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L'invité de Radio Lac Matin

Jean-Philippe Ceppi, patron de Temps Présent, s’inquiète de l’ « extinction de la race » des journalistes

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Jean-Philippe Ceppi, producteur de Temps Présent, le prestigieux magazine d’enquête et de reportage de la RTS, qui fête ses 50 ans ce jeudi, réagit au rapport de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la presse : « Je ne suis pas certain que la liberté de la presse soit moins grande qu’il y a dix ans. Il y a un mouvement de balancier. D’un côté, l’arrestation très préoccupante de Julian Assange, de l’autre, la même semaine, le parlement européen adopte une directive sur la protection des donneurs d’alerte qui est extraordinairement importante. » En Suisse, Jean-Philippe Ceppi s’inquiète de « l’extinction de la race », soit de l’envie des jeunes journalistes de faire ce métier. Il reconnaît que dans un paysage médiatique, en partie sinistré, Temps Présent fait partie des privilégiés même si « nous aussi, nous avons dû faire des économies et nous adapter. »

Signe d’optimisme, il souligne notamment  » le travail fantastique fait par cette radio sur l’affaire Maudet, par exemple. Il y a dix ou quinze ans, il était difficilement imaginable qu’une radio de proximité fasse un tel travail. Je vois d’excellentes raisons d’espérer. »

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« C’est un dimanche qui va coûter cher mais moins que le pire des scénarios »

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Hier, les Genevois ont accepté le volet cantonal de la réforme de l’imposition des entreprises. Sur le volet social, ils ont voté en faveur du contre-projet porté par le Conseil d’Etat au détriment de l’initiative PS. Du coup, une enveloppe de 186 millions de francs permettra une hausse des subsides d’assurance-maladie.

Enfin, le peuple s’est prononcé sur la recapitalisation de la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève, la CPEG. Et ce coup ci, c’est un revers pour le Conseil d’Etat puisque c’est le projet porté par la gauche, les syndicats et l’Asloca qui passe la rampe. A première vue entre le manque à gagner fiscal et les les coûts supplémentaires à venir, à hauteur de plusieurs centaines de millions, on ne peut pas dire que les finances du canton sortent gagnantes de ce dimanche.

Et pourtant, la ministre des finances Nathalie Fontanet est soulagée. Retrouvez son interview en intégralité:

@marie_prieur

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L'invité de Radio Lac Matin

Historique: Ueli Maurer reçu par Donald Trump.

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Correspondance de Pierre Ruetschi à Washington.

Vous êtes entretenu avec le président de la Confélération lors de la conférence de la presse qu’il a donnée à l’ambassade de suisse dans la foulée de sa rencontre avec Donald Trump. Une première semble-t-il.

Une première en effet puisque jamais dans l’histoire des relations américano-suisse un président de la Confédération n’avait été reçu par un président américain dans le bureau ovale. A la demande de l’ambassadeur de Suisse à Washington,cette première a été dûment vérifiée par les Américains. Qui donc ont confirmé.

Une première qui a pris tout le monde de court.

Oui, aussi bien les journalistes suisses qu’américains n’ont pris connaissance de la rencontre présidentielle que quelques heures avant l’arrivée d’Ueli Maurer dans la capitale. Interrogé sur les raisons de ce secret si bien gardé, Ueli Maurer a botté en touche par une boutade comme il aime le faire. Mais quoi qu’il en soit je dois vous avouer que c’était tout de même assez surprenant de voir le président de la Confédération débarquer du gros SUV officiel noir devant la Maison Blanche, serrer la main à Trump, faire des sourires pour la photo op avant de disparaître côte à cote par la porte de la West Wing.

Voilà pour l’apparat. Mais que se sont dits les deux hommes? qu’ont-ils discuté avec quels résultats?

Eh bien c’est là que les choses se gâtent. Ueli Maurer s’est montré pour le moins évasif. Il a vanté les excellents rapports avec Washington, l’esprit d’ouverture du président, la qualité des discussions d’environ une heure. Mais concrètement, il n’a donné aucun élément nouveau dans sur les deux sujets qui se trouvaient au coeur de cette visite. Silence complet sur l’état de la mission de bons offices de la Suisse entre Washington et Téhéran au moment où les tensions entre les deux puissances sont extrêmement vives. Et pas de percée dans les négociations pour pour un accord de libre échange américano-suisse. Voilà ce qu’en dit le président avec qui j’ai pu brièvement m’entretenir

Pas un mot en effet sur la question iranienne. Que dissimule ce silence?

Ce n’est pas faute d’avoir essayé d’obtenir des précisions. La vingtaine de journalistes présents dont des Américains ont travaillé le président de la Confédération au corps pour tenter de confirmer des informations de la presse américaine. Cette dernière a en effet laissé entendre que la Suisse et son président ont été appelés pour aider Donald Trump à d’établir le contact direct avec Téhéran.Mais Ueli Maurer ne confirmera et ne dira rien. Les bons offices menés par la Suisse depuis quarante ans exigent une stricte confidentialité, répète-t-il à l’envi.

Que faut-il donc retenir de cette visite surprise et historique?

Enchaînant sur la rafale d’interventions concernant l’Iran, j’ai demandé au président quel était véritablement le point central de cette visite. Là encore, il a botté en touche: “si vous voulez me faire dire que c’est la question de l’Iran, vous faites fausse route.” Et quand je lui ai encore demandé s’ils avaient parlé des obstacles et des questions de détails séparant Berne et Washington sur l’accord de libre échange. Il a répliqué en français “Ni le président Trump, ni moi-même ne sommes des détaillistes”. Tout va bien, mais l’accord a peu de chances d’aboutir cette année encore.

On a un peu l’impression que ces discussions n’avaient pas d’enjeu majeur.

On pourrait le croire en effet. Mais les enjeux sont en vérité énormes. Les Etats-Unis constituent le deuxième partenaire économique le plus important de la Suisse. En valeur, les exportations de la Suisse sont deux fois plus élevées que ses importations. L’impact d’un accord de libre échange serait très important. Positif pour l’essentiel mais aussi potentiellement négatif pour les paysans suisse par exemple, qui craignent la concurrence sur un marché ouvert. Ueli Maurer n’a pas oublié une petite pique pour l’Union Européenne: “Notre engagement commun avec le président Trump est que nous voulons être plus rapide que l’Union européenne”

Mais que veut donc Donald Trump de son côté?

A en croire Ueli Maurer le président des Etats-Unis veut surtout un accord win-win, tout comme lui. Mais il reconnaît que chacun, évidemment, veut gagner un peu plus que l’autre. On est donc resté dans le symbole, dans les déclarations de bonnes volontés et dans les louanges mutuelles. “J’ai félicité le président Trump pour l’excellence de son économie qui est aussi très positive pour nous”, a dit Ueli Maurer.

Quel bilan tirez vous de cette rencontre au sommet?

Si je pratique la méthode coué, je dirais que symboliquement cette rencontre “historique” stimule et va faire avancer les négociations sur l’accord de libre échange. La visite a permis de réaffirmer les excellentes relations suisso-américaines ainsi que la bonne volonté helvétique à assurer les bons offices avec des pays comme l’Iran ou le Venezuela. C’est en gros la version du président de la Confédération. Mais est-ce que cela justifiait vraiment le voyage?

Vous avez donc une autre option?

Oui, l’autre possibilité c’est que Trump avait urgemment besoin du médiateur suisse pour l’aider à gérer la dangereuse crise avec l’Iran. Raison pour laquelle la rencontre s’est organisée précipitamment et si discrètement. Et comme tout service mérite récompense, Washington pourrait se montrer très compréhensif dans les négociations d’un accord de libre échange. Un bon deal en somme, pas si farfelu. Ou pour reprendre les termes d’Ueli Maurer: du win-win.

 

https://www.radiolac.ch/podcasts/linvite-de-la-matinale-17052019-094316/

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« La région est extrêmement riche. Le Mont-Blanc fait partie de Genève »

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Promouvoir Genève comme destination touristique. C’est désormais le rôle bien défini de Genève tourisme et congrès. C’est ce qu’ont expliqué hier les acteurs du secteur et le conseiller d’état chargé du développement économique, Pierre Maudet.

Pour assurer sa mission qui ne comprend plus l’organisation des Fêtes de Genève, la fondation Geneva Tourism devrait bénéficié de nouveaux moyens, notamment via une taxe versée par Airbnb.

Et la gouvernance de Genève tourisme est revue à travers un projet de loi. Le tout fait suite, on s’en souvient, au scandale du déficit des fêtes de Genève. Une des Genferei qui a agité le canton ces dernières années. Ces Genferei portent-elles atteinte à l’image de Genève et du coup au tourisme? Genève tourisme est-elle désormais plus qu’un lobby hôtelier? Quelle est sa mission et avec quels moyens?

Pour répondre à ces questions, Sophie Dubuis, présidente de Genève tourisme, était ce matin l’invitée de Marie Prieur:

 

 

 

 

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Tooyoo souhaite briser le tabou entourant la mort d’un proche

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Tooyoo est une start-up créée en janvier 2017. Il s’agit d’une plateforme de gestion des biens et des données. Elle regroupe toutes les informations dont les proches peuvent avoir besoin en cas de décès: de la question cruciale du don d’organes à celle, plus futile, des codes d’accès pour désactiver le compte Facebook du défunt. Le tout est stocké dans un dossier de fin de vie.

Et l’actualité de Tooyoo, c’est que ses services vont être proposés dès le 21 mai, donc mardi prochain, à près d’1,5 million de ménages assurés à La Mobilière.

Ralph Rimet, responsable du projet Tooyoo était l’invité de Radio Lac Matin:

@marie_prieur

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L'invité de Radio Lac Matin

Antonio Hodgers: « Il n’y avait pas de fraude électorale, c’est de la désinformation! »

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L’affaire de la fraude suspectée au service des votations est retombée comme un soufflé.

Rappelez-vous jeudi dernier, les locaux de ce service sont perquisitionnés. Un auxiliaire âgé d’une trentaine d’années est soupçonné de fraude électorale. L’une de ses collègues, elle aussi auxiliaire, affirme qu’il a détruit ou ajouté des bulletins de vote. De quoi potentiellement fausser les résultats des votations. Coup de tonnerre dans la République.

Et puis, hier, le procureur général Olivier Jornot indique qu’il n’a “aucun indice qu’une fraude électorale ait été commise”. Dans la foulée, le Conseil d’Etat réaffirme que « le processus électoral -notamment pour les votations de dimanche- est garanti ».

Le président du Conseil d’État, Antonio Hodgers parle aujourd’hui de « non affaire » alors qu’il a lui même qualifié l’affaire de « grave » vendredi. Et de fustiger « l’emballement politico-médiatique ».

Antonio Hodgers était ce matin l’invité de Marie Prieur:

@marie_prieur

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