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Semences: neuf ONG suisses protestent à Genève contre une mainmise

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L'appel des ONG suisses à Genève pour améliorer l'utilisation des semences par les agriculteurs du sud a été soutenu par des centaines d'organisations de différents pays. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Neuf ONG suisses veulent un arrêt de la mainmise sur les semences qui menace la souveraineté alimentaire. Leurs militants ont demandé mercredi la fin de l'Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) à Genève. Et s'en sont pris à la Suisse.

Soutenu par quelque 300 ONG dans le monde, cet appel a été lancé alors que cette institution, dont le secrétariat est piloté par le directeur exécutif de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), célèbre ses 60 ans. Habillés en plantes alimentaires, une dizaine de militants se sont rassemblés devant le siège à Genève. "Non à l'UPOV" ou "les droits des agriculteurs avant les droits de propriété intellectuelle", insistaient plusieurs banderoles.

Parmi les neuf ONG suisses figuraient la coalition Alliance Sud, et quatre de ses organisations membres, ou aussi le syndicat Uniterre. En raison des règles de l'UPOV, les agriculteurs des pays du sud ne peuvent souvent plus utiliser librement leurs semences, estiment-elles. Une situation qui menace la souveraineté alimentaire et la biodiversité agricole, selon elles.

L'UPOV avait été lancée par quelques pays européens. La Suisse l'a rejointe il y a environ 45 ans. La Convention de l'organisation, durcie à plusieurs reprises, permet aux semenciers d'imposer des sortes de brevets. Pour les ONG suisses et internationales, ces règles violent la Déclaration de l'ONU sur les droits des agriculteurs, approuvée il y a trois ans, et un traité de l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Les grands semenciers, l'UPOV ou encore les pays riches ne relâchent pas leur pression sur les Etats en développement, ajoutent-elles. Dans le cadre des accords négociés par l'Association européenne de libre-échange (AELE), la Suisse oblige les pays partenaires à adhérer à l'UPOV ou à suivre ses règles, selon elles.

Elles reprochent également au Conseil fédéral une approche "inéquitable", alors que les membres de l'AELE n'ont pas adapté de leur côté les lois aux dernières exigences de l'UPOV. Pour que l'agriculture soit utile face au changement climatique, elles demandent des règles plus favorables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Légère croissance pour les filières AOP-IGP, malgré les défis

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La production de fromages AOP-IGP a augmenté de 1,3% en 2025 (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Malgré un contexte difficile pour l'exportation, la production des filières AOP-IGP a augmenté de 0,9% l'an dernier, pour atteindre 66'520 tonnes. Les fromages ont été le principal moteur de cette légère croissance.

Dans le détail, la production de fromages a augmenté de 1,3% en 2025, et ce malgré la cherté du franc et de nouvelles taxes à l'importation aux Etats-Unis, indique lundi l'organisation faîtière AOP-IGP dans un communiqué. Les spécialités carnées ont en revanche reculé de 1,1%, tandis que les autres catégories de produits ont progressé de 2%.

Sur le plan politique, l'association, qui regroupe les filières de produits suisses bénéficiant d'une Appellation d’Origine Protégée (AOP) ou d’une Indication Géographique Protégée (IGP), soutient les accords bilatéraux III avec l'Union européenne. Elle estime que "sans nouveaux accords, la voie bilatérale va s'éroder", ce qui nuirait aux exportations, qui se font majoritairement vers l'UE.

L'association s'est aussi engagée pour la protection des AOP-IGP dans le cadre de l'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur. Une liste d'indications géographiques a été échangée entre les deux parties, contenant 110 dénominations suisses, dont les appellations sensibles "Gruyère" et "Sbrinz".

Un changement est par ailleurs intervenu à la tête de l'organisation. Après six ans de présidence, Benedikt Würth a démissionné. La conseillère aux Etats fribourgeoise Isabelle Chassot (Centre) a été élue à l'unanimité pour lui succéder.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

S&P maintient la note du canton de Genève AA+, mais met en garde

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L'agence de notation Standard & Poor's confirme le rating de crédit du canton de Genève à AA+, mais elle révise la perspective de "stable" à "négative" (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'agence de notation Standard & Poor's (S&P) confirme le rating de crédit du canton de Genève à AA+, mais elle révise la perspective de "stable" à "négative". La note sera abaissée dans les deux ans si le canton ne parvient pas à contenir l'augmentation de ses charges.

"Pour la première fois depuis le cycle de relèvements amorcé en 2022, la trajectoire de la notation cantonale prend une tournure défavorable", a indiqué lundi le Département des finances (DF), alors que le gouvernement doit présenter un plan d'économies d'ici à fin juin. Et de préciser que l'agence est préoccupée par la croissance non maîtrisée des dépenses de l'Etat.

Pour S&P, l'adoption et la mise en oeuvre de mesures d'économies, chiffrées à 500 millions de francs à l'horizon 2029, constituent un test déterminant des prochains mois. "Le Conseil d'Etat appelle l'ensemble des acteurs institutionnels à prendre la mesure de cet avertissement", écrit le DF. La note de S&P permet d'assurer des conditions d'emprunt avantageuses.

Baisse de l'épargne brute

L'agence S&P prévoit que l'épargne brute du canton, à savoir sa capacité à dégager des ressources propres pour investir et se désendetter, tombera sous la barre des 5% des recettes de fonctionnement et ne représentera plus que 3,9% en moyenne entre 2026 et 2028. Ce ratio s'élevait à 16,5% en 2023 et à 4,1% en 2025.

La dynamique observée par l'agence est due aux hausses importantes des dépenses sociales, de la contribution genevoise à la péréquation intercantonale et de santé avec l'entrée en vigueur de la réforme EFAS dès 2028. S&P tient compte aussi de l'incertitude sur les recettes fiscales que le conflit au Moyen-Orient rend plus volatiles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'or et l'argent recherchés après l'accord de paix au Moyen-Orient

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L'accord de paix au Moyen-Orient a dopé les cours de l'or et de l'argent. (archive) (© KEYSTONE/DPA/SVEN HOPPE)

L'or et l'argent gagnaient en valeur lundi, suite à l'annonce d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban.

Vers 11h30, l'or s'échangeait en hausse de 2,7% à 4336,80 dollars l'once. L'argent de son côté s'appréciait de 4,3% à 70'680 dollars l'once. Il s'agit de la troisième séance de hausse consécutive pour les deux métaux précieux.

L'accord de paix devrait être signé vendredi à Genève. Il prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz, un allègement des sanctions imposées à l'Iran et le démantèlement du programme nucléaire iranien, selon les experts de la plateforme Trading Economics.

"Bien que l'or et l'argent aient sensiblement reculé par rapport à leurs sommets de janvier, ils restent nettement au-dessus de leurs tendances haussières sur le long terme, ce qui signifie que leurs prix demeurent sensibles aux fluctuations du sentiment de risque mondial", observe Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

UniCredit contre-attaque, accuse Commerzbank de semer la confusion

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L'établissement transalpin s'offusque d'insinuations de manipulation de la part de sa cible rétive allemande. (archive) (© KEYSTONE/EPA/DANIEL DAL ZENNARO)

UniCredit a annoncé lundi avoir saisi le superviseur financier allemand BaFin dans le cadre de son offre hostile sur Commerzbank.

La banque italienne accuse sa concurrente allemande de "semer la confusion" sur l'offre d'achat qui doit se clôturer mardi soir, sauf prolongation.

Commerzbank "choisit de se concentrer sur des allégations infondées avec l'intention, apparemment, de perturber l'intégrité de l'offre, semant la confusion parmi les parties prenantes", a accusé la direction d'UniCredit dans un communiqué.

"Cela détourne l'attention de l'opportunité stratégique de bâtir un champion bancaire européen plus solide et plus compétitif, créateur de valeur pour tous", selon UniCredit.

La banque italienne a demandé à la BaFin "d'examiner les circonstances entourant ces déclarations, leur exactitude et leur intention apparente de perturber l'intégrité de l'offre".

Commerzbank, qui avait déjà saisi la BaFin, accuse UniCredit de gonfler artificiellement l'impression de succès de son offre.

UniCredit communique régulièrement sur le taux d'acceptation de son offre sur Commerzbank: il était de 11,86% vendredi, s'ajoutant à une participation de 26,7% acquise au moment de lancer début mai son offre de reprise sur sa rivale allemande, valorisée 35 milliards d'euros.

La banque italienne y ajoute 13,19% du capital détenu via des dérivés en espèces et 3,22% via des dérivés en actions.

Selon la direction de Commerzbank, les actions apportées à l'offre proviennent quasi exclusivement de banques et d'institutions financières dans l'écosystème d'UniCredit, notamment comme contreparties sur des produits dérivés.

En d'autres termes, pas des actionnaires de Commerzbank convaincus par l'offre, qui ne serait du reste pas attractive car valorisant la banque allemande en dessous de son cours boursier actuel.

Le comité central d'entreprise de Commerzbank a d'ailleurs chargé vendredi son président de déposer une plainte contre X pour suspicion de manipulation de marché et d'information trompeuse.

UniCredit continue de "rejeter fermement les allégations et insinuations concernant ses déclarations et le processus d'offre".

"À aucun moment UniCredit n'a regroupé ni confondu les différentes catégories qui doivent être déclarées en vertu de la réglementation applicable; la confusion entre ces catégories provient à plusieurs reprises de la direction de Commerzbank, et non d'UniCredit, apparemment dans le but de monter un récit trompeur", a accusé lundi la banque italienne.

UniCredit souligne par ailleurs que sa participation dépasse désormais "confortablement" le seuil de 30% qu'elle s'était fixé. La banque serait ainsi en mesure de "nommer l'ensemble des représentants des actionnaires au sein du conseil de surveillance" pour mettre en place sa stratégie.

"Toute suggestion selon laquelle un seuil plus élevé serait requis pour ces mesures de gouvernance est incorrecte", a martelé la banque. "Les seules décisions nécessitant une majorité de 75% en assemblée générale seraient une fusion ou d'autres opérations de réorganisation de la société", ce qui n'est envisagé que dans un deuxième temps par UniCredit avec sa filiale allemande HypoVereinsbank.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Nouveaux recours contre l'interdiction des maillots de bain longs

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A Genève, quatre communes ont déposé un recours contre la nouvelle loi qui interdit le port de maillots de bain anti-UV couvrants dans les piscines (image d'illustration). (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

A Genève, la fronde grandit contre la loi sur les piscines, qui interdit de facto le port de maillots de bain anti-UV couvrants. Après Vernier, c'est au tour de Meyrin, Carouge, Lancy et de la Ville de Genève de déposer un recours contre cette nouvelle disposition.

Les quatre communes considèrent que cette loi est incompatible avec les objectifs de santé publique que les collectivités ont la responsabilité de promouvoir, indiquent-elles lundi dans un communiqué. Les vêtements anti-UV constituent un moyen de prévention reconnu contre les effets nocifs du soleil et participent à la lutte contre les cancers de la peau.

Meyrin, Carouge, Lancy et la Ville de Genève réaffirment leur volonté de maintenir l'utilisation des vêtements anti-UV dans leurs piscines. Elles rappellent que la gestion des piscines communales relève des compétences des communes.

Au début juin, la Ville de Vernier avait déjà déposé un recours auprès de la Chambre constitutionnelle contre cette loi "floue et inapplicable". Parmi les motifs invoqués dans le recours, l'absence d'intérêt public clairement identifié et l'impact potentiel sur la santé.

Entrée en vigueur fin mai, la loi impose des maillots de bain dont la longueur maximale est au-dessus des genoux et qui laissent les bras nus. Initialement issue d'un projet UDC, qui voulait pénaliser le port du burkini, le texte avait été amendé pour retenir une formule plus large. Le Conseil d'Etat avait déjà relevé que cette loi violait la liberté individuelle et l'autonomie communale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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