Rejoignez-nous

International

L'armée israélienne se "prépare" à une offensive à Rafah

Publié

,

le

Des nuages de fumée s'élèvent dans le ciel après une frappe israélienne sur la bande de Gaza. Cette photo a été prise dimanche depuis le sud d'Israël. (© KEYSTONE/AP/Ariel Schalit)

Le ministre de la Défense israélien a annoncé dimanche que l'armée se préparait à une opération militaire sur la ville de Rafah où vivent près d'1,5 million de Palestiniens, malgré les craintes de la communauté internationale. La guerre est entrée dans son 7e mois.

Cette annonce intervient quelques heures après celle du retrait des troupes israéliennes de la ville de Khan Younès, également située dans le sud de la bande de Gaza, qui a été l'épicentre de la bataille entre soldats et combattants du mouvement islamiste Hamas.

"Nos forces se préparent à la poursuite de leurs missions (...) dans la zone de Rafah", a déclaré dans un communiqué le ministre de la Défense, Yoav Gallant. Quelques heures plus tôt, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu réaffirmait sa détermination à éradiquer le Hamas "dans toute la bande de Gaza, y compris à Rafah".

Au total, près d'1,5 million de Palestiniens, en majorité des déplacés, s'entassent dans cette ville frontalière avec l'Égypte, présentée par M. Netanyahu comme le dernier grand bastion du Hamas. Alliés historiques d'Israël, les Etats-Unis ont à plusieurs reprises fait part de leur désapprobation d'une telle opération, jugée trop coûteuse en vies humaines.

"La guerre sera longue"

Face au désastre humanitaire en cours dans la bande de Gaza assiégée, les Etats-Unis ont, maintes fois, haussé le ton ces dernières semaines. Au point d'évoquer jeudi, pour la première fois, la possibilité de conditionner l'aide américaine à Israël à des mesures "tangibles" sur le volet humanitaire.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre, lorsque des commandos du Hamas ont mené une attaque sans précédent dans le sud d'Israël, entraînant la mort de 1170 personnes. Sur les plus de 250 personnes enlevées ce jour-là, 129 sont toujours détenues à Gaza, dont 34 sont mortes d'après des responsables israéliens.

En représailles, Israël a lancé des bombardements intenses sur le territoire palestinien avant une offensive terrestre qui a permis à ses soldats d'avancer du nord vers le sud de la petite bande de terre. Côté palestinien, la guerre a coûté la vie à 33'175 personnes à Gaza, dont 38 ces dernières 24 heures, selon le Hamas.

La guerre n'est pas terminée, a averti le chef d'État major de l'armée Herzi Halevi dans un communiqué, précisant qu'elle serait "longue" et "d'une intensité variable".

Retour vers un champ de ruines

Sur le terrain, des dizaines de Palestiniens réfugiés à Rafah ont pris dimanche le chemin du retour à Khan Younès, aussitôt après le retrait israélien précédé par des frappes sur les deux villes. A pied, en voiture ou sur des charrettes tirées par des ânes, des photos de l'AFP montrent des hommes et des femmes esseulés, marcher dans une ville devenue un champ de ruines.

Outre le bilan humain et les destructions, la guerre a provoqué une catastrophe humanitaire dans le territoire palestinien où 2,4 millions de Palestiniens sont menacés de famine, selon l'ONU. Strictement contrôlées par Israël, les aides acheminées par voie terrestre via l'Égypte arrivent au compte-gouttes.

Dimanche, plusieurs agences des Nations unies et des organisations humanitaires ont qualifié de "plus que catastrophique" la situation à Gaza. "Les maisons, écoles, hôpitaux sont en ruines. Les enseignants, médecins, humanitaires sont tués. La famine est imminente", a fustigé sur X la cheffe de l'Unicef, Catherine Russel.

"Tenez bon"

Les annonces de l'armée israélienne interviennent au moment même où une énième série de négociations indirectes entre le Hamas et Israël via les médiateurs internationaux - Etats-Unis, Qatar, Egypte - doit se tenir au Caire, après des appels pressants du président américain Joe Biden à les reprendre et à trouver un accord pour un trêve associée à la libération des otages.

Objectif: conclure un accord de trêve assorti de la libération d'otages en échange de prisonniers palestiniens et d'une augmentation importante de l'aide humanitaire à Gaza.

Samedi, le Hamas a assuré qu'il ne renoncerait pas à ses exigences pour un accord: "un cessez-le-feu complet", un retrait israélien de Gaza, un retour des déplacés et un accord "sérieux" d'échange d'otages et de prisonniers palestiniens. M. Netanyahu a rétorqué dimanche qu'il n'y aurait pas de cessez-le-feu sans la libération de tous les otages.

Dimanche, ils étaient des milliers, massés devant la Knesset (le Parlement israélien) à Jérusalem pour soutenir les familles des captifs retenus à Gaza. "A vous, qui êtes encore là-bas, tenez bon", a dit sur scène Agam Goldstein, 17 ans, otage libérée lors de la seule trêve survenue fin novembre et qui a duré une semaine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

La France se mobilise contre l'extrême droite: 200 manifestations

Publié

le

Deux cents rassemblements et manifestations contre l'extrême droite sont prévues dans toute la France pendant le weekend. Ici, Marine Le Pen, cheffe du Rassemblement national, dont le parti est bien placé dans les sondages pour les législatives qui doivent se tenir fin juin et début juillet. (© KEYSTONE/AP/Julien de Rosa)

Au moins 250'000 personnes ont défilé samedi en France contre l'extrême droite, en position de force à l'approche de législatives anticipées convoquées par Emmanuel Macron dont le camp tente de reprendre la main avec des promesses en faveur du pouvoir d'achat.

Syndicats, associations et partis de gauche avaient appelé à un "raz-de-marée populaire" pour conjurer une nouvelle victoire du Rassemblement national (RN, extrême droite) les 30 juin et 7 juillet, après son triomphe dimanche aux européennes qui a conduit le chef de l'Etat à dissoudre l'Assemblée nationale.

Dans la foule où les autorités ont dénombré 250'000 personnes dont 75'000 à Paris (640'000, respectivement 250'000 selon le syndicat CGT), les manifestants ont exprimé leur peur que l'extrême droite ne s'impose avec Jordan Bardella, 28 ans, comme premier ministre, dans une cohabitation avec le président Macron.

Ces chiffres sont très en deçà de la mobilisation du 1er mai 2002 quand plus d'un million de personnes avaient manifesté pour dire "non" au Front national après la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle.

Les mêmes slogans ont résonné dans les quelque 200 cortèges dans le pays : "Bardella casse toi, la République n'est pas à toi", "la jeunesse emmerde le Front national", "pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers".

Les manifestations se sont déroulées très majoritairement dans le calme hormis quelques brefs épisodes de tensions.

Vingt personnes ont été interpellées, dont neuf à Paris, de source policière. Cinq membres des forces ont été légèrement blessés. Quelques dégradations ont eu lieu dans la capitale, notamment dans deux agences bancaires.

Quelque 21'000 policiers et gendarmes avaient été déployés sur tout le territoire.

Bascule

"On est potentiellement dans un moment de bascule de la démocratie", a estimé Marylise Léon, la cheffe de la CFDT, l'un des cinq syndicats qui appelaient à la mobilisation.

Pour barrer l'extrême droite, les principaux partis de gauche, de La France Insoumise (LFI, gauche radicale) aux socialistes en passant par les Ecologistes, ont réussi à s'allier à la hâte en mettant de côté leurs divergences sur l'Ukraine ou la guerre à Gaza.

Mais leur coalition baptisée Nouveau Front populaire a connu ses premières tensions samedi après la décision de LFI de ne pas réinvestir des opposants au chef de file du parti, Jean-Luc Mélenchon.

Les élus mis à l'écart ont dénoncé "une purge" et accusé M. Mélenchon, candidat malheureux trois fois à la présidentielle et figure clivante, de "régler ses comptes".

D'autres ont déploré qu'Adrien Quatennens, proche de ce leader de la gauche radicale, ait lui été réinvesti alors qu'il a été condamné en 2022 pour violences conjugales.

"Purge"

"Extrêmement choquée" par cette "purge", la patronne des Ecologistes Marine Tondelier a convoqué les instances de son parti. Le patron des socialistes Olivier Faure a de son côté jugé sur X "scandaleuse" l'"éviction" des députés LFI.

Défenseur de l'union de la gauche malgré son animosité vis-à-vis de LFI, l'ancien président socialiste de la République François Hollande (2012-2017) a parallèlement crée la surprise en annonçant sa candidature aux législatives en Corrèze (centre). "Si j'ai pris cette décision, c'est parce que j'ai estimé que la situation était grave, plus qu'elle ne l'a jamais été", a-t-il justifié.

Le président Macron, qui participe ce week-end à un G7 en Italie et à un sommet sur l'Ukraine en Suisse, a qualifié les divergences à gauche de "spectacle de grande incohérence": "On est chez les fous, ce n'est pas sérieux".

Son premier ministre Gabriel Attal a promis samedi soir plusieurs mesures en faveur du pouvoir d'achat en cas de victoire : baisse des factures d'électricité de 15% "dès l'hiver prochain", mutuelle santé "publique" à 1 euro par jour, exonération de certaines taxes pour les primo-accédants à la propriété.

Et la possibilité pour les entreprise de verser à leurs salariés jusqu'à 10'000 euros de prime sans cotisation sociale ni impôt, malgré le manque à gagner pour les caisses de l'Etat.

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella, qui vise le poste de premier ministre à 28 ans, a estimé que seules "deux formations politiques" pourront "composer un gouvernement": la sienne et cette nouvelle union de la gauche.

Son parti fait pour le moment la course en tête dans les enquêtes d'opinion. Un sondage Opinionway publié samedi le crédite de 33% des intentions de vote, devant le Nouveau Front populaire (25%) et la majorité présidentielle (20%).

A la traîne, la droite républicaine se déchire depuis l'appel du président des Républicains Eric Ciotti à s'allier avec le RN. Vendredi, le tribunal de Paris a provoqué un énième rebondissement en invalidant son exclusion.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Première apparition publique officielle de Kate en six mois

Publié

le

La princesse Kate a fait samedi matin sa première apparition publique depuis qu'elle est traitée pour un cancer. (© KEYSTONE/AP/James Manning)

La princesse Kate a fait samedi matin sa première apparition publique depuis qu'elle est traitée pour un cancer, apparaissant dans un carrosse avec ses enfants dans la procession royale quittant le palais de Buckingham à l'occasion de l'anniversaire du roi Charles III.

Vêtue d'un long manteau blanc et portant un chapeau masquant une partie de son visage, l'épouse du prince héritier William, 42 ans, n'avait plus été vue en public depuis Noël dernier, mais a annoncé vendredi sa participation à cet évènement grâce aux "bons progrès" de son traitement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Le Premier ministre chinois en Australie: relations commerciales

Publié

le

La visite de M. Li suit la levée par Pékin de la plupart des barrières commerciales aux exportations australiennes, notamment le charbon, le bois, l'orge et le vin. (© KEYSTONE/AP/Asanka Brendon Ratnayake)

Le Premier ministre chinois Li Qiang est arrivé samedi en Australie pour une visite de quatre jours visant à développer les relations commerciales dans un contexte diplomatique tendu dans la région.

Li Qiang, deuxième homme le plus puissant de l'appareil d'Etat chinois derrière le président Xi Jinping, a atterri à l'aéroport d'Adélaïde dans le sud du pays.

Il a été accueilli sur le tarmac de l'aéroport par la ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong, d'autres représentants du gouvernement et des journalistes.

Le déplacement du haut responsable chinois en Australie est la deuxième étape d'une tournée diplomatique en Océanie qui l'a d'abord mené en Nouvelle-Zélande.

En Australie, Li Qiang doit rencontrer un viticulteur de l'Etat d'Australie-Méridionale. Il devrait également s'enquérir de l'état de santé des deux pandas géants prêtés par la Chine au zoo d'Adélaïde. Puis il s'entretiendra avec son homologue australien Anthony Albanese, avant d'être reçu à Canberra pour un dîner d'Etat, et de se rendre dans une mine de lithium en Australie-Occidentale.

Levée des barrières

La visite de M. Li suit la levée par Pékin de la plupart des barrières commerciales aux exportations australiennes, notamment le charbon, le bois, l'orge et le vin.

La Chine et l'Australie étaient ces dernières années à couteaux tirés, en particulier depuis une demande australienne d'enquête en 2020 sur l'origine de la pandémie de Covid-19, que Pékin estimait politique, et la décision de Canberra d'exclure l'équipementier Huawei de son réseau 5G.

La Chine avait alors relevé ses taxes sur nombre de produits australiens, en particulier le vin, le boeuf et l'orge.

La plupart de ces surtaxes ont été levées à la faveur d'un réchauffement des relations entre Pékin et Canberra depuis l'arrivée des travaillistes au pouvoir.

En matière de défense, cependant, les tensions persistent, l'Australie privilégiant une alliance étroite avec les Etats-Unis dans le Pacifique.

Canberra et Washington oeuvrent à renforcer leurs liens avec les nations insulaires, après la signature d'un accord de sécurité secret entre Pékin et les îles Salomon en 2022.

La Chine a vivement critiqué le pacte de sécurité Aukus. Il comprend notamment la livraison à Canberra de sous-marins à propulsion nucléaire. Pékin y voit une menace pour sa sécurité, et une violation des règles de non-prolifération nucléaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

"Purge" à LFI : la cheffe des écologistes convoque ses instances

Publié

le

La patronne des Ecologistes Marine Tondelier (en centre) souhaite que le Nouveau Front populaire soutienne les candidats évincés par LFI (archives). (© KEYSTONE/AP/Thomas Padilla)

La patronne des Ecologistes Marine Tondelier s'est dite "extrêmement choquée" par la "purge" au sein de LFI - où plusieurs députés sortants, critiques de Jean-Luc Mélenchon, n'ont pas été réinvestis pour les législatives - et a convoqué les instances de son parti.

"J'ai convoqué les instances d'EELV ce matin pour voir quelles suites donner à cela", a déclaré samedi sur France 2 Marine Tondelier, qui doit aussi s'entretenir avec les responsables socialiste Olivier Faure et communiste Fabien Roussel.

La patronne des Ecologistes souhaite que le Nouveau Front populaire soutienne, malgré tout, les candidats évincés par LFI.

En cause, la présence controversée d'Adrien Quatennens, député sortant de la 1ère circonscription du Nord, condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour violences conjugales.

En revanche, Danielle Simonnet, élue à Paris, ainsi que Raquel Garrido et Alexis Corbières, députés de Seine-Saint-Denis, qui incarnent des voix discordantes au sein de La France insoumise, ont été écartés et remplacés par d'autres candidats.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Les Etats-Unis se préparent à une vague de chaleur écrasante

Publié

le

Il pourrait faire jusqu'à 38 degrés celsius dans le nord-est des Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/AP/David Santiago)

Des régions du centre et de l'est des Etats-Unis d'Amérique se préparent à subir une vague de chaleur étouffante la semaine prochaine. Les températures, qui devraient être anormalement élevées pour un mois de juin, pourraient monter jusqu'à 38 degrés par endroits.

"Les températures vont s'envoler la semaine prochaine du Midwest vers le nord-est" du pays, a prévenu vendredi sur le réseau social X (ex-Twitter) le service météorologique national (NWS). Il s'attend à "plusieurs dizaines de records" de chaleur journaliers.

Cette vague doit commencer dimanche dans le centre puis se propager à travers le Midwest et le nord-est avant mardi. Elle durera presque toute la semaine, selon le NWS. "La chaleur est la principale cause de décès liés aux conditions météorologiques la plupart des années. Prenez-la au sérieux", a mis en garde le service.

Réchauffement climatique

La capitale Washington a d'ores et déjà activé son alerte à "l'urgence chaleur" pour ce vendredi, a indiqué la maire Muriel Bowser. "Des températures extrêmes sont prévues pour la semaine prochaine".

Le mercure pourrait ainsi monter jusqu'à 38 degrés celsius le 23 juin. Plusieurs autres grandes villes seront concernées, de Chicago à New York.

Selon les scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète et ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s'allonger et s'intensifier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture