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Politique

Fraude électorale en Thurgovie: ex-greffier condamné

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La fraude s'était déroulée lors de l'élection au Grand Conseil thurgovien, qui a son siège à Frauenfeld (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

La condamnation de l'ex-greffier de Frauenfeld pour fraude électorale qualifiée est définitive. Le Tribunal fédéral rejette son recours. L'homme avait écopé d'un an de prison avec sursis pour avoir camouflé une erreur de comptage au profit de l'UDC.

Les faits s'étaient produits lors de l'élection au Grand Conseil le 15 mars 2020. A la suite d'un recours des Vert'libéraux (PVL) qui constataient un écart entre les résultats à Frauenfeld et ceux des autres circonscriptions, le greffier de la ville avait procédé, seul, à deux recomptages.

Le recourant avait constaté alors que deux paquets de 100 listes du PVL avaient été attribués à tort à l'UDC. Il avait alors manipulé les listes de telle sorte que l'UDC conserve le siège acquis au détriment du PVL.

Dans un arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral rejette le recours de l'ex-greffier. Ce dernier estimait que l'intervention d'un tiers dans la fraude n'était pas exclue et qu'il devait être mis au bénéfice du doute. (arrêt 6B_1437/2022 du 2 août 2023)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

J.D. Vance appelle l'Amérique à "choisir une nouvelle voie"

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"Ce soir est une nuit d'espoir", a déclaré le colistier de Donald Trump, J.D. Vance. (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

Le sénateur J.D. Vance, choisi par Donald Trump pour le seconder dans sa campagne, a appelé mercredi l'Amérique à "choisir une nouvelle voie", lors de son grand oral à la convention républicaine de Milwaukee.

"Nous sommes unis dans la victoire", a lancé à l'adresse de son parti celui qui deviendra vice-président des Etats-Unis si le républicain l'emporte en novembre. Lors de cette nouvelle soirée en prime-time, l'élu de 39 ans, en costume-cravate bleu, a formellement accepté l'investiture des républicains.

Il a loué la "vision extraordinaire" de Donald Trump, installé dans une tribune rouge du grand complexe omnisports de Milwaukee où des milliers de militants "Make America Great Again" garnissaient les gradins dans une ambiance festive.

Issu d'un milieu modeste et auteur d'un best-seller décrivant l'Amérique rurale et désindustrialisée des oubliés, il a fait applaudir sa mère, une ancienne toxicomane "abstinente depuis 10 ans". Il a aussi rendu hommage à sa grand-mère décédée, qui l'a élevé, en indiquant qu'elle détenait 19 armes à feu.

"Etre au service de Wall Street, c'est fini mesdames et messieurs, nous allons nous engager pour les travailleurs", a lancé le sénateur de l'Ohio, un ancien bastion de l'industrie américaine. "Importer de la main-d'oeuvre étrangère, c'est fini. Nous allons nous battre pour les citoyens américains, leurs emplois et leurs salaires", a-t-il promis.

"Rêve américain"

Juste avant de monter sur scène, J.D. Vance a échangé une étreinte avec sa femme Usha, une brillante avocate qui l'a annoncé sur scène comme une "puissante illustration du rêve américain". L'élu au profil atypique a été propulsé sous les projecteurs quand Donald Trump a annoncé lundi le choisir comme son colistier dans la course à la Maison Blanche.

Pour un candidat à la présidentielle, ce choix répond souvent à l'objectif de séduire de nouveaux électeurs. J.D. Vance, élu antisystème au parcours singulier puisqu'il a aussi bien fait carrière dans l'armée que dans la Silicon Valley, devrait rassurer les électeurs les plus à droite du parti, tandis que Donald Trump tente des percées parmi les modérés.

Au Sénat américain, ce grand brun au regard bleu perçant s'est illustré par son opposition farouche à l'aide à l'Ukraine. Sans nommer Kiev directement, il s'est engagé mercredi à veiller "à ce que nos alliés partagent le fardeau du maintien de la paix dans le monde".

Avant de se lancer dans une longue tirade anti-immigration, accusant les démocrates d'avoir "inondé ce pays de millions d'immigrants clandestins". Par ailleurs, si Donald Trump, 78 ans, était élu, J.D. Vance deviendrait le troisième plus jeune vice-président de l'histoire des Etats-Unis.

Sur une note plus légère, les médias américains relèvent que le siège de l'exécutif n'a vu aucun président ou vice-président portant la barbe depuis une centaine d'années. Une constante qui s'achèverait avec J. D. Vance, qui arbore une barbe poivre et sel soigneusement taillée. Sa sélection par le candidat républicain s'explique aussi et surtout par sa loyauté.

Même s'il s'est montré par le passé très critique de Donald Trump, J.D. Vance a effectué un revirement complet pour s'imposer comme l'un des défenseurs les plus ardents du milliardaire et de son idéologie MAGA, "Rendre sa grandeur à l'Amérique".

Discours de Trump jeudi

Parmi les délégués qui écoutaient J.D. Vance, des dizaines d'entre eux portaient symboliquement sur l'oreille un faux bandage blanc imitant celui de Donald Trump, victime d'une tentative d'assassinat samedi.

La foule, réunie dans l'immense complexe omnisports de Milwaukee, a une nouvelle fois scandé "Fight!", "Fight!" ("Battez-vous!") -- les mêmes mots que Donald Trump avait lancés le poing levé et le visage ensanglanté lorsqu'il s'est relevé après les tirs qui l'ont visé en Pennsylvanie.

Mais le point d'orgue du rassemblement du Grand Old Party, minutieusement chorégraphié, viendra jeudi soir quand Donald Trump acceptera formellement l'investiture de son parti. L'occasion d'une fête spectaculaire, ponctuée par le traditionnel lâcher de milliers de ballons rouges, blancs et bleus.

Cela sera la première fois que le républicain parlera sur scène depuis sa tentative d'assassinat. A peine la convention terminée, Donald Trump s'envolera samedi pour le Michigan où il tiendra un meeting de campagne, une semaine exactement après l'attaque. J.D. Vance prendra place à ses côtés sur l'estrade.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Joe Biden testé positif au Covid, il assure aller "bien"

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Ce test positif survient alors que le président américain Joe Biden est en pleine campagne pour un deuxième mandat. (© KEYSTONE/AP/Ronda Churchill)

Testé positif au Covid-19, le président américain Joe Biden a assuré mercredi aller "bien". Mais cette nouvelle annonce risque d'alimenter les inquiétudes sur son âge et sa santé qui ont déjà suscité des appels à ce qu'il se retire de la course à la Maison Blanche.

Sa porte-parole a fait valoir que le président était "complètement vacciné" et qu'il "continuerait à exercer pleinement ses fonctions" pendant sa période de confinement, alors qu'il était en campagne pour séduire les électeurs hispaniques dans le Nevada.

"Je continuerai à travailler pour le peuple américain", a écrit le président sur X, après être apparu pouces levés en montant dans l'avion présidentiel "Air Force One". Interrogé mardi par le média BET sur ce qui pourrait le faire réfléchir à jeter l'éponge, le président-candidat de 81 ans a répondu: "si j'avais un problème médical qui apparaissait, si quelqu'un, des médecins venaient me voir et me disaient: 'vous avez tel problème'".

C'est la première fois que M. Biden entrouvre la porte à l'idée d'abandonner sa campagne. L'annonce de son infection au Covid-19 survient au moment où Joe Biden joue sa survie politique depuis sa performance désastreuse fin juin lors de son débat avec Donald Trump, qui a suscité une vague d'interrogations sur ses capacités physiques et mentales.

"Pure spéculation"

Une vingtaine d'élus de la Chambre et un sénateur avaient jusqu'ici pressé Joe Biden de jeter l'éponge. Les appels au retrait du président, mis en sourdine après la tentative d'assassinat de Donald Trump samedi, ont repris avec des poids lourds, selon des médias.

Selon des journalistes de CNN, l'influente Nancy Pelosi, ancienne présidente de la Chambre des représentants, aurait récemment dit à Joe Biden qu'il pourrait "détruire les chances des démocrates de remporter" les législatives, invoquant des sondages défavorables. L'équipe de la ténor démocrate a répondu à la chaîne qu'elle était en Californie depuis vendredi et qu'elle n'avait pas parlé à Joe Biden depuis.

Selon ABC News, le puissant chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a mis son poids dans la balance pour que Joe Biden jette l'éponge. "Schumer a vigoureusement fait valoir qu'il serait préférable pour Biden, pour le Parti démocrate et pour le pays qu'il se retire", a rapporté un journaliste de la chaîne.

L'équipe du ténor démocrate n'a pas vraiment démenti, soulignant simplement qu'"à moins que la source d'ABC ne soit le sénateur Chuck Schumer ou le président Joe Biden", cette information n'était "que pure spéculation".

Le Washington Post a lui évoqué des entretiens, entre Joe Biden et Chuck Schumer mais aussi avec le chef de file des élus de son parti à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, au cours desquels les deux élus auraient fait part des "inquiétudes dans leurs rangs quant à la possibilité que Biden ne les prive d'une majorité" aux législatives de novembre.

Un porte-parole de la Maison Blanche Andrew Bates a réagi auprès de l'AFP, affirmant que le président avait "dit aux deux responsables qu'il était le candidat du Parti démocrate" et qu'il prévoyait de "gagner, attendant avec impatience de pouvoir travailler" avec eux.

"Passer le flambeau"

Plus tôt mercredi, un autre poids lourd du Parti démocrate avait relancé les appels à son retrait de la course à la Maison Blanche. L'élu de Californie Adam Schiff a exhorté M. Biden à "passer le flambeau", disant douter que le chef d'Etat puisse battre Donald Trump en novembre.

"Une deuxième présidence Trump saperait les fondements mêmes de notre démocratie", a-t-il ajouté, devenant l'élu démocrate le plus haut placé à faire publiquement cette demande après le débat. Dans ce contexte de tensions, des responsables du Parti démocrate ont annoncé mercredi leur volonté d'accélérer le processus de nomination de M. Biden avec un système de vote anticipé dont les modalités restent à définir.

Le système permettrait de voter durant la première semaine d'août plutôt que d'attendre la convention démocrate qui débute à Chicago le 19 août, et lors de laquelle le candidat doit officiellement être investi pour la présidentielle du 5 novembre face à Donald Trump.

Certains démocrates ont vivement critiqué ce projet, jugeant qu'il s'agissait d'une façon de faire passer en force la candidature de Joe Biden malgré les doutes sur son aptitude et sans discussion sur les possibles alternatives. Des élus prévoient de signer une lettre pour le dénoncer.

La vice-présidente Kamala Harris est considérée comme la favorite en cas de retrait de M. Biden, qui affirme que les électeurs démocrates le soutiennent. Mais selon un récent sondage, près de deux tiers d'entre eux souhaitent que le président jette l'éponge.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

Bruno Le Maire pourrait collaborer avec le centre E4S à Lausanne

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Le ministre français de l'économie Bruno Le Maire est actuellement en discussion pour une charge de cours auprès du centre E4S, une joint venture de l'EPFL, l'IMD et l'UNIL. (© KEYSTONE/EPA POOL/TERESA SUAREZ / POOL)

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire pourrait enseigner à Lausanne à la rentrée. Il est actuellement en discussion pour une charge de cours auprès de "The Enterprise for Society Center" (E4S), une joint-venture de l'EPFL, de l'IMD et de l'UNIL.

"Pour l'instant, des discussions sont en cours. Rien n'est encore véritablement concret", a déclaré mercredi à Keystone-ATS Jean-Philippe Bonardi, professeur à l'Université de Lausanne (UNIL) et co-directeur d'E4S, revenant sur des informations du Canard Enchaîné.

Créé il y a quatre ans, E4S est un projet conjoint entre l’Université de Lausanne, l’International Institute for Management Development (IMD) et l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), a-t-il expliqué. Son objectif est d'activer les réflexions sur la transition vers un système économique plus durable et plus inclusif.

"E4S cherche à sortir des sentiers battus des institutions académiques, par sa vocation interdisciplinaire et son ambition d’impacter les grandes décisions politiques et managériales. Un des moyens d’y parvenir est de mettre les chercheurs et étudiants des trois institutions en contact avec des décideurs qui ont dû faire face aux arbitrages difficiles qu’engendre cette transition. Que ce soit du point de vue financier, technologique ou politique, ainsi qu’en termes de vision", poursuit le co-directeur.

Profil intéressant

"Dans ce cadre, le profil de Bruno Le Maire nous intéresse beaucoup". Et de citer ses expériences aux affaires étrangères qui ont forgé de fortes convictions sur l’évolution de la situation géopolitique et son impact sur la transition, ainsi qu'à la tête du ministère de l'Economie où il a été par exemple été directement impliqué dans le redémarrage du programme nucléaire français.

Son idée n'est pas de venir habiter en Suisse, a précisé M. Bonardi. Si la visite d'Emmanuel Macron à l'UNIL en novembre dernier a certainement eu un impact, les contacts d'E4S avec M. Le Maire - qui n'avait pas participé au voyage - sont récents.

Bruno Le Maire est ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017. Il s'apprête à quitter Bercy après sept ans en poste. Son entourage refuse pour l'instant tout commentaire sur sa destination, mais a précisé que le ministre ne quittera pas la France.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Sprint final pour le "perchoir" de l'Assemblée française

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Les partis peinent à trouver un candidat pour le perchoir de l'Assemblée nationale française (archives). (© KEYSTONE/EPA/IAN LANGSDON)

Au lendemain de la démission du gouvernement français, les regards se tournent mercredi vers les tractations pour obtenir le poste hautement stratégique de la présidence de l'Assemblée nationale, surnommé "le perchoir".

Un enjeu aussi pour la gauche française, qui tente de relancer d'urgence ses négociations avec le camp du président Emmanuel Macron, qui pourrait opter pour une alliance avec la droite et le centre.

Aux dernières élections législatives, la chambre basse du Parlement français s'est divisée en trois gros blocs. Tous sont éloignés de la majorité absolue.

La coalition de partis de gauche du Nouveau Front populaire (NFP) a décroché le plus grand nombre de sièges, suivie par le camp présidentiel de centre droit et le parti d'extrême droite Rassemblement national et ses alliés. Le résultat brouille le paysage parlementaire et encourage à la constitution d'alliances.

Les pourparlers donnent aussi le ton sur les chances futures de dégager une majorité dans cette Assemblée, et donc sur celles de voir un nouveau gouvernement français émerger.

La gauche se déchire

Arrivé en tête des législatives anticipées déclenchées par le président Macron, le NFP s'est accordé sur le principe d'une candidature commune, mais il n'a pas encore arrêté son choix.

Ces tractations à gauche se heurtent à l'échec des négociations sur le candidat commun au poste de Premier ministre. Depuis dix jours, les députés de La France insoumise (gauche radicale) et les élus socialistes s'opposent de plus en plus frontalement, suscitant l'ire de leurs partenaires.

La patronne des écologistes Marine Tondelier s'est dite "en colère" et "écoeurée" par cette guerre de leadership. Pour sortir de l'impasse, le groupe communiste aimerait lui trancher la question par un vote des députés de la coalition de gauche.

C'est presque l'heure de la dernière chance pour la gauche, qui craint de se faire doubler par le "bloc central" à l'Assemblée: de nombreux cadres du camp présidentiel lorgnent du côté de la droite pour construire une "coalition majoritaire" ou un "pacte législatif", une demande qui émane d'Emmanuel Macron.

Pacte d'action

Le Premier ministre Gabriel Attal, démissionnaire depuis mardi mais qui reste chargé des affaires courantes, a d'ailleurs promis de proposer prochainement "des rencontres" aux autres groupes politiques pour "avancer vers (un) pacte d'action" en vue de la formation d'un nouveau gouvernement.

La réélection possible de la présidente sortante Yaël Braun-Pivet (camp Macron) au perchoir avec l'assentiment de la droite, pourrait ainsi prouver aux yeux du camp Macron qu'une majorité alternative à la gauche est possible.

Laurent Wauquiez, le leader du groupe parlementaire de la droite traditionnelle, refuse néanmoins toujours catégoriquement l'idée d'une coalition avec la majorité sortante, préférant plancher sur un "pacte législatif" autour de plusieurs mesures phares de la droite.

Tirer profit du blocage

Battu dans les urnes mais en nette progression avec 143 députés avec ses alliés, le Rassemblement national de Marine Le Pen compte bien tirer profit de ce blocage institutionnel qui fait tache à neuf jours de l'ouverture des Jeux Olympiques de Paris.

La triple candidate à la présidentielle promet elle aussi de désigner dans les prochaines heures un candidat RN pour le perchoir. Elle a également réclamé que le RN et ses alliés soient représentés à la hauteur de leurs élus dans les instances dirigeantes de l'Assemblée alors que la gauche veut s'y opposer. "Une hypocrisie majeure", selon Mme Le Pen.

Les postes stratégiques de l'Assemblée, comme les vice-présidents, seront désignés vendredi, avant des élections samedi pour la tête des commissions parlementaires, en clôture d'une nouvelle semaine d'intenses tractations politiques

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le gouvernement travailliste veut moderniser la Chambre des Lords

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Charles III a prononcé mercredi le "discours du roi", lors d'une cérémonie solennelle où il a dévoilé le premier programme législatif d'un gouvernement travailliste en 15 ans. (© KEYSTONE/AP/Henry Nicholls)

Economie, immigration, relations du Royaume-Uni avec l'Europe, mais aussi transport et logement: Charles III a énoncé mercredi les priorités du nouveau gouvernement travailliste dans son traditionnel discours du roi, cérémonie solennelle à la réouverture du parlement.

Le discours du trône ou discours du roi est prononcé par le souverain mais rédigé par le gouvernement. C'est l'occasion pour le nouveau parti au pouvoir d'exposer ses priorités à Westminster. C'était le premier pour un gouvernement travailliste en 15 ans, après les élections législatives du 4 juillet qui ont abouti à l'arrivée à Downing Street du Premier ministre travailliste Keir Starmer après 14 ans de pouvoir conservateur.

Coiffé de la couronne impériale d'apparat et portant une longue robe, Charles III, arrivé au parlement en carrosse doré depuis le palais de Buckingham, a lu le texte d'un ton monocorde, une manière de marquer la neutralité politique du souverain.

Le gouvernement, qui avait bâti sa campagne sur une promesse de "sérieux" budgétaire, a d'abord mis en avant "la stabilité économique". Il fera évaluer de "manière indépendante" ses budgets à venir par l'organisme public de prévision budgétaire, l'OBR, pour assurer un meilleur contrôle des dépenses publiques.

A l'automne 2022, la Première ministre conservatrice Liz Truss avait semé la panique sur les marchés financiers avec des baisses d'impôts non financées. Cela reste un traumatisme dans le pays.

"Redéfinir" les relations avec l'Europe

Le nouveau gouvernement veut par ailleurs "redéfinir" les relations entre le Royaume-Uni et ses "partenaires européens", près de huit ans après le vote du Brexit. Il "travaillera à améliorer les relations commerciales et d'investissement avec l'Union européenne".

Pour lutter contre l'immigration illégale, le gouvernement va créer une nouvelle force de sécurité dotée de "pouvoirs antiterroristes". Elle visera à "renforcer" la lutte contre les passeurs.

Au lendemain de son arrivée au pouvoir, Keir Starmer avait confirmé abandonner le projet des conservateurs d'expulser vers le Rwanda des migrants arrivés illégalement.

Keir Starmer veut aussi supprimer les membres héréditaires à la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement.

Sur l'Irlande du Nord, le nouveau gouvernement s'est engagé à abroger une loi controversée qui devait mettre fin aux enquêtes, aux affaires civiles et aux poursuites pénales pour les crimes liés à la période des Troubles et accorder l'immunité aux anciens combattants de tous les camps.

Les promesses se sont enchaînées dans cette longue liste comprenant aussi des mesures pour accélérer la construction de logements et pour renationaliser les compagnies de transport ferroviaire.

Le gouvernement reprend par ailleurs des promesses des conservateurs, notamment la loi visant à interdire la vente de tabac à toute personne née après 2009.

Ce discours du trône était le premier rédigé par un exécutif travailliste depuis le gouvernement de Gordon Brown en 2009, avant l'arrivée au pouvoir des conservateurs quelques mois plus tard.

Le gouvernement avait expliqué que ce discours comprendrait plus de 35 projets de loi.

Manifestants anti-monarchie

Pendant que Charles III lisait le discours, des manifestants anti-monarchie ont scandé "Pas mon roi" devant le Parlement.

La police a indiqué avoir arrêté une dizaine de membres du groupe activiste Youth Demand, soupçonnés de vouloir causer des nuisances publiques.

Keir Starmer, 61 ans, s'est dit juste après son arrivée au pouvoir "impatient de mettre en oeuvre le changement" promis aux Britanniques.

Avec ce programme, les travaillistes veulent "montrer qu'ils peuvent redevenir ce qu'ils considèrent comme le parti naturel du gouvernement", a dit à l'AFP Tony McNulty, ancien ministre du Labour et professeur de politique britannique à l'université Queen Mary de Londres.

C'est le deuxième discours du roi prononcé par Charles III depuis son accession au trône, en septembre 2022. En mai de cette année-là, en tant que prince de Galles, il avait aussi remplacé sa mère Elizabeth II, dont la santé déclinait.

Charles III était assis sur le trône de la Chambre des Lords, avec à sa gauche son épouse Camilla.

Un peu avant son arrivée à Westminster, des gardes royaux avaient procédé à l'inspection des caves du Parlement à la recherche d'explosifs, un héritage de la tentative infructueuse des catholiques de faire sauter le bâtiment en 1605.

Une députée a elle été retenue symboliquement en otage à Buckingham jusqu'au "retour sain et sauf du roi" dans sa résidence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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