Rejoignez-nous

International

Raids israéliens meurtriers à Beyrouth - Un mort à Israël

Publié

,

le

La guerre dans la bande de Gaza, qui a déplacé de force plusieurs fois la quasi-totalité de la population de quelque 2,4 millions d'habitants, a fait au moins 43'922 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les données sont jugées fiables par l'ONU. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

L'armée israélienne a frappé le centre de Beyrouth lundi faisant au moins cinq morts, à l'heure où un tir de roquette du Hezbollah libanais a tué une femme en Israël, une guerre qui ne montre aucun signe de répit.

Israël est aussi en guerre contre le Hamas palestinien dans la bande de Gaza assiégée, où de nouveaux raids ont fait au moins huit morts.

Israël dit vouloir mettre hors d'état de nuire le Hezbollah et le Hamas, des alliés de l'Iran, son ennemi juré. Il a juré de détruire le Hamas après l'attaque menée par le mouvement islamiste palestinien sur son sol le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza, et cherche à faire cesser les tirs de roquettes du Hezbollah libanais sur son territoire.

En soirée, au moins cinq personnes ont péri dans une frappe contre le quartier densément peuplé de Zokak el-Blatt, a indiqué le ministère de la Santé.

L'Agence nationale d'information (ANI) a parlé d'une attaque de "drone de l'ennemi" contre ce secteur, situé à environ 400 mètres du Grand Sérail, siège du Premier ministre, et à proximité d'une zone où se trouvent des ambassades.

De l'autre côté de la frontière, en Israël, une femme a été tuée dans la chute d'une roquette à Shfaram (nord) selon les pompiers.

En soirée, des sirènes d'alerte ont retenti à Tel-Aviv et dans le centre d'Israël. Cinq personnes ont été blessées à Ramat Gan, dans la banlieue de Tel-Aviv, dont une femme grièvement, après l'interception d'un missile tiré du Liban, selon l'armée et les secours.

Environ 100 projectiles ont été tirés lundi par le Hezbollah sur Israël, d'après l'armée.

Ecoles fermées

Dimanche, deux frappes israéliennes ont fait 10 morts dans le centre de Beyrouth. L'une d'elles a tué le porte-parole du Hezbollah, Mohammad Afif, et quatre autres membres de son équipe média, a indiqué le mouvement dont la direction a été largement décimée par Israël ces derniers mois.

Après les frappes, le ministère de l'Education a ordonné la fermeture lundi et mardi des écoles à Beyrouth.

Outre les tirs de roquettes, le Hezbollah, même affaibli, affirme repousser les troupes israéliennes qui mènent des opérations au sol dans le sud du Liban depuis le 30 septembre.

Le 8 octobre 2023, le Hezbollah a ouvert un front contre l'armée israélienne en soutien au Hamas. Après un an de violences transfrontalières et après avoir affaibli le Hamas à Gaza, Israël a lancé le 23 septembre des bombardements intenses sur les fiefs du Hezbollah.

Israël dit vouloir éloigner ce mouvement des régions frontalières du sud du Liban et assurer le retour chez eux des quelque 60'000 habitants du nord d'Israël déplacés par les tirs du Hezbollah depuis plus d'un an.

Depuis le 8 octobre 2023, plus de 3500 personnes ont été tuées au Liban selon le ministère de la Santé, la majorité depuis le 23 septembre. Côté israélien, 46 civils et 78 militaires ont été tués.

Au Liban, des dizaines de milliers d'habitants ont été également déplacés.

"Très positif"

Au sujet d'une proposition de trêve américaine entre Israël et le Hezbollah, un responsable libanais a affirmé que les autorités à Beyrouth avaient une position "très positive" et finalisaient leurs "remarques".

Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répété lundi que son armée "mènera des opérations" contre le Hezbollah même en cas d'accord de trêve, une option rejetée d'avance par le Hezbollah.

Créé et financé par l'Iran, le Hezbollah est la seule faction au Liban à avoir conservé ses armes au sortir de la guerre civile libanaise (1975-1990). Il est accusé par ses détracteurs de constituer un "Etat dans l'Etat".

"Une guerre contre les enfants"

Sur le front sud d'Israël, dans la bande de Gaza, des frappes israéliennes ont fait huit morts dont quatre membres d'une même famille dans le camp de déplacés d'Al-Mawassi (sud), selon la Défense civile.

La situation à Gaza est "apocalyptique", a dénoncé le chef de la diplomatie de l'Union européenne Josep Borrell. C'est une "guerre contre les enfants".

"L'UE a du sang sur les mains" à Gaza, a accusé l'ONG Oxfam.

Le 7 octobre 2023, des commandos infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza voisine ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1206 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les données officielles, incluant les otages tués ou morts en captivité.

Ce jour-là, 251 personnes ont été enlevées. Au total, 97 restent otages à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l'armée.

En représailles, l'armée israélienne a lancé une campagne de bombardements massifs suivie d'une offensive terrestre à Gaza, qui ont fait au moins 43'922 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU. La quasi-totalité des quelque 2,4 millions d'habitants ont été déplacés dans ce territoire en proie à un désastre humanitaire.

Selon le ministère de l'Intérieur du Hamas, au moins 20 personnes ont été tuées dans une opération contre des pilleurs d'aides humanitaires à Gaza.

Considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne, le Hamas a pris le pouvoir à Gaza en 2007, deux ans après le retrait d'Israël de ce territoire qu'il a occupé pendant 38 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Réseaux sociaux: l'Espagne veut lutter contre les contenus illégaux

Publié

le

L'interdiction des réseaux sociaux au moins de 16 ans est l'une des mesures que le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez aimerait mettre en place. (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé mardi, au cours d'un déplacement aux Emirats arabes unis, une série de mesures visant à lutter contre "la manipulation et l'amplification des contenus illégaux" sur les réseaux sociaux.

Dans un discours à Dubaï, le responsable socialiste a annoncé, entre autres, l'interdiction de l'accès aux plateformes pour les moins de 16 ans, afin de les préserver d'un monde de "pornographie" et de "violence".

"Les plateformes devront mettre en place des systèmes efficaces de vérification de l'âge, pas seulement des cases à cocher, mais de véritables barrières qui fonctionnent", a ajouté M. Sanchez, dans son intervention au Sommet mondial des gouvernements qui se déroule aux Emirats arabes unis.

"Aujourd'hui, nos enfants sont exposés à un espace dans lequel ils n'ont jamais été censés naviguer seuls", un espace d'"addiction, d'abus, de pornographie, de manipulation, de violence", a-t-il énuméré.

Le Premier ministre a en outre annoncé que les lois seraient modifiées afin que "les dirigeants des plateformes soient légalement responsables de nombreuses infractions commises sur leurs sites web". "Cela signifie que les PDG de ces plateformes technologiques s'exposeront à des responsabilités pénales pour ne pas avoir supprimé des contenus illégaux ou incitant à la haine", a-t-il affirmé.

Réaction outrée de Musk

Autre mesure envisagée par le chef du gouvernement espagnol, faire en sorte que "la manipulation et l'amplification algorithmique de contenus illégaux" deviennent une "infraction pénale".

Ces propositions ont provoqué la fureur d'Elon Musk, qui a taxé "Sanchez le malhonnête" de "tyran et traître au peuple d'Espagne", dans un message posté sur son réseau social X. Très remonté, M. Musk a affirmé dans un autre message que Pedro Sanchez était "un vrai fasciste totalitaire".

Le Premier ministre espagnol avait déjà fait savoir en novembre qu'il envisageait de "porter à 16 ans l'âge minimum pour accéder aux réseaux sociaux". Il ne dispose pas de la majorité absolue au Parlement et rencontre, ces derniers temps, des difficultés à rassembler les soutiens nécessaires pour faire voter des lois.

L'Australie a ouvert la voie à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en décembre et d'autres pays ont commencé à s'engager sur cette voie, comme la France et le Portugal, mais la mise en oeuvre d'une telle mesure est compliquée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Fin d'une paralysie budgétaire de trois jours aux Etats-Unis

Publié

le

Donald Trump s'est félicité d'une "grande victoire pour le peuple américain" en signant le décret mettant fin à la paralysie budgétaire. (© KEYSTONE/EPA/YURI GRIPAS / POOL)

Les Etats-Unis ont officiellement tourné mardi la page de la paralysie d'une partie de l'administration fédérale, après que le président américain Donald Trump a signé le texte adopté plus tôt par la chambre des représentants. Le "shutdown" aura duré trois jours.

Le milliardaire républicain s'est félicité d'une "grande victoire pour le peuple américain". Le texte a été voté après une âpre passe d'armes entre républicains et démocrates sur le financement de la police de l'immigration ICE, dont le rôle est au centre des critiques après la mort de deux Américains sous les balles d'agents fédéraux.

"Nous avons réussi à adopter un ensemble de mesures budgétaires responsables qui réduisent les dépenses fédérales inutiles tout en soutenant des programmes essentiels à la sécurité et à la prospérité du peuple américain", a encore commenté Donald Trump dans le bureau ovale, entouré de responsables de son camp républicain coiffés de casquettes "L'Amérique est de retour".

Minneapolis

Le texte a été adopté de justesse malgré le "non" de 21 républicains refusant catégoriquement de renégocier le budget du ministère de la sécurité intérieure (DHS), dont dépend l'ICE, une exigence des démocrates. Vingt-et-un démocrates ont toutefois voté pour, compensant les voix de ces réfractaires républicains.

Soutenu par Donald Trump, le chef républicain de la chambre des représentants, Mike Johnson, avait passé une bonne partie des deux derniers jours à négocier avec les élus réfractaires de son camp.

Cette paralysie de l'administration centrale trouve son origine à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis. Les démocrates s'indignent de la mort à la fin janvier d'Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans tué par balles par des agents fédéraux en marge de manifestations contre les opérations antimigrants des agents de l'ICE, dans cette métropole du Midwest.

Son décès est survenu moins de trois semaines après celui de Renee Good, également tuée par balle par des agents fédéraux à Minneapolis. Depuis, les démocrates martèlent leur refus de voter tout budget pour le DHS sans importantes réformes de l'ICE.

Ils demandent notamment l'emploi systématique de caméras-piétons pour les agents, l'interdiction du port de la cagoule ou encore qu'un mandat judiciaire précède toute arrestation.

"Négocier de bonne foi"

"Personne n'est au-dessus de la loi. Les agents de l'ICE devraient être tenus aux mêmes règles que tout autre membre des forces de l'ordre dans ce pays", a déclaré Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate de la chambre, lors d'une conférence de presse lundi au Capitole.

Le texte adopté mardi approuve cinq volets budgétaires sur six, tandis que la partie concernant le DHS fera l'objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines. "Nous avons deux semaines à présent pour négocier de bonne foi des deux côtés" de l'hémicycle, a déclaré Mike Johnson mardi.

En cas d'échec des négociations, le DHS pourrait se trouver alors seul en situation de paralysie budgétaire. Il disposerait toutefois de plusieurs milliards de dollars de fonds déjà approuvés l'an dernier par le Congrès dans un texte séparé.

Entre octobre et novembre, les Etats-Unis avaient connu le plus long "shutdown" de leur histoire (43 jours), lors desquels républicains et démocrates avaient bataillé sur la question de subventions pour l'assurance santé de millions d'Américains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Procès de Marine Le Pen: 5 ans d'inéligibilité requis en appel

Publié

le

En première instance en mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

La confirmation de la peine de cinq ans d'inéligibilité a été requise mardi par l'accusation contre Marine Le Pen au procès en appel à Paris des assistants d'eurodéputés du Front national. Cette peine l'empêcherait de candidater à l'Elysée en 2027.

La décision de la cour d'appel, qui n'est pas tenue de suivre les réquisitions, doit être connue d'ici l'été.

Au terme de leur réquisitoire de près de six heures, les deux avocats généraux ont également demandé une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont trois ans avec sursis. Ils ont réclamé une partie ferme légèrement réduite, de deux ans à un an, aménageable sous bracelet électronique, par rapport à la peine prononcée en mars en première instance.

"Marine Le Pen a été l'instigatrice, à la suite de son père, d'un système qui a permis pour le compte du parti de détourner 1,4 million d'euros", a déclaré l'avocat général Stéphane Madoz-Blanchet en conclusion du réquisitoire, dénonçant une "remise en question de façade" de sa part.

Le parquet général a également requis la confirmation de l'amende de 100'000 euros à laquelle elle avait été condamnée par le tribunal correctionnel.

Pas d'exécution provisoire

Le parquet général a demandé à la cour de ne pas assortir l'inéligibilité de l'exécution provisoire, c'est-à-dire de l'application immédiate. Mais cette question sera en toute hypothèse sans objet car la Cour de cassation, si elle est saisie par Marine Le Pen en cas de condamnation, devrait rendre sa décision avant la présidentielle.

Les représentants de l'accusation ont en outre réclamé la condamnation des onze autres mis en cause, dont le RN en tant que personne morale, coupables selon eux de détournement de fonds pour avoir mis en place un "système" entre 2004 et 2016, "assumé et piloté" et résumé ainsi: "les assistants parlementaires" des eurodéputés du mouvement d'extrême droite "travaillaient pour le parti, mais étaient payés par l'Europe".

"Quelle était la finalité ? Externaliser sur le budget des assistants parlementaires le coût des personnels que le parti voulait garder, mais qu'il ne pouvait financer eu égard à sa situation" bancaire, exsangue après plusieurs déroutes électorales.

Cette "organisation", d'abord décrite comme "artisanale" lors de sa mise en oeuvre par Jean-Marie Le Pen en 2004, avait ensuite été "professionnalisée" à partir de 2012 par Marine Le Pen, qui avait succédé un an plus tôt à son père à la tête du parti, ont martelé les deux avocats généraux, Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet.

"Stratégie de délégitimation"

Pour les autres prévenus, les avocats généraux ont globalement demandé la confirmation des peines prononcées en première instance, allant de six mois avec sursis pour l'actuel député RN Timothée Houssin à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour l'ex-trésorier Wallerand de Saint-Just.

Les représentants du ministère public ont commencé leur intervention en dénonçant les accusations de "politisation" de cette procédure par Marine Le Pen et les siens depuis le début, rallongée par une "défense collective, marquée par une forte contestation", avec "pas moins de 45 recours" soulevés par la défense.

Cette confrontation a culminé dans les menaces contre les juges de première instance, qui ont condamné le 31 mars Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme et 100'000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.

"Il a été usé de la stratégie de délégitimation des contre-pouvoirs, et ici de la justice, dont l'objectif serait d'empêcher l'accession d'une cheffe de parti aux plus hautes fonctions de l'exécutif", a regretté Thierry Ramonatxo.

Or "laisser croire que la justice pourrait s'opposer à la volonté du peuple souverain est inexact, c'est oublier que le juge est le gardien de la loi, et qu'il ne fait que l'appliquer", a déclaré l'avocat général, en notant toutefois que les débats en appel se sont déroulés dans "un climat plus serein".

"Zone interdite"

Seule une éventuelle peine d'inéligibilité inférieure à deux ans, et l'absence d'une condamnation au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener campagne, pourrait permettre à Marine Le Pen d'entrevoir à nouveau un avenir politique.

Mardi matin, les avocats du Parlement européen, partie civile, ont dénoncé dans leurs plaidoiries la "confiance (du Parlement dans les députés) trahie pendant des années, pour plusieurs millions d'euros", ainsi que celle "des contribuables de l'Union européenne".

Fustigeant le "positionnement de façade" des prévenus à l'audience, qui ont mis en avant des "zones grises" dans les règles du Parlement européen sur l'emploi d'assistants parlementaires, son autre avocate, Me Bérénice de Warren, a fait observer qu'"on n'est pas dans une zone grise, on est en zone interdite".

Marine Le Pen a dès l'entame du procès contesté toute "intention" de commettre une infraction, protestant de sa "bonne foi". Les avocats de la défense doivent plaider à partir de mercredi, jusqu'au 11 février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'Otan a commencé à "planifier" sa mission de défense de l'Arctique

Publié

le

Cette mission de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, est l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Virginia Mayo)

L'Otan a commencé son travail de planification de la mission qu'elle compte lancer pour renforcer la sécurité dans l'Arctique, a affirmé mardi un porte-parole de l'Alliance, interrogé par l'AFP.

"La planification a démarré pour une activité de vigilance renforcée de l'Otan baptisée Arctic Sentry (sentinelle de l'Arctique)", a indiqué le colonel Martin O'Donnel, porte-parole du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.

"Cette activité renforcera encore davantage la posture de l'Otan dans l'Arctique et le Grand Nord", a-t-il ajouté, sans donner davantage de précisions sur la nature de cette planification.

Cette mission de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, est l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland.

Le président américain a toutefois affirmé qu'il renonçait à s'emparer par la force de l'île arctique, territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan.

Les menaces du président américain concernant le Groenland ont provoqué une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique, depuis sa création en 1949.

Le dirigeant américain a indiqué avoir élaboré un "cadre" en vue d'un accord avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, en marge du Forum économique mondial de Davos en Suisse. Peu de détails concrets ont filtré sur son contenu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

France: professeure poignardée par un élève entre la vie et la mort

Publié

le

L'enseignante a reçu trois ou quatre coups de couteau (image symbolique). (© KEYSTONE)

Une enseignante d'arts plastiques âgée de 60 ans avait toujours son pronostic vital engagé mardi soir après avoir été poignardée en début d'après-midi dans sa classe par un de ses élèves, un adolescent, à Sanary-sur-Mer, dans le sud-est de la France.

Caroline Raimanne, une mère dont deux enfants sont scolarisés dans le collège La Guicharde, un établissement "calme" de 500 élèves, a appris la nouvelle "en direct à la radio". Son fils qui passait à ce moment-là devant la salle de classe a "vu la prof à terre pleine de sang", a-t-elle raconté à l'AFP.

Les faits se sont déroulés vers 14h00 dans cette station balnéaire au bord de la Méditerranée. L'enseignante a reçu trois coups de couteau à l'abdomen et un à l'avant-bras portés par un élève de 14 ans. L'élève a été ensuite "appréhendé dans la cour de récréation par un personnel de l'établissement" puis placé en garde à vue pour tentative d'assassinat, a précisé mardi soir dans un communiqué le procureur de Toulon Raphaël Balland.

Selon le procureur, "un signalement avait été effectué en mars 2025" par le collège à la suite "de suspicions de violences commises par les parents" sur la jeune soeur de cet élève. En septembre un juge des enfants "ordonnait (...) une mesure d'assistance éducative" au bénéfice de l'adolescent et de sa soeur.

"Aucune connotation religieuse ou politique à ce stade" et "on sait seulement qu'il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps", avait déjà indiqué M. Balland dans l'après-midi lors d'un point presse sur place avec le préfet Simon Babre.

Le préfet avait alors précisé que l'enseignante était mardi après-midi "en cours d'opération chirurgicale" à l'hôpital Sainte-Anne de Toulon.

"Mes pensées vont immédiatement à la victime, à sa famille et à l'ensemble de la communauté éducative, dont je partage le vif émoi", a déclaré sur X le ministre de l'Education, Édouard Geffray, attendu dans le Var dans la soirée. "Le président de la République est tenu informé de l'état de santé de l'enseignante et de l'évolution de la situation", a dit son entourage à l'AFP.

Série d'agressions

"On est en soutien total de l'enseignante, sa famille, ses proches, ses collègues", a réagi auprès de l'AFP Habiba Hamames, présidente de la FCPE (parents d'élèves) du Var. D'après ses informations, "ça s'est passé au moment de la remise des copies, les élèves ont vu l'enseignante souffrir".

Une cellule d'urgence médico-psychologique à destination des collégiens, familles, professeurs et agents départementaux est mise en place, a annoncé de son côté le département du Var.

"Comment éviter ce genre de drame ? Il faut mettre plus de moyens humains notamment pour le contrôle des sacs. C'est un collège d'une petite ville... on n'est pas à l'abri de ce type d'acte dans n'importe quel établissement", s'est ému Dominique Queyroulet, représentant du Snes-FSU dans le Var.

Au-delà de "l'effroi", "il y a aussi une forme de ras-le-bol parce qu'il y a quand même une série d'agressions sur des personnels qui ne font que leur métier et qui se trouvent agressés parce qu'ils font leur métier", a déclaré à l'AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat, le premier pour les collèges et lycées. Et pour elle au-delà "des réponses uniquement sécuritaires", il y a "la nécessité d'une politique éducative ambitieuse".

En septembre, une enseignante avait été agressée au couteau dans un collège de Benfeld (Bas-Rhin, est de la France) par un de ses élèves, âgé de 14 ans, et un ancien élève avait blessé au couteau un élève et une professeure dans un lycée horticole d'Antibes (Alpes-Maritimes, sud).

Ces derniers mois, une surveillante a en outre été tuée en juin à coups de couteau à Nogent (Haute-Marne, est) par un adolescent de 14 ans au cours d'une fouille de sacs par des policiers et, en avril, un lycéen a tué une adolescente de 15 ans et blessé trois autres personnes dans un lycée de Nantes (ouest).

Samuel Paty

Beaucoup de professeurs disent avoir toujours en tête Samuel Paty, l'enseignant d'histoire-géographie décapité en octobre 2020 par un jeune homme radicalisé, après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves.

Le procès en appel se déroule actuellement à Paris. Un décret paru en juillet en France prévoit que tout élève portant une arme soit systématiquement traduit devant le conseil de discipline de son collège ou de son lycée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

CultureIl y a 2 heures

Réseaux sociaux: l'Espagne veut lutter contre les contenus illégaux

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé mardi, au cours d'un déplacement aux Emirats arabes unis, une série de...

SuisseIl y a 2 heures

Personne ne devine la bonne combinaison de l’Euro Millions

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions mardi soir. Pour gagner, il fallait...

InternationalIl y a 4 heures

Fin d'une paralysie budgétaire de trois jours aux Etats-Unis

Les Etats-Unis ont officiellement tourné mardi la page de la paralysie d'une partie de l'administration...

InternationalIl y a 5 heures

Procès de Marine Le Pen: 5 ans d'inéligibilité requis en appel

La confirmation de la peine de cinq ans d'inéligibilité a été requise mardi par l'accusation...

InternationalIl y a 6 heures

L'Otan a commencé à "planifier" sa mission de défense de l'Arctique

L'Otan a commencé son travail de planification de la mission qu'elle compte lancer pour renforcer...

Suisse RomandeIl y a 7 heures

Mobilité durable dans l'administration: projet de l'exécutif refusé

Le Conseil d'Etat vaudois a été désavoué mardi sur son plan d'action de mobilité durable...

ConcoursIl y a 8 heures

Vos places pour Servette FC - FC Thoune à gagner

Radio Lac vous offre vos invitations pour un match décisif au cœur du Stade de...

MobilitéIl y a 8 heures

Arrêts de bus pour handicapés: crédit de près de 25 mios accepté

Le Canton de Vaud va pouvoir accélérer la mise en conformité des arrêts de bus...

InternationalIl y a 8 heures

France: professeure poignardée par un élève entre la vie et la mort

Une enseignante d'arts plastiques âgée de 60 ans avait toujours son pronostic vital engagé mardi...

MobilitéIl y a 8 heures

Un crédit de 24 millions de francs pour des interfaces de type P+R

Les députés du Grand Conseil vaudois ont accepté mardi à l'unanimité un crédit-cadre de 23,9...