Le ciel de Genève sera à nouveau ce soir le théâtre d’un spectacle rare et observable facilement. Vénus, dans sa course dans le ciel va traverser ce soir les pléiades, cet amas d’étoiles appartenant à la constellation du taureau. Nous allons tout vous dire.
Que va t’il se passer ce soir ? A la tombée de la nuit, vous pourrez observer ce phénomène assez rare que l’on appelle une conjonction. Vénus, une planète de notre système solaire, va traverser l’amas des pléiades. Cet amas fait partie de la constellation du taureau. Il est remarquable par le fait qu’il est visible à l’œil nu. La conjonction de ce soir est un phénomène rare qui permettra d’observer ce magnifique spectacle. Vénus, qui transitera dans les Pléiades, sera visible comme la plus brillante étoile du ciel en direction de l’Ouest.
Pourquoi Vénus brille t-elle autant ?
Vénus est une planète de notre système solaire, et non une étoile. Une étoile produit elle-même sa propre lumière, tandis que Vénus qui est une planète réfléchit la lumière du soleil. En fonction des périodes, elle est visible soit le soir, soit le matin. Pourquoi brille t-elle autant? Cette planète est actuellement relativement proche de la Terre et son atmosphère a un fort pouvoir réfléchissant.
Vénus au télescope d'Eric Achkar. Photo Eric Achkar
Pourquoi s’appelle t-elle l’étoile du berger?
Toujours visible et très reconnaissable dans le ciel, Vénus est aussi appelée l’étoile du berger. Cela vient du fait qu’elle permettait de guider les bergers, indiquant le soir l’ouest, et l’est le matin. Ainsi, en suivant l’étoile, ceux-ci ne perdait jamais leur chemin.
Comment observer le spectacle de ce soir ?
Il faudra vous positionner vers l’ouest. Vénus se trouvera à 32° au dessus de l’horizon précisément. Vous pourrez observer la planète se superposer aux étoiles des pléiades à l’œil nu. Cependant, si vous possédez des jumelles ou un petit appareil d’observation astronomique, c’est encore mieux naturellement? Autour d’une Vénus très brillante, on verra une vingtaine d’étoiles.
Simulation du ciel ce soir. Photo Eric Achkar
Un autre événement à observer ce soir
Autre phénomène, la station spatiale internationale (ISS) traversera ce soir le ciel de Genève et transitera devant la lune. Un joli spectacle également mais très court, puisque la traversée de la lune prendra 0.67 seconde ! Pour voir le transit de l’ISS en direct devant la lune, il faudra orienter une petite lunette astronomique dans sa direction entre 21h05 et 21h06.
La zone dans laquelle on pourra voir ce phénomène est bien définie. Il faudra vous trouver dans la zone violette indiquée sur cette carte.
Quinze ans après le déclassement de la zone agricole aux Cherpines, les bases du futur quartier se jouent dans les urnes le 8 mars à Confignon (GE). Un référendum a été lancé contre le préavis municipal favorable au projet de plan localisé de quartier (PLQ) d'ensemble.
Afin de répondre à la pénurie de logements, les Genevois avaient accepté en 2011 de déclasser 58 hectares entre les communes de Confignon et de Plan-les-Ouates. Ce grand projet cantonal prévoit un développement mixte avec 3700 logements, dont un millier est en cours de construction dans le quartier du Rolliet, à Plan-les-Ouates.
Sur les 2700 autres logements prévus dans le quartier dit des Cherpines, 300 doivent voir le jour à Plan-les-Ouates et 2400 à Confignon. Les deux communes ont donné un préavis favorable au PLQ d'ensemble, qui définit les grandes orientations d'aménagement du quartier, mais cette décision a fait l'objet d'un référendum dans la seconde.
Renégocier le projet
Le comité référendaire, qui regroupe cinq associations, le PLR et la formation politique Demain Confignon, dénonce les risques financiers du projet pour une commune de 4570 habitants, compte tenu de l'absence de garanties concernant les subventions. De plus, les futurs revenus fiscaux ne couvriront pas les coûts de fonctionnement du quartier, estime-t-il.
Les référendaires s'opposent aussi à la densité élevée du quartier, équivalente à celle du centre-ville de Genève, et à la place qu'ils jugent excessive donnée à la voiture dans le PLQ d'ensemble. Ils critiquent également les impacts environnementaux des futures constructions, notamment sur le vallon de l'Aire.
Si le préavis municipal n'est pas contraignant pour le canton, les opposants comptent sur l'arrivée d'un nouveau conseiller d'Etat en charge du Département du territoire pour renégocier le projet. Selon eux, le Vert Nicolas Walder s'est engagé à rouvrir la discussion en cas de "non" le 8 mars.
Quinzaine de conditions
Les défenseurs de ce PLQ d'ensemble soulignent qu'il a été travaillé pendant quinze ans avec le canton et Plan-les-Ouates et qu'il a été adapté pour répondre aux attentes de Confignon. Ils rappellent que le préavis favorable est assorti d'une quinzaine de conditions liées au financement, qui doit être supportable pour la commune, à la mobilité et à la protection des espaces naturels.
Outre les logements prévus à l'horizon 2035, le futur quartier comprendra des écoles primaire et secondaire post-obligatoire, une crèche, des infrastructures sportives et culturelles et des emplois. Pour ses partisans, voter "oui" permettra à Confignon d'encadrer et de maîtriser l'élaboration des PLQ de détails, qui porteront sur l'implantation des bâtiments, leurs gabarits et l'aménagement des différents secteurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le Château de Nyon (VD) consacre une exposition à Jean Lurçat (1892-1966), peintre, céramiste et acteur central du renouveau de la tapisserie moderne. "Le coq et la sirène" rappelle la relation étroite que l'artiste français a entretenu avec la région lémanique. L'exposition est à voir dès vendredi et jusqu'au 10 mai.
Aujourd'hui, Jean Lurçat est surtout connu pour avoir fait renaître l'art textile en Europe dans la seconde moitié du 20e siècle et pour avoir été l'un des initiateurs des Biennales de la tapisserie de Lausanne dès 1962. L'exposition élargit la perspective, et met en lumière la diversité des médiums explorés par l'artiste.
Au Château de Nyon sont ainsi rassemblés coqs, sirènes, chouettes, lunes et soleils. Les motifs animaliers de Lurçat côtoient des personnages fabuleux, qui, associés à des éléments cosmiques séduisent par leur force poétique et leur univers coloré.
Lithographies, céramiques et tapisseries
L'accent est placé sur l'oeuvre graphique de Jean Lurçat - notamment les illustrations de son ouvrage La Géographie animale - ainsi que sur ses céramiques des années 1950-60, où les animaux, parfois fantastiques, occupent une place centrale. Il fait preuve d'une grande liberté formelle, en cohérence avec son ambition de démocratiser l'art et de l'inscrire dans le quotidien.
En regard de ses oeuvres sont présentées des céramiques issues de la manufacture de porcelaine de Nyon ou réalisées par d'autres créateurs comme Antoni Tàpies. L'espace dédié à l'art textile met à l'honneur la tapisserie "J'en vois de toutes les couleurs", prêtée par la Fondation Toms Pauli ainsi que les oeuvres de Denise Binet, une contemporaine de Jean Lurçat installée à Trélex.
Souvent en Suisse
L'exposition reflète les liens de l'artiste avec la Suisse, dès 1912 et ses premiers séjours à Chexbres et à Lausanne. La présentation nyonnaise s'inscrit entre deux grandes expositions dédiées à son oeuvre: l'une en 2024 à Perpignan, l'autre prévue en 2028 par la Fondation Toms Pauli au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne.
Une collection nyonnaise, rassemblée par un amateur passionné, est au coeur de la présentation. Celle-ci est enrichie par des prêts d'institutions suisses, françaises et espagnoles.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
C’est un handicap invisible dont on a beaucoup entendu parler depuis la pandémie de COVID-19 : l’anosmie, la perte totale de l’odorat. La Journée mondiale qui lui est consacrée a lieu vendredi 27 février. Privée d’odorat et de goût pendant deux ans à la suite d’un Covid long, la journaliste gastronomique Valérie Blanc raconte comment son quotidien a été bouleversé.
Valérie Blanc
Journaliste spécialisée en gastronomie
Valérie Blanc Journaliste spécialisée en gastronomie
Valérie Blanc Journaliste spécialisée en gastronomie
Sentir la vanille, l’odeur du café le matin ou encore la transpiration dans les transports publics : des odeurs plus ou moins agréables, mais qui sont ancrées dans notre quotidien. On mesure souvent leur importance lorsqu’elles disparaissent. Cette perte de l’odorat porte un nom : l’anosmie. La Journée mondiale consacrée à ce handicap invisible aura lieu le vendredi 27 février. Les troubles de l’odorat peuvent être passagers ou définitifs.
Causes multiples
Les causes de l’anosmie sont multiples. Elle peut résulter d’un problème nasal, d’un traumatisme crânien ou d’un simple rhume. L’odorat peut également disparaître à la suite de tumeurs, de maladies dégénératives ou encore de la prise de certains médicaments. Dans certains cas, toutefois, aucune cause précise n’est identifiée.
La perte de l’odorat, souvent accompagnée d’une altération du goût, fait aussi partie des principaux symptômes du Covid-19. Parmi les personnes touchées, Valérie Blanc, journaliste gastronomique et éditrice de « Juste du goût », qui propose des livres mettant notamment à l'honneur le terroir genevois. Elle a perdu l’odorat et le goût pendant deux ans à la suite d’un Covid long.
Valérie Blanc
Journaliste gastronomique
Valérie Blanc Journaliste gastronomique
Valérie Blanc Journaliste gastronomique
"J'avais mis un truc à chauffer sur le feu et puis j'ai oublié parce que ça a pris feu[...] Et à partir de là, je mettais tout le temps des minuteurs ou des bips ou des rappels pour ne pas oublier."
La cryothérapie pour retrouver l'odorat
Alors qu’on affirme à Valérie qu’il n’existe aucune solution miracle, elle découvre, par hasard, un article sur la cryothérapie, qui aurait permis à des patients atteints de Covid long de retrouver l’odorat en seulement trois séances. Elle tente le coup et parvient à récupérer son odorat.
Valérie Blanc
Journaliste gastronomique
Valérie Blanc Journaliste gastronomique
Valérie Blanc Journaliste gastronomique
"J'ai beaucoup pleuré."
Tout n’est pas revenu à la normale pour autant pour Valérie Blanc. Depuis, certains aliments, notamment frits, lui sont devenus insupportables, sans qu’elle puisse réellement l’expliquer.
Un véhicule a pris feu dans le tunnel de Vernier (GE) sur l'autoroute de contournement après un heurt entre trois voitures vendredi après-midi. Personne n'a été blessé mais l'ouvrage a dû être fermé à la circulation, provoquant une déviation dans les deux sens.
L'accident a eu lieu "aux alentours de 15h00", a affirmé à Keystone-ATS le porte-parole de la police genevoise Alexandre Brahier, confirmant une information de la Tribune de Genève. Ce qui était un heurt assez anodin est devenu problématique après l'incendie d'un des véhicules pour une raison que l'investigation devra établir.
"Quelques personnes ont été incommodées" par les effets de la fumée, mais personne n'a dû être acheminé à l'hôpital. Le Service d’incendie et de secours (SIS) a rapidement éteint l'incendie.
Le tunnel devait rouvrir vers 16h30 mais les automobilistes devaient ensuite s'attendre à des embouteillages jusque vers 19h00 en raison de la circulation en fin d'après-midi sur cette autoroute, a ajouté le porte-parole.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
A Genève, l'Assemblée citoyenne pour la démocratie, dont le lancement était prévu le 12 mars, est annulée suite aux vives critiques de la droite au Grand Conseil. Porté par le Département de la cohésion sociale (DCS), ce projet visait à formuler des recommandations pour améliorer la participation démocratique.
Cette initiative consistait à réunir cent personnes tirées au sort afin qu'elles réfléchissent aux solutions à apporter pour lutter contre la faible mobilisation dans les urnes. Le processus était déjà bien avancé: plus de 900 personnes étaient inscrites pour ce tirage au sort au moment de la clôture des inscriptions fin janvier.
Mais vendredi dernier, la majorité de droite du Grand Conseil a voté une résolution demandant l'annulation de cette Assemblée. Les députés ont critiqué un projet "qui ne repose sur aucun mandat spécifique" et "qui se situe dans une zone institutionnelle floue". La droite craignait une confusion entre participation citoyenne et décision démocratique tout en dénonçant un financement peu transparent.
Acceptée par 57 oui, 31 non et trois abstentions, cette résolution n'est pas contraignante. Mais, comme l'a révélé vendredi la Tribune de Genève, le DCS a pris la décision d'annuler le projet. "Toute démarche consacrée à la démocratie suppose, pour réussir, un engagement clair et partagé de l'ensemble des acteurs politiques et de la société civile", explique-t-il.
Frais engagés
Les autorités réaffirment toutefois leur engagement envers le renforcement de la participation démocratique et étudient d’autres modalités pour y parvenir. En attendant, certains montants ont déjà été engagés et une partie ne pourra pas être récupérée, a précisé à Keystone-ATS le porte-parole du DCS, Guillaume Renevey.
"La majorité du Grand Conseil en avait pleinement conscience au moment du vote de la résolution", ajoute le porte-parole. Mais tout n'est pas perdu : l’intégralité des frais n'avait pas encore été engagée à ce stade. De plus, les travaux préparatoires déjà réalisés demeureront utiles pour la poursuite des démarches en matière de participation citoyenne, affirme le DCS.
Les Vert-e-s dénoncent dans un communiqué un "signal désastreux". "L’Assemblée citoyenne ne visait pas à remplacer le Grand Conseil, mais à l’alimenter de propositions pour renforcer une démocratie menacée et fragilisée, dans le monde entier comme chez nous", relèvent-ils. Et de déplorer les deux années de travail balayées, et le camouflet infligé à toutes les personnes, institutions et associations qui se sont investies dans ce projet
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats