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Israël déploie des chars à Rafah, négociations sur une trêve

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L'ONU interdite d'entrée à Rafah (archives). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

L'armée israélienne a déployé des chars mardi dans Rafah et pris le contrôle du passage frontalier avec l'Egypte, dans le sud de la bande de Gaza, coupant l'accès pour l'aide humanitaire au territoire palestinien assiégé. Une fermeture "inacceptable" pour Washington.

Sept mois après le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, toutes les parties ont dit être d'accord pour de nouvelles discussions au Caire en vue d'une trêve, selon une chaîne égyptienne.

Dans le même temps, l'armée israélienne a affirmé mener une opération de "contreterrorisme" dans "des zones spécifiques" de l'est de Rafah, après un appel la veille à évacuer des dizaines de milliers de familles de ce même secteur de la ville qui abrite 1,4 million de Palestiniens, selon l'ONU.

Cette évacuation a été annoncée en prévision d'une offensive terrestre promise par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour éliminer les derniers bataillons du Hamas.

Les Etats-Unis, l'ONU et l'Union européenne avaient appelé Israël à ne pas mettre à exécution sa menace, redoutant un bain de sang et une aggravation de la crise humanitaire.

"Arrêter l'escalade"

L'ONU a annoncé mardi que l'accès depuis l'Egypte au point de passage de Rafah, principale porte d'entrée de l'aide humanitaire, vitale pour la population de Gaza, lui était interdit par l'armée.

En Egypte, "des centaines de camions chargés de carburant et d'aide humanitaire sont bloqués", selon des sources égyptiennes, après la fermeture du passage de Rafah et de celui de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza, visé par des tirs.

L'ONU a en outre affirmé ne plus disposer que d'un jour de réserves de fuel pour les opérations humanitaires à Gaza.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a exhorté Israël à rouvrir "immédiatement" les deux points de passage, appelant le gouvernement israélien à "arrêter l'escalade".

"Les points de passage fermés doivent rouvrir, il est inacceptable qu'ils soient fermés", a déclaré la Maison Blanche, en précisant que le point d'entrée de Kerem Shalom devrait rouvrir mercredi.

"Dernière chance"

Au Caire, de nouvelles discussions se tiennent au lendemain de l'acceptation par le Hamas d'une proposition de cessez-le-feu soumise par l'Egypte et le Qatar.

"L'ensemble des parties", dont Israël, "sont d'accord pour retourner à la table des négociations", a indiqué le média égyptien Al-Qahera News, proche des services de renseignements, citant un "haut responsable".

M. Netanyahu a indiqué avoir donné pour consigne à la délégation israélienne de "continuer à se montrer ferme sur les conditions nécessaires à la libération" des otages, ainsi que sur les conditions "essentielles" pour garantir la sécurité d'Israël.

Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a prévenu que l'armée était prête à "intensifier" ses opérations militaires "dans toute la bande" de Gaza s'il n'y avait pas d'avancées sur la libération des otages. Un correspondant de l'AFP a fait état de frappes aériennes sur Rafah en soirée.

Un dirigeant du Hamas a indiqué que ces pourparlers "pourraient être la dernière chance de récupérer les captifs israéliens vivants".

Selon le numéro deux de la branche politique du Hamas à Gaza, Khalil al-Hayya, la proposition acceptée par son mouvement comprend trois phases, chacune d'une durée de 42 jours, et inclut un retrait israélien du territoire, le retour des déplacés et un échange d'otages retenus à Gaza et de prisonniers palestiniens détenus par Israël, dans le but d'un "cessez-le-feu permanent".

Israël s'oppose jusqu'à présent à un cessez-le-feu tant que le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, n'aura pas été vaincu.

Le mouvement islamiste, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne, exige de son côté un cessez-le feu définitif et un retrait israélien de la bande de Gaza.

Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, a dit espérer qu'un accord final soit trouvé "très bientôt" au Caire.

"Terrifiés"

L'armée israélienne a annoncé mardi avoir pris "le contrôle opérationnel" de la partie palestinienne du point de passage avec l'Egypte et annoncé que des troupes au sol avaient commencé une "opération ciblée de contreterrorisme" dans l'est de Rafah.

"Nous avions des indices (...) que la partie gazaouie du point de passage (...) était utilisée par le Hamas à des fins terroristes", a expliqué l'armée.

Israël a assuré aux Etats-Unis que son opération militaire à Rafah était "limitée" dans son ampleur et sa durée, selon la Maison Blanche.

Lundi, sommés d'évacuer par l'armée israélienne, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, pour beaucoup déjà déplacés par la guerre, avaient emballé à la hâte quelques affaires, sans trop savoir où aller.

"Nous sommes terrifiés. On va partir vers l'ouest de Rafah, mais on ne sait pas exactement où", a confié à l'AFP Hanah Saleh, un homme de 40 ans déplacé du nord de la bande de Gaza.

"Actuellemement une moyenne de 200 personnes quittent Rafah chaque heure vers Khan Younès (sud) et d'autres secteurs", a déclaré le patron de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés (Unrwa) Philippe Lazzarini.

Le Pentagone a en outre annoncé que la construction du port américain artificiel et temporaire à Gaza, destiné à faciliter la livraison d'aide humanitaire, était terminée.

Le feu vert donné lundi par le Hamas au projet de trêve a redonné un moment espoir aux Palestiniens de Gaza. Mais mardi, des rescapés racontaient une nouvelle nuit d'angoisse sous les bombardements.

Des bombardements pendant la nuit ont fait au moins 27 morts, selon deux hôpitaux de Rafah. L'Egypte a mis en garde Israël mardi "contre les dangers d'une escalade", selon le média égyptien Al-Qahera News.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

La Fed choisit le statu quo sur les taux

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Après une série de baisse, la Fed a décidé de laisser ses taux d'intérêt inchangés (archives). (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé mercredi de laisser ses taux d'intérêt inchangés. Une décision qui interrompt la série de baisses enclenchée en septembre et a été désapprouvée par deux hauts responsables.

La banque centrale explique dans son communiqué que la croissance apparaît "robuste" aux Etats-Unis, suggérant que l'économie n'a pas besoin de soutien supplémentaire.

Sur douze votants, deux se sont opposés à cette décision, préférant une diminution des taux d'un quart de point: le gouverneur Stephen Miran, dont la défection était attendue, ainsi que le gouverneur Christopher Waller, qui figure parmi les favoris de la Maison Blanche pour prendre la tête de la Fed.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Sarah Mullally devient la cheffe spirituelle des anglicans

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Sarah Mullally a été confirmée mercredi dans son rôle d'archevêque de Canterbury mercredi. (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Sarah Mullally a été confirmée mercredi dans son rôle d'archevêque de Canterbury lors d'une cérémonie à la cathédrale Saint-Paul à Londres. Elle devient officiellement la première femme cheffe spirituelle des anglicans.

Cette femme de 63 ans, une ancienne infirmière mariée et mère de deux enfants, est désormais la plus haute responsable religieuse de l'Eglise d'Angleterre et cheffe spirituelle de la communion anglicane, qui compte des fidèles à travers 165 pays. La cérémonie à Saint-Paul a été brièvement perturbée par les cris d'un homme dans l'assistance qui a été escorté hors de la cathédrale.

L'archevêque d'York, Stephen Cottrell, assurant l'intérim à la tête de l'Eglise d'Angleterre, a déclaré que "l'opportunité avait été donnée aux opposants" à cette nomination d'exprimer leurs objections mais qu'aucun ne s'était alors manifesté.

Sarah Mullally a promis de diriger l'Eglise anglicane avec "calme et compassion" dans une période "de division et d'incertitude", dans un communiqué.

Ordonnée prêtre en 2002, elle est devenue la première femme évêque de Londres en 2018, quatre ans après l'autorisation faite aux femmes d'accéder à la charge d'évêque, après de vifs débats internes au sein de l'Eglise d'Angleterre. Elle va devoir affronter de profondes divisions au sein des anglicans.

"Dévastatrice"

Sa nomination en octobre en tant qu'archevêque de Canterbury a été saluée par beaucoup comme une première historique mais aussi vivement condamnée par plusieurs archevêques en Afrique.

Elle a été qualifiée de "dévastatrice" par l'archevêque Henry Ndukuba de l'Église du Nigeria, estimant que "la majorité des anglicans" ne souhaitaient pas d'une femme à la tête de leur Eglise.

Sarah Mullally a exprimé mercredi dans une interview à des médias britanniques sa gratitude pour le "large soutien, y compris d'hommes" qu'elle a reçu.

Mais "il est juste de dire que j'ai, tant dans mes fonctions séculières qu'au sein de l'Eglise, parfois fait l'expérience de la misogynie", a-t-elle ajouté.

Elle succède à Justin Welby, qui avait été contraint à la démission en novembre 2024, après avoir été mis en cause pour sa gestion d'un scandale d'agressions physiques et sexuelles.

Elle-même a été éclaboussée pour sa gestion d'une affaire d'agression remontant à plusieurs années. Mais la plainte a été classée sans suite début janvier par le responsable par intérim de l'Eglise d'Angleterre.

Sarah Mullally prononcera son premier sermon en tant qu'archevêque de Canterbury lors d'une cérémonie en mars dans la cathédrale de cette ville du sud-est de l'Angleterre.

Elle devrait occuper ce poste jusqu'à ses 70 ans, âge de départ à la retraite de tous les évêques de l'Eglise d'Angleterre. L'archevêque de Canterbury officie notamment lors des grands événements royaux, comme les couronnements, mariages et obsèques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Perquisitions chez Deutsche Bank, soupçons de blanchiment d'argent

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La police s'est invitée mercedi dans les bureaux de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin. (archive) (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Des perquisitions sont en cours dans les locaux de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin pour des soupçons de blanchiment d'argent, a indiqué mercredi le parquet dans un message à l'AFP.

L'enquête concerne des "responsables non identifiés et employés de la Deutsche Bank pour des soupçons de blanchiment d'argent et d'autres manquements connexes au titre de la loi sur le blanchiment d'argent", a affirmé le parquet.

Selon des sources financières, le procureur s'intéresse à des événements survenus entre 2013 et 2018.

Selon le site d'information Der Spiegel, la perquisition à Francfort a commencé juste après 09H00 GMT et a mobilisé une trentaine d'enquêteurs en civil.

"La banque coopère pleinement avec le parquet", a indiqué dans un message à l'AFP la première banque d'Allemagne, qui n'a pas souhaité faire de commentaires supplémentaires.

"Dans le passé, Deutsche Bank entretenait des relations d'affaires avec des sociétés étrangères qui, dans le cadre d'autres enquêtes, sont elles-mêmes soupçonnées d'avoir été utilisées à des fins de blanchiment d'argent", a expliqué le parquet.

Les perquisitions en cours sur les sites de Deutsche Bank à Francfort et à Berlin ont pour objectif "d'éclairer davantage" les faits.

Selon des informations du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l'enquête concernerait plus particulièrement l'oligarque russe et client de la Deutsche Bank Roman Abramovitch, qui a été sanctionné par l'Union européenne à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine en mars 2022.

Deutsche Bank aurait tardivement transmis aux autorités une ou plusieurs déclarations de soupçons de blanchiment d'argent visant des sociétés de l'oligarque, selon le média allemand.

Interrogés par l'AFP à ce sujet, ni la banque ni le parquet de Francfort n'ont souhaité faire de commentaire.

Deutsche Bank présente jeudi ses résultats pour l'année 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Gaza: le Hamas prêt à un "transfert complet" de gouvernance"

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Le Hamas s'est dit prêt mercredi à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza (archives). (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

Le Hamas est prêt à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza, a déclaré mercredi un porte-parole du mouvement islamiste palestinien. Il a insisté pour une réouverture totale du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, "sans entraves israéliennes".

"Des protocoles ont été préparés, des dossiers ont été finalisés et des comités sont chargés de l'opération (...) afin que nous ayons un transfert complet de la gouvernance de la bande de Gaza, dans tous les domaines" au Comité national pour l'administration de Gaza mis en place dans le cadre du plan américain pour mettre fin à la guerre, a déclaré Hazem Qassem, porte-parole du Hamas dans le territoire.

Mais pour cela il faut que les membres du Comité puissent se rendre dans la bande de Gaza, a ajouté M. Qassem en appelant à la réouverture complète, dans les deux sens, et "sans entraves israéliennes", du poste-frontière de Rafah entre le sud de la bande de Gaza et l'Egypte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Amazon annonce la suppression de 16'000 postes dans le monde

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Amazon continue de réduire ses coûts, en pleine course aux investissements dans l'intelligence artificielle (archives). (© KEYSTONE/AP/MARK LENNIHAN)

Désireux de se concentrer sur l'intelligence artificielle, Amazon poursuit sa restructuration. Le géant du commerce en ligne va supprimer 16'000 postes supplémentaires dans le monde. Le groupe ne fournit pas de précisions sur les emplois concernés.

"Les réductions que nous mettons en oeuvre aujourd'hui auront un impact sur environ 16'000 postes à travers Amazon, et nous travaillons (...) pour soutenir toutes les personnes dont le poste est touché", a expliqué le mastodonte dans un message adressé aux employés mercredi et consulté par l'AFP. Il précise que de nouveaux postes seront offerts à certains salariés lorsque c'est possible.

En juin, le patron d'Amazon Andy Jassy avait affiché sa volonté de réduire les coûts, en pleine course aux investissements dans l'intelligence artificielle. Andy Jassy avait annoncé que le développement de l'IA allait, "dans les prochaines années (...) réduire nos effectifs de bureaux".

Cela s'était traduit, fin octobre, par une première vague de suppression de 14'000 postes.

Beth Galetti, vice-présidente chargée des ressources humaines et de la technologie, avait alors laissé entendre que ces suppressions n'étaient qu'une étape avant "de continuer à recruter dans des domaines stratégiques clés tout en identifiant d'autres occasions de supprimer des (postes)" en 2026.

"Comme je l'ai indiqué en octobre, nous avons travaillé à renforcer notre organisation en réduisant les strates, en accroissant la responsabilisation et en supprimant la bureaucratie", a-t-elle indiqué dans son message aux employés, mercredi.

"Si de nombreuses équipes ont finalisé leurs changements organisationnels en octobre, d'autres n'ont achevé ce travail que maintenant", a-t-elle ajouté.

"Pendant que nous mettons en oeuvre ces changements, nous continuerons également à recruter et à investir dans des domaines et des fonctions stratégiques qui sont essentiels à notre avenir", précise-t-elle.

Débuté en 2021, le mandat d'Andy Jassy a déjà été marqué par un mouvement similaire, avec 27'000 suppressions de postes lors de l'hiver 2022-2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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