car on a dû adapter notre plan de match au dernier moment", a expliqué Yakin en conférence de presse.

C'est surtout la créativité, la capacité à accélérer le jeu de Manzambi qui a fait défaut à l'équipe de Suisse. Sans lui sur le terrain, la Suisse n'a pas marqué le moindre but depuis le début du Mondial, si l'on omet le penalty transformé par Breel Embolo contre le Qatar. Le constat s'applique pareillement à Ruben Vargas, lui aussi touché lundi à l'entraînement et qui n'a pas pu entrer en jeu avant les prolongations.

Manzambi sera-t-il rétabli à temps pour disputer le quart de finale contre l'Argentine, samedi à Kansas City (20h00, dimanche à 3h00 en Suisse)? Il souffre d'une contusion au genou gauche, selon l'ASF, mais Murat Yakin était plutôt pessimiste mardi après le match: "On ne sait pas clairement de quelle blessure il s'agit. Je ne sais pas s'il serait médicalement conseillé de le faire jouer aussi vite."

Douze ans après São Paulo

Pour venir à bout des champions du monde, Yakin aurait pourtant bien besoin du renfort de son "meilleur joueur". Et d'un peu de chance, comme celle de Kobel, sauvé par sa transversale contre les Colombiens durant les prolongations.

Ce sera la première fois que la Suisse affrontera l'Argentine depuis le Mondial 2014 au Brésil. A l'époque, en 8es de finale, l'Albiceleste s'était imposée 1-0 grâce à un but d'Angel di Maria à la 118e, Blerim Dzemaili touchant le poteau sur une reprise de la tête à la 120e. Granit Xhaka et Ricardo Rodriguez étaient déjà là. Lionel Messi aussi.

Mais cette Suisse qui perdait à São Paulo, c'était celle d'un autre temps, d'une époque définitivement révolue. C'était celle qui n'avait encore jamais remporté un match à élimination directe dans un grand tournoi. La nouvelle Suisse, celle qui joue dans la cour des grands, en a remporté deux en l'espace d'une semaine.

Dites, Manuel Akanji, c'est quoi déjà, le fameux dicton?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Mois de juin le plus chaud depuis 1850 en Europe occidentale

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L'Europe subit actuellement sa deuxième canicule depuis le début de l'été. (© KEYSTONE/EPA/DAVID ARJONA)

Les records tombent les uns après les autres: le mois de juin a été le plus chaud enregistré en Europe occidentale depuis le début des relevés de température, a dévoilé jeudi Copernicus. Le continent se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale.

Le rapport de l'observatoire climatique de l'Union européenne intervient au moment où une troisième vague de chaleur frappe actuellement l'Europe, après celle qui a battu tous les records en juin et des chaleurs printanières inhabituellement précoces en mai.

La température moyenne en Europe occidentale a atteint 20,74 degrés Celsius en juin, soit plus de 3 degrés au-dessus de la norme de la période 1991-2020, a détaillé Copernicus dans un rapport mensuel, battant le précédent record de la région, établi en juin 2025.

Il s'agit du deuxième mois de juin le plus chaud jamais enregistré, tant à l'échelle mondiale qu'en Europe dans son ensemble, a indiqué Copernicus, alors que le réchauffement climatique d'origine humaine se poursuit.

Ces derniers jours déjà, plusieurs pays ont annoncé leurs records respectifs: l'Espagne a enregistré le premier semestre le plus chaud de son histoire, la France le mois de juin le plus chaud...

Océans

Les océans du globe ont eux connu les températures les plus élevées jamais observées en juin, dans un contexte d'arrivée du phénomène El Niño, qui se développe et devrait s'intensifier dans le Pacifique tropical.

"Le changement climatique est en train de passer du statut de problème futur abstrait et statistique, dont on prend connaissance dans des rapports, à celui d'une réalité concrète et perturbatrice de la vie quotidienne", a analysé auprès de l'AFP Samantha Burgess, responsable stratégique des questions climatiques au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), une organisation intergouvernementale qui gère Copernicus.

Selon elle, "l'Europe se réchauffe bien plus vite que la moyenne mondiale", mettant en avant les changements de circulation atmosphérique comme l'une des causes.

"Les changements observés dans la circulation atmosphérique indiquent que ce phénomène va se multiplier en Europe à l'avenir. Nous assisterons donc à davantage de vagues de chaleur dans un monde plus chaud. Elles seront plus intenses, dureront plus longtemps et toucheront davantage de zones géographiques", a-t-elle ajouté, appelant à parvenir à une émission nette de gaz à effet de serre à zéro "dès que possible".

Dôme de chaleur

En juin, les températures mondiales ont dépassé de 1,39 degré la moyenne estimée de l'ère préindustrielle, période couvrant les années 1850 à 1900.

Le mois de juin a été particulièrement rude pour l'Europe, où un "dôme de chaleur" - un système de haute pression agissant comme un couvercle sur une marmite en ébullition - s'est installé durant plusieurs jours.

Des milliers de décès ont été liés à cette envolée des températures, principalement en France, en Espagne et en Belgique. Plus des deux tiers des Européens - soit 410 millions de personnes - ont subi des températures dépassant les 35 degrés pendant la vague de chaleur du 15 au 30 juin, selon une analyse de l'AFP.

La vague de juin "a contribué à de graves répercussions sur la santé, notamment des décès liés à la chaleur", a indiqué Copernicus. La Méditerranée a connu sa propre vague de chaleur marine record et les côtes atlantiques du continent ont également été touchées, mettant les écosystèmes en danger.

Feux de forêt

La sécheresse a contribué à la propagation des feux de forêt dans la péninsule Ibérique et le sud de la France, a indiqué Copernicus, mettant aussi en avant les conséquences sur la pêche et la productivité au sens large, avec des effets "énormes", selon Samantha Burgess.

World Weather Attribution, un réseau de climatologues, a estimé le mois dernier que la vague de chaleur qui a frappé l'Europe en juin était la "plus intense jamais enregistrée". Ce réseau produit cette estimation sur la base d'une prévision sur trois jours des températures maximales moyennes dans la région étudiée et non sur des relevés effectifs de températures constatées.

Une telle vague aurait été "pratiquement impossible" sans l'influence du changement climatique, ont-ils déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Place au premier quart de finale du Mondial

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Kylian Mbappé et la France se frottent au Maroc jeudi (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

Huit équipes, dont la Suisse qui défiera l'Argentine dans la nuit de samedi à dimanche, peuvent encore prétendre au titre suprême dans la Coupe du monde 2026.

La France, qui s'est imposée comme la principale favorite à la succession de l'Argentine, dispute le premier quart de finale jeudi dans la banlieue de Boston.

Kylian Mbappé (7 buts dans ce Mondial) et ses équipiers se mesurent au Maroc dès 22h (heure suisse) pour un "remake" de la demi-finale de l'édition 2022 gagnée par les Bleus. Ceux-ci avaient alors maîtrisé leur sujet pour l'emporter sur le score de 2-0, avant de s'incliner aux tirs au but face à l'Argentine en finale.

Trois ans et demi plus tard, les hommes de Didier Deschamps semblent en mission. Impressionnants sur le plan offensif dans la phase de groupes (10 buts marqués en trois matches) puis face à la Suède en 16e de finale (3-0), ils ont su retrousser les manches en 8e face à une équipe du Paraguay détestable (1-0).

Le défi qui les attend jeudi semble d'un niveau supérieur. Désormais placé sous la houlette de Mohamed Ouahbi, le Maroc a confirmé en Amérique du Nord son brillant parcours du Qatar 2022, lorsqu'il était devenu la première équipe issue du continent africain à se hisser dans le dernier carré d'un Mondial.

Percutant en attaque et solide en défense depuis le début du tournoi, le Maroc semble en mesure de perturber la marche triomphale de la France. Mais les Lions de l'Atlas pourraient devoir composer sans leur principal atout offensif Ismael Saibari (3 buts dans ce Mondial), blessé en 8e de finale face au Canada.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Venezuela: le bilan du double séisme monte à 3811 morts

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Plusieurs centaines de bâtiments se sont effondrés au Venezuela après le double séisme, notamment à La Guaira (archives). (© KEYSTONE/AP/Ariana Cubillos)

Le bilan du double séisme du 24 juin au Venezuela a été révisé à la hausse et s'élève désormais à 3811 morts, a annoncé mercredi le président de l'assemblée nationale Jorge Rodriguez. Le précédent bilan, daté de dimanche, était de 3685 morts.

"Nous pouvons dire qu'à ce jour, le 8 juillet 2026, 3811 soeurs et frères sont malheureusement décédés des suites de la tragédie du double séisme", a affirmé M. Rodriguez au côté de sa soeur, la présidente par intérim du pays, Delcy Rodriguez.

Les séismes ont fait "16'740 blessés, 6462 Vénézuéliennes et Vénézuéliens ont été secourus dans les décombres. Nous avons assisté 86'794 familles. 17'907 personnes se retrouvent sans logement", a-t-il précisé.

De magnitude 7,2 et 7,5, les deux séismes se sont produits à 39 secondes d'intervalle et ont principalement touché le nord du Venezuela. Des centaines d'immeubles ont été endommagés.

Fonds bloqués

La présidente par intérim du Venezuela a annoncé avoir demandé au roi d'Angleterre, Charles III, le déblocage de quelque 30 tonnes d'or vénézuélien gelé au Royaume-Uni dans le cadre des sanctions contre le pays, afin de les utiliser pour la reconstruction après le double séisme.

"Cet or appartient à notre peuple. [Nous avons besoin] de cet or pour faire face aux conséquences du séisme", a-t-elle dit à la télévision.

Dans la matinée, le ministre vénézuélien des affaires étrangères Yvan Gil avait déjà demandé lors d'une réunion virtuelle du bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) avec des ministres le déblocage de tous les avoirs gelés à travers le monde.

L'ONU estime les pertes à 6,7 milliards de dollars au Venezuela, soit 6% du PIB du pays, plongé dans une grave crise depuis des années.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Iran: l'armée américaine a lancé de nouvelles frappes

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Cette nouvelle vague de frappes américaines est "une réponse aux bombardements de navires menés hier par l'Iran", selon Donald Trump. (© KEYSTONE/AP U.S. Navy/MASS COMMUNICATION SPECIALIST SEAMAN MICHAEL)

Les Etats-Unis ont lancé de nouvelles frappes contre l'Iran mercredi soir, comme annoncé par le président américain Donald Trump. Ce dernier a menacé d'en mener de "bien pires", si Téhéran poursuit ses attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz.

"Ceci est une réponse aux bombardements de navires menés hier par l'Iran. Si cela se reproduit, ce sera bien pire", a averti sur son réseau social Truth Social le 47e président américain, qui avait promis que l'armée américaine allait "frapper fort cette nuit".

Donald Trump avait estimé plus tôt dans la journée que le cessez-le-feu ne tenait plus, après des échanges de frappes qui fragilisent les efforts en vue d'une trêve durable. Mais il avait assuré que les nouveaux affrontements meurtriers prendraient fin "très rapidement" et laissé la porte ouverte à la poursuite des tractations diplomatiques avec Téhéran.

Les deux médiateurs, Qatar et Pakistan, ont appelé, à l'instar de l'ONU, à la désescalade.

Explosions dans le sud de l'Iran

L'armée américaine a indiqué sur le réseau social X que ses nouvelles frappes visent à "affaiblir davantage [la] capacité" de Téhéran "à entraver la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz", que Washington "tient pour responsable" des récentes attaques contre des navires commerciaux y transitant.

Des explosions ont été entendues dans les villes portuaires de Bandar Abbas, Konarak et Chabahar, ont indiqué les médias d'État iraniens.

Le stratégique détroit d'Ormuz reste au coeur des tensions: l'Iran revendique d'y imposer, malgré l'opposition américaine, des droits de passage et menace les navires contournant le seul itinéraire qu'il a autorisé, le long de ses côtes.

"Ils ont frappé quelques navires et donc on les a frappés beaucoup plus fort", mais "nous n'avons pas l'intention de continuer sur le long terme", a déclaré Donald Trump, à l'issue d'un sommet de l'OTAN à Ankara. "Je pense que ce qui se passe va prendre fin très rapidement", a ajouté le président américain.

Riposte iranienne

A des tirs imputés à Téhéran contre trois navires commerciaux, les Etats-Unis ont répondu par des frappes contre plus de 80 cibles dans la nuit de mardi à mercredi en Iran, selon l'armée américaine.

Huit militaires iraniens ont été tués, à Bandar Abbas (sud) et Bouchehr (sud-ouest), au large de l'île de Kharg, principal terminal pétrolier du pays, selon la télévision d'Etat. En représailles, Téhéran a dit avoir frappé 85 installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.

S'il a dit ne plus vouloir "avoir affaire" avec les dirigeants iraniens, considérant que négocier était "juste une perte de temps", Donald Trump a indiqué que ses émissaires pouvaient continuer leurs discussions.

Les propos du président, coutumier des volte-face, ont fait bondir mercredi les cours du pétrole de plus de 8%, à 80,10 dollars le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale.

Funérailles de Khamenei

Analyste au centre de réflexion International Crisis Group (ICG), Ali Vaez ne voit pas à ce stade "un risque élevé de retour à une guerre totale". Les deux parties essaient de négocier "par l'usage de la force" les questions en suspens et les Iraniens n'entendent pas, selon l'analyste, renoncer au contrôle d'Ormuz, qu'ils considèrent "comme leur plus grande réussite dans cette guerre".

Washington a rétabli mardi ses sanctions sur le brut iranien, levées par le protocole d'accord qui avait permis la réouverture du détroit, par où transitent en temps normal 20% du brut et du gaz liquéfié (GNL) mondial.

Ce regain de violence intervient pendant les funérailles du guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre. Son inhumation est prévue jeudi dans sa ville natale de Machhad, en Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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