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Environnement

Emmanuel Macron ouvre un Salon de l'agriculture sans vaches

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Emmanuel Macron a appelé les syndicats agricoles à être "derrière la ferme française". (© KEYSTONE/EPA/Aurelien Morissard / POOL)

Emmanuel Macron a inauguré samedi le Salon de l'agriculture à Paris, sans vache pour la première fois depuis la création en 1964 de ce rendez-vous annuel très politique sur fond de colère de ce secteur en France, première puissance agricole européenne.

Ces derniers mois, une partie des agriculteurs ont manifesté avec leurs tracteurs dans les villes et sur les autoroutes de France, pour contester la gestion d'une maladie bovine par le gouvernement mais aussi exprimer leurs inquiétudes quant à l'accord UE-Mercosur et l'avenir de la Politique agricole commune (PAC).

Traditionnellement, le chef de l'Etat rencontre les syndicats agricoles après avoir coupé le ruban du Salon de l'agriculture, qui se déroule jusqu'au 1er mars dans le sud de la capitale et qui a accueilli en 2025 plus de 600'000 visiteurs.

Cette année, néanmoins, deux syndicats contestataires, la Confédération paysanne et la Coordination rurale, avaient annoncé refuser cette invitation - le second acceptant finalement une rencontre samedi.

Eternelles promesses, regrette le syndicat

La Confédération paysanne, troisième syndicat qui a tout de même son stand au salon, a réitéré son boycott, dénonçant une "cogestion insupportable" entre le gouvernement et l'alliance FNSEA-JA, seul syndicat agricole officiellement considéré comme une organisation patronale qui domine encore le secteur.

En revanche, l'Elysée a annoncé en milieu de matinée une rencontre entre Emmanuel Macron et Bertrand Venteau, le président de la Coordination rurale, dont l'ascension ébranle l'hégémonie de la FNSEA.

"Il nous a promis une énième réunion à l'Elysée avec les autres syndicats et les filières. Mais, ça fait deux ans qu'on porte les mêmes choses, il a juste à les mettre en application", a déploré Bertrand Venteau à la sortie du rendez-vous.

Accompagné d'un dispositif policier particulièrement important cette année - 250 policiers en civil - le chef de l'Etat a découvert à son arrivée le stand de l'éleveur martiniquais André Prosper, qui l'a invité à venir sur son île après avoir dû renoncer à amener sa vache brahmane Biguine, qui devait être l'égérie de l'édition 2026.

Car cette année, les organismes de sélection des races bovines ont décidé de ne pas convoyer les vaches qui participent d'habitude au concours général agricole, en raison de la dermatose nodulaire bovine (DNC) détectée en juin dernier dans le pays.

Succession de crises

Trois hivers de suite, les agriculteurs français ont sorti les tracteurs des hangars. En 2024 pour demander du revenu, de la considération et un avenir, en 2025 pour demander la concrétisation des promesses, repoussées par l'instabilité gouvernementale.

En 2026, c'est la gestion de la DNC dans le Sud-Ouest qui a fait déborder le vase, s'ajoutant aux inquiétudes sur l'accord de libre-échange UE-Mercosur, une balance commerciale agroalimentaire au bord du déficit et des aléas climatiques toujours plus intenses...

"On peut se féliciter d'être en train de gagner durablement le combat contre la dermatose", a néanmoins déclaré Emmanuel Macron samedi matin. Aucun nouveau foyer n'est apparu depuis le 2 janvier et des restrictions ont été levées dans le Sud-Ouest vendredi.

Le président français a rencontré les responsables de la FNSEA et des JA, qui avaient accepté l'invitation.

"Ce qui nous intéresse c'est l'année qui lui reste dans son mandat", a déclaré le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau.

Les deux syndicats espèrent que le chef de l'Etat pèsera dans les négociations sur le budget de la politique agricole commune post-2027, après avoir obtenu environ 9 milliards d'euros par an pour l'agriculture française sur la précédente PAC (2023-2027).

"On a évidemment reparlé du Mercosur mais on a un accord (négocié par l'UE) avec l'Australie qui ne nous convient pas", a ajouté M. Rousseau.

En amont de la présidentielle 2027 mais surtout des élections municipales de mars, les personnalités politiques se succéderont malgré tout jusqu'au dimanche 1er mars parmi les centaines de stands.

Depuis dix ans, le nombre d'agriculteurs n'a cessé de baisser en France et les crises se sont accumulées.

Les tempêtes et les crues qui ont submergé de nombreuses cultures ces derniers jours ont assombri encore plus les esprits des agriculteurs, dont beaucoup n'ont pas la tête à la fête.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

Les mesures pour la protection de la biodiversité insuffisantes

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Les mesures prises par la Confédération pour protéger la biodiversité n’ont pas eu un impact suffisant. Des efforts supplémentaires doivent être fournis (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Les mesures prises par le Conseil fédéral pour protéger la biodiversité restent insuffisantes, estime jeudi la commission de gestion du Conseil des Etats dans un rapport. Selon elle, la situation demeure critique en Suisse.

Elle avait émis des recommandations en 2021 et constate aujourd'hui que les progrès sont limités. Le premier plan d’action de la Stratégie biodiversité suisse a subi d’importants retards et ses objectifs ont été revus à la baisse.

Le deuxième plan d’action corrige certaines faiblesses, mais les ressources allouées à l’Office fédéral de l'environnement ont diminué. La commission regrette aussi l’absence d’indicateurs complets pour mesurer l’efficacité des mesures et l’absence de vision pour l’après-2030.

Dans l’agriculture aussi les mesures sont jugées insuffisantes. La commission demande davantage de transparence sur les subventions nuisibles à la biodiversité et souhaite améliorer la communication publique sur cet enjeu. Un nouveau contrôle est prévu dans deux à trois ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Aide fédérale à l'agriculture, impactée par les accords commerciaux

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L'agriculture suisse, impactée par les accords commerciaux internationaux, doit être davantage soutenue à titre de compensation (image d'illustration). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

L'agriculture suisse sera davantage soutenue pour compenser les concessions faites dans les accords commerciaux internationaux. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de faciliter les prêts sans intérêts afin d'encourager les investissements dans les infrastructures.

Dans les négociations commerciales de la Suisse avec d'autres pays, l'agriculture suisse doit souvent faire des concessions. Pour rester compétitive, elle doit donc adapter sa production aux conditions changeantes du marché.

Le gouvernement entend soutenir le secteur dans cette démarche à travers un soutien ciblé et limité dans le temps, indique-t-il dans un communiqué. Dans le détail, il s'agit d'un supplément pour les crédits d'investissement.

Les moyens pour les prêts sans intérêts seront augmentés de 150 millions de francs en tout entre 2028 et 2031. Les initiatives visant à soutenir les exportations disposeront en outre chaque année d'un million pendant huit ans. Un projet d'ordonnance en ce sens doit être élaboré d'ici fin octobre 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le bilan carbone de l’arboriculture valaisanne désormais mesurable

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Le Valais produit un tiers de la production fruitière suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Valais a réalisé le premier bilan carbone de la production arboricole valaisanne en 2025. La démarche a permis de développer un nouvel outil de mesure et de pilotage visant à accompagner la filière dans sa transition climatique.

Principal résultat des analyses réalisées: l'arboriculture valaisanne présente "une intensité carbone particulièrement faible pour une production significative", relève le canton dans un communiqué mercredi. Les émissions de gaz à effet de serre totales annuelles ont été estimées à 6070 tonnes de CO2 équivalent, ce qui correspond aux émissions de douze avions effectuant un aller-retour Genève-New York.

"L'utilisation de carburant représente de loin le principal poste d'émission, faisant de la sortie progressive des énergies fossiles le principal levier d'action pour réduire l'empreinte carbone du secteur", constate le canton. A noter que les émissions de l'ensemble des activités nécessaires à la production ont été prises en compte, du verger à la sortie d'exploitation.

Un instrument simple et opérationnel

Grâce à l'outil développé en parallèle, les arboriculteurs pourront calculer "rapidement et de manière fiable" leurs émissions. Il devra être déployé prochainement dans le but de faciliter la mise en oeuvre de pratiques plus durables.

La démarche s'inscrit dans les objectifs de la stratégie "Arboriculture et cultures maraîchères à l'horizon 2030", visant à promouvoir un système agroalimentaire durable et résilient. Avec ses quelque 200 producteurs professionnels et sa vingtaine de PME actives dans le secteur, le Valais est responsable de près d'un tiers de la production fruitière suisse, avec principalement des pommes, des poires et des abricots.

Un fruit valaisan vendu en Suisse génère entre trois et cent fois moins d'émissions qu'un fruit importé, rappelle encore le canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les apiculteurs lancent une initiative pour sauver les abeilles

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Les apiculteurs se mobilisent pour les abeilles suisses (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/PIA BAYER)

Les abeilles doivent être mieux protégées en Suisse. Les associations d'apiculture de tout le pays lancent mardi une initiative populaire visant à inscrire la protection de la pollinisation dans la Constitution.

Les abeilles vont mal. Près de la moitié des quelque 600 espèces sauvages en Suisse sont menacées et 59 sont déjà éteintes.

La biomasse des insectes a diminué de plus de trois quarts en 30 ans, rappellent les initiants dans un communiqué. Outre les apiculteurs, l'alliance se compose des Amis de la Nature et de la fondation Future 3.

Les mesures du gouvernement n'ont pas suffi. C'est aujourd'hui au peuple d'exercer la pression nécessaire pour préserver ces êtres indispensables aux écosystèmes.

La Confédération et les cantons doivent garantir la pollinisation des plantes sauvages et cultivées par les insectes et mettre les à disposition les moyens financiers et les ressources humaines nécessaires à cet effet. L'initiative ne définit pas la manière d'atteindre cet objectif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les mesures de régulation du loup portent leurs fruits

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Au terme de la période de régulation 2025-2026, la Suisse comptait 30 meutes de loups vivant uniquement sur son territoire et 10 meutes transfrontalières (image d'illustration). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les mesures de régulation du loup, en particulier les tirs préventifs, portent leurs fruits. La croissance rapide de la population du canidé a été ralentie, selon un rapport de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) publié lundi.

Entre le 1er septembre 2025 et le 31 janvier 2026, l'OFEV a autorisé le tir de 115 loups. Au final 77 ont été abattus. C'était la troisième fois que les cantons pouvaient intervenir préventivement, rappelle l'OFEV dans un communiqué.

Au terme de cette période, la Suisse comptait 30 meutes vivant uniquement sur son territoire et 10 meutes transfrontalières. A la fin de la période de régulation 2024-2025, il y avait 25 meutes suisses et 11 transfrontalières, soit une meute transfrontalière de plus que l'année précédente. Bien que le nombre de meutes continue de progresser, la croissance exponentielle de la population de loups semble freinée, écrit l'OFEV.

Le rapport souligne aussi l'importance de la protection des troupeaux pour limiter les dommages. Ces derniers sont désormais proches des valeurs de 2020-2021 lorsque la Suisse comptait 10 à 15 meutes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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