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Poutine admet une attaque "islamiste" à Moscou, mais pointe Kiev

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Kiev et les Occidentaux ont vigoureusement démenti toute relation entre les autorités ukrainiennes et les auteurs de l'attaque. (© KEYSTONE/AP/Sergei Vedyashkin)

Vladimir Poutine a reconnu pour la première fois que l'attentat près de Moscou, revendiqué il y a trois jours par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), avait été commis par des "islamistes radicaux". Il a toutefois continué à sous-entendre un lien avec l'Ukraine.

Kiev et les Occidentaux ont vigoureusement démenti toute relation entre les autorités ukrainiennes et les auteurs de cette attaque qui, selon un nouveau bilan annoncé lundi soir, a fait au moins 139 morts et 182 blessés.

M. Poutine, plus de deux ans après son offensive à grande échelle contre Kiev présentée comme un conflit existentiel, a néanmoins encore soulevé cette idée qu'il avait déjà évoqué ce week-end sans mentionner d'implication djihadiste.

"Nous savons que (ce) crime a été commis par des islamistes radicaux ayant une idéologie contre laquelle le monde islamique se bat lui-même depuis des siècles", a-t-il déclaré lors d'une réunion gouvernementale.

L'Ukraine pointée du doigt

"Ce qui nous intéresse, c'est le commanditaire", a-t-il ajouté, en appelant à une enquête "professionnelle".

"Pourquoi les terroristes, après leur crime, ont essayé de partir en Ukraine? Qui les attendait là-bas? Ceux qui soutiennent le régime de Kiev ne veulent pas être des complices de la terreur et des soutiens du terrorisme, mais beaucoup de questions se posent", a-t-il dit.

"On se demande à qui cela profite? Cette atrocité peut être un nouvel épisode de la série de tentatives de ceux qui, depuis 2014, combattent notre pays à travers le régime néonazi de Kiev", a-t-il affirmé.

"Et les nazis, c'est bien connu, n'ont jamais dédaigné utiliser les méthodes les plus sales et les plus inhumaines pour atteindre leurs objectifs", a-t-il déclaré, reprenant son récit prétendant que l'offensive en Ukraine vise à renverser un régime néonazi.

Questions en suspens

Plus tôt, le Kremlin avait refusé de commenter la revendication de l'EI. Trois jours après le drame, de nombreuses questions restent en suspens, notamment sur l'identité et les motivations des quatre principaux suspects.

Ces derniers, dont au moins un est originaire du Tadjikistan, en Asie centrale, ont déjà été placés en détention provisoire jusqu'au 22 mai. Ils encourent une peine de prison à perpétuité.

Trois autres suspects ont été placés lundi en détention jusqu'à la même date. Selon l'agence de presse Ria Novosti, il s'agit d'un père et de deux de ses fils, dont l'un, né au Tadjikistan, a la nationalité russe.

Les autorités russes avaient annoncé samedi avoir arrêté au total onze personnes.

Le groupe Etat islamique, que la Russie combat en Syrie et qui est actif dans le Caucase russe, a revendiqué l'attentat mais les autorités russes assurent que les tueurs présumés tentaient de rejoindre le territoire ukrainien après l'attaque.

Kiev a nié tout "lien avec l'incident". Les Etats-Unis ont également rejeté la version du président russe.

Attaque de 13 minutes

Le nombre des blessés, toutes gravités confondues, atteint 182, a indiqué lundi soir Alexandre Bastrykine, le chef du Comité d'enquête, lors de la réunion gouvernementale avec le président russe.

Selon lui, d'après les premiers éléments de l'enquête, 40 personnes ont été tuées par balles et 45 autres du fait de l'incendie. L'attaque a duré seulement treize minutes, entre 19h58 et 20h11, avant le départ des assaillants, toujours selon M. Bastrykine.

Des allégations de torture visant les suspects arrêtés sont apparues après la parution de vidéos les montrant le visage ensanglanté.

Une autre vidéo, dont l'authenticité n'a pas été confirmée, semble montrer l'un des suspects en train se faire sectionner l'oreille au couteau.

Au cours de l'audience des suspects dans un tribunal de Moscou dimanche soir, l'un d'eux avait un bandage blanc à l'oreille tandis qu'un autre est arrivé dans une chaise roulante.

"Impuissance" et "échec"

Une des figures de l'opposition russe en exil, Léonid Volkov, a dénoncé lundi une tentative des services de sécurité russes de "détourner l'attention de (leur) impuissance et de (leur) échec" en montrant ces vidéos.

L'attentat est survenu quelques jours à peine après sa réélection sans opposition pour six ans, alors qu'il avait promis la sécurité à ses concitoyens en pleine recrudescence des attaques en provenance d'Ukraine sur le sol russe.

La lutte contre le terrorisme "nécessite une coopération internationale totale", a estimé lundi Dmitri Peskov, mais celle-ci "n'existe pas du tout".

Le président français Emmanuel Macron a quant à lui assuré avoir proposé à Moscou "une coopération accrue" sur le sujet, précisant que la branche de l'EI "impliquée" dans l'attaque de vendredi avait mené ces derniers mois "plusieurs tentatives" sur le sol français.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

Le Brésil interdit la production et la vente de foie gras

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Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a promulgué une loi interdisant la production et la vente de foie gras au Brésil. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a promulgué vendredi une loi interdisant la production et la vente de foie gras au Brésil, une décision qui a suscité des critiques de la part de la France, premier producteur mondial.

La loi vise le gavage des animaux - qu'il soit mécanique ou manuel - destiné à les inciter à consommer des aliments "au-delà de leur satiété naturelle".

Le foie gras est produit en insérant un tube dans la gorge des canards et des oies pour les gaver de grandes quantités de nourriture, ce qui provoque une hypertrophie rapide du foie, organe dont on tire le produit.

Les contrevenants à la loi, qui entrera en vigueur dans six mois, s'exposeront à des peines de prison allant de trois mois à un an, ainsi qu'à des amendes et autres sanctions administratives.

Cette évolution législative a été critiquée en France où le foie gras est un des produits emblématiques de la gastronomie du pays.

Le projet de loi, présenté en 2020, a connu un lent parcours au Congrès brésilien avant d'être finalement adopté en avril dernier après une première tentative infructueuse.

Le député Fred Costa, rapporteur du projet de loi, a fait valoir que cette technique multiplie par 25 le taux de mortalité des animaux par rapport aux autres méthodes d'élevage.

Des organisations de protection animale ont exercé une forte pression pour l'adoption de la loi, avec des campagnes de collecte de signatures et des lettres ouvertes adressées au président Lula, soutenues par des parlementaires écologistes et de défense des animaux.

Selon M. Costa, la mesure concerne un marché de niche au Brésil où il n'existe que quelques élevages de foie gras.

En France, l'organisation professionnelle représentant les producteurs, le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), avait estimé en mai que cette mesure constituerait "une première violation" du récent accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, et avait appelé à une intervention diplomatique européenne pour l'empêcher.

Le marché brésilien représente un volume d'affaires annuel de près d'un million d'euros, concentré auprès de restaurants haut de gamme et d'importateurs dans les grandes villes, selon le Cifog. Les producteurs craignent que cette interdiction ne crée un précédent pour d'autres produits agricoles européens.

Avec cette loi, le Brésil rejoint le groupe restreint de pays interdisant la production et la vente de foie gras. Il s'agit d'une mesure plus stricte que celle adoptée par plusieurs nations européennes qui restreignent la pratique du gavage elle-même mais autorisent la commercialisation du produit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Mark van Bommel nommé à la tête de l'équipe nationale belge

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Mark van Bommel a signé un contrat portant sur deux ans. (© KEYSTONE/EPA LUSA/ESTELA SILVA)

Mark van Bommel a été désigné sélectionneur de la Belgique, a annoncé vendredi la Fédération belge de football (RBFA). Le Néerlandais a signé un contrat jusqu'à l'Euro 2028 organisé au Royaume-Uni.

L'ancien entraîneur du PSV Eindhoven, de Wolfsburg et de l'Antwerp succède à 49 ans au Français Rudi Garcia dont le contrat n'avait pas été reconduit au terme de la récente Coupe du monde, achevée par les Diables Rouges par une défaite (2-1) en quarts de finale contre l'Espagne, futur vainqueur.

Van Bommel qui qualifie "d'immense honneur (le fait) de devenir entraîneur de la Belgique", s'est dit convaincu "de l'énorme potentiel" d'une équipe qu'il voudra "disciplinée, ambitieuse et suffisamment courageuse pour rivaliser avec les meilleurs", selon un communiqué de la RBFA.

Lundi, la Fédération belge avait annoncé que le contrat de Rudi Garcia, à la tête des Diables rouges depuis début 2025, ne serait pas prolongé malgré le beau parcours de la Belgique au Mondial.

Les médias locaux avaient fait état de divergences de vision entre le coach français et plusieurs joueurs et avec le directeur technique Vincent Mannaert, mécontent du niveau de jeu affiché par les Belges lors de la phase de poules du Mondial, notamment lors des matches face à l'Egypte (1-1) et l'Iran (0-0).

Le départ de Rudi Garcia a suscité l'incompréhension de nombreux supporteurs qui l'ont massivement fait savoir sur les réseaux sociaux.

Sans club depuis son départ de l'Antwerp à l'été 2024, club avec lequel il a remporté le championnat et la Coupe de Belgique, Van Bommel devra donc faire oublier un prédécesseur apprécié du public et ce, dès le mois de septembre lors de matches de Ligue des nations face à l'Italie (25 septembre) et la France (28) puis le 2 octobre contre la Turquie.

Le Néerlandais sera assisté par son compatriote Boudewijn Zenden, ancien international Oranje comme lui, et par le Belge Maarten Martens, ex-Diable rouge qui s'est imposé ces dernières années comme un entraîneur principal très prometteur à l'AZ Alkmaar aux Pays-Bas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Plus de 20 morts dans des frappes en Russie et en Ukraine

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Kateryna Mykhalko, une responsable du secteur de la défense ukrainienne, a évoqué sur Instagram un "jour de deuil pour l'industrie" militaire ukrainienne. (© KEYSTONE/AP)

Quinze personnes ont été tuées en Ukraine et six en Russie dans des frappes vendredi qui ont notamment visé un événement du secteur de la défense près de Kiev et des entrepôts du géant russe du e-commerce Wildberries près de Saint-Pétersbourg.

Plus de quatre ans après le début de l'offensive russe à grande échelle contre l'Ukraine, la diplomatie est au point mort et les deux pays font monter en puissance leurs frappes de longue portée, faisant un nombre croissant de victimes civiles.

Au moins dix personnes ont trouvé la mort et près d'une centaine ont été blessées près de Kiev par des missiles russes. Les tirs ont visé un événement organisé par des acteurs de l'industrie de la défense ukrainienne.

Le procureur général d'Ukraine, Rouslan Kravtchenko, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "négligence", alors que plusieurs acteurs de la filière ont critiqué des mesures de sécurité insuffisantes autour de cet événement.

Cinq personnes ont aussi été tuées et neuf blessées par deux bombes guidées russes larguées sur Sloviansk, l'une des dernières villes de la région de Donetsk sous contrôle ukrainien, ont indiqué les autorités locales.

Frappes en Russie

Plus tôt, en Russie, des entrepôts du géant de l'e-commerce russe Wildberries ont été attaqués par des drones ukrainiens près de Saint-Pétersbourg et en Crimée annexée. Une journaliste de l'AFP a observé un important panache de fumée grise s'élever au-dessus d'immeubles de l'ancienne capitale impériale.

Une autre frappe ukrainienne a visé une entreprise dans la région de Kirov, dans le centre du pays, tuant six personnes et faisant 26 blessés, a rapporté le gouverneur Alexandre Sokolov sur Telegram.

Visé pour la troisième fois depuis le weekend dernier, Wildberries a affirmé avoir "réussi à préserver une partie des surfaces et des marchandises". Cette attaque a fait trois blessés, selon les autorités.

Plus de 500 drones

Au total, la Russie a abattu dans la nuit 571 drones ukrainiens au-dessus d'une quinzaine de ses régions et de la péninsule de Crimée annexée, selon le ministère russe de la Défense.

Volodymyr Zelensky a assuré sur X que les entrepôts touchés approvisionnaient l'armée russe "avec des composants de drones, des équipements de navigation et des matériels militaires". Il a aussi affirmé que l'entreprise visée à Kirov était "l'une des entreprises militaires clés" du dispositif russe.

Le Kremlin avait précédemment démenti tout lien entre l'armée russe et Wildberries, une populaire plateforme de commerce en ligne qui traite des millions de transactions par jour, souvent qualifiée d'"Amazon russe".

Pour Anna, professeure de 50 ans, "ces frappes visant des sites civils ne font qu'irriter davantage les gens", au point, selon elle, que même ceux opposés à la guerre commencent à souhaiter qu'elle se poursuive.

"Sanctions à longue portée"

Une attaque ukrainienne menée contre les entrepôts de Wildberries dans la nuit du 18 au 19 juillet dans la région de Moscou et celle de Tambov (à environ 480 km au sud-est de la capitale russe) avait tué au total huit employés de l'équipe de nuit.

Puis, dans la nuit du 21 au 22 juillet, des centres logistiques de l'entreprise avaient aussi été attaqués à Krasnodar et Nevinnomyssk, dans le sud de la Russie.

L'Ukraine vise de plus en plus des villes russes éloignées de la frontière en représailles aux frappes quotidiennes de Moscou dans le cadre de son offensive lancée en février 2022.

Cette campagne, que Kiev qualifie de "sanctions à longue portée", a principalement visé les infrastructures pétrolières russes et a déclenché une crise du carburant dans l'un des plus grands pays producteurs de pétrole au monde.

L'Ukraine a aussi visé de nombreux navires russes circulant en mer d'Azov et en mer Noire, obligeant la Russie à examiner des routes de transport alternatives pour ses exportations. La Russie a riposté ces derniers jours en bombardant le port ukrainien d'Odessa et des navires qui l'utilisent.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

France: dans le sud-ouest en feu, des évacuations en cascade

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Les flammes envahissent une route à Lège Cap Ferret, dans la soirée de jeudi. (© KEYSTONE/EPA SDIS33/SDIS33 / DAMIEN REMBERT HANDOUT)

Plusieurs dizaines de milliers de vacanciers et de résidents quittent leur domicile en raison des incendies dans les départements voisins des Landes et la Gironde, où sévissent les "deux ogres de l'été", selon la préfète girondine.

L'incendie parti mercredi de Saumos (Gironde), progressant dans une forêt de pins dense, a déjà "parcouru plus de 10'000 hectares", a indiqué vendredi à l'AFP le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, en parlant du "plus gros feu de la saison". Un incendie "XXL, imprévisible et vorace", a renchéri Sophie Brocas, préfète de Gironde.

Malgré une "lutte acharnée" du millier de sapeurs-pomiers engagés, la nuit de jeudi à vendredi a ressemblé à un enfer, dans une situation "pire" que lors des mégafeux de 2022: "Pendant plusieurs heures", la vitesse de propagation du feu lui a fait brûler "800 à 1000 hectares à l'heure dans un contexte d'une zone de périphérie urbaine", a décrit le contrôleur général Marc Vermeulen, patron du service départemental d'incendies et de secours de la Gironde (Sdis 33).

L'ordre a alors été donné d'évacuer en totalité la très touristique presqu'île du Cap Ferret et ses 40'000 habitants estivaux. Cela se fait par l'unique route et par une noria de bateaux, selon un scénario prévu et répété l'an passé par les autorités. "35'000 personnes ont été évacuées", a précisé Mme Brocas, à la mi-journée.

"Ma priorité c'est de protéger les vies et les populations, j'ai décidé (...) d'évacuer Le Porge et Lège-Cap-Ferret", a-t-elle relaté, annonçant aussi les évacuations préventives des communes du Temple et de Saumos dans les terres, ainsi qu'Arès et Andernos autour du bassin d'Arcachon.

Dans le gymnase d'Andernos, des évacués de la veille vont devoir repartir, les lits de camp sont encore dressés. Maria Lalanne, une habitante de Lège Cap-Ferret, 90 ans et sans famille, est un peu sonnée. Elle a laissé son appareil auditif et ses lunettes dans sa maison. "J'ai la maladie du coeur, de la tension, des yeux... (...) Je ne sais pas combien de temps ça va durer. Je ne sais pas comment est ma maison, si ma maison a brûlé..."

Pour le moment, il n'y a aucun décès à déplorer mais 53 maisons détruites, ainsi qu'un camping, mais aussi "2000 maisons sauvées", selon les autorités.

Les prévisions météorologiques inquiètent les pompiers: "Le vent risque de basculer à l'ouest avec des vitesses en rafale de 80 km/h", a relevé Marc Vermeulen, qui compte 27 pompiers pris en charge dont 6 transportés à l'hôpital.

Pour David Lafforgue, commerçant du Cap Ferret et élu de la commune, qui s'y trouvait encore en milieu de journée après avoir évacué sa famille de nuit, "tout a été géré de façon fluide (...) les valises étaient prêtes, les gens étaient calmes".

Lui est "très inquiet" sur la suite: "Sur le plan économique c'est catastrophique, on passe de tout à rien, le 20 juillet au 20 août c'est le gros de notre saison, on ne sait pas si nos saisonniers reviendront ni les clients".

"Très soudain"

La préoccupation des autorités est de plus court terme car même avec des moyens importants, dont 4 Canadairs et 3 hélicoptères bombardiers d'eau, des renforts humains venus de toute la France, il faut un nécessaire "partage des ressources" avec l'autre feu, celui des Landes.

Celui-ci a été déclenché par l'incendie accidentel d'un véhicule jeudi après-midi près de Biscarrosse et s'est rapidement propagé, parcourant plus de 2600 hectares jusqu'aux portes de la ville, selon le Sdis des Landes.

"Très soudain, très violent, très rapide", il a déjà causé d'importants dégâts, avec 105 habitations et bâtiments "touchés par les flammes", "voire détruits", a déclaré le préfet Gilles Clavreul à la mi-journée.

À ce stade, 18000 personnes ont été évacuées de la commune balnéaire et 5000 d'un camping voisin à Parentis.

Quelque 500 sapeurs-pompiers luttent contre les flammes. Des travaux de terrassement et des contre-feux tactiques ont été lancés pour tenter d'endiguer la progression des flammes, avant le changement de direction du vent, redouté là aussi.

Une des entrées de la ville est déserte, fermée à la circulation et enveloppée dans un brouillard de fumée et une odeur étouffante de brûlé, selon une journaliste de l'AFP. Seuls circulent des camions citernes de pompiers, dans un décor de route bordée de troncs de pins calcinés.

Seuil des 50'000 ha dépassé

Selon le ministre de l'Intérieur, "actuellement on a 32 feux en cours, qui n'ont évidemment pas tous la même importance".

"On a dépassé le seuil des 50'000 hectares qui ont été brûlés depuis le 1er janvier de cette année. Donc si vous prenez la référence par rapport à l'an passé, c'est quasiment fois trois", a-t-il indiqué à l'AFP.

Laurent Nuñez a également annoncé un transfert d'une partie des moyens déployés jusqu'à présent dans le Sud-Est, "où les choses s'améliorent un peu", vers la Gironde et les Landes.

Dans le Var, les 800 sapeurs-pompiers engagés comptent sur une météo plus favorable pour "contrôler et noyer" de l'incendie en cours depuis quatre jours qui a parcouru 3700 ha, mais estiment encore "prématuré" de le "fixer".

Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, un phénomène accentué par les récentes canicules exceptionnelles. Selon une étude publiée jeudi par des climatologues du groupe World Weather Attribution, le changement climatique provoqué par les activités humaines rend la sécheresse actuelle plus sévère.

Les incendies surviennent après que deux sapeurs-pompiers sont morts, mardi, lors d'un feu près de l'aéroport de Bordeaux, après un précédent décès en Savoie début juillet. Les syndicats de la profession dénoncent un manque de moyens et "l'épuisement" des troupes.

"L'inquiétude, s'il doit y en avoir une, évidemment elle porte sur l'état de fatigue des hommes et des femmes qui s'engagent", a assuré M. Nuñez, car "il faut évidemment tenir toute la saison".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Hongrie: enquête sur les zèbres d'un proche d'Orban

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Le sort d'un troupeau de zèbres, devenu un symbole des accusations de corruption visant l'ancien régime de Viktor Orban, fait l'objet d'une enquête en Hongrie.(archives) (© Keystone/STEFFEN SCHMIDT)

Le ministre hongrois de l'Environnement a annoncé vendredi l'ouverture d'une "enquête approfondie" sur le sort d'un troupeau de zèbres. Ces animaux sont devenus un symbole des accusations de corruption visant le régime de l'ancien dirigeant nationaliste Viktor Orban.

Les références à ces animaux exotiques étaient devenues un leitmotiv de manifestants déguisés en zèbre contre l'ex-gouvernement Orban, après qu'ils avaient été filmés fin 2024 en train d'errer dans les champs voisins d'un somptueux manoir, qui appartient officiellement au père octogénaire de l'ancien Premier ministre.

Les terres et le troupeau de zèbres sont la propriété de Lorinc Meszaros, l'un des hommes les plus riches de Hongrie, considéré comme le prête-nom de Viktor Orban.

Un troupeau au coeur de la polémique

La façon dont les zèbres ont été retenus relève d'un "élevage irresponsable", a déclaré sur Facebook le ministre de l'Environnement Gajdos Laszlo, ancien gardien de zoo.

Selon lui, 17 zèbres sont en captivité depuis deux ans sur le terrain de Lorinc Meszaros, situé près de Bicske, à 35 kilomètres à l'ouest de Budapest, dont certains sans aucun permis.

"La grande majorité d'entre eux ne présentent aucune preuve d'origine. La plupart des documents ont été établis a posteriori", a précisé le ministre.

Trois de ces animaux s'étaient échappés en janvier dernier "en raison d'une clôture inadéquate" et l'un d'entre eux a été retrouvé "mort de froid", a ajouté M. Gajdos. "Nous ne laisserons pas passer ça !", a-t-il promis.

L'an dernier, l'association de chasse Val-volgye de Lorinc Meszaros, qui gère ces terrains, avait affirmé accueillir les zèbres dans le respect des lois en vigueur et détenir les permis nécessaires.

Elle avait aussi assuré que tous les animaux exotiques présents sur sa propriété avaient été sauvés de mauvais traitements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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