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Environnement

La France refuse l'asile politique au militant écolo Paul Watson

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Le militant écologiste Paul Watson n'a pas reçu l'asile politique en France. (AP Photo/Thomas Padilla) (© KEYSTONE/AP/THOMAS PADILLA)

L'asile politique a été refusé par la France à Paul Watson, selon une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) consultée mardi par l'AFP. Le fondateur de Sea Shepherd est visé par un mandat d'arrêt du Japon.

Dans cette décision rendue le 9 septembre, l'Ofpra estime que les craintes de M. Watson, de nationalité canadienne et américaine, d'être "automatiquement interpellé" en cas de retour au Canada ou aux Etats-Unis, sont infondées s'agissant de "deux démocraties régies par l'Etat de droit".

"J'étais confiant lorsque j'ai fait ma demande, je suis allé à l'Ofpra six fois (...) mais ils l'ont simplement rejetée", a réagi Paul Watson, contacté par l'AFP. "J'étais très surpris, j'étais certain que cela ne poserait pas de problème (...) car je suis persécuté par les Japonais depuis des années", a-t-il ajouté.

"Je suis déçu mais j'espère que nous pourrons trouver une solution", a-t-il ajouté, précisant ne pas savoir s'il peut obtenir la citoyenneté française grâce à un soutien du président Emmanuel Macron: "Tout ce que je sais, c'est qu'il a dit que ma famille et moi étions en sécurité en France aussi longtemps que nous le voulions. C'est tout ce que j'ai."

Paul Watson, 74 ans, a été détenu au Groenland pendant cinq mois l'an dernier, avant que le Danemark ne rejette une demande d'extradition émanant du Japon, qui l'accuse d'être coresponsable de dommages et blessures à bord d'un navire baleinier japonais en 2010 dans le cadre d'une campagne menée par l'ONG Sea Shepherd.

Il a rejoint la France fin 2024, où il a déposé une demande d'asile en février 2025, selon la décision de rejet.

"A supposer qu'il puisse être interpellé en cas de retour au Canada ou aux Etats-Unis en raison de la volonté de ses deux pays de nationalité de répondre favorablement à une demande d'extradition des autorités japonaises, il n'a fourni aucun élément sérieux permettant de conclure qu'il ne serait pas en mesure de faire valoir ses droits dans le cadre de procédures régulières d'extradition (...)", indique l'Ofpra dans sa décision, révélée par le Parisien.

"La France ne s'honore pas en refusant l'asile politique à Paul Watson", a déclaré à l'AFP son avocat, Emmanuel Ludot.

"De dire que ce sont des États de droit et qu'il aurait droit à un procès équitable dans ces deux pays est une sottise monumentale", selon lui. "Le Japon maintient son mandat d'arrêt international, donc il est toujours en danger, partout où il peut circuler", selon lui.

En juillet 2025, Interpol a levé une notice rouge le concernant, mais cette mesure "n'est absolument pas une garantie pour lui, pour sa sécurité", a estimé auprès de l'AFP la présidente de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali.

"Quand Paul risquait sa vie et sa liberté, la France s'est distinguée au niveau international pour lui venir en aide", a-t-elle ajouté. "Il paraît cohérent qu'elle devienne officiellement son port d'attache. Ce serait la suite logique du combat qu'elle a mené par sa libération".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Environnement

Colère agricole: des tracteurs sont entrés dans Paris

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Image d'illustration d'un slogan brandi par les manifestants, la veille, dans les Pyrénées-Atlantiques. (© KEYSTONE/EPA/GUILLAUME PINON)

Des dizaines de tracteurs sont de nouveau entrés dans Paris à l'aube mardi, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Les manifestants exigent des "actes concrets et immédiats" du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.

Un premier convoi d'une quinzaine de tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs sont entrés dans Paris mardi peu avant 06h00, a constaté une journaliste de l'AFP.

Ils ont vite été rejoints par des dizaines d'autres véhicules. Le mouvement ambitionne de faire débarquer plusieurs centaines de tracteurs dans Paris.

Arborant des drapeaux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, les tracteurs, entrés par Porte Dauphine et escortés par des camions de CRS, remontaient vers 06H15 l'avenue Foch en direction de l'Arc de Triomphe, en klaxonnant abondamment.

"Pas de pays sans paysan", "pas de paysan => pas d'alimentation", peut-on lire sur un panneau accroché à l'un des tracteurs.

Vers 06h45, les tracteurs étaient sur l'avenue des Champs-Elysées, a constaté une journaliste l'AFP.

Leur parcours, avalisé par la préfecture de police de Paris les mènera ensuite à l'avenue George V et au pont de l'Alma avant un rassemblement qui doit se tenir quai d'Orsay. Certains ont même prévu matelas et duvets pour prolonger la journée de mobilisation.

"Si on veut garder la souveraineté alimentaire, qu'on nous laisse exercer notre métier", a déclaré à l'AFP Fabrice Moulin, 52 ans, qui cultive des céréales dans l'Eure, à proximité des Yvelines.

"On n'est pas pour l'anarchie mais trop de règles tue les règles. Aujourd'hui, on ne vit plus de notre activité", a-t-il soutenu, évoquant le chapelet de mauvaises nouvelles pour l'agriculture : crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l'accroissement du coût des engrais, l'accord UE-Mercosur en passe d'être signé.

Pour Baptiste Zado, qui exploite une ferme en polyculture et élevage avec son père dans les Yvelines, en région parisienne, "on a besoin qu'on nous sécurise le marché français. L'élevage français doit passer avant l'élevage brésilien".

"On ne peut plus se serrer la ceinture", affirme ce membre des Jeunes Agriculteurs.

L'action a lieu à l'initiative de la FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l'Ile-de-France et des départements de régions voisines, pour exiger des "actes concrets et immédiats" pour défendre la souveraineté alimentaire.

Cette étape intervient quelques jours à peine après les actions coup de poing de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.

"Colère légitime"

À quelques jours de la signature de l'accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont multiplié les actions, comme au Havre, premier port français de commerce, où des filtrages ont été mis en place, sans bloquer l'activité, toutefois: depuis ce weekend, des agriculteurs "contrôlent" les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.

Ils ont découvert "des produits qui n'ont pas les mêmes normes de production" que les nôtres, avait précédemment déploré auprès de l'AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant "que l'importation respecte nos standards de production".

Pour les détracteurs du traité commercial avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), cet accord va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants.

Les ports de Bayonne, La Rochelle, ont également été le théâtre de blocages de la part de divers syndicats agricoles, lesquels ont mobilisé devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges.

Cette nouvelle mobilisation, débutée en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s'était musclée la semaine dernière avec l'entrée de tracteurs dans Paris.

"La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement", a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.

Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande. La ratification du traité dépend encore d'un vote qui s'annonce serré au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d'agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Environnement

Accord UE-Mercosur: la colère agricole persiste en France

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Les agriculteurs français ne relâchent pas la pression face à la signature annoncée de l'accord entre l'UE et le Mercosur. (© KEYSTONE/EPA/GUILLAUME PINON)

Après une semaine d'intense mobilisation, les agriculteurs français en colère, notamment contre l'accord européen avec le Mercosur sud-américain, ont entamé lundi une nouvelle semaine de manifestations en ciblant les ports et plusieurs autoroutes.

À l'approche de la signature de ce traité samedi au Paraguay, les actions continuent d'essaimer un peu partout en France: barrage filtrant sur le port du Havre (nord-ouest), blocages sur ceux de Bayonne et La Rochelle, dans le sud-ouest, ou encore opération près de Lille (nord) sur l'autoroute A1, la plus fréquentée du pays selon son concessionnaire.

Une fédération de syndicats agricoles de l'Ile-de-France, dont les départements ceinturent Paris, a appelé à une manifestation dans la capitale mardi.

Au Havre, premier port français en trafic de conteneurs, des filtrages ont été mis en place avec des pneus en flammes, des troncs d'arbres et quelques tracteurs, sans bloquer l'activité portuaire: depuis ce week-end, les agriculteurs contrôlent les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.

Ces contrôles, prévus au moins jusqu'à lundi soir, ont permis de découvrir "de la farine étrangère, des soupes avec des légumes thaïlandais, des produits qui n'ont pas les mêmes normes de production" que les nôtres, a déploré Justin Lemaître, un responsable syndical local, qui réclame "que l'importation respecte nos standards de production".

Normes environnementales

Les partisans de l'accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), fruit de plus de 25 ans de négociations, le jugent essentiel pour stimuler les exportations, soutenir l'économie du continent et renforcer les liens diplomatiques dans un contexte d'incertitude mondiale.

Mais pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés d'Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants.

D'où le blocage d'un site céréalier d'exportation lundi jusqu'à la mi-journée sur le port de Bayonne par une centaine d'agriculteurs. Ce site de l'entreprise Maïsica, dédié au stockage, séchage et chargement de maïs et autres céréales pour l'export, est un "symbole fort", avancent les manifestants qui rappellent leur opposition "historique" à ces accords de libre-échange.

"Immense détresse"

A La Rochelle, une soixantaine de manifestants ont établi un barrage de ballots de paille devant des installations pétrolières sur le port industriel.

Et près de Nantes (ouest), une zone industrielle est bloquée depuis dimanche soir, les manifestants contrôlant les camions près d'une plateforme frigorifique de la grande distribution.

Le mouvement, débuté il y a un mois en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, concerne aussi des axes routiers, notamment sur l'A64 au sud de Toulouse (sud-ouest), et surtout sur l'A1 avec un barrage filtrant dans le sens Lille-Paris.

"C'est à se demander si l'Etat français veut encore de ses paysans", déplore Franck Hembert, exploitant maraîcher dans le nord et présent sur l'A1. "Qu'il y ait Mercosur ou pas Mercosur, les paysans sont déjà dans une immense détresse".

Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre l'accord avec le Mercosur, qui créerait l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.

La ratification du traité dépend encore d'un vote, qui s'annonce serré, au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d'agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Environnement

La neige est de retour en plaine 

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La neige de retour en plaine-(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Les premiers flocons sont attendus ce mercredi soir et jeudi matin. Tombant sur les chaussées froides, ils devraient tenir. Il va également souffler ces prochains jours sur le bassin lémanique. Le point avec un météorologue.

Après les températures glaciales de ces derniers jours, le mercure va remonter un peu et ce sont les flocons qui vont arriver dès mercredi soir en plaine sur le bassin lémanique. Ailleurs en Europe, la neige est tombée en grande quantité, notamment en France, sur la région parisienne ou sur la côte atlantique. La tempête Goretti qui arrive de Grande-Bretagne va également nous toucher.

Vincent Devantay, météorologue chez Météonews.

Vincent DevantayMétéorologue chez Météonews

Et pour jeudi matin?

Vincent DevantayMétéorologue chez Météonews
"On aura quelques faibles chutes de neige,  jusqu'à 3 cm supplémentaires. Ces chutes de neige vont se renforcer dans l'après-midi. Parallèlement, de l'air plus doux va arriver avec le vent qui va se renforcer.  La limite des chutes de neige va augmenter déjà au début d'après-midi, jusqu'à 1200 à 1400 mètres d'altitude. Et c'est la pluie qui va prendre le relais jusqu'à vendredi. Attention aux chaussées qui seront probablement glissantes"

Il a fait très frais ces derniers jours, jusqu’à -10 degrés ont été mesurés à Genève. Le mercure va repartir à la hausse:

Vincent DevantayMétéorologue chez Météonews
"On va passer au-dessus du zéro, notamment vendredi avec le vent, les maximales seront de 6 à 7 degrés. Et puis on devrait de nouveau avoir de la neige jusqu'en plaine ce week-end, donc pour le bassin de Genève on pourrait de nouveau voir des flocons. À partir de vendredi soir ou samedi matin, et pourquoi pas également un réveil blanc dimanche matin."

Et puis il va surtout neiger en montagne, de quoi réjouir les stations de ski même situées à moyenne altitude:

Vincent DevantayMétéorologue chez Météonews

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Environnement

L'initiative pour un marché couvert à Lausanne a échoué

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Jean-Marc Corset, président de l'association "La Halle Grennette Lausanne" sur la place de la Riponne à Lausanne (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'initiative communale pour créer une halle gourmande à la Riponne, en plein coeur de Lausanne, a échoué. Les initiants n'ont récolté que quelque 3200 signatures jusqu'au 5 janvier. Ils devaient en réunir un peu plus de 9000, soit 10% du corps électoral. Le projet rebondira en revanche au Conseil communal.

Porteuse de l'initiative, l'association La Halle Grenette Lausanne dit se réjouir du dépôt d'une motion au Conseil communal de Lausanne par l'élue PLR Anouck Saugy. Cosignée par les membres de plusieurs partis, le texte demande que la Ville concrétise ce projet visant à pérenniser le marché en plein air et à ranimer l'attractivité du centre-ville, indique mardi le collectif dans un communiqué.

"Malgré l'élan populaire autour de cette idée, le comité d'initiative citoyenne ne disposait pas des moyens nécessaires pour répondre aux conditions restrictives d'une initiative communale dans un temps aussi court", écrit-il. Celle-ci réclamait précisément la création d'un marché couvert public sur la place de la Riponne.

Redorer l'image de la Riponne

Le marché traditionnel bihebdomadaire actuel vit des jours difficiles et doit se réinventer, estiment les initiants. Avec un marché couvert, il pourrait trouver un nouvel élan qui bénéficierait à tout le centre-ville. Un édifice de "belle architecture pourrait aussi redorer l'image de la Riponne", qui est en réaménagement.

Les initiants rappellent que la place de la Riponne est depuis des siècles le lieu de rencontre entre gens de la ville et de la campagne. Ils souhaitent lui redonner vie dans l'esprit de la Grenette, l’ancienne halle à blé et marché couvert de la place.

Le projet est une initiative citoyenne non partisane. Le comité compte sept personnes, dont le rédacteur indépendant Jean-Marc Corset, l'artisan chocolatier Laurent Buet et l'ancien chancelier de l'Etat de Vaud Vincent Grandjean.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

L'Union suisse des paysans présente ses priorités pour 2026

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La politique agricole 2030+, en cours d'élaboration, sera l'un des enjeux de 2026 pour l'USP (image symbolique). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Politique agricole 2030+, programme d'allégement, prix à la production et accords de libre-échange: tels sont les thèmes qui occuperont l'Union suisse des paysans (USP) en 2026. La faîtière a présenté lundi à Meikrirch ses revendications pour cette année "décisive".

La politique agricole 2030+ (PA30+), qui se concrétise, sera l'un des enjeux majeurs. Au lieu d'une politique purement agricole, il faut une politique alimentaire globale, estime l'USP dans un communiqué. Et d'ajouter qu'après les nombreuses mesures écologiques mises en place ces dernières années, la future politique agricole devra se focaliser sur la durabilité économique et sociale. Les revenus dans l'agriculture restent "beaucoup plus bas" que le revenu de référence, rappelle l'USP.

Le projet devrait être mis en consultation cette année et le message adopté par le Conseil fédéral en 2027.

La vice-présidente de l'USP, Anne Challandes, a plaidé pour que l'agriculture soit exclue des mesures d'économie de la Confédération. "Comme le budget fédéral en faveur de l'agriculture est le même depuis 20 ans en valeur nominale, le secteur n'est en rien responsable du trou qui grève les caisses de la Confédération", a-t-elle fait valoir, citée dans le communiqué.

Le président de l'USP Markus Ritter a lui rappelé que si l'année 2025 a été bonne, elle ne suffit pas à effacer les trois mauvaises années précédentes. De plus, les prix à la production ne compensent pas les risques élevés de production dus aux conditions météorologiques ou à d'autres facteurs tels que les épizooties. Il a aussi dénoncé "la guerre des prix dans le commerce de détail".

Initiative sur l'alimentation

L'initiative sur l'alimentation, qui sera probablement soumise au peuple en automne, constitue un autre "sujet majeur". Le texte demande notamment d'adapter la politique agricole afin d'encourager la production et la consommation de denrées alimentaires végétales plutôt qu'animales. Il veut aussi augmenter le taux d'autosuffisance de la Suisse à au moins 70%, contre 46% actuellement.

"Cette initiative constitue un coup de force et une utopie", a souligné le directeur de l'USP Martin Rufer. Pour atteindre un tel taux d'auto-approvisionnement, la Confédération devrait fermer les frontières et contraindre la population à adopter une alimentation majoritairement végétalienne. "Ce serait comme revenir en temps de guerre".

Accords de libre-échange

Pour l'USP, l'accord avec les Etats-Unis, dans sa forme actuelle, est acceptable dans la mesure où les concessions faites pour la viande se situent dans les limites des contingents de l'OMC et le droit alimentaire ne sera pas bafoué.

La Suisse et les Etats-Unis ont signé le 14 novembre une déclaration d'intention, qui doit désormais être transformée en accord bilatéral. Le Conseil fédéral a adopté le projet de mandat de négociations début décembre, un projet ensuite validé par les commissions de politique extérieure. Les cantons doivent encore se prononcer. Les Etats-Unis souhaitent conclure l'accord d'ici au 31 mars.

L'accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) est en revanche plus problématique car il contient 25 contingents bilatéraux dans le domaine agricole, dont des produits sensibles comme le vin ou la viande, avec des largesses accordées en dehors des contingents tarifaires de l'OMC, souligne l'USP. Et d'exiger des mesures d'accompagnement pour les secteurs concernés.

L'accord entre les pays de l'AELE, dont la Suisse, et ceux du Mercosur a été signé en septembre. Il devra encore passer par le Parlement et un éventuel vote populaire en cas de référendum.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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