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Politique

Le Parlement veut interdire les symboles extrémistes

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L'augmentation croissante des incidents antisémites en Suisse pousse le Parlement à agir. Le 2 mars, un juif orthodoxe a été attaqué à Zurich par un adolescent de 15 ans radicalisé en Tunisie (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'utilisation en public de symboles racistes, faisant l'apologie de la violence et extrémistes sera interdite. Après le Conseil des Etats, le National a soutenu mercredi une motion et deux initiatives en ce sens. L'UDC était majoritairement opposée aux textes.

La motion déposée par la commission des affaires juridiques du Conseil des Etats prévoit de punir l'utilisation, le port et la diffusion publique des objets de propagande et des symboles racistes, faisant l’apologie de la violence ou extrémistes. Il englobe aussi les gestes, les paroles, les saluts ou les drapeaux. Elle a été adoptée par 133 voix contre 38 et 17 abstentions.

Comme le texte déposé par l'ancien conseiller national Angelo Barille (PS/ZH), il ne se limite pas seulement aux symboles associés au national-socialisme. Pour Philipp Matthias Bregy (C/VS), il s'agit d'un signal contre toute forme d'extrémisme, peu importe de quel bord.

"Ceux qui tolèrent les symboles ou les gestes extrémistes tolèrent également le racisme et la haine. Nous devons appliquer la tolérance zéro", a poursuivi le Valaisan.

Une interdiction ne restreint pas la liberté d'expression, mais protège nos citoyens contre les actes qui incitent à la violence. La promotion de la violence n'a pas sa place en Suisse, a abondé Philippe Nantermod (PLR/VS). Et Sibel Arslan (Vert-e-s/BS) d'ajouter que ces symboles représentent une menace pour les personnes concernées, mais également pour la démocratie.

Symboles nazis en premier

Par 132 voix contre 40 et 15 abstentions, le National préfère toutefois agir par étapes. Une interdiction des symboles nazis, facilement identifiables, peut être plus rapidement mise en oeuvre que les autres symboles racistes et extrémistes.

"Nous ne voulons pas de croix gammée ou de salut hitlérien dans notre pays", a dit Raphaël Mahaim (Vert-e-s/VD) au nom de la commission. Et de rappeler que la complaisance envers l'antisémitisme, c'est se rendre complice de crimes contre les juifs.

M. Mahaim a rappelé qu'il ne s'agissait pas ici de faire une classification des crimes les plus horribles de l'Histoire. S'il y a unanimité pour une interdiction des symboles nazis, la discussion est plus difficile pour les autres, a-t-il souligné.

Si les symboles nazis sont connus de tous, cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire le travail et interdire les autres symboles et gestes extrémistes, ont rappelé plusieurs orateurs. "C'est faisable", a indiqué le ministre de justice et police Beat Jans. Mais la loi doit être formulée de manière suffisamment ouverte pour s'adapter à l'actualité.

Augmentation des cas

La nécessité d'agir est guidée par l'augmentation croissante des incidents antisémites en Suisse. Le 2 mars dernier, un adolescent de 15 ans radicalisé en Tunisie a agressé un juif orthodoxe à Zurich.

Depuis quelques semaines, les Jeunes UDC sont confrontés à des accusations de connivence avec l'extrême droite. La tête pensante du parti des Jeunes aurait pris part à une réunion avec l'Autrichien d'extrême droite Martin Sellner, interdit d'entrée en Allemagne, et des membres de Junge Tat, un groupe d'extrême droite suisse surveillé par le Service de renseignement de la Confédération.

Plusieurs sections cantonales se sont distanciées des groupements extrémistes. Pour le président du premier parti suisse, Marcel Dettling, la radicalisation grandissante est inacceptable. Taguer des croix gammées ou tenir des propos nazis est intolérable, a-t-il défendu lors d'une interview avec la RTS. Et de rappeler que l'UDC a des lignes rouges qui concernent l'extrémisme de droite et de gauche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

Conseil de sécurité: texte suisse sur le personnel humanitaire voté

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L'ambassadrice suisse à l'ONU Pascale Baeriswyl a été suivie par les autres membres du Conseil de sécurité à New York (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

La Suisse a été suivie au Conseil de sécurité de l'ONU sur une résolution pour la protection du personnel onusien et humanitaire dans les conflits. Le texte de vendredi demande aux Etats de ne pas cibler celui-ci et d'honorer le droit international humanitaire (DIH).

Il a été adopté par 14 voix, avec la seule abstention de la Russie. Il ne fait pas référence à une situation, alors que les violations des Conventions de Genève ont été nombreuses ces dernières années en Ukraine, au Soudan ou encore au Proche-Orient. Il "condamne les attaques et toutes les violences", y compris sexuelles, contre le personnel humanitaire national et international.

La résolution appelle toutes les parties à des conflits à ne plus recourir à des armes explosives de manière indiscriminée. Celles-ci doivent aussi garantir un accès sans entraves à l'assistance humanitaire pour les civils, ajoute le texte.

Il demande aussi aux Etats de mener des investigations indépendantes rapides sur les violations des droits humains et du DIH dans leur juridiction. Et le Conseil de sécurité promet encore de prendre des dispositifs adaptés pour garantir la sécurité du personnel de l'ONU et du personnel humanitaire. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres devra présenter au Conseil de sécurité dans les six prochains mois des recommandations concrètes sur la manière de mieux empêcher ces attaques et de lutter contre l'impunité.

L'année dernière, plus de 500 travailleurs humanitaires, dont la moitié ont été tués, ont été victimes de violences, a précisé le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Dans les dix dernières années, le nombre a augmenté de plus de 50 %. Et dans 90 % des cas, ces victimes sont des employés nationaux ou locaux.

La résolution, coparrainée par 97 Etats, a aussi été saluée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) comme un rappel de l'obligation pour tous les Etats d'honorer le DIH. Les attaques contre les travailleurs humanitaires doivent s'arrêter, a également ajouté à Genève l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Dernier hommage rendu à André Simonazzi

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De nombreuses personnes ont rendu hommage à André Simonazzi lors de la cérémonie organisée à l'église de la Trinité de Berne. (© Keystone/ANTHONY ANEX)

De nombreuses personnalités du monde politique et médiatique suisse ont rendu un dernier hommage vendredi au vice-chancelier de la Confédération André Simonazzi. Le porte-parole du Conseil fédéral est décédé subitement le 10 mai lors d'une randonnée en montagne.

La cérémonie s'est tenue en l'église de la Trinité de Berne, non loin du Palais fédéral. Le gouvernement était représenté notamment par les conseillères fédérales Elisabeth Baume-Schneider et Karin Keller-Sutter, ainsi que par le chancelier de la Confédération Viktor Rossi, a constaté un photographe de Keystone-ATS sur place.

D'anciens membres du Conseil fédéral étaient également présents, comme Moritz Leuenberger, dont le Valaisan avait été le porte-parole de 2004 à la fin 2008. Doris Leuthard, Johann Schneider-Ammann, Pascal Couchepin, Simonetta Sommaruga et l'ancien chancelier Walter Thurnherr ont aussi tenu à dire un dernier adieu à M. Simonazzi.

Des élus aux Chambres fédérales, des représentants de l'administration fédérale et des journalistes, dont le directeur général de la SSR Gilles Marchand, ont également assisté à la cérémonie.

Né en 1968 à Monthey (VS), André Simonazzi a été nommé vice-chancelier et porte-parole du Conseil fédéral en novembre 2008. Depuis le 1er janvier 2009, il a pris part aux séances du Conseil fédéral, dont il a tenu le procès-verbal, et en a assuré la communication.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Tensions entre le syndicat des enseignants et la cheffe du DIP

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A Genève, Anne Hiltpold, cheffe du département de l'instruction publique (DIP), est la cible de critiques de la part du syndicat des enseignants du primaire, qui les a listées dans une lettre ouverte signée par plus de 1200 personnes (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, la tension monte entre le syndicat des enseignants du primaire et la cheffe du Département de l'instruction publique (DIP), Anne Hiltpold. La Société pédagogique genevoise (SPG) lui a transmis une lettre ouverte munie de plus de 1200 signatures du corps enseignant qui lui reproche de ne pas soutenir ses collaborateurs.

Dans un communiqué diffusé vendredi, la SPG critique aussi le fait qu'elle "étaie régulièrement ses positions en se basant sur son opinion personnelle et non des faits scientifiques et pédagogiques". Le courrier de trois pages, qui reste ouvert aux signatures, a été transmis par courriel à la conseillère d'Etat.

Interrogée par la RTS, qui a révélé jeudi le contenu de cette lettre, Anne Hiltpold a évoqué une démarche "curieuse", car elle rencontre régulièrement les représentants des syndicats. "Soit on discute et on est dans une forme de partenariat social, soit on fait des choses dans le dos, comme avec cette lettre", a-t-elle déclaré.

Le syndicat des enseignants du primaire déplore le manque de soutien de la magistrate de tutelle envers les enseignants lorsqu'ils sont la cible d'attaques politiques. Les déclarations du député UDC Charles Poncet sur Léman Bleu, qui a traité le DIP de "fabrique de crétins", ont particulièrement mal passé.

Anne Hiltpold a précisé sur la RTS qu'elle n'était pas présente quand ces propos auxquels elle n'adhère pas du tout ont été tenus. "On ne peut pas être responsable de tous les propos qui sont tenus par tous les députés, toute la population. Il y a des gens qui sont très véhéments, très vindicatifs sur les réseaux sociaux, sur les commentaires dans les journaux en ligne", a-t-elle souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

La CIJ ordonne à Israël de stopper "immédiatement" son offensive

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Les juges de La Haye ont donné suite à une demande de l'Afrique du Sud. Israël doit cesser immédiatement son offensive à Gaza. (© KEYSTONE/AP/Peter Dejong)

La plus haute juridiction de l'ONU a ordonné vendredi à Israël de stopper son offensive militaire à Rafah, une décision susceptible d'ajouter à la pression internationale en faveur d'une trêve après plus de sept mois de guerre.

Israël doit "arrêter immédiatement son offensive militaire, et toute autre action menée dans le gouvernorat de Rafah, qui serait susceptible d'infliger au groupe des Palestiniens de Gaza des conditions d'existence capables d'entraîner sa destruction physique ou partielle", a déclaré la Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye.

La cour a également déclaré qu'Israël doit maintenir le passage de Rafah ouvert pour une aide "sans restriction".

A la suite de la décision à La Haye, le premier ministre israélien a convoqué pour "consultation" plusieurs membres de son gouvernement lors d'une conférence téléphonique à 16h00 (suisses) .

Au Hamas, la CIJ demande la "libération immédiate et inconditionnelle" des otages retenus à Gaza.

A l'origine de la procédure devant la cour de justice, l'Afrique du Sud a rapidement réagi, saluant la "décision plus ferme" de la CIJ vis-à-vis d'Israël.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Politique

Le nouveau local d'injection de la Riponne ouvre lundi à Lausanne

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La salle pour les injections de drogues dans la toute nouvelle antenne de l'Espace de consommation sécurisé (ECS) de la Riponne à Lausanne, qui ouvre ses portes ce lundi. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le nouveau local d'injection de la Riponne, le deuxième à Lausanne destiné aux toxicomanes, ouvre lundi. Projet-pilote qui sera évalué après une année, cet espace est destiné aux personnes se trouvant dans l'urgence de consommer. Il dispose de 17 places.

Le local de la Riponne est, en effet, une antenne-pilote de l'Espace de consommation sécurisée (ECS) principal ouvert en 2018 et pérennisé, dans le quartier du Vallon. Encadré par une équipe professionnelle, il propose sur plus de 140 m2 un espace d'accueil, quatre salles pour l'injection et l'inhalation offrant de bonnes conditions d'hygiène ainsi que d'une salle de repos. Un emplacement est également prévu pour le sniff.

L'antenne de la Riponne sera ouverte le lundi et le mardi de 15h30 à 21h30 et du mercredi au samedi de 07h00 à 12h30 et de 15h30 à 21h30. Ses travaux ont coûté près de 500'000 francs, en grande partie financés par la Loterie romande, sinon par des dons particuliers et les réserves de la Fondation ABS.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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