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Dès samedi, l'Amérique fait ses adieux à Jimmy Carter

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La dépouille de Jimmy Carter voyagera jusqu'au Capital, à Washington. L'ancien président des Etats-Unis sera ensuite inhumé jeudi prochain dans sa ville natale de Plains, dans l'Etat de Géorgie. (© KEYSTONE/AP/David Goldman)

L'hommage de la nation à l'ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter, mort le 29 décembre à l'âge de 100 ans, s'ouvre samedi dans sa petite ville natale de Plains, en Géorgie. Un ballet de cérémonies est prévu jusqu'au jour de deuil national le 9 janvier.

Président démocrate de 1977 à 1981, Jimmy Carter laisse aussi à l'international l'image d'un pacificateur dont l'engagement humanitaire après son unique mandat fut couronné par un prix Nobel de la paix en 2002. A l'annonce de sa mort, les hommages avaient afflué du monde entier.

Le coup d'envoi de ces six jours de cérémonie sera donné à 10h15 samedi (16h15 en Suisse), quand son cercueil sera porté par des agents du Secret Service, chargés de la protection des personnalités politiques.

Le convoi sillonnera d'abord Plains, ville à laquelle l'ancien président était si attaché, puis une partie de la Géorgie. L'hommage culminera le 9 janvier à Washington.

La cloche sonnera 39 fois

Devant la ferme familiale où il a grandi, la cloche sonnera 39 fois, en hommage au 39e chef d'Etat américain qu'il a été.

Ensuite, direction Atlanta, capitale de la Géorgie, avec un moment de recueillement devant le Capitole de cet Etat du sud-est, où il fut un sénateur local avant de devenir gouverneur.

Puis le corbillard arrivera au Carter Center, la fondation créée en 1982 par l'ancien président et son épouse Rosalynn Carter, décédée en 2023 à 96 ans.

Son engagement au sein de cette fondation, spécialisée dans la prévention des conflits, la défense de la démocratie et les questions de santé publique dans le monde, lui a valu un hommage appuyé du patron de l'Organisation mondiale de la santé.

De 19h00 samedi à 06h00 mardi, les Américains sont invités à se recueillir devant la dépouille de l'ancien président.

Dans la matinée de mardi, sa famille accompagnera feu Jimmy Carter à bord de l'avion officiel baptisé "Special Air Mission 39", direction Washington. Un convoi l'emmènera au mémorial de l'US Navy, la marine américaine. Diplômé de l'académie navale en 1946, Jimmy Carter fut ensuite sous-marinier.

Disposé sur un caisson, son cercueil sera tiré par un cheval lors d'une procession funéraire à 14h00 vers le Capitole, siège du Congrès dans la capitale. Le défunt sera transporté par des militaires dans la Rotonde, salle située en dessous du dôme du Capitole, pour une cérémonie d'hommage à 15h00 en présence des parlementaires.

Sa dépouille sera ensuite exposée et le public est invité à venir lui rendre un dernier hommage. Il sera le 13e ancien président à être exposé au Capitole. Abraham Lincoln, assassiné en 1865, fut le premier.

Trump et Biden aux funérailles

Jeudi 9 janvier, la dépouille de M. Carter quittera le Capitole en direction de la cathédrale nationale de Washington, où les funérailles s'y dérouleront dès 10h00.

Le président sortant, Joe Biden, 82 ans, prononcera l'éloge funèbre de celui dont il a célébré "la droiture". Son successeur, le républicain Donald Trump, 78 ans, bien loin d'avoir les faveurs de Jimmy Carter, a annoncé sa présence.

En hommage, les drapeaux américains ont été mis en berne pour 30 jours, y compris le 20 janvier, suscitant la colère du président élu, qui a affirmé vendredi que "personne ne voulait voir" cela pendant la cérémonie d'investiture.

Les anciens présidents encore en vie, Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama sont également attendus.

Ultime retour à Plains

Accompagné de sa famille, le défunt embarquera ensuite à bord du même "Special Air Mission 39" pour son ultime voyage vers la Géorgie.

Des funérailles privées se tiendront dans une église baptiste de Plains, à 15h45. Le public est invité à assister au passage du convoi à travers sa ville natale d'environ 600 âmes.

Peu après l'arrivée à la résidence des Carter, des avions de la marine américaine survoleront sa ville bien aimée en hommage à cet ancien sous-marinier, devenu - en tant que président - commandant en chef militaire. Il sera finalement inhumé à 17h20 jeudi, en privé, aux côtés de celle qui fut sa femme pendant 77 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Coupe du monde: Odermatt peut classer l'affaire en super-G

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"Odi" peut s'assurer de remporter le classement du super-G dès samedi à Courchevel. (© KEYSTONE/AP/Giovanni Auletta)

L'antépénultième super-G messieurs de la saison est programmé samedi à 11h à Courchevel. Leader de la Coupe du monde de la discipline, Marco Odermatt peut classer l'affaire.

Lauréat des trois derniers petits globes dans la spécialité, Marco Odermatt mène le bal avec 158 points d'avance sur l'Autrichien Vincent Kriechmayr. Si le Nidwaldien venait à s'imposer samedi, Kriechmayr devrait donc terminer au pire 3e pour entretenir un semblant de suspense.

Difficile néanmoins d'imaginer une autre issue qu'un nouveau sacre de Marco Odermatt, qui s'est assuré la veille de remporter le classement général et celui de la descente. Depuis sa 28e place de Kvitfjell en mars 2022, il affiche un 7e rang comme plus mauvais résultat dans un super-G de Coupe du monde. Et cette saison, il a terminé les six courses disputées jusqu'ici dans le top 5, triomphant deux fois.

Sacré dans la discipline - ainsi qu'en descente et en combiné par équipe - aux JO de Milan-Cortina, Franjo von Allmen devrait à nouveau être l'un des ses principaux contradicteurs, au même titre qu'Alexis Monney et Stefan Rogentin. Et les Français ont forcément à coeur de briller devant leur public.

Ce super-G remplace celui qui avait dû être annulé à Garmisch-Partenkirchen le 1er mars. Un deuxième super-G est prévu dimanche à Courchevel, où la descente a été avancée à vendredi en raison des mauvaises conditions météorologiques pour samedi.

Rast en quête d'une troisième victoire cette saison

Chez les dames, le Cirque blanc a fait halte à Aare en Suède avant de rallier la Norvège et Lillehammer pour les finales, avec un géant au programme samedi (1re manche 10h, 2e manche 13h). Principal atout de l'équipe de Suisse, la Valaisanne Camille Rast a l'opportunité de glaner un 3e succès cette saison après ceux obtenus en géant et en slalom à Kranjska Gora début janvier.

Depuis, la Suissesse n'a jamais été moins bien classée que 4e en Coupe du monde. L'Autrichienne Julia Scheib et la Suédoise Sarah Hector, vainqueures des deux derniers géants, figurent également parmi les favorites.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des élus US critiquent la levée de sanctions sur le pétrole russe

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"La décision de Trump d'assouplir les sanctions sur la Russie est un nouvel exemple démontrant comment Poutine a été l'un des premiers bénéficiaires de la guerre, mal conçue et mal exécutée par le président Trump contre l'Iran", a assuré le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Des responsables démocrates au Congrès US et plusieurs élus républicains ont critiqué vendredi la décision de l'administration Trump de lever une partie des sanctions sur le pétrole russe. Cela sur fond de flambée des prix du baril en raison de la guerre contre l'Iran

Le ministère américain des Finances a annoncé jeudi l'autorisation, de manière temporaire, de la vente du pétrole russe stocké sur des navires. Cela permet aux pays qui le souhaitent d'acheter du pétrole russe sans craindre de sanctions américaines.

"La décision du président Trump d'assouplir les sanctions sur la Russie est un nouvel exemple démontrant comment Poutine a été l'un des premiers bénéficiaires de la guerre, mal conçue et mal exécutée par le président Trump contre l'Iran", a assuré le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, dans un communiqué signé conjointement avec la principale membre démocrate de la commission bancaire, Elizabeth Warren, et son homologue à la commission des affaires étrangères, Jeanne Shaheen.

Infos russes pour cibler des Américains

Les élus dénoncent notamment le fait, selon eux, que la Russie aurait fourni des renseignements à l'Iran pour cibler et tuer des militaires américains. En retour, "la réponse de l'administration est de relâcher la pression" sur Moscou, ajoutent-ils.

"Le président Trump soulage plus le Kremlin que les familles américaines, qui paient désormais davantage à la pompe et pour d'autres biens essentiels à cause du conflit."

"Soutenir l'invasion de l'Ukraine"

Certains élus républicains ont également critiqué la décision de l'administration Trump. "Cette mesure aide à soutenir l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Cela aide à l'entretenir", a regretté le député Don Bacon, qui critique fréquemment Donald Trump pour son manque de soutien à l'Ukraine.

Pour le sénateur républicain Chuck Grassley, "retirer temporairement les sanctions sur le pétrole russe est le mauvais choix".

"Chaque dollar de ces ventes alimente la guerre de Poutine et prolonge les souffrances en Ukraine", a ajouté l'élu, qui en a profité pour militer pour davantage de subventions fédérales sur les biocarburants, dont son Etat de l'Iowa est un important producteur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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USA: procédure en justice contre le président de la Fed annulée

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Donald Trump reproche au président de la Fed Jerome Powell de ne pas baisser les taux d'intérêt. (© KEYSTONE/AP/JACQUELYN MARTIN)

Un juge fédéral a annulé la procédure judiciaire engagée par l'administration Trump contre le président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell, dans une décision publiée vendredi. Le locataire de la Maison Blanche lui reproche de ne pas baisser les taux d'intérêt.

"Il existe de multiples preuves que l'objectif principal (sinon le seul) de cette procédure est de harceler M. Powell pour le faire céder au président (américain Donald) Trump ou de démissionner et de céder la place à quelqu'un qui le fera", écrit le juge James Boasberg dans cette décision datée du 11 mars et rendue publique vendredi.

De l'autre côté de la balance, le gouvernement n'a présenté aucune preuve que M. Powell ait commis d'autre crime que d'avoir déplu au président", explique le magistrat.

En conséquence, il annule deux demandes de communication de documents adressées par le bureau de la procureure fédérale de Washington au Conseil des gouverneurs de la Fed, concluant qu'il s'agit de "prétextes".

Ces documents portaient sur les travaux de rénovation du siège de la Fed à Washington et sur un témoignage de M. Powell devant le Congrès sur les coûts de ces travaux.

La procureure fédérale dénonce la décision

La procureure fédérale de Washington qui avait lancé l'enquête contre Jerome Powell a vivement dénoncé vendredi la décision, accusant le juge Boasberg d'être un magistrat "militant".

"Le ministère de la Justice fera appel de cette décision scandaleuse", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse.

Aussi des républicains indignés

Sollicitée par l'AFP, la Fed n'a pas souhaité faire de commentaire. Dans un message vidéo solennel en janvier, Jerome Powell avait révélé faire l'objet de cette procédure pouvant aboutir à des poursuites pénales.

Il avait dénoncé sans détour une tentative d'intimider l'institution parce qu'elle ne suivait pas "les préconisations du président" des Etats-Unis.

Le message de Jerome Powell très inhabituel pour un banquier central, avait suscité l'indignation des milieux économiques, qui y voyaient une nouvelle atteinte à l'indépendance de l'institution monétaire. Des élus républicains s'en étaient également offusqués, prévenant qu'ils ne confirmeraient aucune nomination à la Fed tant que la procédure ne serait pas classée.

En jeu: le remplacement de Jerome Powell, justement, dont le mandat prend fin en mai. Donald Trump a désigné l'ex-gouverneur Kevin Warsh pour le remplacer mais le Sénat n'a encore fixé aucune date pour son audition.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Macron, avec Zelensky, promet que la Russie n'aura pas de répit

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"Rien ne nous détournera de l'Ukraine", a affirmé le président français. "Aujourd'hui, la Russie croit peut-être que la guerre en Iran va lui offrir un répit. Elle se trompe." (© KEYSTONE/EPA/LUDOVIC MARIN / POOL)

Emmanuel Macron, en recevant Volodymyr Zelensky à l'Elysée, a affirmé vendredi que la Russie "se trompe" si elle espère que la guerre au Moyen-Orient lui offrira un "répit". Il a minimisé la portée de la levée temporaire de sanctions américaines sur le pétrole russe.

"Rien ne nous détournera de l'Ukraine", a dit le président français. "Aujourd'hui, la Russie croit peut-être que la guerre en Iran va lui offrir un répit. Elle se trompe."

"Le contexte de montée des prix du cours du pétrole ne doit en aucun cas amener à revoir notre politique de sanctions à l'égard de la Russie, c'est la position que le G7 a tenue", a-t-il affirmé.

Vente de pétrole russe autorisée

Les Etats-Unis, membres du G7, ont pourtant autorisé jeudi jusqu'au 11 avril la vente du pétrole russe stocké sur des navires, dans un contexte de flambée des prix du brut.

La Russie, poids lourd des hydrocarbures, a besoin de rentrées d'argent pour financer son effort de guerre en Ukraine, où elle a lancé une invasion à grande échelle en 2022.

Zelensky craint un renforcement de la Russie

Emmanuel Macron a néanmoins estimé que la décision américaine avait été prise "de manière exceptionnelle et limitée" et "ne revient pas de manière durable et large sur les sanctions qu'eux-mêmes ont décidé" dans le cadre du G7.

Volodymyr Zelensky, au contraire, a jugé qu'elle entraînera un "renforcement de la position de la Russie" et "ne contribue certainement pas à la paix".

Selon le président ukrainien, cet "assouplissement" des sanctions pourrait rapporter à la Russie "environ 10 milliards de dollars" qu'elle dépensera en drones et autres armements.

Ces drones sont utilisés en Ukraine mais le seront aussi contre "les voisins de l'Iran", allié de Moscou, et les Occidentaux présents dans la zone, a assuré Volodymyr Zelensky. "Lever les sanctions juste pour que davantage de drones viennent vous attaquer plus tard n'est, à mon avis, pas la bonne décision."

Moscou fournirait du renseignement

La Russie a affirmé que Téhéran ne lui avait pas demandé d'aide militaire. Des médias américains ont en revanche évoqué un partage de renseignements russes pour aider l'Iran à frapper des cibles.

La visite du président ukrainien à Paris, la douzième depuis 2022, se déroule alors que le conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran monopolise l'attention du monde entier.

Un militaire français a été tué et six blessés jeudi soir dans une attaque de drone de conception iranienne au Kurdistan irakien, ont annoncé les autorités françaises. Il s'agissait d'un drone Shahed, selon un colonel français, soit le même type de drones utilisé presque chaque jour par la Russie en Ukraine.

Kiev offre son expertise sur les drones

L'Ukraine compte capitaliser sur son expertise pour combattre les drones iraniens, jugée "à nulle autre pareille" par l'Elysée.

Des spécialistes militaires ukrainiens se sont rendus dans plusieurs pays du Golfe dernièrement pour partager leur expérience en matière d'interception des drones de conception iranienne, et Volodymyr Zelensky a proposé "de développer tout cela en collaboration avec les pays européens".

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky se sont entretenus avant leur conférence de presse commune, puis ont eu un déjeuner de travail en tête-à-tête. Le président ukrainien devait encore participer dans l'après-midi à un échange avec des étudiants à Sciences Po.

Le prêt de 90 milliards "sera versé" à Kiev

Les deux dirigeants ont aussi évoqué le prêt de 90 milliards d'euros promis par les dirigeants de l'Union européenne à Kiev en décembre.

Les premiers décaissements sont bloqués par la Hongrie qui réclame que l'Ukraine rouvre rapidement l'acheminement vers le sol hongrois de pétrole russe par l'oléoduc Droujba, endommagé selon les autorités ukrainiennes par une frappe de Moscou.

M. Macron a assuré "avec force et clarté" que le prêt serait versé car "c'est le devoir de chaque Nation de tenir les promesses qui sont faites". La question sera de nouveau sur la table des Vingt-Sept lors d'un sommet de l'UE la semaine prochaine à Bruxelles.

Besoins en armement

Autre sujet à l'agenda, les besoins de l'Ukraine en armement. Le président Zelensky, qui a besoin de systèmes de défense antiaérienne performants pour contrer les attaques russes, a dit au journal Ouest-France vouloir obtenir "le plus rapidement possible" les systèmes SAMP-T franco-italiens de nouvelle génération, le plus rapidement possible.

Sur place en Ukraine, une frappe de missile russe dans la région de Kharkiv a fait au moins trois morts et quatre blessés tôt vendredi, selon les autorités locales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Hezbollah prêt à une "longue confrontation", Israël menace

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Des secouristes évacuent une dépouille d'un appartement détruit par un bombardement israélien vendredi dans le port de Sidon, au sud du Liban. (© KEYSTONE/AP/Mohammed Zaatari)

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a déclaré vendredi être prêt à "une longue confrontation" avec Israël. Ce pays a menacé plus tôt le Liban de nouvelles destructions en réponse aux attaques lancées par le mouvement pro-iranien depuis le territoire libanais.

"Nous nous sommes préparés pour une longue confrontation", a déclaré Naïm Kassem dans une allocution télévisée - la deuxième depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban.

"Il s'agit d'une bataille existentielle" et "nous ne donnerons pas à l'ennemi les moyens de réaliser son objectif de nous éradiquer ni de contrôler le Liban", a-t-il affirmé.

Katz menace

Le ministre de la Défense israélien Israël Katz, a menacé plus tôt vendredi de faire payer au Liban "des prix de plus en plus élevés en dommages aux infrastructures et en perte de territoire", jusqu'à ce que le gouvernement libanais "remplisse son engagement central de désarmer" le Hezbollah".

Le mouvement pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Guterres plaide pour un cessez-le-feu

Dans ce climat de confrontation, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, en visite au Liban, a exhorté Israël et le Hezbollah à conclure "un cessez-le-feu afin d'arrêter la guerre".

"J'espère sincèrement que lors de ma prochaine visite (...) je pourrai voir un Liban en paix (...) où l'État détient le monopole de la force et où l'intégrité territoriale est pleinement rétablie et respectée", a déclaré M. Guterres, appelant la communauté internationale à aider le pays à hauteur de 325 millions de dollars (283,4 millions d'euros).

Offre libanaise sans réponse

Le président libanais, Joseph Aoun, a lui indiqué ne pas avoir "reçu de réponse" à sa récente proposition de négocier directement avec Israël, sous parrainage international, pour mettre fin aux hostilités entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre depuis des décennies.

Depuis le 2 mars, les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 773 morts, dont 103 enfants, et plus de 800000 déplacées, selon le dernier bilan officiel. Les civils paient déjà un lourd tribut.

Un homme enterre ses 4 filles

A Irkay, sur la côte sud, Mohammad Taqi, le visage couvert de blessures, a enterré vendredi ses quatre filles tuées la veille dans une frappe sur leur maison qui a fait neuf morts, selon les autorités. Des images de l'AFP montrent l'habitation pulvérisée.

"L'ennemi israélien prétend chaque jour cibler les infrastructures. Est-ce que ça, c'est des infrastructures?", demande M. Taqi, en désignant les corps de ses enfants, enveloppés de draps blancs. "J'ai perdu mes quatre filles (...). Je n'en ai plus", dit-il effondré. Cinq autres membres de sa familles ont péri dans l'attaque.

Habitants sommés d'évacuer

L'armée israélienne a bombardé vendredi la banlieue sud de Beyrouth, après un avis d'évacuation, ainsi que plusieurs infrastructures routières dans le sud du pays, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), détruisant notamment un pont sur le fleuve Litani.

Il "constituait un point de passage crucial" pour le Hezbollah, qui l'utilisait "pour se déplacer du nord au sud du Liban, renforcer ses positions et se préparer aux combats", a affirmé l'armée israélienne.

Cette dernière, qui a mené des incursions terrestres côté libanais, a appelé les habitants du sud du Liban à évacuer à plus de 40 kilomètres de la frontière. Le Hezbollah a dans le même temps revendiqué de nouvelles attaques contre Israël.

Milliers de tracts

A Beyrouth, des avions israéliens ont largué des milliers de tracts dans un fracas d'explosion, semant la panique, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Le (sort du) Liban relève de ta décision et de personne d'autre", affirment les tracts, exhortant les Libanais "à désarmer le Hezbollah, bouclier de l'Iran".

L'armée israélienne a par ailleurs poursuivi ses raids nocturnes, ciblant un appartement dans un immeuble résidentiel de la banlieue nord de la capitale, près de Bourj Hammoud, une zone jusque-là épargnée.

D'autres régions du pays ont été bombardées dans la nuit: huit personnes ont été tuées dans un immeuble près de Saïda (sud), de même que les deux fils d'un responsable local d'un groupe islamiste, qui était visé, dans la localité de Bar Elias (est), a rapporté l'Ani.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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