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Environnement

Une formation agricole profondément remaniée dès 2026 en Suisse

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Les apprentis apprendront à manier aussi bien une faucheuse ou un tracteur que les outils de gestion de données (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse s'apprête à moderniser l'un de ses plus anciens métiers. Dès 2026, les apprentis agricoles suivront une formation largement remaniée, "plus souple et davantage ancrée dans les réalités du terrain".

Le nouveau cursus menant au CFC d'agriculteur, validé au printemps dernier par le Secrétariat d’État à la formation, la recherche et l’innovation (SEFRI), comprendra deux années communes et une troisième consacrée à une orientation, indique mercredi l'agence d'information agricole romande (AGIR) dans un communiqué. Pour ceux qui le souhaitent, il sera possible de suivre une seconde orientation dans le cadre d’une quatrième année optionnelle.

L'objectif est de mieux coller à la diversité du pays et à l'évolution rapide du monde agricole. "Le nouveau système permet davantage de choix et d’adaptation, tout en préservant une base de compétences générales commune à tous les agriculteurs. La spécialisation permet ensuite d’affiner son parcours", explique Loïc Bardet, président d'AgriAliForm, l’organisation faîtière du champ professionnel agricole.

Economie alpestre

La réforme proposera six orientations: grandes cultures, production bovine, production porcine, aviculture, production végétale biologique et économie alpestre.

La nouvelle orientation "économie alpestre et agriculture de montagne" s'adressera d’abord aux jeunes issus des régions d’altitude, mais restera ouverte à tous. Toutes les écoles ne pourront toutefois pas proposer cette possibilité, faute d'effectifs et de moyens. En Suisse romande, cela ne devrait être le cas que d'une ou deux écoles.

Au-delà de la structure, le contenu de la formation évoluera aussi profondément. Un accent renforcé sera mis sur la durabilité, la gestion économique, la communication et les technologies numériques. Les apprentis apprendront à manier aussi bien la faucheuse que les outils de gestion de données.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Genève propose une alternative à l'arrachage des vignes

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Genève va mettre en place une alternative à l'arrachage des vignes afin de maintenir des surfaces viticoles (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Face à la crise majeure de la viticulture suisse, Genève veut mettre en place une alternative à l'arrachage des vignes. Le canton versera 18'000 francs par hectare et par an pour l'entretien des parcelles, mais sans obligation de production de raisin. Objectif: maintenir des surfaces viticoles.

Cette aide concernera au maximum 10% des surfaces viticoles déclarées, a indiqué mercredi le Conseil d'Etat à l'issue de sa séance hebdomadaire. Elle passe par une adaptation de la réglementation cantonale sur la vigne et les vins qui reprend les dispositions d'un projet de loi du PLR débattu vendredi en urgence au Grand Conseil.

Or ce texte, qui prévoyait un financement par le biais d'une subvention cantonale d'investissement, n'était pas compatible avec les normes comptables, avait alors relevé le conseiller d'Etat Nicolas Walder, en charge du Département du territoire. Le magistrat n'a donc pas demandé le vote final, mais il a promis aux députés de faire en sorte que les mesures proposées puissent entrer en vigueur rapidement.

Outre une modification de la réglementation, le gouvernement a soumis mercredi à la commission des finances une demande de crédit supplémentaire de 2,3 millions de francs au titre de subvention pour 2026. Cette demande s'ajoute à celles, déjà déposées, de 1,2 million pour l'arrachage temporaire des vignes et de 600'000 francs pour le système de bons HoReCa de promotion des boissons genevoises auprès des cafés et restaurants.

Aide transitoire

Le projet de loi proposait une aide transitoire de deux ans "pour conserver l'outil de production, dans l'espoir que Berne baisse les contingents de vins venant de l'étranger", relevait vendredi son auteur, Geoffray Sirolli. Le canton de Genève compte près de 1400 hectares de vignes, issus d'investissements sur des décennies. C'est un élément structurant du paysage et du patrimoine cantonal.

Or plus de 90% du vignoble se situe en zone viticole protégée, ce qui signifie que ces surfaces ne peuvent pas être reconverties en d'autres cultures, rappelait le député. Par ailleurs, la loi impose l'entretien des vignes pour éviter les risques phytosanitaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le pinot noir actuel était déjà cultivé en France au Moyen-Age

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Cette découverte atteste que, depuis au moins 600 ans, le pinot noir, "cépage de rois" emblématique de Bourgogne, a été reproduit par des générations de viticulteurs grâce à des techniques de "propagation clonale", comme le bouturage (image d'illustration). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

C'est un pépin retrouvé dans les latrines d'un hôpital du XVe siècle qui raconte un pan d'histoire de la viticulture en France. Son ADN a révélé qu'il s'agit d'un pinot noir, reproduit à l'identique jusqu'à nos jours par des techniques de clonage comme le bouturage.

"Le XVe siècle, c'est la fin de la guerre de Cent Ans, c'est Jeanne d'Arc. D'une certaine manière, ça veut dire qu'elle aurait pu croquer le même raisin que nous", s'enthousiasme le paléogénéticien Ludovic Orlando, co-auteur d'une étude publiée mardi dans la revue Nature Communications.

Impossible de dire si le fruit, déniché au milieu d'autres déchets alimentaires dans une "poubelle" médiévale à Valenciennes (Nord), "était consommé comme du raisin de table ou si les gens de l'époque en faisaient du vin", raconte l'archéobotaniste Laurent Bouby, autre co-auteur de l'article.

Mais le séquençage de son génome a fourni de précieuses indications sur la plante qui l'a porté. A savoir un pied de vigne rigoureusement identique au pinot noir moderne.

Ce qui atteste que, depuis au moins 600 ans, ce "cépage de rois" emblématique de Bourgogne a été reproduit par des générations de viticulteurs grâce à des techniques de "propagation clonale", comme le bouturage.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Soutien à l'agriculture: près de 60 millions approuvés par les élus

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Les parlementaires vaudois ont apporté tout leur soutien au monde agricole mardi au Grand Conseil, en votant un crédit-cadre et un prêt importants (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a approuvé mardi un nouveau crédit-cadre de 58,5 millions de francs pour soutenir les améliorations foncières durant les années 2026–2029. Avec ce financement, le Canton pourra poursuivre l'amélioration des infrastructures agricoles et viticoles, encourager la robustesse des exploitations et intégrer davantage les enjeux de durabilité dans les projets menés sur le territoire.

Les députés ont accepté ce crédit par 120 oui, un non et cinq abstentions. Les 58,5 millions seront directement destinés à financer les subventions des améliorations foncières (AF), un projet informatique et un poste à plein temps.

Les AF constituent depuis plus d'un siècle un instrument essentiel du développement de l'espace rural via un soutien cantonal. Elles offrent un cadre organisationnel pour gérer les aspects fonciers et financiers de projets publics ou privés de mise en valeur du sol.

Ce dispositif est mobilisé dans des contextes variés: pôles de développement économique, constructions de logements, ouvrages d'intérêt public, entretiens de chemins ruraux, protection contre les dangers naturels, ou encore aménagements communaux, ruraux et agricoles, selon le Conseil d'Etat. Depuis le précédent crédit-cadre (2023-2025), il inclut aussi les viticulteurs.

Toujours en croissance

L'instruction des dossiers relatifs aux bâtiments ruraux, chalets d'alpage, murs de vigne ou installations agricoles est déléguée à l'Office de crédit agricole (Prométerre), tandis que la Direction générale de l'agriculture et de la viticulture (DGAV) conserve la décision finale et la gestion du crédit à fonds perdu.

Planifié sur trois ans, le crédit-cadre permettra d'anticiper l'augmentation des besoins en infrastructures - notamment l'entretien des chemins agricoles, la gestion de l'eau ou les modernisations nécessaires à la réduction des impacts environnementaux, a-t-il été souligné.

A noter que ces dernières années, ce crédit-cadre n'a cessé de croître, passant de 22 à 24, puis de 30 à 40, et désormais à près de 60 millions de francs.

Dotation complémentaire au FIR

Lors de la même séance, le Grand Conseil vaudois a aussi accepté d'accorder une dotation complémentaire de 20 millions de francs au Fonds d'investissement rural (FIR). A l'issue du premier débat, les députés ont privilégié un versement "urgent" en deux tranches de dix millions en 2026 et 2027 au lieu de quatre tranches de cinq millions par an entre 2026 et 2029, comme proposé par le gouvernement.

Le FIR est un outil cantonal qui accompagne financièrement les agriculteurs vaudois dans des moments-clés de leur activité. Avec la nouvelle dotation, il s'agit de soutenir la relève agricole, moderniser les structures des exploitations et accompagner la transition durable du secteur dans le canton.

Le FIR facilite par exemple la reprise d'exploitation, notamment hors cadre familial, l'acquisition de terrains et bâtiments agricoles, ainsi que la construction ou rénovation d'infrastructures adaptées aux exigences environnementales et au bien-être animal. Ce fonds soutient aussi le développement de projets communautaires, tels que fromageries, caves ou magasins collectifs, qui valorisent les produits locaux et renforcent les filières de proximité.

Créé en 1976-77, le FIR repose sur un principe de prêt: l'Etat agit comme une banque qui met 120 millions (dotation initiale) à disposition du fonds, lequel les reprête aux exploitants agricoles. Les bénéficiaires remboursent ensuite ces montants, de sorte qu'il ne s'agit pas de subventions.

Depuis 1977, 608,6 millions ont été mis à disposition des exploitations, soit 5,7 fois la dotation initiale, en raison de la rotation du capital. A fin septembre dernier, 11,7 millions de liquidités étaient disponibles, tandis qu'environ 110 millions étaient engagés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La 9e édition de Divinum se tient de mercredi à lundi à Morges

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Divinum revient mercredi à Morges pour une 9e édition (image symbolique). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le salon des vins Divinum ouvre les portes de sa 9e édition mercredi à Morges (VD). Jusqu'au lundi 30 mars, près de 130 stands réunissent 2750 vins de 150 caves et domaines sur environ 5000 m2 au parc des Sports. Les vignobles alémaniques sont à l'honneur cette année.

"Dans le contexte des défis qui se posent à la filière - entre arrachages de vignes, pression sur les prix et fluctuation de la demande - , notre rendez-vous morgien veut rappeler combien il est essentiel de valoriser et soutenir le travail de nos vigneronnes et vignerons", relève Richard Chassot, fondateur et organisateur de ce salon des vins, cité mardi dans un communiqué.

L'an dernier, Divinum avait connu un record d'affluence avec plus de 21'000 visiteurs, contre 18'500 en 2024 et quelque 20'000 en 2023 (ancien record).

Nombreuses animations

Pour cette édition 2026, le salon met à l'honneur les vins de Suisse alémanique, avec la Branchenverband Deutschschweizer Wein comme invitée spéciale. L'occasion pour le public de découvrir les vignobles d'outre-Sarine de seize cantons, représentant 2650 hectares, ainsi qu'une exposition, écrivent les organisateurs.

De nombreuses animations seront aussi proposées au public: des ateliers (cépages et truffes), des masterclass (cépage emblématique de Suisse alémanique, pinot noir), un quizz, l'élection du plus beau stand ou encore une chasse au trésor.

Côté pratique et transports publics, la compagnie des transports de la région Morges-Bière-Cossonay (MBC) offre 50% sur toutes ses lignes pour les visiteurs du salon, indiquent encore les responsables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Protégée depuis 150 ans, la forêt reste toutefois sous pression

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Les forêts suisses, ici celle de la montagne de Boudry (NE), sont protégées depuis 150 ans par une loi fédérale, mais doivent faire face à d'importants défis comme le changement climatique (archives). (© KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO)

Entrée en vigueur en 1876, la loi fédérale sur les forêts devait permettre d'assurer la durabilité des ressources en bois et permettre un reboisement. Si aujourd'hui les effets du texte sont visibles sur la forêt suisse, de nouveaux défis ont fait leur apparition.

"Les forêts se portent mieux qu'il y a 150 ans grâce à cette loi", explique à Keystone-ATS le porte-parole de ForêtSuisse Benno Schmid. Toutefois, "les forêts souffrent désormais face au changement climatique et doivent composer avec la présence importante de ravageurs", explique M. Schmid.

Le Rapport forestier de l'OFEV parle d'ailleurs d'une forêt suisse qui n'a "jamais été autant sous pression". Pour y faire face, les experts proposent notamment la promotion d’essences adaptées au climat futur.

A l'occasion de la journée internationale des forêts samedi, ForêtSuisse a rappelé que "si la production de biens matériels et les prestations de services dégagent un léger bénéfice, la gestion forestière en général et la récolte de bois en particulier restent déficitaires".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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