6 minutes avec Jacques Jeannerat, chef du groupe LJS
La tarification des tpg sera au cœur, des votations du 24 novembre. Avec un référendum sur la loi qui prévoit que ceux-ci soient désormais fixés par le Conseil d'Etat et la direction des tpg. Jacques Jeannerat, chef du groupe LJS, au Grand Conseil était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Pouvez-vous nous garantir que nous paierons toujours trois francs, dans les prochains mois, si cette loi sur la tarification des TPG est approuvée, alors qu’elle prévoit de laisser le Conseil d’Etat et la direction des TPG décider seuls de ces tarifs?
"Bien sûr, mais le prix pourrait baisser aussi. Le Grand Conseil a, par exemple, décidé de donner la gratuité aux jeunes jusqu'à 25 ans . Dans ce cas, le Conseil d'État a fait cette proposition, le Parlement l'a suivi, et on a baissé les tarifs".
La crainte des opposants, c’est que la baisse des tarifs pour les jeunes soit compensée par une hausse générale pour tous les autres…
"C'est parfaitement faux. Ce ne sont pas les autres usagers qui vont payer plus. C'est l'État en général, la collectivité. La subvention va être augmentée de l'ordre de 35 millions par rapport à ça. C'est un objectif stratégique de faire en sorte que les jeunes prennent les transports publics. D'abord, c'est utile pour les familles qui ont peu de revenus. Il y a des familles nombreuses, où il faut se déplacer pour aller à l'école, etc. Et donc, c'est un soulagement qu'on donne aux gens qui ont peut-être la peine à joindre les deux bouts".
Vous pouvez nous garantir qu'il n'y aura aucune augmentation ?
"Sur les cinq prochaines années, ce ne sera pas le cas, puisque le Conseil d'État l'a écrit noir sur blanc pour le contrat de prestation qui est actuellement en discussion. Ça, c'est clair, net et précis. C'est la collectivité en général, par notamment l'impôt, qui va aider les transports publics à être financés. Si on veut fixer comme objectif politique qu'il y ait davantage de personnes qui prennent les tpg. Les jeunes vont prendre l'habitude de monter dans le bus, et donc ce sont les futurs citoyens et les futurs employés ou employeurs de Genève qui vont payer des impôts les prochaines années. Donc, il s'agit de créer des habitudes. C'est un objectif stratégique de pouvoir faire en sorte qu'il y ait plus de jeunes qui prennent les transports publics, pour qu'il y ait moins de voitures dans les rues"
Vous expliquez également que grâce à cette loi, il y aura plus de souplesse dans la tarification. Des tests ont déjà été menés pour les heures creuses, et les opposants disent que la souplesse, dans les faits, elle existe finalement, on n'a pas besoin de changer la loi?
"Elle existe, mais elle est en constante évolution. Regardez, une évolution intéressante: la part de transports liés aux loisirs est en train d'augmenter. Elle n'est plus la même qu'il y a dix ans, elle ne sera pas la même dans une dizaine d'années. Elle tend à augmenter. Actuellement, il n'y a pas de tarification qui permettrait de faire un clin d'œil aux utilisateurs le week-end, par exemple, avec des tarifs spéciaux, etc. Ça, c'est donner une souplesse aux transports publics pour pouvoir faire des propositions que le Conseil État devra avaliser. Je rappelle quand même que certains députés veulent maintenir absolument que les tarifs soient fixés par le Grand Conseil, surtout ceux à gauche du Parlement. Mais la présidente du Conseil d'administration des TPG, qui est une élue socialiste à Carouge, elle, réclame juste un peu plus de souplesse. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le Grand Conseil a déjà beaucoup de pouvoir en matière de transports publics, puisque c'est lui qui définit le plan d'action en matière de transports collectifs. Il a été voté au mois de mai. C'est lui qui actuellement, on est en pleine discussion, fixe le contrat de prestation sur 5 ans, avec des subventions pour le fonctionnement et pour les investissements. Donc, le Grand Conseil joue son rôle législatif, et c'est au Conseil d'État de faire son rôle d'exécutif et de fixer le petit curseur, de savoir si on augmente de 10 centimes ou on descend de 50 centimes, etc".
Vendredi, le Grand Conseil a refusé le nouveau contrat de prestation entre l’Etat de Genève et les tpg, qui prévoit deux milliards de francs pour augmenter de 30% l’offre. L’augmentation de l’offre, elle n’est pas pour tout de suite. Donc, pas la peine de toucher à la tarification…
"Ce sont deux sujets qui sont complètement différents, puisque d'un côté, le contrat de prestation qui s'est discuté vendredi et qui va devoir se rediscuter dans les prochaines sessions,parle de la subvention, ce que la collectivité met comme argent et comme politique stratégique. D'un autre côté, on discute de la tarification, puisque la Constitution fédérale oblige à ce que les transports publics soient en partie payés par l'utilisateur".
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