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Gaza: le Hamas demande l'arrêt du largage d'aide après des morts

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Le Hamas demande de cesser les largages d'aide, après qu'une dizaine de Gazaouis se sont noyés en cherchant à la récupérer. (© KEYSTONE/AP/Fatima Shbair)

Dix-huit Palestiniens ont péri, dont douze noyés en mer, en tentant de récupérer de la nourriture parachutée sur la bande de Gaza menacée par la famine, a annoncé mardi le Hamas. Ce dernier a appelé à cesser ces largages humanitaires et ouvrir les accès terrestres.

Les Etats-Unis ont affirmé qu'ils allaient continuer ces parachutages, organisés par plusieurs pays face aux difficultés d'acheminement de l'aide terrestre dans le territoire palestinien assiégé par Israël.

Au sixième mois du conflit déclenché par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre, le ministère de la Santé du Hamas a fait état de plus de 80 morts dans des attaques aériennes israéliennes sanglantes ces dernières 24 heures dans le territoire palestinien assiégé et dévasté.

Résolution de l'ONU ignorée

Malgré le vote lundi d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à un cessez-le-feu "immédiat" et "la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages", la guerre fait toujours rage dans l'étroite bande de terre contrôlée par le Hamas depuis 2007.

"Nous avons entendu une énorme explosion. Les décombres sont tombés sur nous (...) Il y a eu 22 ou 23 martyrs", a déclaré Houssam Qazaat, un déplacé, au milieu des destructions dans la ville de Rafah, dans le sud du territoire.

Morts noyés ou écrasés

Signe d'une situation humanitaire désespérée, le ministère de la Santé du Hamas a annoncé mardi la mort de 18 personnes, dont 12 noyées en mer en essayant de récupérer de la nourriture parachutée et six tuées dans des bousculades dans les mêmes circonstances.

Le Hamas a appelé à cesser les largages aériens et ouvrir les accès terrestres à l'aide humanitaire, strictement contrôlés par Israël. L'aide humanitaire, très insuffisante face aux besoins immenses des 2,4 millions d'habitants, arrive principalement depuis l'Egypte via Rafah, et ne parvient que très difficilement dans le nord du territoire.

Face à cette situation, plusieurs pays organisent des largages de colis alimentaires sur Gaza, où l'ONU redoute une famine généralisée, même si tous soulignent que ces opérations ne peuvent se substituer aux routes terrestres.

"Les parachutages d'aide sont l'un des nombreux moyens que nous utilisons pour fournir l'aide dont les Palestiniens de Gaza ont si désespérément besoin et nous allons continuer à le faire" tout en "travaillant sans relâche pour augmenter l'arrivée d'assistance humanitaire par voie terrestre", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche.

La cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, en visite en Israël, a de son côté plaidé pour étendre massivement les livraisons de vivres à Gaza en facilitant le passage des camions.

Morts pour une boîte de thon

Le Hamas a dit avoir "prévenu" les pays impliqués du "danger" de ces opérations, notamment "car une partie de cette aide tombe dans la mer". Au sol, les habitants observent les parachutes et se précipitent quand ils atterrissent, se bousculant et se battant même.

"Des gens meurent pour une boîte de thon", a lancé l'un d'eux, Mohamad Al-Sabaawi, brandissant l'unique boîte de thon qu'il a pu récupérer.

De retour chez lui, dans la ville de Gaza, un autre Palestinien juge sa situation misérable. "Nous attendons les largages d'aide, nous sommes prêts à mourir pour obtenir une boîte de haricots, que nous partageons ensuite entre 18 personnes", confie-t-il.

Résolution votée à l'ONU

Des combattants du Hamas infiltrés depuis Gaza ont mené le 7 octobre une attaque dans le sud d'Israël dans le contexte du très long conflit israélo-palestinien, qui a entraîné la mort d'au moins 1160 personnes, surtout des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Toujours d'après Israël, environ 250 personnes ont été enlevées et 130 d'entre elles sont toujours otages à Gaza, dont 33 seraient mortes.

Israël a juré de "détruire" le Hamas et mène depuis une offensive sanglante dans la bande de Gaza qui a fait jusqu'à présent 32'414 morts majoritairement des civils selon un dernier bilan du ministère de la santé du Hamas.

Lundi, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution appelant à un cessez-le-feu, par 14 voix pour et une abstention, celle des Etats-Unis qui avaient jusqu'alors bloqué trois projets de résolutions mentionnant un "cessez-le-feu".

"Pas le droit moral d'arrêter la guerre"

Furieux contre les Etats-Unis, Israël a annulé la visite d'une délégation attendue à Washington. "Nous n'avons pas le droit moral d'arrêter la guerre tant qu'il y a des otages à Gaza", a déclaré son ministre de la Défense Yoav Gallant, en visite aux Etats-Unis, insistant sur la nécessité de "vaincre" le Hamas.

Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a lui jugé mardi "trop élevées" les pertes civiles dans la bande de Gaza.

Le Hamas a salué l'appel à un cessez-le-feu et accusé Israël d'avoir provoqué "l'échec" des pourparlers menés à Doha par l'intermédiaire du Qatar, de l'Egypte et des Etats-Unis pour tenter de parvenir à une trêve accompagnée d'une libération des otages.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a pour sa part rejeté sur le Hamas la responsabilité du blocage, l'accusant d'avoir réitéré des "exigences extrêmes". Le Qatar a souligné mardi que les pourparlers se poursuivaient à Doha.

Trois hôpitaux visés

Malgré les craintes de la communauté internationale, Benjamin Netanyahu se dit déterminé à mener une offensive terrestre à Rafah, où sont massées près d'un million et demi de personnes, selon l'ONU, en majorité déplacées par la guerre.

Alors que moins d'un tiers des hôpitaux de la bande de Gaza sont opérationnels, et ce partiellement, d'après l'ONU, trois hôpitaux, accusés par Israël d'abriter des bases du Hamas, sont visés par des opérations de l'armée.

Une opération a débuté le 18 mars autour et dans l'hôpital al-Chifa de la ville de Gaza, dans le nord, le plus grand du territoire, où l'armée a dit avoir tué 170 combattants palestiniens. A Khan Younès, dans le sud, les soldats encerclent l'hôpital Nasser, selon le Hamas et des témoins qui ont fait état de tirs.

A environ un kilomètre de là, l'hôpital al-Amal a aussi été visé depuis dimanche. Il est aujourd'hui "hors service", a indiqué mardi le Croissant-Rouge palestinien, après que l'armée a évacué ses occupants.

Numéro 2 du Hamas "éliminé"

L'armée israélienne a affirmé dans ce contexte avoir "éliminé" il y a 2 semaines le numéro 2 de la branche armée du Hamas Marwan Issa, dans une attaque à Gaza. Elle confirmait une information déjà diffusée par la Maison Blanche le 18 mars. Selon Tel Aviv, il aurait participé à l'organisation des attaques du 7 octobre.

Il s'agit du responsable le plus haut placé dans le mouvement palestinien tué par l'armée israélienne à Gaza depuis le début de la guerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Argentine: le climat extrême complique la lutte contre les feux

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Le Chubut est l'une des provinces argentines touchées par les incendies de forêt. (© KEYSTONE/EPA/MATIAS GARAY)

Des incendies de forêt en Patagonie argentine ont déjà ravagé au moins 36'000 hectares de forêts. Des centaines de pompiers tentent de contenir les flammes dans un contexte climatique extrême prévu pour les prochains jours.

L'incendie mobilisant le plus de ressources samedi se situe dans le parc national Los Alerces, dans la province de Chubut (sud) où, selon le dernier communiqué officiel, 10'000 hectares ont déjà brûlé.

Le gouverneur de la province, Ignacio Torres, a déclaré samedi sur le réseau social X que, en raison de "conditions climatiques défavorables", il a fallu "intensifier les opérations". "Aujourd'hui, 400 brigadistes, pompiers volontaires, équipes de soutien, personnel de santé et forces de sécurité travaillent dans la zone", a-t-il précisé.

Quinze moyens aériens sont aussi mobilisés, dont des avions bombardiers d'eau et des hélicoptères, mais la fumée entrave leur travail et ils attendent "une amélioration des conditions de visibilité".

Sécheresse et vents

Les températures élevées, la sécheresse et les vents forts créent un contexte climatique "critique", a expliqué samedi à l'AFP Laura Mirantes, coordinatrice du centre provincial des opérations d'urgence.

"Nous parlons de températures autour de 30 degrés, d'un taux d'humidité de 20%, d'une absence totale de précipitations et de rafales de vent qui vont, bien sûr, perturber et compliquer les opérations", a-t-elle ajouté.

Le service national de gestion du feu a décrété une alerte rouge de danger d'incendie dans la région jusqu'à mardi. Provoqué par la foudre, l'incendie de Los Alerces a débuté le 9 décembre et a progressé lentement avant de devenir incontrôlable ces dernières semaines.

Cette semaine, il a dépassé les limites du parc national et s'est approché par le nord du village de Villa Lago Rivadavia, où une habitation a été détruite par le feu et six familles ont été évacuées.

L'autre incendie de forêt qui frappe la province couvre environ 23'000 hectares à une cinquantaine de kilomètres au nord de Villa Lago Rivadavia. Il était "contenu à 85%" samedi, selon le service provincial de gestion du feu.

D'autres incendies au Chubut et dans la province voisine de Santa Cruz, déjà maîtrisés ou éteints, portent à plus de 36'000 hectares la superficie touchée par les flammes depuis le début de l'été austral.

Le Chili voisin fait également face à une série d'incendies dans le sud du pays, qui ont fait jusqu'à présent 21 victimes, détruit 42'000 hectares et laissé 20'000 sinistrés, selon les autorités.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La présidente vénézuélienne veut "des accords" avec l'opposition

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Delcy Rodriguez s'est retrouvée à la tête du Venezuela après la spectaculaire opération américaine qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro au début janvier (archives). (© KEYSTONE/AP/Ariana Cubillos)

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a appelé samedi à la télévision nationale à trouver "des accords avec l'opposition" trois semaines après la spectaculaire opération américaine qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro.

"Nous devons nous rencontrer et parvenir à des accords. Pourquoi? Eh bien, pour le peuple du Venezuela", a déclaré Mme Rodriguez, dont l'intérim selon la constitution peut durer six mois avant de nouvelles élections. "Il ne peut y avoir ni divergences politiques ni partisanes lorsqu'il s'agit de la paix du Venezuela, a-t-elle ajouté.

Vendredi, la Mme Rodriguez avait demandé au président de l'Assemblée nationale du Parlement, son frère Jorge Rodríguez, une rencontre avec les différents secteurs politiques du pays disant vouloir un dialogue avec des "résultats concrets et immédiats".

"Qu'il s'agisse d'un dialogue politique vénézuélien où ne s'imposent plus des ordres externes, ni de Washington, ni de Bogotá, ni de Madrid. Un dialogue politique nationalisé [...] qui soit pour le bien commun du Venezuela", avait-elle déclaré vendredi.

Sous pression

Quelque 2400 personnes avaient été arrêtées et 28 tuées lors de la répression des troubles post-électoraux après l'annonce par le conseil national électoral (CNE) de la victoire de M. Maduro à la présidentielle. L'opposition, qui revendique toujours la victoire, a accusé le pouvoir de fraude, publiant des procès-verbaux de bureaux de vote donnant son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia vainqueur.

Le CNE, accusé d'être aux ordres du pouvoir, n'a jamais publié de résultats détaillés disant avoir été victime d'une attaque informatique.

Depuis son investiture le 5 janvier, Mme Rodriguez, sous pression américaine, a notamment promis des libérations de prisonniers politiques, mais a aussi signé des accords pétroliers avec les Etats-Unis ou engagé une réforme législative comprenant notamment la loi sur les hydrocarbures.

Toutefois, ces libérations s'opèrent au compte-gouttes. Depuis l'annonce du 8 janvier, seules quelque 150 personnes sur plus de 800 prisonniers politiques ont été libérées, selon un bilan l'ONG Foro Penal.

Cette semaine, la Maison-Blanche, sans fixer de date, a annoncé vouloir inviter Mme Rodriguez aux Etats-Unis, après plusieurs déclarations élogieuses du président américain Donald Trump à son égard.

Dans des propos parfois contradictoires, le président américain, qui veut, selon des analystes, éviter un scénario irakien avec une implosion de l'administration, avait déjà affirmé que l'opposante Maria Corina Machado n'était pas qualifiée pour gérer le pays, tout en assurant aussi vouloir "l'impliquer".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un deuxième Américain tué à Minneapolis par des agents fédéraux

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Un drapeau de l'Etat du Minnesota brandi alors que les agents fédéraux de l'immigration lancent des gaz lacrymogènes, samedi à Minneapolis. (© KEYSTONE/AP/Abbie Parr)

Un Américain de 37 ans a été tué samedi par des agents fédéraux à Minneapolis, ont annoncé les autorités. Cette ville du nord des Etats-Unis est secouée depuis plusieurs semaines par des manifestations contre la présence de la police de l'immigration (ICE).

Sa mort intervient près de trois semaines après celle de Renee Good, une Américaine également âgée de 37 ans, tuée par balle par un agent de l'ICE dans cette même ville. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a dénoncé "de nouveaux tirs atroces" par des agents fédéraux.

Lors d'une conférence de presse, l'élu démocrate a exhorté à ce que les autorités locales, et non fédérales, soient à la tête des investigations. "On ne peut pas se fier à l'Etat fédéral pour mener l'enquête", a-t-il affirmé, avant de fustiger l'ICE qui sème selon lui "le chaos et la violence".

Tim Walz a en outre critiqué le fait que le gouvernement Trump se "soit précipité pour juger en 15 minutes" ce qui s'était passé au moment des tirs et avant.

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et à l'authenticité confirmée par les autorités montre plusieurs agents avec des gilets affublés du sigle "Police" lutter pour amener une personne au sol puis la frapper plusieurs fois. Un tir résonne alors, les agents s'écartent de l'homme allongé dans la rue, avant de tirer à plusieurs reprises sur lui.

Appels au calme

Selon le ministère américain de la sécurité intérieure (DHS), l'homme était armé d'un pistolet semi-automatique et avait "violemment résisté" avant que l'agent, "craignant pour sa vie", ne lui tire dessus.

Sur X, le DHS a publié une photographie du pistolet présenté comme celui de l'individu et a affirmé: "Cela ressemble à une situation où un individu voulait commettre un maximum de dégâts et massacrer des forces de l'ordre".

Mais selon une analyse des images réalisée par le média d'investigation Bellingcat, "quelques instants avant que le premier coup ne soit tiré", on peut voir l'un des agents s'éloigner avec un pistolet semblable à l'arme postée par le DHS.

Ensuite, "deux agents différents tirent manifestement avec leurs armes et au moins dix coups sont tirés au total", poursuit Bellingcat, précisant que "la plupart" l'ont été alors que "l'homme était déjà allongé au sol sans mouvement".

Le chef de la police de Minneapolis, Brian O'Hara, a indiqué lors d'une conférence de presse que cet homme habitait la ville, possédait un permis légal de port d'arme et n'était pas connu des services de police.

Le président américain Donald Trump a justifié l'action des agents fédéraux et a rejeté en retour la faute sur les élus démocrates locaux.

"Le maire et le gouverneur poussent à l'insurrection avec leur rhétorique pompeuse, dangereuse et arrogante", a accusé sur son réseau social Truth Social le président américain, pour qui la police de l'immigration doit être laissée tranquille pour "faire son boulot".

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a lui appelé samedi Donald Trump à mettre fin aux opérations de l'ICE dans sa ville, après ce second décès en quelques semaines, et à "rétablir la paix". Le chef de la police locale a également appelé au calme, malgré la "colère" et toutes les "questions autour de ce qui s'est passé".

"Escalade"

Maria, une habitante de 56 ans rencontrée dans la rue par l'AFP et qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, dit être venue sur place pour "soutenir les gens qui manifestent pacifiquement" et leur apporter des réchauffe-mains alors que la température est descendue sous les - 20 degrés Celsius. Mais la situation est en pleine "escalade", puisque les agents de l'ICE "attaquent et terrorisent" les habitants, a-t-elle affirmé.

La veille, des milliers de personnes avaient déjà défilé dans le centre de Minneapolis pour protester contre les opérations antimigrants de l'ICE, au moment où les autorités américaines tentaient de calmer l'indignation provoquée par la détention d'un garçon de 5 ans.

Le nouveau décès samedi vient aggraver une situation déjà tendue par la mort de Renee Good le 7 janvier. Les élus démocrates locaux et les manifestants contestent la thèse officielle selon laquelle le policier de l'immigration, qui n'a pas été suspendu, était en état de légitime défense lorsqu'il a tiré sur cette habitante de Minneapolis.

Le Minnesota, dont de nombreuses zones sont des "sanctuaires" limitant la coopération entre les forces de l'ordre locales et l'ICE, a demandé à la justice la suspension de l'opération à l'intérieur de ses frontières. Une audience est prévue lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump menace à nouveau le voisin canadien de droits de douane

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Donald Trump ne ménage pas son voisin du nord, le Canada, le menaçant à nouveau de droits de douane exorbitants. (archives) (© KEYSTONE/AP/BEN CURTIS)

Donald Trump s'est dit prêt samedi à déclencher une nouvelle tempête douanière avec le Canada si Ottawa continue de vouloir développer ses échanges avec la Chine.

Alors qu'un blizzard d'une rare intensité menace de balayer une grande partie des Etats-Unis, le président américain a dégainé une nouvelle fois l'arme douanière.

Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, il a affirmé qu'il imposerait des "droits de douane à 100%" sur les importations canadiennes aux Etats-Unis en cas d'accord commercial entre le Canada et la Chine.

Un tel niveau impliquerait de doubler le prix des produits canadiens qui franchissent la frontière.

Donald Trump dit ne pas vouloir que le Canada se transforme en plateforme de réexpédition de produits chinois vers les Etats-Unis.

"La Chine va manger le Canada tout cru, complètement le dévorer, y compris en détruisant leurs entreprises, leur tissu social, et leur mode de vie général", a-t-il jugé.

"Il n'y a pas de poursuite d'un accord de libre-échange avec la Chine. Ce qui a été réalisé, c'est une résolution sur plusieurs questions tarifaires importantes", a réagi sur X le ministre canadien Dominic Leblanc, chargé de la relation commerciale entre le Canada et les Etats-Unis.

Matthew Holmes, vice-président exécutif à la Chambre de commerce du Canada, a défendu de son côté la nécessité de "développer une relation structurée avec la Chine ou tout autre pays" sans pour autant renoncer à échanger avec les Etats-Unis.

Soulignant l'inquiétude des entreprises canadiennes, il a espéré qu'Ottawa et Washington "arrivent rapidement à une meilleure compréhension" mutuelle.

Depuis son retour au pouvoir il y a un an, le président américain n'a pas ménagé son voisin du nord, suggérant notamment de l'annexer pour en faire le 51e Etat américain.

Le Canada est aussi une des premières cibles de sa guerre commerciale tous azimuts.

Le pays est particulièrement touché par les surtaxes imposées sur certains secteurs comme l'acier, l'aluminium, l'automobile et le bois d'oeuvre.

La majorité des échanges reste toutefois exemptée de droits de douane, Donald Trump continuant à respecter une grande partie de l'actuel accord de libre-échange nord-américain.

Mais la menace d'une escalade revient dès que la relation connaît des à-coups.

"Gouverneur Carney"

Le locataire de la Maison Blanche n'a guère apprécié plus tôt cette semaine l'écho reçu par un discours de Mark Carney au Forum économique mondial de Davos.

M. Carney avait pointé la fracture de l'ordre mondial et appelé les "puissances moyennes" à s'unir pour faire face aux forces "hégémoniques".

Donald Trump lui avait répondu que le Canada existait "grâce aux Etats-Unis".

Dans sa nouvelle mise en garde, samedi, le président désigne Mark Carney comme "Gouverneur Carney". Il faisait de même avec l'ex-Premier ministre canadien, Justin Trudeau, une façon d'appuyer sa volonté de faire du Canada un Etat américain.

Face à la guerre commerciale initiée par Donald Trump, M. Carney mise sur deux axes: l'accroissement du commerce intérieur et la recherche de nouveaux marchés en Asie et en Europe.

Il s'est rendu la semaine dernière en Chine où il a scellé, selon ses termes, "un accord commercial préliminaire, mais historique, visant à éliminer les obstacles au commerce et à réduire les droits de douane" avec Pékin.

Le Premier ministre canadien a souligné à cette occasion la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis du grand voisin américain, premier partenaire commercial loin devant la Chine.

L'accord avec Pékin prévoit notamment de laisser entrer au Canada 49.000 véhicules électriques fabriqués en Chine, à des droits de douane préférentiels de 6,1%, soit un retour au niveau qui prévalait en 2023, selon M. Carney.

Il a souligné que cette quantité de véhicules représentait "moins de 3%" du marché et qu'en retour il espérait dans les trois prochaines années des "investissements chinois considérables", créateurs d'emplois au Canada.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une tempête hivernale majeure déferle sur les Etats-Unis

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"Restez en sécurité et restez au chaud!", a exhorté Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Ici, une image samedi près de l'aéroport de Dallas. (© KEYSTONE/EPA/JEROME MIRON)

L'état d'urgence a été déclaré sur une bonne partie des Etats-Unis avec l'arrivée d'une importante tempête hivernale qui frappe le Texas et le Nouveau-Mexique samedi avant son déferlement attendu vers le nord-est du pays jusqu'à lundi.

La tempête, qualifiée d'"inhabituellement étendue et de longue durée" par les services météo nationaux (NWS), est provoquée par l'arrivée d'une masse d'air arctique en provenance du Canada. Elle apportera des chutes de neige abondantes pour le reste du week-end, tandis que d'importantes accumulations de glace sont prévues des plaines du sud jusqu'au littoral atlantique, avec de potentielles conséquences "catastrophiques à l'échelle locale", selon le NWS.

Ville du sud plus habituée aux températures clémentes, Dallas a vu le thermomètre chuter à -6°C samedi et se prépare à être frappée dans la journée par un mélange de pluie verglaçante et de grésil.

Centres d'accueil

"Les conditions se sont rapidement détériorées au cours de la nuit à travers le nord du Texas", a indiqué l'antenne locale du NWS sur X, qui a dit s'attendre à un "impact considérable sur les transports" dans la région.

Autre grande métropole texane, Houston se prépare également à être touchée.

"Il va y avoir une tempête violente comme peu d'habitants de Houston en ont connu", a averti vendredi le maire John Whitmire.

"Tout le monde est le bienvenu dans nos abris. Nous ne demanderons à personne ses papiers", a ajouté l'édile démocrate lors d'une conférence de presse, en référence aux opérations de la police de l'immigration à travers le pays.

Des centres d'accueil, notamment pour les sans-abris, seront ouverts à partir de samedi après-midi dans cette ville de près de 2,4 millions d'habitants.

Les autorités de l'Etat se sont également voulues rassurantes sur la solidité du réseau électrique, qui avait connu une panne générale lors de la dernière grande tempête hivernale en 2021.

Selon le site poweroutage.us, environ 57'000 foyers et commerces du Texas étaient sans électricité samedi à 21h00 GMT, et plus de 43'000 autres dans l'Etat voisin de Louisiane.

"Restez au chaud!"

Donald Trump a déclaré samedi avoir approuvé des déclarations d'urgence pour la Caroline du Sud et la Virginie, deux Etats de la côte est, ce qui permettra le déploiement plus rapide des moyens de la Fema, l'agence américaine de gestion des catastrophes naturelles.

"Nous continuerons à surveiller et à rester en contact avec tous les Etats qui se trouvent sur le trajet de cette tempête. Restez en sécurité et restez au chaud!", a exhorté le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Le ministre des Transports, Sean Duffy, avait déclaré la veille que les préparatifs étaient en cours "pour la tempête hivernale potentiellement historique qui pourrait toucher plus de 240 millions de personnes à travers plus de 40 Etats".

Plus de 3850 vols partant ou à destination des Etats-Unis ont été annulés samedi, selon le site spécialisé FlightAware, qui en compte déjà plus de 8600 dans ce cas pour dimanche.

Vortex

Vendredi, Donald Trump avait anticipé l'arrivée de la tempête pour exprimer de nouveau son scepticisme sur Truth Social au sujet de l'existence du changement climatique: "Est-ce que les insurgés environnementaux pourraient m'expliquer s'il vous plaît: QU'EST CE QUI EST ARRIVE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE?".

Le rapport entre le changement climatique et les tempêtes hivernales de ce type, quand l'air arctique d'ordinaire confiné au pôle Nord s'échappe vers le continent nord-américain, fait l'objet de débats au sein de la communauté scientifique.

Les chercheurs relèvent que les perturbations du vortex polaire, qui envoient ces masses d'air arctique vers les Etats-Unis, deviennent plus fréquentes depuis 20 ans. Cela pourrait être dû au réchauffement relativement rapide de l'Arctique, qui affaiblit la ceinture de vents isolant habituellement l'atmosphère au-dessus de cette zone polaire de l'Amérique du Nord.

Mais les scientifiques attendent d'avoir davantage de données, sur une plus longue période, pour établir fermement un lien entre ces tempêtes hivernales extrêmes et le dérèglement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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