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Justice

Erwin Sperisen a été libéré et attend son 4e procès (VIDEO)

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Erwin Sperisen va être libéré vendredi (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Erwin Sperisen a été libéré de la prison de Witzwil (BE) vendredi. Il purgeait une peine de 15 ans de prison pour complicité d'assassinat. L'annulation par le TF de sa condamnation lui a permis d'être libéré avant l'heure. Il devra être rejugé une quatrième fois.

Erwin Sperisen est sorti de l'établissement pénitentiaire du Seeland peu après 14h30. Interrogé par un journaliste, il a confié être "sous le choc". Accompagné de l'un de ses avocats, Giorgio Campa, il a clamé son innocence et qualifié "d'injustice" le traitement qui lui a été réservé par la justice genevoise ces dernières années.

Erwin Sperisen va maintenant être jugé une quatrième fois à Genève. A l'issue des deux premiers procès, l'ex-chef de la police nationale du Guatemala avait été reconnu coupable d'assassinats et avait écopé de la prison à vie. A son troisième passage devant les tribunaux, en 2018, seule la complicité d'assassinat avait été retenue contre lui.

Acquittement et indemnisation

Erwin Sperisen espère bien ressortir blanchi de sa quatrième confrontation avec les juges genevois. "Aujourd'hui, c'est la dernière personne à vouloir quitter la Suisse, car il veut être acquitté et intégralement indemnisé pour le dommage inconcevable qu'il a subi", a déclaré son conseil Giorgio Campa.

Aux yeux de l'avocat, le Tribunal fédéral (TF) a déjà donné des indications "très claires" pour ce quatrième procès. Il a dit que la condamnation en tant que complice d'un acquitté "est illicite". Giorgio Campa parlait de l'acquittement, en Autriche, pour les mêmes faits, de Javier Figueroa, l'ancien bras droit d'Erwin Sperisen.

L'ancien chef de la police guatémaltèque est accusé par le Ministère public genevois d'avoir participé, au Guatemala, à l'élimination physique de sept détenus, en 2006, lors de la reprise en main par les forces de sécurité guatémaltèques d'un pénitencier qui était tombé sous l'emprise de prisonniers influents.

Dans un arrêt, vendredi, le TF a admis partiellement la demande de révision déposées par l'ancien chef de la police du Guatemala. Le double national suisse et guatémaltèque s'appuyait, dans son recours, sur la décision rendue par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), en juin 2023.

Apparence de partialité

La CEDH estimait que la présidente de la Cour de justice genevoise avait donné une apparence de partialité avant le procès d'avril 2018. La cause a donc été renvoyée à la justice genevoise afin qu'elle reprenne l'instruction au stade où se trouvait la procédure, au début du mois d'octobre 2017.

Dans ses considérants, la 1ère Cour de droit pénal rejette les critiques du Ministère public à l'endroit de la décision de la CEDH. Le Parquet estimait en effet qu'aucune suite ne devait y être donnée car les juges de Strasbourg se seraient basés sur un état des faits erroné.

De son côté, le Tribunal fédéral rappelle que cette décision est définitive. "En adhérant à la Convention européenne des droits de l'homme, la Suisse s'est engagée à adhérer à de telles décisions." Il n'appartient donc pas aux juges de Mon Repos de discuter les motifs ou les conclusions de leurs pairs européens.

Le Parquet genevois a réagi en rappelant que l'arrêt rendu par la CEDH en juin dernier et celui rendu par le TF vendredi "portent exclusivement sur la question de l'apparence de partialité d'une juge et nullement sur les motifs ayant conduit à la condamnation d'Erwin Sperisen".

Genève

Saisie de produits dopants à Genève et à Boncourt

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Photo illustration (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Coup sur coup, une fois à Genève et une fois à Boncourt (JU), les douaniers suisses ont mis la main sur des produits dopants interdits. La première prise a eu lieu à l'aéroport de Genève, le 12 janvier, la seconde, le lendemain, au poste frontière de l'autoroute Boncourt/Delle.

Les produits dopants sous forme liquide et en comprimés seront détruits par Swiss Sport Integrity, indique lundi l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) dans un communiqué.

A l'aéroport de Genève, les douaniers procédaient à des contrôles d'envois internationaux lorsqu'ils sont tombés sur un colis en provenance de Turquie contenant, selon la déclaration en douane, des rouleaux de chiffons multiusages. En l'ouvrant, ils ont découvert les produits dopants dissimulés à l'intérieur des rouleaux.

Le jour suivant, ce sont leurs collègues de Boncourt qui ont eu du flair en contrôlant, à l'entrée en Suisse, une voiture immatriculée en Belgique, conduite par un Azerbaïdjanais de 22 ans, accompagné de trois de ses compatriotes. Des produits dopants ont été trouvés dans le bagage de l'un d'eux.

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Justice

Braquage d'un fourgon à Nyon: début du procès à Lyon

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Photo illustration (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Reporté par deux fois, le procès d'un braquage de convoi de fonds à Nyon (VD) en 2017, avec un butin record de 40 millions de francs, s'ouvre lundi matin à Lyon. Toujours recherchés, trois des six accusés sont absents. Le procès est programmé sur six jours.

En novembre 2021, le procès avait été renvoyé une première fois, un des prévenus ayant contracté le Covid. Puis une deuxième fois, l'an dernier, en raison de l'absence de trois accusés libérés après l'expiration des délais maximaux de détention et placés sous contrôle judiciaire. La Cour avait alors émis un mandat d'arrêt contre les absents considérés comme "délibérément en fuite".

Les malfaiteurs, originaires pour la plupart de la région lyonnaise, avaient été interpellés dans une villa près d'Annecy quelques heures après l'attaque d'un fourgon de transport de fonds sur l'A1.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 23 au 24 mai 2017. La fourgonnette blindée avait été stoppée par un commando à bord de trois puissantes voitures, sur une bretelle d'autoroute à Eysins, près de Nyon. Les deux convoyeurs avaient été ligotés et emmenés dans le coffre d'une voiture, pendant qu'un assaillant prenait le volant du fourgon, jusqu'à Divonne-les-Bains.

Arrêtés avec le butin

Les six hommes avaient été arrêtés en possession du butin, constitué de billets de banque de différentes devises entassés dans des sacs, de quatre lingots d'or, ainsi que plusieurs milliers de pierres précieuses, pour une valeur totale évaluée à plus de 40 millions.

Agés de 39 à 54 ans, la plupart sont déjà connus de la justice. Ils sont jugés notamment pour "vol en bande organisée avec arme" et "enlèvement et séquestration" des deux convoyeurs de fonds, pour cette attaque menée avec des fusils d'assaut.

Deux d'entre eux ont été précédemment condamnés à Genève en 2013 à des peines de cinq et sept ans d'emprisonnement pour "brigandage". Un troisième a déjà été condamné pour des faits similaires en France.

Série d'attaques

Cette affaire s'inscrit dans une série de spectaculaires attaques de convoyeurs de transport de fonds imputées au banditisme lyonnais et perpétrées en terres vaudoises entre 2017 et 2019. Outre Nyon, des braquages ont eu lieu au Mont-sur-Lausanne, à Daillens, La Sarraz ou encore Chavornay.

Vendredi dernier, un homme qui avait participé en 2018 au braquage de Chavornay avec prise d'otage de la fille d'un des convoyeurs a été condamné à 12 ans de prison à Lyon.

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Culture

L'ex-directeur d'artgenève soupçonné d'escroquerie

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Archives © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
L'ex-directeur d'artgenève est soupçonné d'escroquerie, de gestion déloyale et de faux dans les titres. Palexpo, qui organise ce salon international dédié à l'art contemporain, a déposé une plainte pénale. La procédure est en cours.

Révélé par le Courrier et Bilan, le dépôt de la plainte pénale a été confirmé vendredi à Keystone-ATS par Claude Membrez, directeur général de Palexpo. L'ex-directeur a été licencié l'été dernier après avoir été à la tête des onze premières éditions du salon.

Tout en insistant sur la présomption d'innocence dont bénéficie l'ex-directeur d'artgenève, M.Membrez explique que des irrégularités ont été constatées lors de l'établissement des comptes. L'homme aurait acquis des oeuvres pour son profit ou celui de tiers avec de l'argent d'une fondation destiné à l'achat d'oeuvres pour le salon.

Le montant du préjudice est estimé à environ un million de francs, selon M.Membrez. Mais il pourrait évoluer, car des irrégularités apparaissent encore. Le directeur général de Palexpo relève l'"ampleur de cette catastrophe".

Cité dans le Courrier, Daniel Kinzer, l'avocat de l'ex-directeur d'artgenève explique: "Pendant douze ans, mon client s’est impliqué sans compter pour faire croître artgenève. Il a géré les choses à sa manière, pour partie, c’est vrai, en marge du cadre posé par son employeur et il s’en est excusé. Toutefois, Palexpo et la Fondation des arts visuels n’ont subi aucun préjudice financier et mon client ne s’est pas enrichi. Les œuvres litigieuses sont toutes en mains de la Fondation des arts visuels (...)".

La 12e édition d'artgenève aura lieu du mercredi 25 au dimanche 28 janvier à Palexpo. Une nouvelle directrice, Charlotte Diwan, est désormais à la tête de la manifestation.

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Genève

Un homme renvoyé en jugement pour assassinat

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(archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Le Ministère public genevois indique, mercredi, renvoyer un homme de 35 ans en jugement pour assassinat et tentative d'assassinat. Le prévenu est accusé d'avoir poignardé à mort le compagnon de son ex-épouse, en janvier 2021, dans le quartier de Châtelaine, à Vernier (GE).

Le Parquet reproche également au prévenu d'avoir tenté de tuer, dans la foulée, son ancienne femme, toujours au moyen d'un couteau, et de l'avoir roué de coups de poing au visage et au thorax. L'accusé aurait ensuite pris la fuite, abandonnant ainsi sa victime, sérieusement blessée.

L'accusé, qui bénéficie de la présomption d'innocence, est aussi poursuivi pour avoir, préalablement aux faits, menacé à plusieurs reprises son ex-épouse de la tuer, ainsi que d'avoir tenté de lui imposer une relation sexuelle, précise le Ministère public dans son communiqué.

Le procès se tiendra devant le Tribunal criminel. Cette juridiction est saisie lorsque le Ministère public entend requérir une peine de prison supérieure à 10 ans.

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Genève

Procès d'une richissime famille accusée de traite d'êtres humains

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(KEYSTONE/Martial Trezzini)
Quatre membres de la famille Hinduja, une famille de milliardaires à la tête d'un conglomérat industriel indien, doivent comparaître dès lundi devant le Tribunal correctionnel de Genève. Ils sont accusés de traite d'êtres humains et d'usure par métier. Des charges contestées par les prévenus.

Trois plaignants accusent Prakash Hinduja, sa femme, son fils et sa belle-fille de les avoir exploités comme employés de maison. Selon l'acte d'accusation, ces personnes recrutées en Inde provenaient de milieux très pauvres et étaient peu instruites.

La famille les aurait fait venir en Suisse pour travailler dans la propriété de Cologny (GE) "dans le but d'exploiter leur force de travail". Le Ministère public affirme qu'ils devaient travailler pour un salaire de misère tous les jours, des aurores jusqu'à tard le soir ou dans la nuit, sans jour de congé, sans compensation des heures supplémentaires, avec des vacances imposées et non payées.

La défense, qui a déposé de nombreux recours contre les décisions du Ministère public et du Tribunal correctionnel, conteste les charges et plaidera l'acquittement. De nombreuses questions préjudicielles seront présentées.

La famille Hinduja est considérée comme la plus riche du Royaume-Uni. Prakash Hinduja, qui a la nationalité suisse, comme le reste de sa famille, est le président du groupe Hinduja en Europe. Ce conglomérat est actif dans la banque, la finance, les transports, l'énergie, les médias et la santé, notamment.

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