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"Entre 4 et 5 ans" pour organiser des élections en Syrie

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Ahmad al-Chareh dirige le pays par intérim depuis le renversement de Bachar al-Assad. (© KEYSTONE/AP/Mosa'ab Elshamy)

Le président syrien par intérim Ahmad al-Chareh a estimé lundi qu'il faudrait "entre quatre et cinq ans" avant d'organiser des élections en Syrie, dévastée par une guerre civile.

"Il faudra environ entre quatre et cinq ans pour arriver à des élections", a indiqué le dirigeant syrien, dans un entretien télévisé enregistré avec la chaîne Syria TV. "Car il faudra une infrastructure" adéquate, a-t-il justifié. "Et cette infrastructure doit être rétablie, et cela prendra du temps".

Le président intérimaire a également évoqué "les outils technologiques dont a besoin l'Etat" pour effectuer des recensements "afin d'avoir les statistiques fiables et claires", dans un pays où le conflit a fait plus d'un demi-million de morts et déplacé ou forcé à l'exil des millions de personnes.

"On m'a beaucoup dit 'organise des élections et les gens voteront pour toi'", a-t-il dit. "Pour moi ce n'est pas important. Ce qui est important, c'est que le processus se fasse correctement". Le président intérimaire a également promis "une loi régissant les partis politiques", indiquant que la Syrie serait "une république, avec un Parlement, et un gouvernement exécutif".

"Gouvernement de transition élargi"

Ancien combattant djihadiste à la tête d'un groupe islamiste radical sunnite, Hayat Tahrir al-Sham (HTS), toujours classé terroriste en Occident, M. Chareh a troqué l'habit militaire pour le costume cravate. Et ce, après avoir dirigé une coalition de factions rebelles islamistes qui a renversé le 8 décembre le pouvoir de Bachar al-Assad et pris le contrôle d'une vaste partie du territoire à la faveur d'une offensive éclair.

Soutenu par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar, deux riches monarchies du Golfe, M. Chareh a été nommé président par intérim pour une période de transition indéterminée, lors d'une réunion à huis clos mercredi de sa coalition de groupes armés.

"Nous oeuvrerons à former un gouvernement de transition élargi, représentatif de la diversité syrienne (...), chargé de construire les institutions de la nouvelle Syrie, en vue d'élections libres et transparentes", avait promis le lendemain M. Chareh. Dans une Syrie écrasée des décennies durant par un parti unique du Baas, le nouveau pouvoir a abrogé la Constitution, dissout le Parlement fidèle à M. Assad et démantelé l'armée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

Au "Davos russe", Poutine minimise les difficultés économiques

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Le président russe Vladimir Poutine a minimisé les difficultés économiques rencontrées par son pays sanctionné par les Occidentaux, préférant souligner sa "souveraineté". (© KEYSTONE/AP/Kirill Kazachkov)

Le président russe Vladimir Poutine a minimisé les difficultés économiques rencontrées par son pays sanctionné par les Occidentaux lors d'un discours très attendu à Saint-Pétersbourg, préférant souligner sa "souveraineté" et ses partenariats avec les pays du Sud.

M. Poutine s'exprimait vendredi lors du Forum économique qui rassemble chaque année dans sa ville natale des responsables et hommes d'affaires russes et étrangers. Cette édition a donné la place d'honneur aux Chinois et aux Saoudiens, même si quelques figures occidentales étaient aussi présentes.

"Nous entendons les critiques. De toutes parts, on nous dit que tout va mal chez nous (...). Oui, la dynamique économique est actuellement modérée", a déclaré M. Poutine, alors que les craintes sur une stagnation de l'économie russe se font grandissantes.

"Dans un contexte tendu et difficile, la Russie continue de renforcer sa souveraineté (...) en élargissant son cercle de partenaires", a-t-il ajouté, en soulignant la part croissante des pays des BRICS dans l'économie mondiale.

Plus de quatre ans après le début de la guerre contre l'Ukraine, la Russie fait face à de multiples sanctions occidentales, une inflation élevée, des coûts d'emprunt prohibitifs et des pénuries de main-d'oeuvre, qui placent son économie dans une situation délicate.

Le PIB russe s'est contracté de 0,2% au cours des trois premiers mois de l'année, selon les statistiques officielles - la première baisse trimestrielle en trois ans.

Et l'Etat a affiché un déficit budgétaire de 80 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2026 - soit l'équivalent de 2,5% du PIB annuel et plus que ce qui était prévu pour l'ensemble de l'année.

Pression ukrainienne

Pour autant, la Russie est l'un des pays développés les moins endettés au monde (environ 16% du PIB) et dispose d'un fonds souverain d'environ 156 milliards d'euros. Ses exportations d'hydrocarbures connaissent une hausse considérable depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a bouleversé les marchés énergétiques.

"Dès l'année prochaine, il faudra revenir à des rythmes de croissance soutenus de l'économie nationale. Cela ne sera possible qu'à une seule condition : en augmentant les investissements", a encore indiqué M. Poutine, qui a par ailleurs mis en avant un "ralentissement considérable de l'inflation".

Le président russe a pour habitude de minimiser les risques économiques pour son pays, préférant vanter sa résilience face aux multiples sanctions occidentales décrétées depuis le début de la guerre en Ukraine et à la perte du marché européen.

L'Ukraine continue pour sa part de multiplier les frappes sur les dépôts, raffineries de pétrole et oléoducs russes pour priver Moscou de l'une de ses principales sources de revenus.

Mercredi, à l'ouverture du Forum de Saint-Pétersbourg, autrefois surnommé le "Davos russe" en référence au Forum économique mondial, des drones ukrainiens avaient frappé une installation pétrolière et un site militaire à proximité. Les invités arrivant à l'événement avaient été accueillis avec un panache de fumée noire en arrière-plan.

A la veille de son discours, point d'orgue de la rencontre annuelle, Vladimir Poutine a été interpellé dans une lettre ouverte par son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky qui a réitéré sa proposition de cessez-le-feu "complet" et lui a proposé une nouvelle fois une rencontre en tête-à-tête.

"Vos ressources diminuent considérablement. Vous n'aurez pas assez d'argent ni de capital politique pour continuer à acheter la loyauté des Russes comme vous l'avez fait ces 26 dernières années", a assuré le président ukrainien dans cette lettre.

"Se serrer la ceinture"

Les Russes sont, eux, de plus en plus nombreux à souffrir de la hausse du coût de la vie.

Des petites et moyennes entreprises interrogées par l'AFP ont affirmé qu'elles risquaient de fermer.

"Les gens ont moins d'enfants, se serrent la ceinture, et les coûts augmentent", explique Svetlana, propriétaire d'une marque de vêtements à Khabarovsk, une ville de l'Extrême-Orient russe.

Les coupures d'internet - imposées officiellement pour contrer les frappes de drones ukrainiens - font que son terminal de paiement par carte est souvent hors service.

Vera, 42 ans, propriétaire d'un salon de beauté dans la région de Moscou, a vu le prix de ses fournitures "doubler" cette année. Mais après avoir survécu à une "quasi-faillite" en 2022, elle est convaincue que "ces difficultés ne sont que des désagréments".

"L'économie russe entre dans une phase de stagnation, marquée par des taux d'intérêt élevés et une forte pression inflationniste", relève pour sa part Alexandre Koliandre, économiste russe basé à Londres.

Pour autant, la Russie ne risque selon lui pas un retour à la crise chaotique des années 1990. "Il s'agit simplement d'une lente dégradation de tous les secteurs", explique-t-il à l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Ebola: plan de 518 millions de l'OMS et l'Agence de santé africaine

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus estime que les efforts actuels sont encore en train de "rattraper" l'épidémie d'Ebola (archives). (© KEYSTONE/EPA/SALVATORE DI NOLFI)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont dévolé un plan de 518 millions de dollars pour faire face à Ebola. Ce dispositif doit permettre d'aider les pays africains face à l'épidémie.

Selon les derniers chiffres relayés vendredi à la presse par l'Africa CDC, une agence de l'Union africaine (UA), 381 cas et 62 décès ont été confirmés en République démocratique du Congo (RDC). En Ouganda, 16 infections ont été identifiées pour un décès. Le nombre de cas suspects s'établit à 116.

"Nous sommes encore en train de rattraper l'épidémie", a affirmé à la presse le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Mais il estime que celle-ci pourra être contrôlée.

Le plan porte sur le pilotage des situations d'urgence, la surveillance, les analyses en laboratoire, la prévention et le contrôle des infections, les soins cliniques et les efforts des communautés, a-t-il expliqué. Il est prévu sur six mois et s'ajoute aux dispositifs nationaux des deux pays affectés.

"La seule solution pour battre cette épidémie est une collaboration étroite", estime M. Tedros. "Nous devons arrêter cette épidémie là où elle est, soutenir les pays qui réondent actuellement et garantir que les pays voisins sont prêts", selon lui. Les autorités des deux Etats affectés doivent diriger les efforts et les communautés donneront la tonalité.

Le plan cherche aussi à protéger les populations vulnérables, renforcer la collaboration internationale et soutenir la réponse rapide des pays à de nouveaux cas. Les systèmes de santé doivent être renforcés, notamment dans dix pays, en l'absence pour le moment de vaccins ou de médicaments contre cette souche d'Ebola. Le soutien pour répondre aux autres épidémies doit être maintenu. Et un mécanisme de suivi du financement est aussi établi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Andy Robertson quitte Liverpool pour Tottenham

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Après avoir fait ses adieux à Liverpool, Andy Robertson rejoint Tottenham. (© KEYSTONE/EPA/ADAM VAUGHAN)

Andy Robertson passe de Liverpool à Tottenham. Les Spurs ont annoncé vendredi qu'il rejoindrait le club le 1er juillet à l'expiration de son contrat avec Liverpool.

Le latéral de 32 ans vient de refermer neuf années chez les Reds, avec qui il a remporté deux titres en championnat d'Angleterre et une Ligue des champions, entre autres.

Tottenham, qui n'a pas précisé la durée du contrat de Robertson, le recrute sans verser un seul centime puisque son contrat avec Liverpool arrive à échéance au 30 juin.

"Andy est quelqu'un que j'admire depuis plusieurs années et il apportera à notre équipe des qualités techniques exceptionnelles, de l'expérience, du leadership et un état d'esprit exemplaire", a déclaré son futur entraîneur, l'Italien Roberto De Zerbi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

USA: créations d'emplois supérieures aux attentes, chômage stable

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Les Etats-Unis viennent de connaître trois mois d'affilée avec de solides créations d'emploi et un taux de chômage modeste. (archives) (© KEYSTONE/AP/Nam Y. Huh)

Les Etats-Unis viennent de connaître trois mois d'affilée avec de solides créations d'emploi et un taux de chômage modeste, selon des données officielles publiées vendredi.

En mai, 172.000 créations nettes d'emplois ont été enregistrées, nettement plus qu'attendu par les investisseurs.

Le chômage est resté stable à 4,3%.

Les créations d'emplois en mars et avril ont été revues à la hausse. Au total, la première économie mondiale a créé 93.000 emplois de plus pendant ces deux mois que ce qui avait précédemment été rapporté.

Le taux de chômage est resté "dans une fourchette étroite entre 4,3% et 4,5% depuis juillet 2025", souligne le service statistique du ministère américain du Travail. Ce niveau est considéré comme celui du plein-emploi.

Hausse de l'inflation

Ce sont de bonnes nouvelles sur le front du marché du travail alors que l'inflation s'accélère en parallèle du fait de la crise énergétique déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.

Dans ce contexte, les investisseurs s'attendent à ce que la banque centrale des Etats-Unis (Fed) relève ses taux d'intérêt pour calmer les prix.

Cela a eu pour conséquence vendredi d'augmenter les coûts d'emprunt pour l'Etat fédéral. Quelques minutes après la publication du rapport sur le marché du travail, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain a ainsi bondi à 4,53% contre 4,47% à la clôture la veille.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Inde: la croissance reste ferme au premier trimestre

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La croissance de l'économie indienne est restée ferme à 7,8% au premier trimestre, malgré l'impact de la crise énergétique persistante provoquée par le conflit au Moyen-Orient. (archives) (© KEYSTONE/EPA/PIYAL ADHIKARY)

La croissance de l'économie indienne est restée ferme à 7,8% au premier trimestre (janvier-mars) de l'année malgré l'impact de la crise énergétique persistante provoquée par le conflit au Moyen-Orient, selon les statistiques officielles publiées vendredi.

Largement nourrie par les dépenses publiques et un secteur des services toujours dynamique, la progression du produit intérieur brut (PIB) en rythme annuel affiche un léger recul par rapport à celle de 8% enregistrée lors du dernier trimestre (octobre-décembre).

Ce résultat dépasse les prévisions des analystes, qui anticipaient une progression plus faible de 7,3%.

Il établit avant correction la croissance enregistrée lors de l'année fiscale écoulée (1er avril 2025 - 31 mars 2026) à 7,7% (7,1% l'année précédente), confortant l'Inde dans son statut de championne du monde de la croissance.

L'économie du pays le plus peuplé de la planète - un milliard et demi d'habitants - reste toutefois sous la menace de la hausse mondiale des prix des hydrocarbures, qui nourrit les pressions inflationnistes et affaiblit déjà la roupie.

Troisième importateur mondial de pétrole, l'Inde fait transiter la moitié de ses importations d'hydrocarbures par le détroit d'Ormuz, dont le trafic reste largement paralysé depuis les premières frappes américaines et israéliennes contre l'Iran à la toute fin du mois de février.

Accord de libre-échange

Après l'avoir longtemps retardé, le gouvernement a été contraint récemment de laisser grimper les prix des carburants à la pompe, d'environ 5% à ce jour.

La bonne santé de l'économie indienne est également soumise à la signature, espérée dans les prochaines semaines, de l'accord de libre-échange commercial en discussion avec les Etats-Unis, qui ont imposé de nombreuses surtaxes à New Delhi.

La hausse des prix du pétrole a considérablement alourdi la facture de l'Inde et aggravé le déficit de sa balance des paiements, proche de son plus haut niveau depuis quatorze ans. Elle a également fait reculer la roupie à des niveaux historiquement bas par rapport au dollar.

La banque centrale indienne (RBI) a récemment réduit ses prévisions de croissance pour l'année fiscale 2026-2027 en cours de 6,9 à 6,6%. Elle a toutefois maintenu vendredi son taux d'intérêt de base à 5,25%.

Le montant des investissements étrangers en Inde a reculé de 20 milliards de dollars depuis le 1er janvier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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