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L'Iran rend hommage à son président tué dans un crash d'hélicoptère

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Les funérailles ont débuté à Tabriz, la grande ville du nord-ouest à proximité de laquelle M. Raïssi est mort dans un accident d'hélicoptère dimanche avec sept autres personnes dont le chef de la diplomatie. Les huit cercueils ont été transportés par camion à travers une foule immense. (© KEYSTONE/AP/Ata Dadashi)

Une foule immense a rendu hommage mardi en Iran au président Ebrahim Raïssi, dont le décès accidentel a ouvert une période d'incertitude politique avant une présidentielle pour désigner son successeur le 28 juin.

Prévues pour durer jusqu'à jeudi, les funérailles ont débuté à Tabriz, la grande ville du nord-ouest à proximité de laquelle M. Raïssi est mort dans un accident d'hélicoptère dimanche avec sept autres personnes dont le chef de la diplomatie Hossein Amir-Abdollahian.

Les huit cercueils recouverts du drapeau iranien ont ensuite été transférés dans la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, où une nouvelle cérémonie s'est tenue.

Les funérailles ont rassemblé des centaines de milliers de personnes, selon l'agence officielle Irna.

Dans les deux villes, une foule immense, vêtue surtout de noir, a marché en brandissant des drapeaux et des portraits du président décédé à 63 ans et des sept autres victimes du crash, selon des images de l'AFPTV.

A Qom, le moment fort a été le passage des cercueils, portés à bout de bras au milieu d'une foule visiblement émue, dans le sanctuaire de Massoumeh, le plus important de la ville. A l'extérieur, certains brandissaient des drapeaux rouge du chiisme et jaune du Hezbollah libanais.

L'Iran a décrété un deuil de cinq jours, et les cercueils ont été transférés en soirée à Téhéran où le guide suprême Ali Khamenei présidera les prières de la cérémonie d'adieu mercredi, décrété jour férié.

Plusieurs pays étrangers, comme la Russie, la Turquie et l'Irak ont annoncé qu'ils seraient représentés aux funérailles, mais pas au niveau des chefs d'Etat.

Sites internet avertis

Président d'Iran depuis 2021, Ebrahim Raïssi sera enterré jeudi à Machhad (nord-est), sa ville natale.

Les funérailles sont organisées selon la tradition des grands rassemblements ayant marqué les 45 premières années de la République islamique, comme celui ayant suivi la mort du général Qassem Soleimani, un haut responsable militaire tué par une frappe américaine en Irak en 2020.

De nombreux et immenses portraits du "martyr" Ebrahim Raïssi ont été suspendus et accrochés dans les lieux publics des principales villes du pays.

Le président iranien est décédé dans le crash de l'hélicoptère qui l'amenait dimanche vers Tabriz après avoir assisté à l'inauguration conjointe d'un barrage avec son homologue azéri, Ilham Aliyev, à leur frontière commune. Figure également parmi les victimes le gouverneur de la province iranienne de l'Azerbaïdjan oriental.

De difficiles opérations de recherche et de sauvetage ont été menées durant une douzaine d'heures dans de mauvaises conditions météorologiques dans une région escarpée et boisée. Les débris de l'hélicoptère ont été découverts lundi à l'aube.

Une enquête sur les causes du crash a été ordonnée par le chef d'état-major des forces armées, Mohammad Bagheri.

Les autorités ont indiqué avoir identifié "80 sites internet" ayant "publié des propos insultants et des rumeurs sur l'accident", a indiqué l'agence Tasnim.

"Les administrateurs de plusieurs de ces sites ont été avertis et des poursuites judiciaires ont été engagées contre certains d'entre eux", a-t-elle ajouté.

"Stabilité"

Après le décès du président, l'ayatollah Khamenei, numéro un iranien et ultime décideur sur les dossiers stratégiques de l'Etat, a assuré qu'il n'y aurait "aucune perturbation dans l'administration du pays".

Le Conseil suprême de sécurité nationale a souligné que "la vaste présence de la nation" aux cérémonies funèbres "garantissait la stabilité et la sécurité nationale de la République islamique".

Il a assuré le soutien de tous les corps de l'Etat au président par intérim, Mohammad Mokhber, 68 ans, dont l'une des taches sera de préparer l'élection présidentielle, prévue le 28 juin.

L'Assemblée des experts, chargée de désigner, superviser et éventuellement démettre le guide suprême, a tenu elle sa première séance après avoir été élue en mars.

Ses membres ont porté à sa tête l'ayatollah Ali Movahedi-Kermani, un octogénaire qui a été député puis membre de l'assemblée depuis la révolution islamique de 1979, selon Irna.

L'ultraconservateur Raïssi était considéré comme l'un des favoris pour succéder à l'ayatollah Ali Khamenei, âgé de 85 ans.

Durant sa présidence, Ebrahim Raïssi a fait face à un mouvement de contestation populaire en 2022, à une crise économique aggravée par les sanctions américaines et à une aggravation des tensions avec l'ennemi juré Israël.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Le puissant typhon Gaemi touche terre à Taïwan

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Le typhon a, avant même son arrivée, causé des pluies torrentielles et des vents violents à Taïwan. (© KEYSTONE/EPA/DANIEL CENG)

Après avoir déjà causé huit morts, Gaemi a touché terre dans la nuit de mercredi à jeudi à Taïwan. Les écoles ont été fermées et des milliers de personnes évacuées en prévision du typhon qui devrait être "le plus puissant" à frapper l'île en huit ans.

"Selon les dernières données météorologiques, le centre (du typhon Gaemi) a touché terre près de Nan'ao, dans le comté de Yilan, aujourd'hui vers minuit (18h00 mercredi en Suisse)", a indiqué l'Administration centrale de la météo de Taïwan sur Facebook.

"Les vents et la pluie continuent de s'intensifier, menaçant plusieurs régions de Taïwan (et les îles voisines) de Penghu, Kinmen et Matsu", a averti l'administration en appelant le public à être en "alerte maximale".

"Gaemi devrait être le typhon le plus puissant en huit ans à toucher terre à Taïwan depuis le typhon Nepartak en 2016", a déclaré un peu plus tôt à l'AFP Huang En-hong, un prévisionniste des services météorologiques taïwanais.

Le premier typhon de la saison

Avant même son arrivée, le typhon a causé des pluies torrentielles et des vents violents qui ont provoqué la mort d'un motard, écrasé par la chute d'un arbre à Kaohsiung, une ville du sud, et d'une femme dans la province de Hualien, dans le nord-est, ont déploré les autorités.

Plus de 8000 personnes ont été évacuées de trois régions septentrionales, en particulier de celle de Hualien, une zone montagneuse présentant un risque élevé de glissements de terrain. Dans la soirée, près de 200 personnes avaient été blessées à Taïwan et plus de 290'000 foyers étaient privés d'électricité, ont annoncé les autorités.

Le président taïwanais Lai Ching-te a exhorté tout le monde à "donner la priorité à la sécurité". "Gaemi est le premier typhon cette année à toucher terre à Taïwan", a souligné M. Lai devant la presse. "J'espère que grâce à nos efforts communs, l'impact du typhon pourra être réduit (...). J'encourage également mes concitoyens à travers le pays à ne pas sortir, à moins que cela ne soit nécessaire, pendant le typhon, et surtout pas dans des endroits dangereux".

Jour chômé

Les autorités taïwanaises ont décrété mercredi jour chômé pour minimiser les risques et écoles et bureaux resteront fermés jeudi dans plusieurs villes du pays, dont Taipei. Les autorités taiwanaises avaient déjà annulé certaines manoeuvres militaires annuelles mardi, en raison des conditions météorologiques.

La circulation des trains et des ferries a été provisoirement arrêtée et des centaines de vols internationaux et intérieurs ont été annulés mercredi. "Nous nous attendons à ce que l'impact du typhon s'étende" jusqu'à vendredi, a averti Cheng Jia-ping, le chef de l'administration météorologique centrale de Taïwan, ajoutant que le public devait "prendre des précautions contre les fortes pluies et les vents violents".

Des vagues massives se sont abattues sur la côte du comté de Yilan, dans le nord-est. A Taipei, les magasins et les bureaux du gouvernement ont été fermés en raison du jour chômé.

Jeudi en Chine

Le géant taïwanais des puces électroniques TSMC a assuré qu'il maintiendrait une production normale et que l'entreprise "avait activé les procédures de préparation à l'alerte au typhon" dans toutes ses usines. Taïwan est habitué à des tempêtes tropicales fréquentes de juillet à octobre mais les experts considèrent que le changement climatique a augmenté leur intensité.

Le typhon devrait traverser le détroit de Taïwan et frapper jeudi les provinces orientales chinoises où les autorités ont émis une alerte rouge aux tempêtes et suspendu partiellement la circulation des trains pour ce jour-là. Les médias, citant les autorités, ont signalé que des vagues de quatre à six mètres de haut pourraient s'abattre sur les côtes.

Au Japon, les autorités d'Okinawa, une région insulaire du sud, ont invité la population à "faire preuve d'une grande vigilance face aux tempêtes, aux fortes vagues" et aux inondations. Dans le nord des Philippines, les pluies diluviennes ont provoqué des inondations généralisées à Manille et des glissements de terrain, qui ont entraîné la mort de six personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La "victoire" d'Israël sera celle des Etats-Unis, dit Netanyahu

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"L'Amérique et Israël doivent rester unis" pour que "les forces de la civilisation triomphent", a déclaré le Premier ministre israélien Benjami Netanyahu devant le Congrès américain. (© KEYSTONE/AP/Julia Nikhinson)

La "victoire" d'Israël sera aussi celle des Etats-Unis, a déclaré mercredi Benjamin Netanyahu devant un Congrès américain divisé, le Premier ministre israélien appelant les deux pays à "rester unis" après plus de neuf mois de guerre dans la bande de Gaza.

"Pour que les forces de la civilisation triomphent, l'Amérique et Israël doivent rester unis", a-t-il lancé depuis l'hémicycle de la Chambre des représentants, sous les applaudissements nourris d'élus républicains.

"Au Moyen-Orient, l'axe de la terreur de l'Iran défie les Etats-Unis, Israël et nos amis arabes. Il ne s'agit pas d'un choc de civilisations, mais d'un choc entre la barbarie et la civilisation", a ajouté M. Netanyahu qui s'est livré à une vibrante défense de l'armée israélienne.

Il a exhorté les Etats-Unis à débloquer une nouvelle aide militaire pour Israël, a évoqué un Gaza démilitarisé et "déradicalisé" après la guerre et s'est dit "confiant" quant à l'issue des négociations pour faire libérer les otages détenus par le Hamas.

"Je suis convaincu que ces efforts peuvent être couronnés de succès", a déclaré le dirigeant remerciant le président Joe Biden "pour ses efforts inlassables" en faveur des otages. Dans l'assemblée pour écouter le leader israélien se trouvait notamment Noa Argamani, ex-otage de 26 ans.

Quatrième discours

La "victoire" d'Israël sera aussi une victoire pour les Etats-Unis, a assuré le Premier ministre israélien. "Nous ne nous protégeons pas seulement nous-mêmes. Nous vous protégeons... Nos ennemis sont vos ennemis, notre combat est votre combat, et notre victoire sera votre victoire".

C'est la quatrième fois - un record pour un dirigeant étranger - que M. Netanyahu s'adresse ainsi au Congrès, un honneur généralement réservé aux dirigeants en visite d'Etat. Jeudi, il rencontrera le président Biden, avec lequel il entretient des relations compliquées, pour discuter de "la situation à Gaza", "des progrès réalisés en vue d'un cessez-le-feu" et "d'un accord sur la libération des otages", selon la Maison Blanche.

Kamala Harris, qui n'a pas assisté à son discours en raison d'un voyage déjà programmé, s'entretiendra séparément avec le dirigeant israélien jeudi. En réponse à cette absence, un porte-parole du gouvernement israélien a estimé que le discours était "plus important que n'importe quel individu". M. Netanyahu se rendra ensuite vendredi à la résidence Mar-a-Lago en Floride, à l'invitation de Donald Trump, les deux hommes disant s'entendre à merveille.

Des milliers de manifestants

La visite du Premier ministre israélien, arrivé lundi à Washington, provoque cependant des remous en pleine effervescence politique aux Etats-Unis avec le retrait de Joe Biden de la course à la Maison Blanche.

De nombreux élus démocrates sont vent debout contre le dirigeant de droite israélien, condamnant sa conduite de la guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza qui s'est traduite par des milliers de morts palestiniens et une catastrophe humanitaire. Plusieurs d'entre eux ont boycotté le discours au Congrès dont la très influente Nancy Pelosi.

Sur X, le sénateur de gauche Bernie Sanders a estimé que "Netanyahu n'est pas le bienvenu". Des milliers de manifestants se sont rassemblés autour du Congrès pour protester contre le discours de Benjamin Netanyahu et pour demander un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Dans la foule, des pancartes exhortant les Etats-Unis à "cesser l'aide américaine à Israël" et qualifiant Netanyahu de "criminel de guerre". Les Etats-Unis sont le premier allié et principal soutien militaire d'Israël.

Mais l'administration Biden s'est agacée ces derniers mois des conséquences de la riposte israélienne à l'attaque menée le 7 octobre sur son sol par le Hamas, insistant sur la protection des civils et l'entrée de l'aide humanitaire. Washington est allé jusqu'à suspendre la livraison de certains types de bombes - sans pour autant cesser son soutien -, provoquant la colère du gouvernement israélien.

Fossé sur l'après-guerre

M. Netanyahu a profité de la tribune du Congrès pour défendre son objectif d'éliminer le Hamas et insister sur la menace que représente l'Iran.

Pour l'heure, la priorité du président américain est plutôt de presser M. Netanyahu à conclure un accord de cessez-le-feu avec le Hamas, au moment où certains le soupçonnent de traîner des pieds sous la pression des membres d'extrême droite de son gouvernement. Il s'agit aussi pour Washington de préparer l'après-guerre. Et là, le fossé entre les deux gouvernements est béant, notamment sur la perspective de créer un Etat palestinien.

Le 7 octobre, des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1197 personnes, essentiellement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza, dont 44 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, Israël a lancé une campagne aérienne puis terrestre contre le territoire pauvre et surpeuplé, qui a fait jusque-là 39'145 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Des milliers de manifestants anti-Netanyahu, des arrestations

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Du spray au poivre a été utilisé sur les manifestants qui se sont rassemblés devant le Capitole. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mercredi autour du Congrès américain à Washington pour protester contre le discours de Benjamin Netanyahu. Certains ont élevé des drapeaux palestiniens à la place de la bannière étoilée américaine, brûlée.

A l'intérieur, six personnes ont été arrêtées dans l'hémicycle de la Chambre des représentants, là où le Premier ministre israélien s'exprimait, car elles ont "perturbé" le discours, a écrit la police du Capitole sur X.

A l'extérieur, derrière un large périmètre de sécurité, des milliers de manifestants scandaient "Palestine libre" pour protester contre la venue du dirigeant israélien, contre lequel le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé un mandat d'arrêt pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

Avant le discours, de légers heurts ont éclaté entre les manifestants et la police, qui a utilisé du gaz au poivre contre la foule pour la repousser alors qu'elle s'approchait du Capitole, a constaté un journaliste de l'AFP. "Une partie de la foule a commencé à être violente", a déclaré la police.

"Coupable de génocide"

Vers 21h00, alors que s'achevait le discours de Benjamin Netanyahu à l'intérieur, certains manifestants ont retiré un drapeau américain d'un poteau sur l'esplanade de la gare de Washington, près du Capitole, et placé un drapeau palestinien à la place, a constaté un journaliste de l'AFP. D'autres drapeaux américains ont été retirés et au moins un a été brûlé, de même qu'une effigie du Premier ministre israélien, a encore observé l'AFP.

A l'intérieur, Benjamin Netanyahu a déclaré qu'une "victoire" d'Israël sera aussi celle des Etats-Unis, exhortant son principal allié à débloquer une nouvelle aide militaire. Et face à lui, au sein dans l'hémicycle, l'élue démocrate Rashida Tlaib portait un keffieh et une petite pancarte avec, écrit noir sur blanc, "coupable de génocide."

"Criminel"

Plus tôt, la foule avançait dans le calme vers l'immense bâtiment blanc qui domine la capitale américaine. "Nous sommes là pour montrer notre opposition à l'accueil du criminel Netanyahu dans notre capitale par les mêmes responsables politiques qui lui envoient des armes pour tuer des enfants à Gaza", a expliqué à l'AFP Karameh Kuemmerle, de l'association Doctors Against Genocide (Médecins contre le génocide, en français).

"Nous sommes horrifiés par la destruction du système de santé à Gaza", a-t-il dit, alors que le territoire palestinien est assiégé et bombardé sans relâche par l'armée israélienne depuis l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre.

"L'hypocrisie des hommes politiques a complètement dépassé les limites", a dit à l'AFP Mo, un manifestant de 58 ans qui n'a pas souhaité donner son nom complet. Pour lui, le soutien américain à Israël est "la question numéro un" pour l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis. Des manifestants montrent Benjamin Netanyahu sur une affiche de criminel recherché quand d'autres demandent sur leurs pancartes: "Arrêtez ce criminel de guerre".

Près de 40'000 morts

Le Premier ministre israélien doit s'entretenir jeudi avec le président américain Joe Biden. Il doit aussi rencontrer sa vice-présidente et désormais candidate démocrate à la présidentielle Kamala Harris ainsi que le candidat républicain Donald Trump.

Le 7 octobre, des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1197 personnes, essentiellement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

En riposte, Israël a lancé une campagne aérienne puis terrestre contre le territoire pauvre et surpeuplé, qui a provoqué une catastrophe humanitaire et fait jusque-là 39'145 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Avant de viser Trump, le tireur a survolé le site avec un drone

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Le tireur avait ouvert le feu sur Donald Trump le 13 juillet, depuis un bâtiment surplombant le meeting où le candidat républicain se trouvait. (© KEYSTONE/AP/Gene J. Puskar)

Le jeune tireur qui a tenté d'assassiner l'ex-président américain Donald Trump à l'occasion d'un meeting de campagne en Pennsylvanie a survolé les lieux avec un drone deux heures avant le début de l'événement. C'est ce qu'a affirmé mercredi le directeur du FBI.

Installé sur un toit d'un bâtiment surplombant le meeting à Butler, le tireur âgé de 20 ans avait ouvert le feu samedi 13 juillet, peu après 18h00, sur le candidat républicain, le blessant légèrement à l'oreille et entraînant la mort d'un participant d'une cinquantaine d'années et blessant deux autres personnes, avant d'être abattu.

Le drone et la manette de guidage ont été retrouvés dans le véhicule du tireur, avec des engins explosifs "plutôt basiques", activables à distance. L'enquête n'a en revanche pour l'heure pas permis de préciser les motivations du tireur, a par ailleurs reconnu le patron du FBI (la police fédérale), Christopher Wray, "mais nous continuons à chercher".

Il a en revanche précisé que huit douilles ont été retrouvées sur le toit. Le tireur a "réalisé de nombreuses recherches sur divers personnalités", sans qu'un objectif précis ne soit identifié, mais "à partir du 6 juillet, il s'est concentré plus spécifiquement sur l'ancien président Trump et son meeting", a ajouté M. Wray.

Démission de la directrice du Secret Service

Parmi les recherches réalisées, le tireur a interrogé le moteur de recherche de Google "sur quel était la distance à laquelle (Lee Harvey) Oswald était de (John F.) Kennedy", en référence à l'auteur présumé de l'assassinat du président américain en 1963.

La réaction du Secret Service, en charge de la protection des hautes personnalités politiques américaines, a été vivement critiquée alors que des spectateurs avaient signalé aux autorités, peu avant les tirs, la présence d'un homme armé lors du meeting.

La directrice du Secret Service, Kimberly Cheatle, a annoncé mardi sa démission, après avoir reconnu devant une commission d'enquête du Congrès la faillite de son agence pour empêcher la tentative d'assassinat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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A la tête du G20, Lula sonne la mobilisation contre la faim

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Le président brésilien Lula s'est montré ému face à la faim dans le monde, qui "n'est pas une chose naturelle", mais "liée aux décisions politiques". (© KEYSTONE/EPA/ANDRE COELHO)

Le président brésilien Lula a appelé mercredi les pays du monde entier à agir contre la faim, "la plus dégradante des privations humaines". Il s'exprimait à la veille d'une réunion des ministres des Finances du G20 à Rio de Janeiro promise à d'âpres discussions.

"Au XXIe siècle, rien n'est plus absurde et inacceptable que la persistance de la faim et de la pauvreté", a affirmé Luiz Inacio Lula da Silva en lançant à Rio son "Alliance globale contre la faim et la pauvreté", une priorité de la présidence brésilienne du G20.

Le défi est de taille: 733 millions de personnes ont souffert de la faim en 2023, soit 9% de la population mondiale, selon un rapport publié mercredi par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et d'autres agences onusiennes, et présenté à Rio pour l'occasion.

"Nous avons besoin de solutions durables et nous devons y réfléchir et agir ensemble", a exhorté Lula. Les larmes aux yeux à la fin de son discours, l'ancien ouvrier né dans une famille pauvre du Nord-Est brésilien a lancé: "Je suis ému car je sais que la faim n'est pas une chose naturelle", mais "liée aux décisions politiques".

"Financement, clé pour résoudre la crise"

L'Alliance lancée par le président brésilien et qui rassemble des Etats et des institutions internationales, vise à trouver des moyens financiers communs pour lutter contre la faim ou à répliquer les initiatives qui fonctionnent localement.

Face au fléau de la malnutrition qui persiste en raison notamment des conflits, des difficultés économiques et des intempéries extrêmes, le dirigeant de gauche a une crédibilité: ses programmes sociaux avaient permis de sortir des millions de Brésiliens de la pauvreté durant ses deux premiers mandats (2003-2010).

"Nous pouvons résoudre cette crise. Et le financement est la clé", a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres dans un message vidéo lors de la présentation du rapport de la FAO, estimant que "la faim n'a pas sa place au XXIe siècle".

Présent à Rio mercredi, le président de la Banque mondiale Ajay Banga a affirmé que son institution serait le principal partenaire de l'Alliance en matière de connaissances sur la pauvreté et la faim, et fixé l'objectif d'aider 500 millions de personnes d'ici 2030. L'objectif d'un monde sans faim en 2030 a été adopté par les Nations unies en 2015.

Taxation des milliardaires

Jeudi et vendredi, le rendez-vous des grands argentiers du G20 marquera l'une des dernières grandes étapes avant le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des principales économies mondiales les 18 et 19 novembre, également à Rio. Après une première réunion à Sao Paulo en février, les ministres des Finances du G20 doivent tenter d'avancer sur l'idée d'une taxation des "super-riches", autre objectif fixé par Brasilia.

Soutenue par la France, l'Espagne, l'Afrique du Sud, la Colombie et l'Union africaine, l'initiative entend taxer les plus hauts patrimoines en utilisant comme base les travaux du spécialiste français des inégalités Gabriel Zucman, auteur d'un rapport en juin à la demande du Brésil. Mais les avancées restent très hypothétiques. "Il n'y a aucun consensus en l'état actuel des choses", a averti le ministère allemand des Finances.

Les Etats-Unis s'opposent à des négociations internationales sur le sujet. D'éventuelles taxes de ce genre "varieront très certainement assez largement" d'un pays à l'autre, selon un haut fonctionnaire du secrétariat au Trésor. La France veut croire pour sa part qu'"une première étape peut être atteinte de façon rapide", en matière d'échange d'informations entre Etats.

Trois textes

Alors que le G20 est entravé par les divisions entre pays occidentaux et Russie depuis le début de la guerre en Ukraine, la question d'un communiqué commun demeure épineuse. A Sao Paulo en février, les grands argentiers avaient buté sur une "impasse", de l'aveu du ministre brésilien de l'Economie Fernando Haddad.

La solution imaginée par le Brésil est d'aboutir cette fois à trois textes, a expliqué mardi soir Tatiana Rosito, une haute responsable du ministère.

Il y aurait d'une part un document spécifique sur la "coopération internationale en matière fiscale", incluant la question de la taxation des "super-riches", d'autre part un communiqué final plus large et enfin une "déclaration" publiée séparément par la présidence brésilienne qui elle seule évoquerait les crises géopolitiques. Fondé en 1999, le G20 rassemble la plupart des principales économies mondiales, ainsi que l'Union européenne et l'Union africaine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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