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Politique

Prévoyance 2020, un projet idéologique pour les partis bourgeois

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Les détracteurs de Prévoyance 2020 jugent la réforme "injuste".

« La réforme Prévoyance vieillesse 2020 est avant tout un projet idéologique de la gauche. » C’est ce qu’affirme un comité bourgeois regroupant l’UDC et le PLR, qui combat énergiquement le projet soumis au peuple le 24 septembre. Il l’estime injuste, hors de prix et rompant le contrat entre les générations.

En fait, seule une minorité en profitera, sur le dos des jeunes, des femmes et des actuels retraités, ce sont les hommes de 45 à 65 ans, dénoncent les opposants. Le vice-président du PLR Christian Lüscher fait partie de cette catégorie : il aurait tout à gagner, mais il votera « non ».

Christian Lüscher Conseiller national PLR

Serge Jubin

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Genève

23 candidats en lice pour le gouvernement et 690 pour le Grand Conseil

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A Genève, 690 candidats visent un des 100 sièges du Grand Conseil. L'élection aura lieu le 2 avril (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève, 23 candidats provenant de treize listes sont en lice pour le premier tour de l'élection au Conseil d'Etat du 2 avril. Le même jour aura lieu l'élection au Grand Conseil pour laquelle 690 personnes se présentent.

Le délai pour le dépôt des listes était lundi, à midi. Les listes sont provisoires, a indiqué la Chancellerie mardi. Elles seront validées d'ici à jeudi en fin de journée. Pour l'heure, le nombre de candidatures pour l'élection au Grand Conseil bat le record de 2018, établi à 623 personnes sur treize listes. Le 2 avril, les 690 candidats, dont 268 femmes, seront répartis sur douze listes.

Outre les sept partis actuellement représentés au législatif, les Vert'libéraux tenteront une nouvelle fois de passer le quorum de 7% des voix pour pouvoir siéger. A droite, trois nouvelles formations se présentent: Libertés et justice sociale, de l'ex-conseiller d'Etat Pierre Maudet, avec 29 candidats, CIVIS, de l'ex-magistrat Luc Barthassat (18 candidats) et Elan radical (15 candidats).

A l'extrême gauche de l'échiquier politique, Ensemble à gauche et la nouvelle Liste d'Union populaire partent séparément avec des liste comptant, respectivement, 44 et 60 noms. Sur les 690 candidats, la plus jeune candidate a 18 ans, tandis que le doyen est âgé de 92 ans.

Ex-magistrats en lice

Pour ce qui est du premier tour de l'élection au Conseil d'Etat, 23 candidats provenant de treize listes se présentent. Parmi eux, figurent quatre magistrats sortants: le socialiste Thierry Apothéloz, les Verts Antonio Hodgers et Fabienne Fischer ainsi que la PLR Nathalie Fontanet. Seuls les candidats du PS et des Verts figurent sur une liste unique dès le premier tour.

Deux anciens conseillers d'Etat visent aussi un des sept sièges. Il s'agit de l'ex-PDC Luc Barthassat, non réélu en 2018, et de l'ex-PLR Pierre Maudet, évincé lors de l'élection complémentaire de 2021 qu'il avait lui-même provoquée en démissionnant de sa fonction. Les deux politiciens ont chacun fondé leur propre formation en vue de cette élection.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Orthographe rectifiée: les députés vaudois font de la résistance

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La majorité de droite du Grand Conseil vaudois veut un moratoire sur l'enseignement de l'orthographe rectifiée à l'école (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois souhaite enrayer l'enseignement de l'orthographe rectifiée à l'école. Sa majorité de droite a renvoyé au Conseil d'Etat un postulat demandant un moratoire sur cette réforme.

Celle-ci, annoncée en 2021 par la Conférence latine des directeurs de l'instruction publique (CIIP), prévoit que les manuels scolaires romands soient modifiés selon les règles de l'orthographe rectifiée, et ce dès la prochaine rentrée.

Cette réforme, qui a suscité de vives réactions à travers la Suisse romande, avait déjà agité plusieurs fois le Parlement vaudois ces derniers mois. Mardi, c'est un postulat de Florence Bettschart Narbel (PLR) qui a encore occupé les députés.

Reconnaissant sa "ténacité" sur le sujet, la postulante a rappelé vouloir "défendre la richesse" de la langue française et "résister au modernisme ambiant". Elle a ajouté ne pas comprendre ce souci de simplification de la langue, alors que la réforme maintient plusieurs exceptions.

Elle a encore dit regretter un dossier "mal emmanché", sachant que la Commission interparlementaire de contrôle de la Convention scolaire romande n'a pas été consultée.

Réforme marginale

Plusieurs députés de gauche ont pris la parole pour s'opposer à ce postulat, arguant notamment que la langue française évoluait et que certaines simplifications étaient bienvenues.

Ils ont rappelé que la France ou la Belgique enseignaient déjà cette orthographe rectifiée. Une réforme d'ailleurs très marginale puisqu'elle concerne uniquement 0,4% des mots.

Ils ont encore souligné que les deux graphies - traditionelle et rectifiée - resteraient admises. Le seul changement concernera l'enseignement, puisque c'est l'orthographe rectifiée qui serait désormais transmise aux écoliers.

Ministre pas entendu

De son côté, le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a reconnu qu'avant d'entrer au gouvernement, il était plutôt opposé à cette réforme. Désormais ministre en charge de l'enseignement, il a toutefois appelé les députés à faire preuve de "pragmatisme".

"Est-ce bien raisonnable de vouloir faire cavalier seul au milieu de cet océan francophone ?", a-t-il demandé. Soulignant que "les références" en matière d'orthographe avaient changé, il est inévitable de "s'adapter", a-t-il affirmé.

Le ministre PLR n'a toutefois pas réussi à convaincre la droite de l'hémicycle qui a fait bloc pour accepter le postulat par 71 voix, contre 67 pour son classement et une abstention. Il revient désormais au Conseil d'Etat de se saisir de ce postulat et, comme demandé, d'envisager la possibilité d'un moratoire.

Comme à Genève

Le vote des députés vaudois suit celui de leurs homologues genevois, où la majorité de droite du Grand Conseil continue également de faire barrage à l'orthographe rectifiée. Au sein des autres parlements romands, les différents textes déposés ont fini par être classés dans les cantons de Neuchâtel, du Valais et du Jura. Fribourg n'a pas dû se pencher sur la question.

Annoncé en 2021 par la CIPP, l'enseignement de l'orthographe rectifiée dans les écoles romandes était initialement prévu dès la prochaine rentrée, mais la question se pose désormais avec le blocage valdo-genevois.

Pour mémoire, la réforme reprend des changements recommandés dès 1990 par le Conseil supérieur de la langue française, puis validés par l'Académie française. Parmi les exemples régulièrement cités de cette réforme, oignon devient ognon, piqure perd son circonflexe et piquenique ne forme plus qu'un seul mot.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Education numérique: députés favorables malgré certaines "craintes"

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Le Grand Conseil vaudois a validé les crédits permettant de poursuivre le chantier de l'école numérique (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Grand Conseil vaudois a accepté de débloquer 48 millions de francs pour poursuivre le chantier de l'éducation numérique. Cette somme comprend 36 millions visant notamment à former les enseignants et 12 millions pour financer divers équipements et infrastructures (tablettes, Wi-Fi, etc).

Alors que 30 millions ont déjà été octroyés en 2019, au moment où l'éducation au numérique a été lancée dans le canton, ces deux nouveaux crédits vont permettre d'initier une deuxième phase, dite de "consolidation et déploiement".

Mardi lors du premier débat, les députés ont globalement réservé un bon accueil au projet du Conseil d'Etat. Un gouvernement représenté par le ministre de la formation, Frédéric Borloz, qui a souligné la "responsabilité" du Canton de donner "les bons outils" aux élèves face à la numérisation de la société.

Cette vision a été suivie par la grande majorité des députés, dont certains ont toutefois partagé certaines "craintes". Elles concernent notamment l'impact environnemental du projet (consommation d'énergie accrue, achats de nombreux équipements) et son effet sur la santé des élèves de plus en plus exposés aux écrans.

Des questions relatives à la sécurité des données, au coût financier et aux effets sur l'apprentissage des écoliers ont aussi été soulevées.

Rapport d'évaluation

Pour Frédéric Borloz, ces questions sont "légitimes". Il s'est ainsi montré ouvert à un amendement de la socialiste Carine Carvalho, demandant au Conseil d'Etat d'établir, avant 2025, "un rapport d'évaluation" sur les différentes répercussions du projet, du point de vue pédagogique, environnemental ou sur la santé des élèves.

"Il y a une grande adhésion sur l'objectif poursuivi par le projet, mais des zones d'ombre persistent. Si nécessaire, des mesures de correction doivent pouvoir être prises", a expliqué la députée, dont l'amendement a été largement accepté.

Au final, les deux crédits ont été plébiscités par le Grand Conseil. Un deuxième débat sera néanmoins encore nécessaire pour les valider définitivement.

Sur cinq ans

Pour mémoire, selon la feuille de route du Canton, le déploiement de l'éducation numérique est prévu jusqu'à l'année scolaire 2027-2028. D'ici la fin de l'année scolaire en cours, 52 établissements obligatoires (sur 93), soit environ 36'000 élèves et 4000 enseignants, seront déjà concernés par cette réforme.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La droite ne veut pas de "propagande syndicale" à l'école

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La résolution de Florence Bettschart-Narbel dénonçant "la propagande syndicale" dans un gymnase lausannois a été acceptée mardi par le Grand Conseil (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le conflit entre la fonction publique vaudoise et le Conseil d'Etat s'est à nouveau invité mardi devant le Grand Conseil. En cause: "un tract de propagande syndicale" (pour la droite), "une lettre d'information" (pour la gauche), distribué dans un gymnase lausannois.

C'est une résolution de Florence Bettschart-Narbel, rédigée au nom de son parti du PLR mais aussi de l'UDC et des Vert'libéraux, qui a lancé les débats. La députée a souhaité dénoncer le "tract" utilisé "en tout cas" au gymnase de la Cité, et "vraisemblablement" aussi dans celui de Beaulieu.

Dans ce texte, le personnel gréviste de l'école explique les raisons de la contestation de la fonction publique qui, depuis plusieurs semaines, réclame au Conseil d'Etat une pleine indexation des salaires.

Pour Florence Bettschart-Narbel, ce message est "uniquement orienté du point de vue syndical" et ne permet pas de mener un débat équilibré. Elle a déploré "une propagande" en milieu scolaire, ce qu'interdit la Constitution vaudoise.

"L'école doit être un sanctuaire d'apprentissage, pas un lieu de lutte syndicale et politique", a-t-elle martelé.

"Tentative d'enfumage"

Plusieurs députés de gauche se sont offusqués de cette démarche, à l'instar de Mathilde Marendaz (Ensemble à Gauche - POP) qui a dénoncé "l'absurdité totale de cette résolution". Elle a estimé qu'il n'était pas question d'un tract, mais d'une "lettre d'information" mise à disposition à l'entrée du gymnase, que les élèves étaient libres de prendre ou pas.

Pour le socialiste Julien Eggenberger, cette résolution vise à "restreindre la liberté d'expression" des enseignants. Tandis que son collègue de parti Jean Tschopp y a vu "une tentative d'enfumage" de la droite, visant à "détourner l'attention" des revendications salariales des enseignants.

Résolution acceptée

Pour le conseiller d'Etat en charge de la formation, Frédéric Borloz, le texte incriminé peut "clairement" être considéré comme de la propagande. Un courrier a ainsi été adressé à la direction du gymnase "pour que cela ne se produise plus."

Le ministre a toutefois appelé au calme, relevant notamment qu'il n'était pas question de lancer "une chasse aux sorcières".

Au vote, la résolution - une déclaration non contraignante adressée au Conseil d'Etat - a été suivie par 82 députés, tandis qu'ils ont été 48 à s'y opposer et 7 à s'abstenir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Une centaine de personnes demandent la libération d'Abdullah Ocalan

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La marche qui demande la libération du leader kurde Abdullah Ocalan doit arriver à Bâle vendredi. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, une centaine de personnes ont participé, lundi, à une marche jusqu'à Coppet (VD) pour alerter l'opinion sur le sort du leader et fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) Abdullah Ocalan, emprisonné depuis 23 ans en Turquie.

La marche ira par étapes jusqu'à Bâle. Elle doit arriver dans la cité rhénane vendredi. Beaucoup de participants portaient une chasuble avec le portrait du dirigeant kurde imprimé sur le dos. Ils brandissaient également des drapeaux à son effigie ou l'étendard du PKK.

Abdullah Ocalan milite pour une solution politique à la question kurde. Aujourd'hui, il se trouve à l'isolement sur une île turque. Pour la Société démocratique kurde de Genève, de telles conditions de détention sont contraires aux conventions internationales sur la protection des droits des prisonniers.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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