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Le gouvernement travailliste veut moderniser la Chambre des Lords

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Charles III a prononcé mercredi le "discours du roi", lors d'une cérémonie solennelle où il a dévoilé le premier programme législatif d'un gouvernement travailliste en 15 ans. (© KEYSTONE/AP/Henry Nicholls)

Economie, immigration, relations du Royaume-Uni avec l'Europe, mais aussi transport et logement: Charles III a énoncé mercredi les priorités du nouveau gouvernement travailliste dans son traditionnel discours du roi, cérémonie solennelle à la réouverture du parlement.

Le discours du trône ou discours du roi est prononcé par le souverain mais rédigé par le gouvernement. C'est l'occasion pour le nouveau parti au pouvoir d'exposer ses priorités à Westminster. C'était le premier pour un gouvernement travailliste en 15 ans, après les élections législatives du 4 juillet qui ont abouti à l'arrivée à Downing Street du Premier ministre travailliste Keir Starmer après 14 ans de pouvoir conservateur.

Coiffé de la couronne impériale d'apparat et portant une longue robe, Charles III, arrivé au parlement en carrosse doré depuis le palais de Buckingham, a lu le texte d'un ton monocorde, une manière de marquer la neutralité politique du souverain.

Le gouvernement, qui avait bâti sa campagne sur une promesse de "sérieux" budgétaire, a d'abord mis en avant "la stabilité économique". Il fera évaluer de "manière indépendante" ses budgets à venir par l'organisme public de prévision budgétaire, l'OBR, pour assurer un meilleur contrôle des dépenses publiques.

A l'automne 2022, la Première ministre conservatrice Liz Truss avait semé la panique sur les marchés financiers avec des baisses d'impôts non financées. Cela reste un traumatisme dans le pays.

"Redéfinir" les relations avec l'Europe

Le nouveau gouvernement veut par ailleurs "redéfinir" les relations entre le Royaume-Uni et ses "partenaires européens", près de huit ans après le vote du Brexit. Il "travaillera à améliorer les relations commerciales et d'investissement avec l'Union européenne".

Pour lutter contre l'immigration illégale, le gouvernement va créer une nouvelle force de sécurité dotée de "pouvoirs antiterroristes". Elle visera à "renforcer" la lutte contre les passeurs.

Au lendemain de son arrivée au pouvoir, Keir Starmer avait confirmé abandonner le projet des conservateurs d'expulser vers le Rwanda des migrants arrivés illégalement.

Keir Starmer veut aussi supprimer les membres héréditaires à la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement.

Sur l'Irlande du Nord, le nouveau gouvernement s'est engagé à abroger une loi controversée qui devait mettre fin aux enquêtes, aux affaires civiles et aux poursuites pénales pour les crimes liés à la période des Troubles et accorder l'immunité aux anciens combattants de tous les camps.

Les promesses se sont enchaînées dans cette longue liste comprenant aussi des mesures pour accélérer la construction de logements et pour renationaliser les compagnies de transport ferroviaire.

Le gouvernement reprend par ailleurs des promesses des conservateurs, notamment la loi visant à interdire la vente de tabac à toute personne née après 2009.

Ce discours du trône était le premier rédigé par un exécutif travailliste depuis le gouvernement de Gordon Brown en 2009, avant l'arrivée au pouvoir des conservateurs quelques mois plus tard.

Le gouvernement avait expliqué que ce discours comprendrait plus de 35 projets de loi.

Manifestants anti-monarchie

Pendant que Charles III lisait le discours, des manifestants anti-monarchie ont scandé "Pas mon roi" devant le Parlement.

La police a indiqué avoir arrêté une dizaine de membres du groupe activiste Youth Demand, soupçonnés de vouloir causer des nuisances publiques.

Keir Starmer, 61 ans, s'est dit juste après son arrivée au pouvoir "impatient de mettre en oeuvre le changement" promis aux Britanniques.

Avec ce programme, les travaillistes veulent "montrer qu'ils peuvent redevenir ce qu'ils considèrent comme le parti naturel du gouvernement", a dit à l'AFP Tony McNulty, ancien ministre du Labour et professeur de politique britannique à l'université Queen Mary de Londres.

C'est le deuxième discours du roi prononcé par Charles III depuis son accession au trône, en septembre 2022. En mai de cette année-là, en tant que prince de Galles, il avait aussi remplacé sa mère Elizabeth II, dont la santé déclinait.

Charles III était assis sur le trône de la Chambre des Lords, avec à sa gauche son épouse Camilla.

Un peu avant son arrivée à Westminster, des gardes royaux avaient procédé à l'inspection des caves du Parlement à la recherche d'explosifs, un héritage de la tentative infructueuse des catholiques de faire sauter le bâtiment en 1605.

Une députée a elle été retenue symboliquement en otage à Buckingham jusqu'au "retour sain et sauf du roi" dans sa résidence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Le pape regrette que ses discours en Afrique soient mal interprétés

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Léon XIV a assuré que "débattre de nouveau" n'était "pas dans son intéret" (archives). (© KEYSTONE/EPA/LUCA ZENNARO)

En pleine tournée africaine, le pape Léon XIV a regretté samedi que ses discours sur place soient interprétés comme une réponse aux critiques du président américain Donald Trump. Le souverain pontife a assuré que "débattre de nouveau" n'était "pas dans son intéret".

"Le discours que j'ai fait à la prière pour la paix il y a deux jours (dans le nord-ouest du Cameroun, ndlr) a été écrit il y a deux semaines, bien avant" les critiques du président américain, a déclaré Léon XIV aux journalistes à bord du vol entre le Cameroun et l'Angola.

"Et pourtant, il a été perçu comme si j'essayais de débattre de nouveau avec le président, ce qui n'est pas du tout dans mon intérêt", a ajouté le pape américain, en référence à un discours dans lequel il avait pourfendu la "poignée de tyrans" qui "ravagent le monde", interprété par une partie de la presse, notamment américaine, comme une allusion à Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Allegri se projette sur le long terme au Milan AC

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Massimiliano Allegri ne se voit pas sélectionneur de l'Italie (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

L'entraîneur de l'AC Milan Massimiliano Allegri, présenté comme l'un des favoris pour devenir sélectionneur de l'Italie en crise, a balayé samedi cette hypothèse.

Le technicien transalpin se projette sur le long terme aux commandes du club lombard, actuellement 3e de Serie A.

"Ma carrière d'entraîneur parle d'elle même: changer souvent (de fonction) ne fait pas partie de mon ADN. J'aime travailler dans un club qui est une entreprise et qui doit être géré comme tel", a déclaré Massimiliano Allegri en conférence de presse à la veille du match de la 33e journée du Milan à Vérone.

"J'aime travailler et voir les progrès. On ne pourra pas gagner la Ligue des champions en deux ans, mais il faut avoir cette ambition, car si tu ne penses pas à l'avenir, tu restes dans le passé", a poursuivi "Max", qui a entraîné l'AC Milan une première fois de 2010 à 2014, puis la Juventus Turin de 2014 à 2019 et de 2021 à 2024.

"Avec l'AC Milan, on discute beaucoup, j'ai donné des indications pour le mercato et les dirigeants s'en occuperont", a-t-il conclu, en donnant rendez-vous au 12 juillet pour la reprise de l'entraînement du Milan.

Nommé à la tête de l'AC Milan l'été dernier, Allegri (58 ans) est présenté par la presse italienne à l'instar d'Antonio Conte, en poste à Naples, comme celui qui peut relancer l'Italie. Une Nazionale qui vient de manquer sa qualification, comme en 2018 et 2022, pour la prochaine Coupe du monde.

Patience

Après l'échec aux tirs au but contre la Bosnie-Herzégovine en finale des barrages européens, Gennaro Gattuso, en poste depuis juin 2025, a présenté sa démission, tout comme le président de la Fédération italienne (FIGC) Gabriele Gravina. Il faudra attendre encore plusieurs semaines pour connaître le nom du nouveau sélectionneur puisque le nouveau président de la FIGC sera élu le 22 juin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Hezbollah se dit "pas concerné" par les négociations avec Israël

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Une femme déplacée brandit un drapeau du Hezbollah en retournant dans son village. (© KEYSTONE/AP/Bilal Hussein)

Le Hezbollah a estimé samedi ne pas être concerné par les discussions directes en préparation avec Israël. Il a accusé les autorités libanaises de conduire le pays à "la capitulation".

"Les négociations que mène l'Etat ne nous concernent pas", a déclaré le vice-président du bureau politique du Hezbollah, Mahmoud Qamati, lors d'un point de presse dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite allié de Téhéran.

Rien n'empêche que "l'Etat coordonne avec nous" toute démarche visant à "préserver la souveraineté, mais pas de cette manière qui nous mène vers la capitulation", a-t-il ajouté, jugeant les pourparlers "voués à l'échec".

Le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont discuté samedi des préparatifs en vue de négociations avec Israël, au deuxième jour du cessez-le-feu et du retour des déplacés. Ils "ont fait le point (...) sur les efforts en cours pour consolider" la trêve, indique un communiqué du palais présidentiel.

Les deux responsables ont également examiné "la disposition du Liban à négocier" avec Israël, quelques jours après des pourparlers directs, les premiers depuis des décennies, entre les deux pays à Washington, qui ont préludé au cessez-le-feu.

Dans un discours télévisé, Joseph Aoun s'est adressé vendredi aux Libanais ainsi qu'au Hezbollah, sans le nommer, affirmant que le Liban travaille à "un accord permanent" avec Israël, tout en niant que des discussions directes avec son voisin constituent un "signe de faiblesse".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Riedi en finale du Challenger de Busan

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Leandro Riedi jouera dimanche la finale du Challenger de Busan (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Leandro Riedi (ATP 169) entrevoit peut-être le bout du tunnel.

Le Zurichois de 24 ans s'est hissé samedi en finale du Challenger de Busan, un stade de la compétition qu'il n'avait plus atteint sur ce circuit depuis le mois de juin 2024.

Tête de série no 8 du tableau en Corée du Sud, Leandro Riedi a bénéficié de l'abandon du Britannique Liam Broady (ATP 250) samedi en demi-finale. C'est la deuxième fois de la semaine que son adversaire jette l'éponge, Pavel Kotov ayant quant à lui abandonné lors de leur 8e de finale jeudi.

Huitième de finaliste de l'US Open 2025, Riedi ne fera certainement pas la fine bouche, lui dont la carrière a été freinée par de nombreuses blessures. Il avait notamment dû mettre prématurément fin à sa saison 2025 dès le mois d'octobre après avoir dû se soumettre à une opération à l'aine.

Ex-no 117 mondial, Leandro Riedi est assuré de gagner une vingtaine de places dans la hiérarchie grâce à son accession à la finale. Il grimperait jusqu'aux environs du 130e rang s'il s'adjugeait le titre dimanche à Busan. Son adversaire en finale sera le Chinois Bu Yunchaokete (ATP 175), 64e mondial en avril en 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Barcelone: leaders mondiaux réunis "en défense de la démocratie"

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Des dirigeants internationaux de gauche se sont réunis samedi à Barcelone pour un sommet "en défense de la démocratie". (© KEYSTONE/AP/Joan Monfort)

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez en tête, des dirigeants internationaux de gauche se sont réunis samedi à Barcelone pour "protéger et renforcer" la démocratie. Une rencontre qui marque aussi un réchauffement des relations entre l'Espagne et le Mexique.

Ce forum dit "En défense de la démocratie", le quatrième du genre, se déroule le même jour qu'un rassemblement de responsables européens d'extrême droite à Milan, dans le nord de l'Italie, et réunit aussi le président du Conseil européen Antonio Costa et les chefs d'État sud-africain, colombien, uruguayen ou encore irlandais.

La présence de Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique, en Catalogne revêt un caractère symbolique, quelques semaines à peine après la reconnaissance par le roi Felipe VI, pour la première fois, de "nombreux abus" pendant la conquête espagnole de l'Amérique au XVIe siècle, un sujet de tensions entre Madrid et Mexico depuis de nombreux mois.

A son arrivée pour la réunion, Mme Sheinbaum, dont c'était la première visite en Espagne depuis son investiture en octobre 2024, a d'ailleurs assuré devant les journalistes qu'il n'y avait pas de "crise diplomatique" entre son pays et l'Espagne, et qu'il n'y en avait même jamais eu.

"Je viens d'un peuple qui reconnaît son origine dans les grandes cultures autochtones, celles qui furent réduites au silence, asservies et pillées, mais qui ne furent jamais vaincues, car il est des mémoires qui ne se conquièrent pas et des racines qu'on n'arrache jamais", a-t-elle ensuite déclaré lors de l'ouverture de la réunion, assurant par ailleurs qu'elle souhaitait proposer une déclaration "contre une intervention militaire à Cuba".

Réforme des Nations unies

Ouvrant la réunion, le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez, un des opposants les plus farouches en Europe à la guerre en cours au Moyen-Orient, s'est de son côté dit favorable à une réforme des Nations unies.

"Nous pensons que le moment est venu pour que l'Organisation des Nations unies soit renouvelée, réformée et, pourquoi pas? bien sûr, dirigée par une femme. Ce n'est pas seulement une question de justice, c'est aussi une question de crédibilité", a-t-il lancé.

"Le contexte est clair: la démocratie ne peut pas être tenue pour acquise", a-t-il aussi assuré, présentant la réunion comme celle d'"un groupe de pays prêts à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger et renforcer le système démocratique".

Comme à Pékin il y a quelques jours, le Premier ministre espagnol avait déjà appelé vendredi aux côtés de Lula à "renouveler" et "améliorer" le système multilatéral international, face à ceux "qui, soit de façon active ou passive, le considèrent comme mort ou travaillent à saper (ses) fondements".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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