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Roumanie: l'extrême droite met le cap sur les législatives

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Calin Georgescu, technocrate antivax de 62 ans à la mise impeccable, a créé la surprise après une campagne sur TikTok devenue virale dans les derniers jours, focalisée sur la nécessité de stopper tout soutien à Kiev. (© KEYSTONE/AP/Alexandru Dobre)

Après la poussée de l'extrême droite et la qualification surprise d'un candidat prorusse au deuxième tour de la présidentielle, la Roumanie se prépare à des législatives à haut risque dimanche.

Ce pays d'Europe orientale voisin de l'Ukraine, membre de l'UE et de l'Otan, avait jusqu'ici résisté aux positions nationalistes, se démarquant de la Hongrie ou de la Slovaquie.

Mais en une nuit spectaculaire il a perdu ses repères, éjectant de la course le favori du scrutin, le Premier ministre pro-européen Marcel Ciolacu. Le dirigeant social-démocrate, qui quitte la tête du parti, a reconnu lundi sa défaite et "ne contestera pas" les résultats.

Après dépouillement de la totalité des bulletins, il se place troisième avec 19,15% des voix, juste derrière Elena Lasconi, 52 ans, maire centriste d'une petite ville (19,18%).

"Pour la paix"

Mme Lasconi affrontera le 8 décembre l'invité surprise de ce second tour, Calin Georgescu (22,94%), un pourfendeur de l'Otan qui a confié par le passé son admiration pour le président russe Vladimir Poutine.

Ce technocrate antivax de 62 ans à la mise impeccable a créé la surprise après une campagne sur TikTok devenue virale dans les derniers jours, focalisée sur la nécessité de stopper tout soutien à Kiev.

"La neutralité, nécessité absolue"

"Il n'y a ni Est ni Ouest", a-t-il insisté dans sa première réaction sur sa chaîne YouTube, qualifiant "la neutralité de nécessité absolue".

Avant de nier le portrait qu'on dresse de lui dans la presse: "je ne suis ni un extrémiste ni un fasciste, je suis simplement un Roumain qui aime son pays".

"Bataille existentielle"

Pour sa rivale du second tour, "c'est une bataille existentielle qui se joue", "une confrontation" entre ceux qui veulent "préserver la jeune démocratie roumaine" née de la révolution de 1989 et ceux qui veulent "revenir dans la sphère d'influence russe".

"Nous ne devons pas laisser" notre "colère" contre le mépris de la classe politique actuelle "nous renvoyer vers le passé", a-t-elle ajouté, disant "oui à l'Europe et à l'Otan" sous les applaudissements de ses partisans.

Climat tendu

Ce séisme électoral intervient dans un climat social et géopolitique tendu.

L'inflation a atteint des sommets ces dernières années et les craintes d'une exportation du conflit ukrainien sont vives dans ce pays devenu stratégique pour le flanc oriental de l'Otan, où des débris de drone sont régulièrement retrouvés.

Autre candidat nationaliste

Un autre candidat nationaliste, George Simion, chef du parti AUR (Alliance pour l'unité des Roumains), a d'ailleurs rassemblé près de 14% des voix.

Il est déjà reparti en campagne, cette fois pour les législatives. "Nous avons la possibilité d'avoir à la fois un gouvernement souverainiste et un président souverainiste", a-t-il lancé.

Plus du tiers des voix à l'extrême droite

Avec ces deux candidats, l'extrême droite réunit plus du tiers des suffrages. "C'est de loin la grande gagnante de cette élection", résume le politologue Cristian Pirvulescu.

Fort de ces bons scores, elle devrait bénéficier d'"un effet de contagion" aux législatives du 1er décembre, pronostique-t-il. Ce qui augure de négociations difficiles pour former une coalition.

Les partis anti-système "ont le vent en poupe. Reste à voir s'ils vont réussir à surfer sur la vague", a commenté le sociologue Gelu Duminica.

Débâcle des partis traditionnels

En revanche, du côté des partis traditionnels, "c'est la débâcle", ajoute-t-il. Les sociaux-démocrates, héritiers de l'ancien parti communiste structurant la vie politique du pays depuis plus de trois décennies, sont éliminés au premier tour pour la première fois depuis la chute du communisme en 1989.

Quant aux libéraux du PNL avec qui ils gouvernent actuellement, leur candidat Nicolae Ciuca, général à la retraite et ex-Premier ministre, a été laminé et se retire lui aussi de la présidence de son parti.

Ras-le-bol

Selon les analystes, les Roumains ont manifesté leur ras-le-bol dans un climat social et géopolitique tendu.

L'inflation a atteint des sommets ces dernières années et les craintes d'une exportation du conflit ukrainien sont vives dans ce pays devenu stratégique pour le flanc oriental de l'Otan, où des débris de drone sont régulièrement retrouvés.

Séduite par ses vidéos TikTok

Dans les rues de Bucarest, c'est l'incrédulité qui dominait par un froid hivernal. Et pour certains, une heureuse surprise.

Maria Chis, retraitée de 70 ans, raconte avoir été séduite par les vidéos TikTok du gagnant, où il déclinait sa position sur l'Ukraine et sa promesse de "paix". "Finies, les courbettes devant l'Occident, place à plus de fierté et de dignité", lâche-t-elle.

D'autres, comme Alex Tudose, propriétaire d'une compagnie de construction, évoquent "tristesse et déception" face à ces résultats, nourris selon lui par "la désinformation".

Préjugés machistes tenaces

Quant au second tour, il craint que "les Roumains ne soient pas prêts à élire une femme", Mme Lasconi, pour faire barrage à l'extrême droite, dans ce pays où les préjugés machistes restent tenaces.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Les chrétiens ne peuvent pas "promouvoir la guerre", dit le pape

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Le pape Léon XIV lors d'une messe à la Sagrada Familia en Espagne. (© KEYSTONE/EPA/ALEJANDRO GARCIA)

Le pape Léon XIV a affirmé mercredi que les chrétiens ne pouvaient pas se considérer comme tels s'ils étaient pour "la guerre". Il a fait cette déclaration lors d'une messe à la Sagrada Familia de Barcelone.

"Nous ne pouvons pas croire en Jésus et promouvoir la guerre", a-t-il déclaré dans son homélie prononcée à la basilique de la Sagrada Familia de Barcelone.

"Nous ne pouvons pas croire en Jésus et abandonner celui qui souffre, celui qui pleure, celui qui fuit la misère", a-t-il poursuivi devant des milliers de fidèles, parmi lesquels le roi d'Espagne Felipe VI et son épouse, la reine Letizia, semblant faire allusion à la question migratoire.

Fin mai, Léon XIV avait jugé obsolète le concept de "guerre juste" défendu notamment par l'administration américaine de Donald Trump dans le contexte de la guerre contre l'Iran, initiée par les États-Unis et Israël.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Zelensky participera au G7 mardi, annonce Emmanuel Macron

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera mardi au G7 à Evian, a indiqué mercredi Emmanuel Macron (archives). (© KEYSTONE/EPA/VALDA KALNINA)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera mardi matin à une session du sommet du G7 à Evian, a annoncé mercredi Emmanuel Macron. L'Egypte, l'Arabie saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis sont aussi invités.

La discussion sur l'Ukraine "est très important(e) pour nous parce qu'il faut recréer de la convergence au G7, en soutien à l'Ukraine sur les différents aspects évidemment de la guerre", y compris sur la nécessité de "négociations", a dit le président français lors d'un échange avec la société civile à l'Elysée. Il faisait allusion aux divergences entre les Européens et Donald Trump sur ce dossier.

Les dirigeants de l'Egypte, de l'Arabie saoudite, du Qatar et des Emirats arabes unis seront "associés" pour évoquer la guerre au Moyen-Orient.

La discussion portera sur la fermeture du détroit d'Ormuz qui a "un vrai impact pour nos économies" et sur les "négociations sur l'Iran", a expliqué M. Macron, jugeant "très important" d'essayer "de trouver des voies et moyens de coopération".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump annonce des coupes au sein du bureau de renseignement

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Bill Pulte, sans expérience dans le monde du renseignement, prendre ses fonctions de coordinateur par intérim des agences de renseignements américaines (archive). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Donald Trump a annoncé mercredi avoir demandé à Bill Pulte, futur coordinateur par intérim des agences de renseignement américaines, de mener des coupes au sein de son bureau. Les fonctionnaires seront "renvoyés dans leurs agences d'origine".

"Je lui ai demandé de procéder immédiatement à la réduction nécessaire de la taille du bureau, en renvoyant des fonctionnaires dans leurs agences d'origine", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

La nomination de Bill Pulte, sans expérience dans le monde du renseignement, à un poste qui chapeaute des agences comme la CIA, a ulcéré les démocrates et provoqué des réserves chez certains républicains.

Donald Trump a aussi affirmé qu'il était en train de chercher un "candidat permanent" avec "de l'expérience en matière de sécurité nationale" pour ce poste de directeur du renseignement, comme l'exige la loi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Affaire Epstein: Bill Gates assure "n'avoir jamais fait du mal"

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Le cofondateur de Microsoft Bill Gates a démenti mercredi avoir connaissance du comportement criminel d'Esptein. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, a démenti mercredi avoir eu connaissance du comportement criminel de Jeffrey Epstein. Il était entendu à huis clos par une commission d'enquête du Congrès américain sur ses liens avec le financier new-yorkais déchu.

"Je veux l'exprimer très clairement: je n'ai jamais été témoin ou eu aucune indication qu'Epstein se livrait à une activité criminelle continue", a-t-il déclaré dans ses propos introductifs, publiés sur son site GatesNotes. "Je n'ai jamais fait de mal à quiconque", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

SpaceX: les chiffres de l'arrivée en Bourse

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Le décollage de SpaceX en Bourse est agendé pour vendredi. (archive) (© KEYSTONE/AP/Eric Gay)

L'introduction en Bourse du groupe aérospatial américain SpaceX, attendue vendredi, s'annonce comme la plus importante de l'histoire des marchés mondiaux. Voici quelques chiffres pour mesurer son ampleur.

- 75 milliards de dollars: c'est la somme que prévoit de lever SpaceX grâce à l'émission de nouvelles actions. Ce serait le triple du record actuel, établi en 2019 par le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco, qui avait récolté 25,6 milliards de dollars.

- 1765 milliards de dollars: la valorisation estimée de ce qui est devenu un conglomérat avec l'absorption, en février, de xAI, qui réunit la start-up d'intelligence artificielle (IA) d'Elon Musk et le réseau social X. A ce montant, SpaceX deviendrait la huitième capitalisation boursière mondiale, derrière sept sociétés technologiques.

- 18,6 milliards de dollars: le chiffre d'affaires de SpaceX en 2025, en hausse d'un tiers par rapport à l'année précédente. Il provient, pour une large majorité, du réseau internet satellitaire Starlink (61%).

- 4,9 milliards: la perte nette de l'entreprise en 2025. Elle provient de l'IA, dont le développement a coûté près de dix milliards l'an dernier.

- 793 milliards: le fortune personnelle d'Elon Musk estimée par le site du magazine Forbes. Si l'introduction en Bourse de SpaceX est un succès et que le cours du titre monte, le patron de l'entreprise pourrait devenir la première personne à dépasser les mille milliards de dollars de patrimoine.

- 82%: la proportion des droits de vote de SpaceX que devrait contrôle Elon Musk après l'entrée en Bourse, ce qui lui assurera le contrôle total de l'entreprise sur toutes les décisions importantes.

- 28.500 milliards: le potentiel de chiffre d'affaires des marchés sur lesquels est présent SpaceX, d'après la société. C'est quasiment l'équivalent de toute la richesse (PIB) produite par les Etats-Unis en 2025 (30.360 milliards).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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