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Genève

Cointrin: une activité réduite malgré un solide plan de protection

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Keystone-ATS

A la veille des départs en vacances on parle de l’aéroport de Genève. Il a repris son activité le 15 juin mais son activité est encore réduite, malgré un solide plan de protection édicté par la plateforme aéroportuaire.

Samedi dernier, Cointrin n’enregistrait que 3000 passagers pour une quarantaine de vols contre plus 55’000 passagers et 400 vols le dernier week-end de juin 2019. Soit 95% de passagers en moins que l’année dernière. Ce mardi, l’aéroport annonce 18 vols à l’arrivée et 18 au départ, dont deux annulés. A la veille d’un 1er juillet, c’est vraiment très peu. Beaucoup de gens hésitent encore à voyager en avion malgré le plan de protection mis en place par l’aéroport.

Et pourtant ce plan est drastique.

Le port du masque est fortement recommandé lorsque la distance sociale ne peut être respectée. Les collaborateurs portent un masque et des gants également, quand c’est nécessaire. Les guichets ont été équipés de plexiglas au Check in et au contrôle de sûreté. Pour les flux et la circulation dans le terminal, les voyageurs sont priés de respecter les marquages au sol, qui sont indiqués à l’aide de Stickers et de potelets dans les files d’attente.

Un plan que l’on ne risque pas d’oublier.

Non, affiches et messages sont diffusés par haut-parleur dans tout le hall pour rappeler les consignes de sécurité. Dans les zones commerciales les distances sont également marquées au sol mais les commerces ont l’obligation de mettre en place leur propre plan de protection. Du gel hydro-alcoolique est disponible aux points névralgiques, comme l’entrée du terminal, le passage de la sûreté et la porte d’embarquement. Un service professionnel de nettoyage assure plusieurs fois par jour la désinfection des rampes d’escaliers, des poignées de portes des boutons d’ascenseur et des guichets entre autres.

L’aéroport fait appel à la responsabilité individuelle de chacun.

Et rappelle les mesures recommandées par l’OFSP. Chaque voyageur doit consulter le site de l’apéroport, GVA.ch ou son application GVApp. En ce moment arriver deux heures avant le départ de son vol suffit amplement et facilite le respect de la distanciation dans le terminal. Des fiches de traçabilité destinées aux autorités sanitaires doivent être remplies part toute personne atterrissant à Genève, y compris par l’équipage. Elles sont conservées 30 jours seulement. Le but : assurer la traçabilité si un passager est atteint de Covid-19.

Masque ou protection dans les avions

Les principales compagnies Swiss et Easyjet ont progressivement étoffé leur offre dès le 15 juin. Swiss dessert de nouveau les destinations méditerranéennes, avec Lisbonne, Porto et Faro au Portugal, Athènes et Héraklion en Grèce, et Malaga et Palma en Espagne. En France seul la destination Nice est desservie par Swiss. De grands centres tels que Londres Dublin, Prague et Moscou sont également atteignables par Genève. La compagnie recommande fortement à tous ses passagers le port d’une protection qui couvre la bouche et le nez durant le vol, de type masque jetable ou en tissu.

Easyjet, quant à elle, a repris ses vols de Genève à Brodeaux, Brindisi, Lisbonne Nantes, Nice et Porto. La compagnie a mis en place de mesures sanitaires telles que désinfections des avions, port du masque obligatoire pour les passagers et les équipages. Tous les vols disposent d’équipements sanitaires de rechange.

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Les infirmières des blocs aux HUG demandent à Poggia d’intervenir

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Photo KEYSTONE/Martial Trezzini

Les infirmières et infirmiers des blocs opératoires des HUG demandent au conseiller d’Etat Mauro Poggia d’intervenir auprès de leur direction.

Une centaine d’entre eux et de leurs soutiens ont manifesté samedi à Genève pour demander une négociation sur leurs horaires.

« Les blocs font bloc quand les HUG débloquent », scandaient les participants. « Trente-cinq ans de boutique. Trente-cinq ans à me taire. On en a marre », a affirmé l’une des infirmières. Au centre de leurs revendications, une modification du cadre horaire qui leur impose une heure de pause à la mi-journée, un dispositif pas applicable selon ces travailleuses et travailleurs de la santé.

Ceux-ci ont proposé de diviser cette heure en deux plages de 30 minutes. Mais l’une des deux ne serait pas comptabilisée, selon la direction des Hôpitaux universitaires genevois (HUG), et ils devraient alors travailler un jour supplémentaire par mois.

De son côté, la direction réaffirme que « rien n’a été modifié », contrairement aux déclarations des infirmières et infirmiers, pour le moment et que des « discussions sont en cours » sur cette réforme. « Le Covid a montré des pratiques différentes entre certaines unités et une harmonisation est en réflexion », a précisé à Keystone-ATS le porte-parole des HUG Nicolas de Saussure.

« Remerciement malvenu »

Pour les infirmières, cette séquence est celle de trop après une augmentation du temps de travail, une période au début de la pandémie où repos et vacances étaient limités, et des heures supplémentaires supprimées. Après un débrayage de deux heures d’une partie d’entre elles, elles ont décidé de porter leur lutte dans la rue en raison, selon elles, du manque de dialogue de la direction.

Celle-ci n’a pas apprécié le débrayage, qui ne devrait être décidé que si toutes les autres solutions n’ont pas abouti, fait remarquer le porte-parole. « C’était totalement inacceptable » et a retardé des opérations, selon M. de Saussure.

« Applaudis hier, ignorés aujourd’hui », relevait de son côté une banderole dans la manifestation. Attablés à certains restaurants, des badauds ont applaudi les infirmières.

Après avoir aidé d’autres unités, comme les soins intensifs, alors que les opérations étaient suspendues au début de la pandémie, « le remerciement de la direction est malvenu », a dit à Keystone-ATS l’une des infirmières. Selon elle, les conditions se sont détériorées depuis quelques années et il faut éviter qu’elles ne deviennent similaires à celles observées dans d’autres pays.

Résolution donnée à Poggia

Il faut un accord clair, dit-elle, comme certaines de ses collègues. Selon elles, des infirmiers et infirmières d’autres unités pourraient rejoindre le mouvement face à une direction qu’elles considèrent comme « en décalage ».

Une déconnexion partagée par un membre du conseil d’administration de l’hôpital. Venu en observateur, il affirme avoir voulu en savoir davantage « sur la réalité » à laquelle sont confrontés ces employés.

Au terme de la manifestation, une résolution a été votée puis apportée au Départment de la sécurité et de la santé (DSES) dirigé par M. Poggia. Les infirmiers et infirmières demandent au conseiller d’Etat d’oeuvrer auprès leur direction pour l’ouverture de négociations pour un cadre horaire qui honore les patients, la santé du personnel et l' »entier » de la loi.

De son côté, la direction ne reconnaît pas Avenir syndical, qui représente ces travailleurs. « Les thématiques qui sont dénoncées sont reconnues, légitimes et discutées, mais avec les partenaires sociaux habituels », dit le porte-parole.

Avec ATS Keystone

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Genève: une marche blanche pour sensibiliser au fléau du jeu du foulard

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Le jeu du foulard continue de faire des victimes

Le 31 décembre dernier, une adolescente, Kahina, 15 ans, décédait du jeu du foulard, un fléau que ne connaissait pas sa maman. En hommage à sa fille, elle organise ce samedi à Genève une marche blanche pour sensibiliser les jeunes et les parents aux jeux dangereux.

Le jeu du foulard continue de faire des victimes. Le 31 décembre dernier, une adolescente, Kahina, 15 ans, décédait du jeu du foulard, un fléau que ne connaissait pas sa maman. Pour rappel, cette pratique consiste à se serrer le cou avec un morceau d’étoffe, une ceinture ou une corde pour éprouver des sensations fortes. En hommage à sa fille unique, elle organise ce samedi à Genève une marche blanche pour sensibiliser les jeunes aux pratiques dangereuses. Elle a également crée l’association Kahina pour briser le tabou qui entoure ces pratiques. Les précisions de Khedy, la maman de Kahina.

Khedy La maman de Kahina

 

Prévention préventive

Pour Khedy, la maman de Kahina, il faut absolument faire de la prévention pour éviter d’autres drames. Beaucoup d’enfants jouent à ces jeux de strangulation sans se rendre compte qu’il peuvent en mourir.

Khedy La maman de Kahina

Souvent, par méconnaissance, ces morts liées aux jeux dangereux sont classées comme suicides ou accidents domestiques. « Ma fille ne s’est pas suicidée, explique Khedy. Kahina avait plein de projets. Elle devait partir trois semaines en Allemagne pour apprendre l’allemand et était sur le point d’avoir un chien, un berger malinois. Il y a aussi le karaté qu’elle pratiquait assidûment et qu’elle enseignait aux plus jeunes ».

Sensibiliser les parents

Si la prévention auprès des enfants est fondamentale, il est également important de faire de la prévention auprès dès parents. Car le phénomène du jeu du foulard peut provoquer la mort ou laisser des séquelles.

Khedy La maman de Kahina

 

Une marche chaque année

Pour que le souvenir de sa fille unique demeure et afin surtout de sensibiliser les jeunes et leurs parents à la réalité des jeux dangereux, Khedy organise ce samedi une marche blanche. Elle partira à 13h30 des Libellules pour rejoindre l’ONU en passant par le Collège André-Chavanne. Une marche qu’elle souhaite réitérer chaque année.

Khedy La maman de Kahina

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Le CICR va licencier une soixantaine de personnes à Genève

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Photo (©KEYSTONE/Martial Trezzini)

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui fait face à des difficultés, doit supprimer 95 postes à son siège de Genève.

Avec les départs à la retraite et « d’autres facteurs », le nombre de licenciements atteint une soixantaine.

Partout, « les effets négatifs du Covid se sont fait sentir, y compris sur le plan financier », explique l’organisation dans une déclaration à Keystone-ATS pour annoncer l’étendue de ce dispositif. « Le CICR n’est pas épargné et prend aujourd’hui des mesures pour réduire les coûts de son fonctionnement et de ses opérations ».

Pour 2020, le déficit devrait atteindre 130 millions de francs. Des économies de 25 millions sont prévues. Outre les efforts au siège, plusieurs centaines de postes seraient menacés sur le terrain. L’organisation emploie plus de 20’000 personnes.

Le CICR précise que des mesures de « responsabilité sociale » accompagneront ceux qui seront licenciés. « Ces décisions reflètent la nécessité absolue de modifier nos priorités et d’optimiser les coûts », dit l’organisation.

Les ressources seront réaménagées entre les zones les plus importantes et « celles qui le sont moins ». Un effort considéré comme indispensable pour éviter « de devenir inefficaces » dans un contexte mondial « de plus en plus exigeant », estime encore l’organisation.

Outre le CICR, plusieurs autres institutions de la Genève internationale ont dû faire face à des diminutions de personnel en raison du Covid. De son côté, le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés a annoncé vendredi n’avoir reçu que 4,5 des plus de 9 milliards de dollars demandés pour cette année. Le Covid augmente largement les besoins des déplacés et des réfugiés et un manque de ressources pourrait provoquer un impact « dévastateur » pour des millions de personnes, a-t-il ajouté.

Avec ATS Keystone

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Un nouveau centre d’hébergement d’urgence verra le jour à Sécheron en 2021

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©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

Ce nouveau centre d’hébergement d’urgence aura pour vocation de réduire le phénomène de sans-abrisme à Genève. Il sera ouvert 365 jours par année et disposera de 90 places pour des hommes et des femmes majeurs. Les travaux devraient finir en 2021.

Ce jeudi a eu lieu la pose de la première pierre du nouvel hébergement d’urgence pour personnes sans-abri de l’Armée du Salut. Nommé « Le Passage », il aura pour vocation de réduire le phénomène du sans-abrisme à Genève. Il sera ouvert 365 jours par année de 18h30 à 09h00. Il disposera de 90 places pour des hommes et des femmes majeurs. Il offrira la possibilité, à toute personne dans le besoin, de bénéficier d’un lit pour une durée de séjour entre 15 jours et 9 mois. Un accompagnement socio-sanitaire sera également disponible. Un projet qui a rencontré de nombreux obstacles avant de pouvoir se concrétiser. Les précisions de Valérie Spagna, directrice de l’Accueil de Nuit de l’Armée du Salut.

Valérie Spagna  Directrice de l'Accueil de Nuit de l'Armée du Salut

 

Aux autorités d’agir

Le thème du sans-abrisme et de la précarité est souvent invisibilisé à Genève. Une thématique que la pandémie de Covid-19 a contribué à mettre sur le devant de la scène. Pour Valérie Spagna, devant l’augmentation des personnes en précarité et des sans-abri, aujourd’hui c’est au tour des politiques d’agir car le phénomène n’est plus marginal.

Valérie Spagna  Directrice de l'Accueil de Nuit de l'Armée du Salut

 

Un bâtiment écologique

Ce projet a notamment voulu mettre en avant son aspect écologique. Le bâtiment sera entièrement construit en bois et aura des espaces arboré pour mêler qualité de vie et développement durable. Le détail de Valérie Spagna.

Valérie Spagna  Directrice de l'Accueil de Nuit de l'Armée du Salut

L’inauguration de ce nouvel hébergement d’urgence devrait avoir lieu en 2021.

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Un déficit de 501 millions au projet de budget 2021 de l’Etat de Genève

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Photo archives (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le projet de budget de l’Etat de Genève pour l’an prochain présente un déficit de plus de 500 millions de francs. Un déficit lié en partie à la crise sanitaire, entre autres facteurs.

Le projet de budget 2021 de l’Etat de Genève présente un déficit de 501,3 millions de francs. Plusieurs facteurs plombent ce projet budget. La réforme de la fiscalité des entreprises, RFFA, la recapitalisation de la caisse de pension des fonctionnaires et l’augmentation des subsides maladies. Trois facteurs auxquels s’ajoutent la crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales. En revanche les charges sont maîtrisées. Elles n’augmentent que de 0,6%, du jamais vu en 20 ans. La Conseillère d’Etat chargée des finances, Nathalie Fontanet.

Nathalie Fontanet Conseillère d'Etat chargée des finances

Sur ces nouveaux postes, 164 sont alloués à la formation, « ce qui répond aux besoins » liés à la hausse du nombre d’élèves, a assuré la cheffe du Département de l’instruction publique , Anne Emery-Torracinta. 47 le sont à la sécurité, 25 à l’Etat-major, 20 à la cohésion sociale et 10 au marché du travail qui sont financés par Berne.

Le Gouvernement projette de demander aux fonctionnaires du Petit et du Grand Etat ainsi qu’au pouvoir judiciaire de faire un effort de solidarité. Leur salaire subira une baisse de 1%. Les explications de Nathalie Fontanet.

Nathalie Fontanet Conseillère d'Etat chargée des finances

Cet effort sera demandé pour 4 ans. L’annuité est supprimée l’an prochain, comme en 2023.

Communes sollicitées pour le social

Quant aux communes, il leur est demandé de participer aux dépenses sociales à hauteur de 4%. Un projet de loi dit écrêtage sera déposé en janvier. Cette péréquation permettra à rééquilibrer les efforts. Le Conseiller d’Etat chargé de la cohésion sociale, Thierry Apothéloz.

Thierry Apothéloz Conseillère d'Etat chargée de la cohésion sociale

Une enveloppe de 100 millions de francs va d’ailleurs être allouée au social. Une mesure indispensable. Thierry Apothéloz.

Thierry Apothéloz Conseillère d'Etat chargée de la cohésion sociale

Le Conseil d’Etat a également son plan financier quadriennal. Les investissements sont maintenus jusqu’en 2030 avec une enveloppe pour les projets prioritaires de 8, 1 milliards de francs.

 

 

 

 

 

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