Rejoignez-nous

Genève

Palexpo se transforme en ferme géante pour Swiss Expo

Publié

,

le

Swiss expo se tient à Palexpo à Genève jusqu’à samedi, après avoir déménagé de Lausanne. Pour l’occasion, mille vaches venues de plusieurs pays européens sont présentées. Une véritable vitrine pour le monde agricole. 

Il y a d’abord l’odeur. C’est ce qui interpelle, lorsqu’on découvre cette 24e édition de Swiss Expo. Le bruit aussi, essentiellement des mugissements. Les responsables: mille vaches et génisses, qui ont pris leurs quartiers pour une petite semaine dans les halles de Palexpo. Il s’agit de la troisième exposition bovine la plus importante au monde, a d’ailleurs souligné – lors de son discours inaugural – Robert Hensler, qui assume la présidence de la société faîtière de Palexpo.

Les éleveurs – eux – se disent satisfaits. La plupart estime que Palexpo est plus confortable que le site de Beaulieu à Lausanne. C’est l’avis d’Alexandre Poncet, qui est venu à Swiss Expo de Ballaigues dans le Jura vaudois avec trois vaches.

Alexandre Poncet Agriculteur à Ballaigues, dans le Jura vaudois

Fierté 

Hormis la partie concours, Swiss Expo accueille une multitude d’exposants, venus présenter leur travail et les dernières innovations agro-techniques. Une véritable fierté pour le président du Conseil d’Etat genevois Antonio Hodgers, présent pour l’ouverture du salon. L’élu écologiste, qui connaît le nombre exacte de vaches à Genève (328), insiste sur le fait que Genève n’est pas un canton-Ville. Pour lui, cet événement est également l’occasion de rappeler qu’il s’agit de défendre les paysans.

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat genevois

Face aux critiques des « antispécistes » – les militants contre l’exploitation animale – Antonio Hodgers, reconnait que le bien-être animal doit être développé en Suisse. Pourtant, il estime également qu’il s’agit de défendre les agriculteurs locaux, notamment face à la concurrence internationale.

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat genevois

Organisateurs satisfaits 

Du coté des organisateurs, on estime également que le lancement du salon est réussi. Le public a répondu présent, notamment les enfants, pour découvrir les métiers de la terre. Cindy Guignard, responsable de la communication pour Swiss Expo, se réjouit aussi du déménagement de Lausanne à Genève. Pour elle, la place gagnée à Palexpo permet de mettre davantage en valeur les exposants.

Cindy Guignard  Responsable de la communication à Swiss Expo

Showmanship 

Swiss Expo a également organisé un concours de présentation, baptisé Showmanship, à destination des jeunes de 9 à 28 ans. L’objectif: adopter les bons comportements lorsqu’on présente un animal. C’est ce qu’explique Martin Kipfer, de la régie Ringman.

Martin Kipfer  Régie Ringman

Plus d’informations sur le site de Swiss Expo.

 

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualité

À Genève, le DIP tire un bilan globalement positif de l’enseignement à distance

Publié

le

KEYSTONE/Martial Trezzini

Le canton de Genève tire un premier bilan positif de l’enseignement à distance lors de la crise due au Covid-19. Ce résultat se base sur une enquête et un sondage. Tant les écoles que les élèves et les parents ont bien joué le jeu relève le Département de l’instruction publique.

C’était il y a cinq mois. Le vendredi 13 mars, le Conseil fédéral annonçait la fermeture des établissements scolaires pour le lundi suivant et pour une durée d’environ deux mois. Une décision inattendue et brutale selon les mots de la conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta, en charge du Département de l’instruction publique (DIP).

Bonne relation parents-école

Ce jeudi, devant la presse, elle a présenté un premier bilan non exhaustif de l’enseignement à distance. Un bilan positif qui a notamment mis en exergue les bonnes relations entre les parents et l’école en dépit de cette situation extraordinaire. Les détails avec Anne Emery-Torracinta, conseillère d’Etat en charge du Département de l’instruction publique (DIP).

Anne Emery-Torracinta Conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique (DIP)

61% des parents pensent que l’école se soucie du bien-être et des préoccupations de leur enfant. Enseignants et directions estiment, eux,  que les parents ont été compréhensifs et n’ont pas eu trop d’attentes. De leur côté, les professionnels ont été soulagés d’un point de vue sanitaire mais néanmoins inquiets pour les élèves, d’après l’enquête réalisée par le service de recherche en éducation sur la base du questionnaire élaboré par la Haute école pédagogique de Zoug.

Le sondage mené a révélé que les élèves, tous degrés confondus, ont apprécié le fait d’avoir plus de temps en famille, mais qu’ils ont regretté de moins voir leurs amis. 36% d’entre eux estiment que la plus grande difficulté a été d’organiser leur propre journée, pour un tiers, d’apprendre à la maison, tandis que 25% ont déploré le constant contrôle parental. Parents et élèves se rejoignent sur un point: tous deux ont peur pour la suite du parcours scolaire. Autre observation: les contacts des élèves avec l’école ont surtout eu lieu par mail: le taux passe de 56% au primaire à plus de 94% au post-obligatoire. Le téléphone portable et les plates-formes d’apprentissage ont aussi été bien utilisés. Le travail scolaire a été transmis via les outils numériques, même si le courrier postal est mentionné par 66% des enseignants du primaire.

Pas de retard sur le plan numérique

C’est l’un des volets de l’enseignement qui a fait couler beaucoup d’encre. Les outils et équipements numériques utilisés par les élèves ont régulièrement été sous le feu des critiques pendant le semi-confinement. Souvent attaqué pour son retard sur le plan numérique, le DIP se défend de ces accusations. Les explications d’Anne Emery-Torracinta.

Anne Emery-Torracinta Conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique (DIP)

Le sondage réalisé par le service école-médias (SEM) a mis en lumière que les enseignants ont massivement utilisé les outils numériques de l’enseignement à distance. Ils ont également fait remarquer qu’ils ont été nombreux à devoir apprendre sur le tas: 83% d’entre eux estiment que leurs compétences numériques ont augmenté depuis le 13 mars. Une majorité (74%) considèrent qu’ils y passent beaucoup plus de temps qu’auparavant, notamment pour préparer les cours. Néanmoins, deux tiers d’entre eux sont prêts à continuer à avoir recours à ces outils dans leur enseignement.

De nombreuses dérogations

À situation exceptionnelle, fin d’année exceptionnelle. En effet, 147 élèves de 8P ont obtenu une dérogation pour entrer au cycle d’orientation, tandis que 205 élèves de 10e année et 191 de 11e ont obtenu une dérogation exceptionnelle. Dans l’enseignement post-obligatoire, le taux de réussite aux certificats et aux maturités est légèrement supérieur à celui des années précédentes, tandis qu’au Cycle d’orientation le taux de non promotion est un peu supérieur à celui des années précédentes. En outre, le nombre de recours dans le secondaire II est deux fois plus important qu’à l’accoutumée. Ce premier bilan ne permet pas pour le moment de mesurer l’impact de l’enseignement à distance sur le décrochage scolaire.

Réponse aux critiques

Le Département de l’instruction publique a également répondu à certaines critiques qui ont été faites pendant le semi-confinement. Pointé du doigt pour son manque d’anticipation lors de la crise, la conseillère d’Etat a expliqué qu’il était difficile de prévoir quoi que ce soit au vu de la situation extraordinaire à laquelle on a assisté.

Anne Emery-Torracinta Conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique (DIP).

Le manque de clarté et de communication du Département lors de ses prises de décision pendant la crise a également été une critique souvent entendue. Anne Emery-Torracinta a précisé que pendant cette période exceptionnelle le DIP a en quelque sorte perdu de son pouvoir décisionnel.

Anne Emery-Torracinta  Conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique (DIP)

Rentrée 2020 sous pression

La rentrée 2020 s’annonce d’ores et déjà compliquée pour l’enseignement post-obligatoire puisque le nombre d’élèves est plus important que prévu: 316 élèves de plus au collège et 48 de plus à l’école de culture générale. Les maturités professionnelles compteront de leur côté 214 élèves supplémentaires car les jeunes qui ont obtenu leur certificat fédéral de capacité craignent de ne pas trouver d’emploi.

Continuer la lecture

Actualité

Genève: une visite guidée de la collection permanente du MIR offerte

Publié

le

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

A Genève, le Musée international de la Réforme (MIR) donne un coup de projecteur sur sa collection permanente. Une e-visite guidée d’une heure est proposée le 30 août.

En 60 minutes, le e-guide présente l’histoire de la Réforme de 1517 à aujourd’hui, dont Martin Luther, Jean Calvin et d’autres ont été les initiateurs. Les visiteurs découvriront l’épopée de ce mouvement qui est parti notamment de Genève au 16e siècle pour devenir l’une des grandes familles du christianisme.

Si l’entrée du musée est payante, le MIR ne demande pas de supplément de prix pour cette visite guidée, après laquelle les participants peuvent poursuivre librement leur visite. Sécurité sanitaire oblige, dix personnes au maximum pourront participer. Le port du masque est recommandé.

Quant à l’exposition temporaire actuelle, « Silence on prêche », elle a été prolongée jusqu’au 27 septembre. Elle propose quelques portraits de pasteurs dans le cinéma, ainsi que cinq modèles de robe dessinés par l’artiste Albertine et imageant la vocation pastorale.

www.musee-reforme.ch

 

Continuer la lecture

Actualité

Genève: création d’une piste cyclable bidirectionnelle sur la rive droite

Publié

le

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

A Genève, les travaux en vue de la réalisation d’une piste cyclable bidirectionnelle sur la rive droite commencent lundi. Cette piste remplacera l’aménagement provisoire créé en mai dernier sur la route. Ce dispositif visait à faire face à la crise sanitaire due au Covid-19 et il avait fait polémique.

Le Conseil municipal de la Ville de Genève a adopté le 20 mai un crédit de 3 millions de francs à cette fin, ont rappelé mercredi le canton et la Ville de Genève. La voie occupée par la piste provisoire sera rendue aux véhicules motorisés lors du démarrage du chantier, tandis que les places de stationnement automobile côté lac seront supprimées, afin de permettre l’élargissement du trottoir.

Cette infrastructure fait partie du « U lacustre » prévu dans la Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée, plébiscitée en votation en 2016. Elle vise à améliorer la fluidité des trafics cyclable et automobile sur le pourtour de la rade. L’aménagement de la rive gauche a déjà été réalisé.

Les travaux s’étendront du bas du parc de la Perle du Lac au pont du Mont-Blanc. Le chantier comptera plusieurs étapes, en concertation avec les hôteliers, afin de limiter au maximum ses nuisances sur les terrasses. Les nouveaux aménagements doivent être mis en service en avril 2021. Dans l’intervalle, un itinéraire de déviation pour les cycles passera par la rue Plantamour.

Continuer la lecture

Actualité

La BCGE affectée par la pandémie de Covid au premier semestre

Publié

le

Le coronavirus a constitué un obstacle pour la Banque cantonale de Genève (BCGE) au premier semestre. L’établissement a dû constituer des provisions pour faire face à d’éventuelles difficultés, ce qui a pesé sur la rentabilité et le bénéfice.

Le bénéfice semestriel a atteint 55,3 millions de francs, en contraction de 6,6% sur un an, indique mardi la BCGE. Le résultat opérationnel a plongé de 46,5% à 50,6 millions. Ces variations sont conformes à celles annoncées lors de l’avertissement sur résultats diffusé fin juillet.

Du côté des revenus, le résultat net des opérations d’intérêt a accusé une baisse de 6,5% à 111,5 millions, raboté par des provisions pour risques de défaillance multipliées par six. Apurée de cet effet, l’activité de crédit affiche une progression des recettes de 1,0%.

L’établissement genevois a octroyé quelque 2000 crédits Covid dans le cadre du programme de soutien à l’économie lancé par la Confédération, pour un volume total d’environ 200 millions de francs.

Les revenus tirés des commissions présentent un recul de 4,6% à 59,1 millions de francs, un niveau qualifié de « bon » par la BCGE. Le produit d’exploitation a chuté de 17% à 183,1 millions de francs, alors que les charges d’exploitation sont restées quasiment stables (+0,2%) à 117,8 millions.

Les actifs gérés et administrés ont connu une progression de 1,7% pour s’établir à 30,92 milliards.

La somme au bilan a atteint 26,87 milliards, soit une augmentation de 7,8% sur six mois. Les créances hypothécaires ont gonflé de 1,9% à 11,90 milliards et les dépôts clientèle de 4,4% à 15,61 milliards.

Le ratio de fonds propres durs (Tier 1) est resté plus ou moins stable à 15%.

La direction réaffirme les perspectives formulées à fin juillet, à savoir un résultat en léger retrait permettant néanmoins la croissance des fonds propres et la distribution de dividende.

Continuer la lecture

Actualité

En juillet le chômage a légèrement augmenté à Genève

Publié

le

Crédit photo: Judith Monfrini

Le canton compte 138 chômeurs de plus que le mois précédent, ce qui représente une augmentation de 0,1 point pour un taux de 5,1 %. Au niveau national, le taux reste stable à 3,2%.

Fin juillet, Genève comptait 12’597 personnes sans emploi, soit 138 de plus que le mois précédent. Une hausse qui représente une augmentation de 0,1 point et qui pousse le taux à 5,1%. Ces chiffres ne prennent pas en compte les personnes en réduction de leur temps de travail (RHT) en raison de la crise du Covid-19. En comparaison avec le mois de juillet de l’année dernière, le nombre de chômeurs à Genève a augmenté  de 33,9%. Les plus fortes hausses sont enregistrées dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques (+416 chômeurs), dans l’hôtellerie et la restauration (+370 chômeurs), dans les activités de services administratifs et de soutien (+303 chômeurs) ainsi que dans la construction (+271 chômeurs). Charles Vinzio, directeur de l’office régional de placement, n’est pas inquiet et assure que les autorités sont prêtes depuis le mois de mars à faire face à cette hausse.

Charles Vinzio Directeur de l'office régional de placement

L’augmentation du chômage frappe particulièrement les femmes, qui sont en général 3,5% plus nombreuses, tandis que le nombre d’hommes au chômage recule de 1%. Le chômage progresse de 5,1% parmi les jeunes de moins de 25 ans et de 2,1% parmi les 50 ans et plus. L’accroissement du nombre de chômeurs âgés entre 25 et 49 ans n’est que de 0,5%.

Chômage stable en Suisse

Alors qu’au niveau national, le taux de chômage reste stable à 3,2% en juillet comparé au mois précédent, Genève reste le canton avec le plus haut taux de chômage du pays. Une triste première place qui peut tout de même s’expliquer. Les détails avec Charles Vinzio.

Charles Vinzio Directeur de l'office régional de placement

Après avoir atteint 2,3% en moyenne l’année dernière, le taux de chômage en Suisse s’était établi à 2,5% en février avant de monter progressivement jusqu’à 3,4% en mai en raison des répercussions économiques du coronavirus. En chiffres absolus, le chômage a augmenté sur un an de 51’292 personnes à 148’870 chômeurs inscrits en juillet, a détaillé le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) lundi dans un communiqué. De nombreuses entreprises ont fait appel au chômage partiel pour atténuer les effets négatifs de la pandémie de Covid-19 sur leur activité. En mai, cette mesure a concerné 890’890 personnes. Depuis mars, les autorités ont versé 6 milliards de francs de compensation dans le cadre de cette mesure de soutien à l’emploi.

En dépit des répercussions sur la conjoncture, le Seco ne s’attend pas à une forte détérioration de la situation sur le marché du travail. Le taux de chômage devrait tout de même augmenter d’ici l’automne, mais il ne faut pas s’attendre à une vague de licenciements. Les mesures de chômage partiel, pourraient d’ailleurs être prolongées jusqu’à l’année prochaine. Le Seco anticipe un taux de chômage à 3,8% cette année et à 4,1% l’exercice suivant.

MH avec ATS

Continuer la lecture