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Le Hamas dit "étudier" une contre-proposition de trêve israélienne

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La guerre a provoqué des destructions, ainsi qu'une catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

Le Hamas a annoncé samedi "étudier" une contre-proposition israélienne en vue d'une trêve dans les combats à Gaza associée à la libération d'otages. Il a diffusé une vidéo montrant deux des otages israéliens.

Tôt samedi, le Hamas a dit "étudier" une contre-proposition israélienne en vue d'une trêve dans les combats à Gaza et de la libération d'otages. Il a affirmé avoir "reçu la réponse officielle de l'occupation sioniste à notre position qui avait été remise aux médiateurs égyptiens et qataris le 13 avril", a déclaré le no 2 de la branche politique du Hamas pour Gaza, Khalil al-Hayya.

Le mouvement islamiste, au pouvoir à Gaza depuis 2007, précise qu'il "soumettra sa réponse une fois son étude terminée". Il avait précédemment insisté sur un cessez-le-feu permanent, hypothèse rejetée par Israël, qui préfère plutôt une pause de plusieurs semaines dans les combats.

Famille décimée

Pendant ce temps, Israël se prépare à lancer une offensive terrestre à Rafah où s'entassent un million et demi de Palestiniens, principalement des déplacés. De nombreuses capitales et organisations humanitaires redoutent un bain de sang dans cette ville déjà régulièrement bombardée par l'armée israélienne.

Des responsables d'hôpitaux ont indiqué que des frappes y avaient fait plus d'une dizaine de morts dans la nuit de vendredi à samedi. Une famille entière a été décimée, a dit un proche, Mohammed Yussef: "Il ne reste plus personne: le père, la mère, une fille et deux garçons" ont été tués lorsque leur maison a été "prise pour cible".

L'Egypte, le Qatar et les Etats-Unis tentent en vain de conclure un nouvel accord de trêve à Gaza, après une pause d'une semaine dans les combats en novembre, qui a permis d'échanger 80 otages contre 240 détenus Palestiniens.

Vidéo de deux otages

Les détails de la contre-proposition israélienne n'ont pas filtré, mais la presse israélienne a évoqué plus tôt cette semaine la libération possible, dans un premier temps, de 20 otages considérés comme des "cas humanitaires".

Samedi soir, le Hamas a publié une vidéo non daté de deux otages. Les Forum des familles des otages les a identifiés comme Keith Siegel et Omri Miran. Mercredi, le Hamas avait diffusé une vidéo d'un autre otage israélien, Hersh Goldberg-Polin. Tous ont été enlevés lors de l'attaque du 7 octobre.

Dans la vidéo publiée samedi, Omri Miran, 47 ans, décrit "une situation difficile" en raison de "nombreux bombardements" sur Gaza. S'exprimant vraisemblablement sous la contrainte, il appelle ses proches à faire pression sur le gouvernement pour obtenir la libération des otages.

Blinken et Cassis à Ryad

En attendant l'issue des négociations, la guerre entre Israël et le Hamas s'invite aussi au Forum économique mondial (WEF), qui doit débuter dimanche dans la capitale saoudienne Ryad, où sont attendus des diplomates arabes et européens de haut rang, ainsi que le conseiller fédéral Ignazio Cassis et le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.

La réunion comprendra lundi une session consacrée à Gaza, à laquelle participeront les Premiers ministres palestinien et égyptien et la coordinatrice de l'aide des Nations unies pour Gaza, Sigrid Kaag.

Sur le terrain, pas de répit. L'armée israélienne a dit avoir frappé plus de 25 cibles au cours de la journée précédente dans la bande de Gaza.

"Nous sommes fatigués après sept mois de déplacement et de lutte dans les camps. Nous avons donc insisté pour rentrer et rester dans une tente sur les décombres de notre maison", à Khan Younès, a dit Abdelqader Mohammed Qwaider. Outre les destructions et le bilan humain la guerre a provoqué une catastrophe humanitaire.

Navires d'aide

Samedi, un navire britannique a quitté Chypre pour héberger des centaines de membres de l'armée américaine qui construisent une jetée artificielle à Gaza afin de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire. L'armée israélienne a dit espérer que cette jetée soit "pleinement fonctionnelle" début mai.

Dans la foulée, Chypre a annoncé qu'un navire chargé d'aide, revenu de Gaza début avril après qu'une frappe israélienne a tué sept travailleurs humanitaires, repartait en direction du territoire palestinien.

En Turquie, cependant, une "flottille de la liberté" visant à acheminer de l'aide à Gaza a été bloquée après s'être vu privée de pavillon de navigation.

Tirs du Hezbollah

Le guerre entre Israël et le Hamas a provoqué une flambée de violences à la frontière nord d'Israël avec le Liban, où les échanges de tirs sont quotidiens entre l'armée israélienne et le mouvement islamiste libanais Hezbollah, soutenu par l'Iran.

Celui-ci a affirmé samedi avoir visé deux positions militaires israéliennes dans le nord du pays, "en riposte" aux attaques "contre des habitations civiles" dans le sud du Liban qui ont fait trois morts dans la nuit de vendredi à samedi.

Au Yémen, les rebelles Houthis, soutenus eux aussi par l'Iran et disant agir en soutien des Palestiniens à Gaza, ont revendiqué dans la nuit de vendredi à samedi des attaques ayant endommagé l'Andromeda Star, un navire naviguant en mer Rouge selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un nouvel accroc dans le cessez-le-feu Thaïlande-Cambodge

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Un cessez-le-feu a mis fin le 27 décembre à trois semaines de combats entre le Cambodge et la Thaïlande, qui ont fait au moins 47 morts et provoqué le déplacement de près d'un million de personnes (archives). (© KEYSTONE/AP)

Le cessez-le-feu conclu il y a 10 jours entre la Thaïlande et le Cambodge pour mettre fin à leurs combats frontaliers a connu mardi un nouvel accroc. Des tirs cambodgiens ont blessé un soldat thaïlandais. Phnom Penh a assuré qu'ils étaient accidentels.

L'armée thaïlandaise a accusé dans un premier temps son voisin d'avoir "violé" leur trêve en tirant "des obus de mortiers dans la zone de Chong Bok", à proximité de leur frontière disputée. "Un soldat a été blessé par des éclats" et "évacué pour recevoir un traitement médical", a-t-elle ajouté, sans préciser la gravité de ses blessures.

L'armée thaïlandaise a indiqué dans un second temps avoir été "contactée par la partie cambodgienne, qui a affirmé qu'il n'y avait aucune intention de tirer sur le territoire thaïlandais et que l'incident avait été causé par une erreur opérationnelle".

Le ministère cambodgien de la défense a évoqué de son côté "une explosion dans un tas d'ordures" alors que ses troupes effectuaient des travaux d'entretien.

Des précisions exigées

Deux de ses soldats ont été blessés dans cette explosion, "l'un légèrement et l'autre grièvement", a fait savoir le ministère, sans mentionner de tirs de mortiers ou de dommages collatéraux côté thaïlandais.

"Il nous a été dit au niveau militaire que l'incident était un accident, mais nous cherchons à obtenir des précisions sur la manière dont la responsabilité sera assumée", a commenté le premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul devant la presse. "Nous avons la capacité de répondre", a-t-il ajouté, précisant qu'aucune évacuation d'habitants n'avait été ordonnée à ce stade.

Cet incident est le dernier en date depuis qu'un cessez-le-feu a mis fin le 27 décembre à trois semaines de combats, qui ont fait au moins 47 morts et provoqué le déplacement de près d'un million de personnes de part et d'autre de la frontière.

La Thaïlande avait déjà accusé le Cambodge d'avoir "violé" la trêve, deux jours plus tard, avec le survol de son territoire par plus de 250 drones. "De telles actions constituent une provocation et une violation des mesures visant à réduire les tensions", avait condamné l'armée thaïlandaise.

Contentieux ancien

Le Cambodge accuse de son côté la Thaïlande d'avoir pris le contrôle "par la force" de plusieurs zones frontalières et d'avoir "entamé l'annexion illégale de territoires cambodgiens".

Cette version est contestée par l'armée thaïlandaise, selon laquelle les zones sous son contrôle avaient toujours appartenu à la Thaïlande.

Bangkok a tout de même libéré le 31 décembre 18 soldats cambodgiens capturés en juillet lors d'un premier épisode d'affrontements qui avait fait 43 morts en cinq jours.

Une "démonstration de bonne volonté", selon la diplomatie thaïlandaise, tandis que Phnom Penh y avait vu un geste de nature à "instaurer un climat de confiance mutuelle".

La Thaïlande et le Cambodge se sont notamment engagés dans leur déclaration commune de cessez-le-feu à faire taire leurs armes, à geler leurs positions militaires et à coopérer dans les opérations de déminage des régions frontalières.

Les deux voisins s'opposent de longue date sur le tracé de leur frontière de 800 kilomètres, décidé pendant la période coloniale française. Ils se sont mutuellement accusés d'avoir déclenché la dernière escalade meurtrière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Venezuela: tirs dissuasifs de la police sur des drones à Caracas

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La situation est incertaine à Caracas après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les Etats-Unis. (© KEYSTONE/EPA/Mario Caicedo)

La police vénézuélienne a tiré "de façon dissuasive" sur des drones ayant survolé la zone autour du palais présidentiel de Caracas lundi vers 20h00, a affirmé une source officielle. Le bruit d'armes à feu a été signalé par de nombreux habitants du quartier.

Cet incident est survenu un peu plus de deux jours après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par des troupes américaines au terme d'une attaque spectaculaire sur la capitale.

"Ce qui s'est passé dans le centre de Caracas était dû à des drones qui ont survolé la zone sans autorisation. La police a tiré de façon dissuasive. Il n'y a eu aucun affrontement. Le pays entier est dans un état de parfaite tranquillité", a affirmé aux médias une source officielle.

"C'est arrivé après huit heures du soir. Cela sonnait comme des détonations, très rapprochées, comme 'po po po'. Cela ne sonnait pas fort comme ce qui s'était passé auparavant", comme samedi avec des explosions, a expliqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat un habitant vivant à cinq pâtés de maisons du palais.

Nombreuses forces déployées

"La première chose qui m'est venue à l'esprit a été de voir s'il y avait des avions qui survolaient [le quartier, ndlr], mais non. J'ai seulement vu deux lumières rouges dans le ciel. Cela a duré environ une minute. Tout le monde regardait par la fenêtre pour voir s'il y avait un avion ou ce qui se passait", a-t-il indiqué.

Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir ce qui ressemble à des balles traçantes s'envoler vers le ciel vers une cible invisible. L'incident a mobilisé de nombreuses forces de l'ordre autour du palais, selon des vidéos.

Deux jours après sa capture par des forces américaines, le président vénézuélien déchu Nicolás Maduro, 63 ans, a comparu lundi à New York avec son épouse Cilia Flores, 69 ans. Accusés de trafic de drogue, ils ont tous les deux plaidé non coupable.

Après lui avoir notamment signifié les charges retenues contre lui et entendu qu'il plaidait non coupable, le juge a ordonné qu'il soit maintenu en détention à New York et comparaisse de nouveau le 17 mars.

Machado veut rentrer

Nicolás Maduro et son épouse sont visés aux Etats-Unis par un acte d'accusation publié samedi, aux côtés de quatre autres personnes, qui n'ont pas été arrêtées, dont le ministre vénézuélien de l'intérieur, Diosdado Cabello, et le fils de M. Maduro.

Il lui est reproché de s'être allié avec des mouvements de guérilla et des cartels criminels pour "acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis".

De son côté, la cheffe de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix, a dit dans un entretien sur la chaîne télévisée américaine Fox News vouloir retourner "le plus vite possible" dans son pays et en faire le "centre énergétique" de l'Amérique.

Elle est connue pour ses positions en faveur de Donald Trump, mais le président américain a affirmé samedi qu'elle ne "bénéficiait ni du soutien ni du respect" nécessaires pour gouverner son pays.

Des élections

Delcy Rodriguez, officiellement investie lundi présidente par intérim du Venezuela, a affiché sa volonté de coopérer avec les Etats-Unis dans le cadre de relations "équilibrées et respectueuses [...] fondées sur l'égalité souveraine et la non-ingérence".

Celle qui était la vice-présidente de Nicolás Maduro montre ainsi un premier signe d'ouverture envers Donald Trump, qui l'a mise en garde: "Si elle ne fait pas ce qu'il faut", elle subira un sort pire que celui réservé au président déchu.

Le président de la chambre américaine des représentants Mike Johnson, du même parti républicain que M. Trump, s'est dit lundi favorable à la tenue d'élections au Venezuela dans un "court délai".

Donald Trump a cependant écarté toute élection au Venezuela dans les 30 prochains jours, estimant sur la chaîne télévisée américaine NBC que les Etats-Unis devaient "d'abord remettre le pays sur pied".

Tout en affirmant ne pas vouloir s'impliquer dans les affaires politiques d'autres pays, comme les Etats-Unis l'ont fait en Irak ou en Afghanistan dans les années 2000, Donald Trump a clairement exprimé son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Tuerie d'Uvalde: un policier américain jugé pour son inaction

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Le massacre d'Uvalde a marqué la mémoire collective américaine au fer rouge, à cause du jeune âge des enfants décédés, qui avaient entre 9 et 10 ans (archives). (© KEYSTONE/AP/Jae C. Hong)

Le procès d'un policier jugé pour son inaction lors de la tuerie d'Uvalde, durant laquelle 19 enfants et deux professeurs ont été massacrés dans une école du Texas en 2022, s'est ouvert lundi. Il avait fallu attendre 77 minutes pour que le tireur soit neutralisé.

Ce massacre, perpétré par un jeune de 18 ans armé d'un fusil d'assaut, reste aujourd'hui comme la pire tuerie en milieu scolaire commise aux Etats-Unis depuis 15 ans. Il a marqué la mémoire collective américaine au fer rouge, à cause du jeune âge des enfants décédés - ils avaient entre 9 et 10 ans - mais aussi en raison des lenteurs de la police pour réagir.

Malgré la mobilisation de près de 400 agents issues de multiples forces - shérif local, police d'Etat, police municipale -, il avait fallu attendre 77 minutes et l'arrivée d'une unité spécialisée pour que le tireur soit neutralisé.

Les forces de l'ordre avaient pourtant reçu de nombreux appels de personnes se trouvant dans les salles de classe touchées, dont celui d'une enfant implorant: "S'il vous plaît, envoyez la police maintenant".

"Cascade d'échecs"

Près de quatre ans après ce fiasco, Adrian Gonzales, policier du district scolaire d'Uvalde qui était parmi les premiers agents sur les lieux, est désormais jugé pour mise en danger d'enfants. L'acte d'accusation lui reproche de "ne pas avoir engagé, distrait ou retardé le tireur", selon les médias américains.

La sélection des jurés a débuté lundi. Le juge a déclaré qu'il s'attendait à ce que le procès, qui se déroule à Corpus Christi, à 320 kilomètres d'Uvalde, dure environ deux semaines, a rapporté ABC News.

L'ancien chef de la police du district scolaire d'Uvalde, Pete Arredondo, est également poursuivi pour abandon et mise en danger d'enfants, mais il sera jugé séparément. M. Gonzales et M. Arredondo plaident chacun non coupable.

En janvier 2024, un rapport du ministère de la justice avait identifié une "cascade d'échecs de commandement" dans la tuerie d'Uvalde. "Quelques minutes après être arrivés à l'intérieur de l'école, les agents sur place ont basculé du traitement d'une situation de tireur en action à celle d'un forcené. C'est l'échec le plus conséquent", soulignait ce document.

Lors de la sortie de ce rapport, plusieurs parents de victimes avaient expliqué souhaiter des condamnations judiciaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La neige perturbe les transports en France, Royaume-Uni et Pays-Bas

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La neige fait aussi des heureux sous le Sacré-Coeur, au centre de Paris. (© KEYSTONE/AP/Aurelien Morissard)

Vols retardés ou annulés dans les principaux aéroports européens, Eurostar à l'arrêt, poids lourds bloqués... la neige, tombée en abondance lundi, perturbe les transports en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.

En raison de la poudreuse tombée sur les pistes des deux grands aéroports parisiens, Charles-de-Gaulle - le premier aéroport français - et Orly, les compagnies aériennes ont été appelées à réduire de 15% le nombre de leurs vols lundi.

Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de "déneigement des pistes et (de) dégivrage des avions", a expliqué le ministre français des Transports, Philippe Tabarot. La neige a provoqué lundi des retards dans les aéroports parisiens, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Dans la capitale française, plus aucun bus ne circulait dans l'après-midi et les traditionnels embouteillages de fin de journée en région parisienne, à l'heure de la sortie de bureau, ont atteint un niveau record: 1020 km.

15 centimètres en Normandie

"Ici on est pas dans un pays du tiers monde! Le Canada a des températures de -40°C et ils s'en sortent parce qu'ils prennent les devants, ils s'équipent contrairement à nous", s'agace Stéphanie Anoh, 51 ans, rencontrée à la gare Saint-Lazare à Paris. Secrétaire dans un hôpital parisien, elle tente de regagner son domicile d'Herblay, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, mais son train de retour a du retard.

Dans l'ouest du pays, où la neige a atteint jusqu'à 15 cm sur les hauteurs en Normandie, des poids lourds bloqués en travers des voies empêchaient la circulation sur l'autoroute A 28, entre Rouen et Abbeville.

Au total, 26 départements du nord-ouest de la France jusqu'en région parisienne étaient placés lundi soir en vigilance orange neige-verglas, soit le niveau 3 sur 4, selon Météo-France.

Un demi-mètre en Ecosse

Dans le grand aéroport d'Amsterdam-Schiphol aux Pays-Bas, ce sont près de 700 vols qui ont été annulés, soit plus de la moitié des vols (environ 1200) prévus au départ ou à l'atterrissage lundi. Des annulations de vols sont également à prévoir dans les prochains jours.

Le trafic ferroviaire a également été fortement perturbé, en particulier dans la région d'Amsterdam et les trains Eurostar reliant les Pays-Bas, Paris et Londres ne circulent plus. Tous les trajets sont annulés jusqu'à lundi soir, a annoncé la société de chemins de fer NS.

Au Royaume-Uni, les températures sont descendues jusqu'à -10,9°C à Shap, dans le nord-est de l'Angleterre et la couche de neige a atteint 52 cm à Tomintoul dans le nord de l'Ecosse, selon le Met Office.

Le trafic a été suspendu à l'aéroport d'Aberdeen en Ecosse, et la piste de l'aéroport de Liverpool fermée pendant une partie de la journée en raison de la neige et du verglas. Des vols ont été aussi annulés au départ et à l'arrivée des aéroports de Belfast et Manchester.

Ecoles fermées

Comme dans le centre des Pays-Bas à Utrecht, où plusieurs écoles primaires seront fermées mardi, la rentrée des vacances de Noël a été compromise pour des milliers d'élèves dans le nord de l'Ecosse, en Irlande du Nord et au pays de Galles, où des centaines d'écoles sont restées portes closes.

Et l'épisode neigeux n'est pas terminé. Flocons et verglas sont prévus par le Met Office jusqu'à mardi soir en Irlande du Nord, en Ecosse, dans une partie du pays de Galles, du sud-ouest de l'Angleterre et sur la côte est.

En France, la vigilance orange est valable jusqu'à mardi matin et une nouvelle prolongation pourrait être annoncée dans la journée. Aux Pays-Bas, l'institut météorologique national prévoit de nouvelles chutes de neige en abondance mercredi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Cyberharcèlement de Brigitte Macron: jusqu'à 6 mois de prison ferme

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Au total, dix personnes étaient accusées d'avoir diffusé ou relayé sur les réseaux sociaux des insultes et rumeurs sur la Première Dame française Brigitte Macron, liées à son genre et à son écart d'âge avec le président (archives). (© KEYSTONE/AP/Ludovic Marin)

"Une volonté de nuire": les cyberharceleurs de Brigitte Macron, accusés d'avoir diffusé ou relayé insultes et rumeurs liées à son genre et à son écart d'âge avec le président français, ont été condamnés lundi à Paris à des peines allant jusqu'à 6 mois de prison ferme.

La relation entre Emmanuel Macron, 48 ans, et sa femme Brigitte, 72 ans, rencontrée lorsqu'elle enseignait le théâtre dans son lycée, fait l'objet d'une diffusion massive de fausses informations que le couple s'est finalement décidé à combattre sur le plan judiciaire en France et aux Etats-Unis.

Huit autres des dix prévenus ont été condamnés à des peines de quatre à huit mois de prison avec sursis pour avoir "publié ou relayé" dans des "termes malveillants, dégradants et insultants" des propos sur le genre et la "prétendue pédocriminalité" de la Première Dame, a détaillé le président du tribunal Thierry Donard lors du délibéré.

La peine de six mois de prison ferme a été infligée à l'un des prévenus qui était absent à ce procès très médiatisé, les 27 et 28 octobre derniers.

Le dernier prévenu n'a lui pas été condamné à de la prison, écopant seulement d'un stage de sensibilisation et d'une amende auxquels ses neuf co-prévenus ont également été condamnés.

Les cyberharceleurs jugés les plus influents sur les réseaux sociaux, qualifiés d'"instigateurs" lors du procès par le procureur, ont été condamnés à des peines avec sursis les plus lourdes: huit mois pour l'écrivain Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, six mois pour la médium Amandine Roy et le galeriste Bertrand Scholler.

Ils ont l'interdiction d'utiliser leurs comptes sur les réseaux sociaux pendant une durée de six mois.

Infox mondiale

"L'important sont les stages de prévention et la suspension des comptes" de certains des auteurs, a estimé Me Jean Ennochi, l'avocat de Brigitte Macron à l'issue du délibéré.

Tous devront, à leurs frais, suivre un stage de sensibilisation au "respect des personnes dans l'espace numérique" et s'acquitter d'une amende solidaire de 10'000 euros.

Seuls deux des 10 prévenus, âgées de 41 à 65 ans et originaires de tout le pays, étaient présents au délibéré.

Absente de ce procès, Brigitte Macron avait expliqué aux enquêteurs lors de dépôt de plainte fin août 2024 que la rumeur la présentant comme une femme transgenre avait eu "un très fort retentissement" sur son entourage et sur elle-même, rapportant que ses petits-enfants entendaient dire que "leur grand-mère est un homme".

"Moi, je me bats, à longueur de temps. Je veux aider les adolescents à se battre contre le harcèlement. Mais si je ne (...) montre pas l'exemple, ça va être difficile", avait affirmé dimanche soir l'épouse du chef de l'Etat à la télévision.

"On ne touchera pas à ma généalogie", "on ne joue pas avec ça", avait-elle asséné.

Lors du procès, devant une salle comble, sa fille Tiphaine Auzière avait confirmé l'impact de cette infox mondiale sur la santé de sa mère, "en permanence sur le qui-vive" face à la remise en cause continuelle de son "identité".

La plupart des prévenus avaient eux exprimé leur surprise d'avoir à se justifier de posts "satiriques", invoquant la liberté d'expression ou le droit d'informer face à une vérité "cachée".

"Devenir Brigitte"

Sur son compte X, suspendu depuis, Zoé Sagan, 41 ans, avait qualifié les 24 ans qui séparent les époux Macron de "crime sexuel" et de "pédophilie cautionnée par l'Etat".

Amandine Roy, 51 ans, est à l'origine d'une vidéo virale de quatre heures publiée en 2021, depuis retirée, affirmant que Brigitte Macron n'aurait jamais existé et que son frère Jean-Michel aurait pris son identité après avoir changé de sexe.

Condamnée en première instance pour diffamation en septembre 2024 dans un autre procès, elle a été relaxée en appel le 10 juillet. Mme Macron, qui s'est pourvue en cassation avec son frère, avait expliqué que cette vidéo avait largement contribué à amplifier la rumeur.

Egalement absent de ce procès pour cyberharcèlement, le journaliste Xavier Poussard, dont le cas a finalement été disjoint car il vit à Milan (Italie), est présenté comme l'autre grand instigateur de cette infox mondiale.

Auteur du best-seller "Becoming Brigitte" ("Devenir Brigitte"), il s'est associé à l'influenceuse américaine Candace Owen contre laquelle le couple présidentiel a engagé cet été des poursuites aux Etats-Unis.

La podcasteuse conspirationniste de 36 ans a publié une série de vidéos basée sur le livre de Xavier Poussard dont la viralité a donné un écho mondial à la rumeur transphobe.

Plusieurs prévenus, jugés à Paris, avaient relayé ses publications et notamment une couverture détournée du magazine Time présentant Mme Macron en "homme de l'année".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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