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La Première ministre fuit en hélicoptère, l'armée prend la main

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Plusieurs dizaines de morts sont à déplorer lundi. (© KEYSTONE/AP/Rajib Dhar)

La Première ministre du Bangladesh Sheikh Hasina a pris la fuite en hélicoptère lundi au bout de quinze ans de pouvoir et d'un mois de manifestations meurtrières. Le chef de l'armée à annoncer la formation prochaine d'un gouvernement intérimaire.

Au lendemain d'un dimanche marqué par des violences qui ont fait une centaine de morts, 66 personnes ont péri lundi, selon des sources policières et hospitalières. Au total, 366 personnes ont trouvé la mort au Bangladesh dans des affrontements depuis le début des manifestations en juillet, selon un bilan de l'AFP établi à partir de données de la police, de sources officielles et hospitalières.

Des images diffusées par la chaîne bangladaise Channel 24 ont montré le saccage par une foule de manifestants de la résidence officielle de Mme Hasina. D'autres ont envahi le parlement, incendié des chaînes de télévision qui avaient soutenu le gouvernement Hasina, brisé des statues de son père et mis le feu à un musée qui lui était consacré.

"Le pays a beaucoup souffert, l'économie a été touchée, de nombreuses personnes ont été tuées. Il est temps de mettre fin à la violence", a déclaré le général Waker-Uz-Zaman, qui a également annoncé la démission de la dirigeante, lors d'une adresse à la nation diffusée par la télévision d'Etat de ce pays de 170 millions d'habitants.

"Gouvernement intérimaire"

Par la suite, une réunion présidée par le chef de l'Etat Mohammed Shahabuddin et ayant pour participants M. Waker, les chefs des forces navale et aérienne et les dirigeants de plusieurs partis d'opposition, a débouché sur l'annonce de la libération de "toutes les personnes arrêtées lors des manifestations d'étudiants".

Le président Shahabuddin a également ordonné la libération de l'ex-Première ministre et cheffe de l'opposition Khaleda Zia (78 ans). Grande rivale de Mme Hasina, la cheffe du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) est hospitalisée depuis qu'elle a été condamnée à 17 ans de prison pour corruption en 2018.

"La réunion a décidé de former immédiatement un gouvernement intérimaire", a ajouté le communiqué. L'armée a par ailleurs annoncé la levée du couvre-feu et la réouverture des "bureaux, usines, écoles, universités" et commerces pour mardi 06h00 locales (02h00 en Suisse).

Sheikh Hasina a atterri dans une base militaire près de New Delhi, selon la presse indienne, mais une source de haut niveau a affirmé qu'elle ne faisait que "transiter" par le pays et qu'elle se rendrait ensuite à Londres. Mais l'appel du gouvernement britannique à une enquête de l'ONU sur des "niveaux de violence sans précédents" ont mis en doute cette destination.

"Rendre des comptes"

Fille aînée de Sheikh Mujibur Rahman, le père fondateur du Bangladesh qui a pris son indépendance du Pakistan en 1971, Sheikh Hasina était revenue au pouvoir en 2009, après un premier mandat entre 1996 et 2001. Des témoins ont déclaré à l'AFP que la foule avait saccagé les maisons des alliés du parti de Mme Hasina, la Ligue Awami, ainsi que des postes de police.

"Nous voulons un Bangladesh sans corruption, où tout le monde peut exprimer son opinion librement", a affirmé Monirul Islam, un jeune homme de 27 ans parmi les milliers de manifestants devant la résidence. "Le temps est venu de leur faire rendre des comptes pour leurs tortures", a affirmé un autre manifestant, Kaza Ahmed.

Des millions de personnes étaient sorties dans les rues à travers le pays, beaucoup pacifiquement, en brandissant des drapeaux, en dansant sur des tanks. Mais des scènes de chaos et d'affrontement ont également marqué la journée. Les forces de sécurité ont soutenu le gouvernement Hasina tout au long des troubles, mais dimanche, à plusieurs occasions, militaires et policiers ne sont pas intervenus pour réprimer les manifestations comme ils l'avaient fait précédemment.

M. Waker a déclaré qu'il avait eu des entretiens avec les principaux partis d'opposition et des membres de la société civile, mais pas avec la Ligue Awami de Mme Hasina.

"Territoire inconnu"

Le départ de cette dernière laisse "un gros vide" et plonge le pays "en territoire inconnu", a estimé Michael Kugelman, directeur de l'Institut de l'Asie du Sud au Wilson Center, basé à Washington. L'Union européenne a jugé "essentiel qu'une transition ordonnée et pacifique vers un gouvernement démocratiquement élu soit assurée" au Bangladesh. Le Royaume-Uni a appelé à la "fin aux violences" et à la "désescalade", la diplomatie américaine "au calme et à la retenue", et le chef de l'ONU à une "transition démocratique".

Sur fond de chômage aigu des diplômés, les étudiants exigent l'abolition d'un système réservant un quota d'emplois publics aux familles des vétérans de l'indépendance, ce qui favorise selon eux les proches du pouvoir. En réaction à leurs manifestations, le gouvernement a notamment fermé les écoles et universités et déployé l'armée.

Partiellement aboli en 2018, ce système a été restauré en juin par la justice, mettant le feu aux poudres, avant un nouveau retournement fin juillet de la Cour suprême. La crise sociale s'est muée en crise politique à partir du 16 juillet, quand la répression a fait ses premiers morts, les manifestants réclamant alors la démission de Mme Hasina.

Son gouvernement a été accusé par des groupes de défense des droits humains d'utiliser les institutions de l'Etat pour consolider son emprise sur le pouvoir et éradiquer la dissidence, y compris en éliminant des militants de l'opposition.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Les chrétiens ne peuvent pas "promouvoir la guerre", dit le pape

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Le pape Léon XIV lors d'une messe à la Sagrada Familia en Espagne. (© KEYSTONE/EPA/ALEJANDRO GARCIA)

Le pape Léon XIV a affirmé mercredi que les chrétiens ne pouvaient pas se considérer comme tels s'ils étaient pour "la guerre". Il a fait cette déclaration lors d'une messe à la Sagrada Familia de Barcelone.

"Nous ne pouvons pas croire en Jésus et promouvoir la guerre", a-t-il déclaré dans son homélie prononcée à la basilique de la Sagrada Familia de Barcelone.

"Nous ne pouvons pas croire en Jésus et abandonner celui qui souffre, celui qui pleure, celui qui fuit la misère", a-t-il poursuivi devant des milliers de fidèles, parmi lesquels le roi d'Espagne Felipe VI et son épouse, la reine Letizia, semblant faire allusion à la question migratoire.

Fin mai, Léon XIV avait jugé obsolète le concept de "guerre juste" défendu notamment par l'administration américaine de Donald Trump dans le contexte de la guerre contre l'Iran, initiée par les États-Unis et Israël.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Zelensky participera au G7 mardi, annonce Emmanuel Macron

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera mardi au G7 à Evian, a indiqué mercredi Emmanuel Macron (archives). (© KEYSTONE/EPA/VALDA KALNINA)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera mardi matin à une session du sommet du G7 à Evian, a annoncé mercredi Emmanuel Macron. L'Egypte, l'Arabie saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis sont aussi invités.

La discussion sur l'Ukraine "est très important(e) pour nous parce qu'il faut recréer de la convergence au G7, en soutien à l'Ukraine sur les différents aspects évidemment de la guerre", y compris sur la nécessité de "négociations", a dit le président français lors d'un échange avec la société civile à l'Elysée. Il faisait allusion aux divergences entre les Européens et Donald Trump sur ce dossier.

Les dirigeants de l'Egypte, de l'Arabie saoudite, du Qatar et des Emirats arabes unis seront "associés" pour évoquer la guerre au Moyen-Orient.

La discussion portera sur la fermeture du détroit d'Ormuz qui a "un vrai impact pour nos économies" et sur les "négociations sur l'Iran", a expliqué M. Macron, jugeant "très important" d'essayer "de trouver des voies et moyens de coopération".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump annonce des coupes au sein du bureau de renseignement

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Bill Pulte, sans expérience dans le monde du renseignement, prendre ses fonctions de coordinateur par intérim des agences de renseignements américaines (archive). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Donald Trump a annoncé mercredi avoir demandé à Bill Pulte, futur coordinateur par intérim des agences de renseignement américaines, de mener des coupes au sein de son bureau. Les fonctionnaires seront "renvoyés dans leurs agences d'origine".

"Je lui ai demandé de procéder immédiatement à la réduction nécessaire de la taille du bureau, en renvoyant des fonctionnaires dans leurs agences d'origine", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

La nomination de Bill Pulte, sans expérience dans le monde du renseignement, à un poste qui chapeaute des agences comme la CIA, a ulcéré les démocrates et provoqué des réserves chez certains républicains.

Donald Trump a aussi affirmé qu'il était en train de chercher un "candidat permanent" avec "de l'expérience en matière de sécurité nationale" pour ce poste de directeur du renseignement, comme l'exige la loi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Affaire Epstein: Bill Gates assure "n'avoir jamais fait du mal"

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Le cofondateur de Microsoft Bill Gates a démenti mercredi avoir connaissance du comportement criminel d'Esptein. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, a démenti mercredi avoir eu connaissance du comportement criminel de Jeffrey Epstein. Il était entendu à huis clos par une commission d'enquête du Congrès américain sur ses liens avec le financier new-yorkais déchu.

"Je veux l'exprimer très clairement: je n'ai jamais été témoin ou eu aucune indication qu'Epstein se livrait à une activité criminelle continue", a-t-il déclaré dans ses propos introductifs, publiés sur son site GatesNotes. "Je n'ai jamais fait de mal à quiconque", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

SpaceX: les chiffres de l'arrivée en Bourse

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Le décollage de SpaceX en Bourse est agendé pour vendredi. (archive) (© KEYSTONE/AP/Eric Gay)

L'introduction en Bourse du groupe aérospatial américain SpaceX, attendue vendredi, s'annonce comme la plus importante de l'histoire des marchés mondiaux. Voici quelques chiffres pour mesurer son ampleur.

- 75 milliards de dollars: c'est la somme que prévoit de lever SpaceX grâce à l'émission de nouvelles actions. Ce serait le triple du record actuel, établi en 2019 par le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco, qui avait récolté 25,6 milliards de dollars.

- 1765 milliards de dollars: la valorisation estimée de ce qui est devenu un conglomérat avec l'absorption, en février, de xAI, qui réunit la start-up d'intelligence artificielle (IA) d'Elon Musk et le réseau social X. A ce montant, SpaceX deviendrait la huitième capitalisation boursière mondiale, derrière sept sociétés technologiques.

- 18,6 milliards de dollars: le chiffre d'affaires de SpaceX en 2025, en hausse d'un tiers par rapport à l'année précédente. Il provient, pour une large majorité, du réseau internet satellitaire Starlink (61%).

- 4,9 milliards: la perte nette de l'entreprise en 2025. Elle provient de l'IA, dont le développement a coûté près de dix milliards l'an dernier.

- 793 milliards: le fortune personnelle d'Elon Musk estimée par le site du magazine Forbes. Si l'introduction en Bourse de SpaceX est un succès et que le cours du titre monte, le patron de l'entreprise pourrait devenir la première personne à dépasser les mille milliards de dollars de patrimoine.

- 82%: la proportion des droits de vote de SpaceX que devrait contrôle Elon Musk après l'entrée en Bourse, ce qui lui assurera le contrôle total de l'entreprise sur toutes les décisions importantes.

- 28.500 milliards: le potentiel de chiffre d'affaires des marchés sur lesquels est présent SpaceX, d'après la société. C'est quasiment l'équivalent de toute la richesse (PIB) produite par les Etats-Unis en 2025 (30.360 milliards).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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