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Blinken en Egypte et au Qatar pour pousser à un accord de trêve

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Dans la bande de Gaza dévastée, où la quasi-totalité des 2,4 millions habitants ont été déplacés, les bombardements israéliens ne connaissent pas de répit. Ici, de nouveaux blessés dans des attaques israéliennes arrivent à l'hôpital Nasser, dans le sud de l'enclave. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken est arrivé mardi soir à Doha pour pousser à un accord de trêve dans la bande de Gaza. Cela à la suite de discussions en Egypte où doivent reprendre des pourparlers dans les prochains jours.

Après plus de dix mois de guerre dans le territoire, déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, les pays médiateurs - Etats-Unis, Qatar et Egypte - tentent d'amener les deux parties à s'entendre sur un cessez-le-feu.

Israël et le Hamas ne cessent de s'accuser mutuellement de bloquer un accord, sur fond d'inquiétudes internationales quant à la propagation de la guerre dans la région.

Sur le terrain, une nouvelle attaque israélienne mardi sur une école abritant des déplacés à Gaza-ville (nord) a tué au moins 12 Palestiniens, dont des enfants, d'après la Défense civile locale.

L'armée israélienne, qui a affirmé avoir ciblé "des terroristes cachés" dans l'établissement, a de son côté annoncé avoir récupéré dans le territoire les corps de six otages enlevés lors de l'attaque du Hamas. Cinq d'entre eux avaient été déclarés morts ces derniers mois, le sixième a été annoncé mardi.

Proposition de compromis

Alors qu'il effectue son neuvième voyage au Moyen-Orient depuis le 7 octobre, le chef de la diplomatie américaine, dont le pays est le premier allié d'Israël, s'est entretenu à Doha avec le ministre d'Etat du Qatar Mohammed ben Abdelaziz al-Khoulaifi, sans rencontrer l'émir comme initialement prévu.

Au cours de leur réunion, ils ont souligné la nécessité "d'un apaisement des tensions dans la région", d'après le ministère qatari des Affaires étrangères.

"Le temps est compté", a ensuite affirmé M. Blinken sur le tarmac de l'aéroport avant son départ de Doha, la dernière étape d'une tournée qui l'avait emmené en Israël puis en Egypte.

Vendredi, Washington a soumis une proposition de compromis pour une trêve lors de négociations à Doha entre Israël et les médiateurs, et de nouvelles discussions sont attendues en Egypte cette semaine.

M. Blinken a affirmé lundi que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait "accepté" ce plan et a appelé le Hamas à "faire de même". Il a réitéré cette demande mardi.

"Nouvelles conditions d'Israël

Le Hamas avait rejeté la proposition américaine, accusant les Etats-Unis d'y avoir intégré de "nouvelles conditions" d'Israël, dont le maintien de ses troupes à la frontière de Gaza avec l'Egypte et "un droit de veto" sur les prisonniers palestiniens détenus par Israël susceptibles d'être échangés contre les otages.

Le mouvement palestinien exige l'application d'un plan annoncé le 31 mai par le président américain, Joe Biden, et qu'il avait accepté début juillet, prévoyant dans une trêve de six semaines accompagnée d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza et de la libération d'otages, ainsi que, dans une deuxième phase, un retrait total israélien du territoire assiégé.

M. Biden a reproché au Hamas "de faire machine arrière" mais le mouvement a fait état d'"allégations trompeuses", se disant "soucieux de parvenir à un accord".

Déclarations "pas constructives"

Un haut responsable américain, qui accompagne Antony Blinken dans sa tournée, a critiqué mardi des déclarations attribuées à Benjamin Netanyahu sur le maintien du contrôle par Israël de la frontière entre Gaza et l'Egypte, jugeant qu'en pleines négociations, elles n'étaient "pas constructives".

A ce sujet, M. Blinken a déclaré que les Etats-Unis rejetaient une occupation israélienne à "long terme" de Gaza. L'Israélien a maintes fois dit vouloir poursuivre la guerre jusqu'à la destruction du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.

Femmes et mineurs principales victimes

L'offensive israélienne menée en représailles de l'attaque du 7 octobre, dernier épisode du long conflit israélo-palestinien, a fait au moins 40'173 morts, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas qui ne détaille pas le nombre de civils et combattants tués. D'après l'ONU, la plupart des morts sont des femmes et mineurs.

Dans la bande de Gaza dévastée, où la quasi-totalité des 2,4 millions habitants ont été déplacés, les bombardements israéliens ne connaissent pas de répit.

Outre l'attaque contre l'école, six Palestiniens ont été tués à Rafah (sud), selon des sources médicales. Une autre source médicale a fait état de quatre morts dans des tirs israéliens sur l'est de Khan Younès. Sept personnes ont également été tuées dans un bombardement israélien à Deir al-Balah (centre), a affirmé la Défense civile.

"Lenteur" des convois humanitaires

A cause du blocage des routes provoquées par les ordres d'évacuations israéliens et le déplacement de la population, l'ONU s'est inquiétée mardi de la "lenteur" des convois humanitaires qui "ne parviennent pas aux personnes dans le besoin".

Pour les Etats-Unis, un cessez-le-feu à Gaza doit aussi aider à éviter une éventuelle attaque contre Israël de l'Iran et de ses alliés - le Hezbollah libanais, le Hamas et les rebelles yéménites houthis.

Ces derniers ont menacé de riposter à l'assassinat, imputé à Israël, du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh à Téhéran le 31 juillet, et à celui du chef militaire du Hezbollah, Fouad Chokr, tué la veille dans une attaque israélienne près de Beyrouth.

Quatre morts au Liban

Le ministère libanais de la Santé a déclaré que quatre personnes avaient été tuées mardi dans des attaques israéliennes dans le sud du Liban tandis que le Hezbollah a dit avoir lancé des roquettes et drones sur des positions israéliennes à leur frontière commune.

Dès le lendemain du début de la guerre à Gaza, le mouvement islamiste libanais a ouvert un front en soutien aux Palestiniens contre Israël.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Kayak cross: L'or pour Alena Marx, l'argent pour son frère Dimitri

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Alena Marx (ici lors des JO 2024) est devenue championne du monde de kayak cross olympique samedi (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Journée historique pour la Suisse samedi aux Mondiaux de slalom à Oklahoma City. Alena Marx est devenue championne du monde de kayak cross olympique, son frère aîné Dimitri obtenant l'argent.

Alena Marx s'est ainsi offert à 25 ans son deuxième titre mondial, un an après avoir cueilli l'or en kayak cross individuel (contre-la-montre), en dominant nettement la finale. La Bernoise avait terminé 4e en kayak mono "classique" deux jours plus tôt, après avoir entamé ces joutes avec un 12e rang en cross individuel.

Eliminée en quart de finale à Paris 2024 pour la première olympique du kayak cross, Alena Marx a donc pris date en cueillant l'or sur le site où se dérouleront les épreuves olympiques de Los Angeles 2028. Elle étoffe ainsi un palmarès qui comprenait déjà deux titres européens (un en cross olympique, l'autre en contre-la-montre).

Quelques minutes plus tard, c'est son frère Dimitri (27 ans) qui s'est illustré en décrochant la médaille d'argent, derrière le Tchèque Vit Prindis. Opéré d'une épaule l'an dernier, le vice-champion d'Europe 2021 a donc signé un retour au premier plan remarquable avec ce premier podium mondial.

Dougoud 7e

Le "capitaine" de cette équipe de Suisse Martin Dougoud a quant à lui dû se contenter de la petite finale samedi, terminant au 7e rang. Le Genevois de 35 ans repartira de l'Oklahoma avec une médaille d'argent dans ses bagages, conquise en compagne de Jan Rohrer et Gelindo Chiarello dans l'épreuve par équipe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'Iran épargné par les frappes américaines pour la 2e nuit de suite

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Le détroit d'Ormuz est toujours sous le coup d'un double blocus, celui de l'Iran et celui des Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/AP/Kamran Jebreili)

Aucun bombardement américain n'a été signalé en Iran dans la nuit de samedi à dimanche, marquant la deuxième nuit consécutive de pause dans les hostilités. Des médias américains font état d'un possible manque de munitions après bientôt cinq mois de guerre.

Alors même que le président américain Donald Trump a dit vendredi envisager des bombardements encore plus importants contre l'Iran, l'armée américaine n'a annoncé aucune frappe dimanche à l'aube.

De son côté, l'Iran n'a revendiqué aucune attaque contre ses voisins du golfe Persique et ces derniers n'ont fait état d'aucune alerte nocturne.

Tout en menaçant l'Iran, Donald Trump a cependant affirmé que le dialogue avec Téhéran n'était pas rompu. "En fait, on leur parle en ce moment", a-t-il dit au sujet des dirigeants iraniens. "Je pense qu'ils deviennent de plus en plus sérieux au fil des jours, peut-être pour une raison évidente", a-t-il ajouté, en allusion aux bombardements américains.

Selon le New York Times, qui cite deux sources proches du dossier, le gouvernement américain s'inquiète de l'affaiblissement du stock de systèmes d'interception de missiles Patriot et d'autres équipements défensifs protégeant les pays du golfe Persique, ciblés par l'Iran en représailles aux attaques américaines. Le journal fait également état de craintes d'escalade du conflit.

"En pause"

La chaîne américaine télévisée CNN, citant une source du ministère américain de la défense, a également affirmé que les opérations militaires contre l'Iran étaient "en pause", évoquant les mêmes raisons.

La guerre au Moyen-Orient, qui a débuté le 28 février avec une campagne de bombardements israélo-américains contre l'Iran, a fait des milliers de morts dans la région. Elle a aussi ébranlé l'économie mondiale en bloquant le trafic dans le détroit d'Ormuz, entre l'Iran et la péninsule arabique, par lequel transitait avant-guerre un cinquième du commerce mondial des hydrocarbures.

Un protocole d'accord signé le 17 juin par les Etats-Unis et l'Iran, assorti d'un cessez-le-feu et prévoyant l'ouverture d'un cycle de négociations de paix de 60 jours, a volé en éclats moins d'un mois après son entrée en vigueur.

Si une accalmie semble s'être installée depuis deux jours dans le golfe Persique, un nouveau front dans la guerre s'est ouvert avec la reprise le 13 juillet des hostilités entre l'Arabie saoudite et les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par Téhéran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Des vents violents en Chine et à Hong Kong après le passage de Noul

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La Chine avait déjà été frappée par le typhon Bavi il y a deux semaines (archives). (© KEYSTONE/AP)

Le typhon Noul, le plus puissant à frapper la Chine en 2026, a touché terre tôt dimanche sur la côte sud du pays, balayant le littoral de vents violents et de pluies diluviennes. Des centaines de milliers de personnes avaient été évacuées préventivement.

L'oeil du typhon a pénétré dans les terres vers 03h50 du matin (21h50 samedi en Suisse) près de la ville de Pingha dans la province du Guangdong, à environ 80 kilomètres au nord-est de Hong Kong, selon, selon la télévision d'Etat CCTV. Au moment où le typhon a touché terre, les vents près de son oeil ont atteint près de 162 km/h.

Plus de 340'000 personnes ont été évacuées dans la province du Guangdong, selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle. L'ensemble du trafic ferroviaire dans la province est interrompu dimanche, a indiqué de son côté CCTV.

Des images publiées dimanche par CCTV montraient des vents extrêmement violents et des pluies diluviennes, des routes jonchées de débris et de petites structures, notamment un panneau de basket-ball, renversées par les rafales.

Intempéries prévues jusqu'à mardi

Au moins 350 vols au départ et à l'arrivée de Hong Kong ont été annulés dimanche, selon le site en ligne de l'aéroport. Le centre financier avait émis son deuxième niveau d'alerte cyclonique le plus élevé (T9) pendant la nuit, mais celui-ci a été abaissé au signal T8 dans la matinée.

Le typhon "Noul s'enfonce dans les terres du Guangdong et s'affaiblit progressivement, mais des vents violents affectent encore de nombreuses zones à Hong Kong, avec des vents de la force d'une tempête observés occasionnellement sur les hauteurs", a déclaré l'observatoire de Hong Kong.

Le gouvernement de Hong Kong a indiqué avoir reçu plus de 100 signalements d'arbres tombés. Neuf personnes ont été blessées.

"Après avoir touché terre, Noul se dirigera vers l'intérieur des terres, apportant des vents violents et de la pluie dans les provinces du Jiangxi, du Hunan et du Hubei", a déclaré CCTV.

Le bulletin précisait que les précipitations causées par le typhon pourraient se prolonger jusqu'à mardi, y compris dans des provinces plus au nord, comme le Henan et le Shandong.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Moscou réclame 30'000 soldats nord-coréens supplémentaires dit Kiev

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Pyongyang a envoyé des milliers de soldats dans la région russe de Koursk pour aider à y repousser une contre-offensive ukrainienne en 2024 et 2025 et fournit également Moscou en armes et en munitions (archives). (© KEYSTONE/AP KCNA via KNS)

La Russie a demandé à la Corée du Nord 30'000 soldats supplémentaires pour l'aider à combattre l'Ukraine, a affirmé samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La Corée du Nord va également transférer en Russie des lanceurs pour missiles balistiques.

"Depuis juin, des préparatifs sont en cours dans la région de Voronej, en Russie, pour [...] accueillir" les soldats nord-coréens, a écrit M. Zelensky sur le réseau social X. La région de Voronej est frontalière de l'Ukraine.

"La Corée du Nord se prépare également à transférer à la Russie des lanceurs supplémentaires pour missiles balistiques", a ajouté M. Zelensky, qui a souligné les implications de ce déploiement pour la communauté internationale.

"Il ne s'agit pas seulement d'une menace pour l'Ukraine. La Russie aide la Corée du Nord à apprendre à faire la guerre, à améliorer ses armes et à acquérir une véritable expérience de combat dans leur utilisation. Tout cela constitue une menace pour toutes les personnes en Asie qui se trouvent à portée des missiles nord-coréens", a-t-il averti.

Les propos du président ukrainien interviennent quelques jours après une visite à Moscou de la ministre nord-coréenne des affaires étrangères, Choe Son-hui.

Traité militaire

"La partie nord-coréenne a exprimé son soutien indéfectible à l'ensemble des politiques intérieures et extérieures de la Fédération de Russie visant à éliminer la cause profonde du conflit ukrainien et à défendre sa souveraineté nationale, son intégrité territoriale et la justice internationale", avait écrit à cette occasion l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

La Corée du Nord et la Russie ont rapidement renforcé leur coopération depuis le début de la guerre en Ukraine début 2022. Pyongyang a envoyé des milliers de soldats dans la région russe de Koursk pour aider à y repousser une contre-offensive ukrainienne en 2024 et 2025 et fournit également Moscou en armes et en munitions.

Les autorités sud-coréennes estiment qu'environ 2000 soldats nord-coréens ont été tués sur les champs de bataille. Jusqu'à présent, seuls deux ont été capturés en vie par les forces ukrainiennes.

En échange, selon les experts, la Corée du Nord reçoit de la Russie une aide financière, des techniques militaires, ainsi que de la nourriture et des ressources énergétiques, ce qui permet à Pyongyang de contourner les lourdes sanctions internationales la frappant pour ses programmes nucléaires.

En 2024, les deux pays ont signé un traité militaire obligeant chacun des Etats à fournir une assistance militaire "sans délai" en cas d'attaque contre l'autre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Incendies: 55'000 nouvelles évacuations aux abords de Bordeaux

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Selon les pompiers de la Gironde, le feu connaît une virulence qui a réactivé la formation du phénomène de pyrocumulonimbus, lors duquel le feu crée son propre vent, avec des tourbillons, devient erratique et ingérable. (© KEYSTONE/EPA/Astrid Lagougne)

La préfecture de Gironde a ordonné samedi soir 55'000 nouvelles évacuations dans des communes aux abords de Bordeaux face à la reprise de l'incendie qui dévaste la région depuis mercredi. En Espagne, huit nouvelles communes près de Tolède ont reçu un ordre d'évacuer.

Les autorités françaises et espagnoles ont déjà fait évacuer plus de 300'000 habitants en quelques jours aux abords de Bordeaux et de Madrid face à des incendies d'une ampleur catastrophique.

En Gironde, une reprise du feu a entraîné des dizaines de milliers d'évacuations supplémentaires, qui sur l'ensemble de la France dépassent les 200'000 personnes.

Selon les pompiers de la Gironde, le feu connaît une virulence qui a réactivé la formation du phénomène de "pyrocumulonimbus", lors duquel le feu "crée son propre vent, avec des tourbillons, devient erratique et ingérable". Ce sera encore une "nuit compliquée", avait prévenu le capitaine Nicolas Braz.

Plus de 100 habitations détruites

Le premier ministre français Sébastien Lecornu a averti samedi en fin de journée sur le réseau social X que "les prévisions redeviennent défavorables" et que "les prochaines heures peuvent être difficiles" sur zone.

L'incendie, qui a ravagé au moins 32'700 hectares depuis mercredi et qui se trouve aux portes de Bordeaux, "sera long à combattre", a prévenu le ministre français de l'intérieur Laurent Nuñez dans un entretien diffusé par La Tribune.

"Dans ces heures où les flammes éprouvent durement notre pays, la France révèle ce qu'elle est: un peuple uni, qui se serre les coudes", a salué le président français Emmanuel Macron, sur X, promettant de reconstruire et réparer.

La préfète de Gironde a indiqué que 140 habitations ont été détruites par le feu dans son département. Elle a appelé les 167'000 personnes évacuées à ne pas regagner leur domicile.

Dans les Landes, où 30'000 autres ont dû être déplacées, 3000 personnes ont été autorisées à rentrer chez elles à Biscarrosse.

Dans le Var (sud-est), 2000 personnes restaient évacuées samedi soir en raison de l'incendie de Pontevès, encore très actif après avoir parcouru 4000 hectares en cinq jours. Des pluies étaient espérées dans la nuit, selon la préfecture.

Dernière étape du TdF raccourcie

Les forces de l'ordre et services de secours restent largement mobilisés, au point que les organisateurs du Tour de France, qui arrive dimanche à Paris, ont annoncé raccourcir la dernière étape de 133 à 89 km, afin de permettre le redéploiement d'une partie des forces initialement mobilisées pour la sécuriser.

"1400 sapeurs-pompiers, 1500 militaires et 1700 forces de sécurité intérieure sont désormais engagés pour lutter contre les incendies, protéger les populations et sécuriser les zones évacuées", a énuméré le premier ministre français sur X.

Trente-quatre sapeurs-pompiers suisses sont partis samedi de Genève en direction de Bordeaux pour aider à combattre les incendies en Gironde. Le convoi comprenait aussi onze véhicules au total, dont six engins d'extinction et cinq véhicules légers et logistiques. Il devait arriver à Bordeaux samedi en soirée.

Près de 98'000 hectares sont partis en fumée sur le territoire français, un record historique alors que la forêt française doit faire face à un changement climatique qui va plus vite que la capacité des arbres à se renouveler.

Fusion de feux en Espagne

De terribles incendies font également rage en Espagne. En soirée, l'évacuation de huit nouvelles communes dans la région de Tolède, à l'ouest de Madrid, a été ordonnée par les autorités. Plus tôt, le ministre espagnol de l'intérieur Fernando Grande-Marlaska avait fait état de 60'000 personnes évacuées dans la région de Madrid.

Deux feux de forêt distincts se sont rejoints vendredi pour ne plus former qu'un immense brasier, qui était sur le point de fusionner avec un autre encore dans la région voisine de Castille-et-León.

Les flammes déchaînées ont ravagé jusqu'à 25'000 hectares à l'ouest de la capitale espagnole.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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