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Radio Lac Matin

Projection exceptionnelle de « Roma » dans le cadre de ciné-ONU

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Alexandre, ce jeudi aura lieu un cine-ONU avec la projection du film Roma…

Oui le film récompensé par quatre oscars sera projeté ce jeudi 7 mars à 19h au cinérama Empire à Genève. Roma c’est l’histoire émouvante d’une employée de maison à Mexico. Le réalisateur Alfonso Cuaron s’est appuyé sur sa propre enfance pour raconter les conflits sociaux et la hiérarchie sociale des années 70 au Mexique. Ce jeudi il s’agira d’une projection tout à fait exceptionnelle. Normalement le film n’est diffusé que sur Netflix. Ce sera donc une occasion unique de le voir sur grand écran. En plus nous aurons la chance de pouvoir compter sur la présence de l’actrice principale : Alitza Aparicio qui était nominée aux oscars pour ce rôle et qui discutera avec le public en fin de séance.

Alexandre ce film est projeté dans le cadre des ciné-ONU…

Le service de l’information des Nations Unies organise environ une fois par mois la projection d’un film qui a une résonance particulière par rapport au travail de l’ONU. La projection de Roma permettra d’aborder la question du travail décent. Un débat aura lieu après la projection en présence d’une représentante d’une organisation des travailleurs et des travailleuses domestiques du Mexique et d’une experte de l’organisation internationale du travail.

Alexandre, cette séance est organisée dans le cadre des activités prévues pour célébrer le centenaire de l’OIT.

Oui l’organisation internationale du travail a été créée en 1919. Elle a son siège ici à Genève. L’OIT est l’institution spécialisée des Nations Unies pour le monde du travail. Elle a été fondée sur la croyance que la justice sociale est essentielle à une paix universelle et durable. Ces cent ans sont l’occasion pour l’OIT d’organiser une série d’événements qui vont permettre de redécouvrir son histoire mais aussi de réfléchir à son avenir. Le thème du 100e anniversaire de l’OIT est «Faire progresser la justice sociale, promouvoir le travail décent».

Le travail décent, le thème du film de Roma, est une priorité pour l’OIT…

Oui depuis toujours, promouvoir un travail décent pour tous est un des grands objectifs de l’organisation. Cette thématique est plus importante que jamais aujourd’hui avec les questions liées aux changements rapides dans le monde du travail et le développement de l’intelligence artificielle.
L’OIT a ainsi lancé l’initiative du centenaire. Elle vise à explorer l’avenir du travail dans un contexte très large qui prend par exemple en compte les changements climatiques ou la nouvelle économie verte. Point d’orgue de cette initiative, l’OIT espère qu’une Déclaration du centenaire sera adoptée par ses Etats membres en juin prochain à l’occasion de la Conférence internationale du travail.

Alexandre, on rappelle les informations pour la séance de jeudi…

C’est au cinerama Empire – rue de Carouge à Genève.
A 19 heures. L’entrée est gratuite comme pour tous les ciné-ONU. Il risque d’y avoir beaucoup de monde. Il vaut mieux donc venir assez tôt pour avoir une place car c’est le principe du premier arrivé premier servi.
Le film sera en version originale espagnole sous-titrée en anglais et en français. Vous trouverez toutes les informations sur les ciné-ONU sur le site Internet des Nations Unies à Genève : www.onug.ch

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Suisse : les emplois du futur (proche)

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Ecoles, stages, apprentissages, perfectionnements : c’est en juin et juillet que se prennent souvent les décisions personnelles de formation. Que sait-on des attentes actuelles sur le marché de l’emploi ?

Eh bien ce sont les profils techniques qui sont les plus demandés dans les entreprises si l’on se réfère aux offres d’emploi publiées ces derniers mois. Sans compter le secteur public je précise. Ça veut dire aussi que ces profils font l’objet d’attention particulière dans les entreprises. Ils sont sous pression et doivent toujours être à la hauteur.

Ce n’est pas vraiment nouveau.

Non effectivement, mais cette tendance semble s’accentuer. Aux dernières nouvelles, c’est dans le secteur de la construction que la demande de spécialistes est la plus soutenue. Les annonces avaient augmenté de plus de 20% l’an dernier. Ce serait dû principalement à des travaux d’infrastructures. Cette progression est probablement en train de se stabiliser cette année. Il est trop tôt pour se faire une idée.

Et quelles sont plus précisément les spécialités recherchées ?

Dans l’ensemble des domaines, pas seulement la construction, ce sont clairement les analystes de données. La révolution numérique produit des tonnes de données quantitatives et qualitatives. Elles peuvent et doivent être analysées. Les techniques et instruments d’analyse se sont beaucoup développés. Les entreprises veulent être à jour par rapport cela. Et être capables d’en faire quelque chose de créatif. L’autre profil très recherché, ce sont les développeurs d’application. C’est souvent lié à l’analyse de données d’ailleurs. Encore une fois dans pratiquement tous les domaines de l’industrie et des services.

Il y a aussi d’autres métiers de ce genre très en vogue actuellement.

Oui, et je ne vous étonnerai pas en les énumérant : les managers de l’innovation, les spécialistes de l’intelligence artificielle, ou de la blockchain, ou encore les roboticiens. Ingénieurs en robotique en d’autres termes.

On voit aussi beaucoup d’annonces pour les métiers commerciaux.

Oui, toujours, parce que la vente est évidemment cruciale dans les entreprises. Elles recherchent toujours de bons commerciaux. De très bons commerciaux. Elles en forment aussi. Mais on sait qu’une bonne formation, et même l’expérience suffisent rarement à faire un commercial canon. Il y a un
moment où ça relève davantage du pur talent. Tout est en général mesurable dans cette activité. C’est un état d’esprit en fait. Il faut aimer la compétition. Et se sentir mal lorsque l’on ne gagne pas.

On a l’impression que les annonces pour les emplois dans les services et le social ont un peu baissé.

Oui, proportionnellement en tout cas, et ça demanderait quand même à être vérifié. Ce serait dû probablement à l’évolution démographique. La population a beaucoup augmenté en Suisse à partir de 2007. Ça progresse encore actuellement, mais de manière nettement moins prononcée. Le vieillissement de la population soutien néanmoins l’emploi dans le médico-social. Et il y en a encore pour pas mal d’années…

 

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Pascal Crittin : “La RTS a aussi étudié l’option de tout regrouper à Genève”

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Les plans de déménagement de la RTS de Genève à Lausanne ne sont pas encore coulés dans le bronze, explique Pascal Crittin, directeur de la RTS. “Nous avons plusieurs options. Nous sommes ouverts au débat politique qui va se poursuivre au parlement et sa décision est souveraine. » “Notre volonté est que chaque unité thématique comme le sport, la culture, l’actualité puisse produire des éléments radio, TV et web. C’est une vision à 360 degrés, horizontale”.

Pascal Crittin reconnaît que la RTS sera en surcapacité immobilière avec la Tour à Genève pas complètement remplie et le nouveau bâtiment en gestation pour 110 millions sur le site de l’EPFL à Lausanne où serait donc regroupée toute l’actualité.

La RTS a aussi étudié l’option de centralisation à Genève, affirme Pascal Crittin précisant que toutes les options possibles ont été explorées. “Genève est moins centralisée que Lausanne et cela poserait problème à certains cantons. Il faut en prendre acte. »

Par ailleurs, les bâtiments de Genève conviendraient mal au type d’organisation que la RTS veut mettre en place, lance Pascal Crittin, détails à l’appui. Il maintient que le projet actuel permet de réaliser le plus d’économies possibles et de les faire dans l’immobilier plutôt que dans les équipes, de journalistes notamment.

La couverture de Genève, 2e ville du pays, ville internationale continuera par ailleurs d’être assurée depuis Genève par une équipe ancrée au bout du lac.

 

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La nouvelle plage des Eaux-Vives ouvre enfin

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Dès 10 heures ce samedi, la nouvelle Plage publique des Eaux-Vives ouvrira ses portes aux Genevois. 400 mètres de site le long du lac qui pourront accueillir gratuitement de 6’000 à 8’000 personnes.

Dès samedi, la population pourra profiter d’un superbe cadre pour se baigner. Plage de galets, vue imprenable sur le jet d’eau et grande étendue d’herbe. Tous les paramètres sont déjà réunis pour passer un bel été au coeur même de Genève.

La nouvelle plage a été inaugurée ce vendredi. L’équipe en charge du projet nous a présenté les lieux ce 21 juin au micro de Karin Jorio.

« Une plage en pente douce »

Tout est presque prêt pour accueillir les futurs baigneurs. Même si la nature a fait des siennes la semaine passée, les Genevois pourront désormais apprécier le calme et la sérénité des lieux. Alexandre Wisard, directeur du Service du lac, de la renaturation des cours d’eau et de la pêche, nous explique quelles sont les installations déjà en place.

Alexandre Wisard

« Un ouvrage historique pour Genève »

Pour réaliser cet ouvrage, l’équipe en charge du projet a rencontré quelques problèmes. Obtenir l’autorisation de construire d’une part, construire sur le lac d’autre part, avec notamment des oppositions du WWF. Franck Pidoux, chef de secteur au Service du lac, de la renaturation des cours d’eau et de la pêche, nous en dit un peu plus.

Franck Pidoux

« Une ouverture en musique »

À l’occasion de la fête de la musique, quelques animations musicales viendront accompagner les premiers pas des Genevois sur le site. Fiona Mueller,  responsable de l’information pour la plage des Eaux-Vives nous met déjà dans l’ambiance.

Fiona Mueller

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« Libra de Facebook, une énorme chance pour Genève”

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Enseignant et chercheur à l’Université de Genève et surtout directeur de la formation blockchain, Jean-Marc Seigneur explique quelles sont les implications de “Libra”, la nouvelle crypto monnaie lancée par Facebook qui permet d’effectuer des transactions dans le monde entier sans aucun frais.

Le système, qui sera formellement établi à Genève, a été inventé par un Genevois de la Silicon Valley, David Marcus. Facebook créerait ainsi une nouvelle monnaie et surtout un système qui va concurrencer certains services comme les banques traditionnelles. Jean-Marc Seigneur estime que, plus qu’une concurrence, c’est surtout une chance d’accueillir le coeur de ce système de transaction au bout du lac. L’université de Genève sera d’ailleurs la première au monde, précise Jean-Marc le spécialiste hors antenne, à proposer une formation spécifique pour le nouveau système Libra de Facebook.

Restera à convaincre les 1,3 milliard d’utilisateur des messageries Messenger (Facebook) et What’s app, qui auront un accès direct au système. Une récente étude menée par Jean-Marc Seigneur montre en effet que les usagers ne sont guère enclins à confier des données personnelles au géant des réseaux sociaux.

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Equivalence boursière : pourquoi tant de légèreté ?

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Ça semble cette fois inévitable: l’équivalence boursière cessera d’être accordée par l’Union Européenne à la Suisse dans dix jours. Cette mesure de rétorsion n’a pourtant pas l’air de stresser l’économie.

A vrai dire non, bien que personne ne soit tout à fait sûr que les conséquences ne seront pas si importantes. Pour l’économie et pour SIX à Zurich, la plateforme de négoce des actions.

Rappelez-nous ce qu’est l’équivalence boursière.

C’est la reconnaissance de la Suisse comme place financière appliquant les standards européens de régulation. C’est ce qui permet aux actions européennes d’être négociées à Zurich, et aux actions suisses de l’être dans l’Union Européenne. Eh bien ce ne sera plus le cas dans dix jours. Alors on se dit pour se rassurer qu’il n’y aura que quelques complications en plus. Et puis c’est de l’ordre de la finance davantage que de l’économie disons… réelle (celle qui compte). Bien que l’une et l’autre soient évidemment très liées.

Sur le plan politique en revanche, tout le monde semble d’accord qu’il s’agit d’un tournant.

Oui. Une pure mesure de rétorsion. Sans aucun lien de contenu avec l’Accord cadre que la Commission européenne ne parvient pas à obtenir de la Suisse. Et c’est une mesure ostensiblement discriminatoire : l’équivalence boursière dont la Suisse est privée est en revanche accordée aux Etats-Unis, à Hong Kong, à l’Australie. Des Etats qui ne donnent pourtant rien de ce que l’Union Européenne aimerait que la Suisse consente.

C’est ce qui est nouveau dans les relations entre la Suisse et l’UE.

Oui, très nouveau. Et alors là, pas du tout rassurant. Ça crée tout de même un important précédent. Avec une insécurité juridique inhabituelle. On se dit que l’UE pourrait tout aussi bien décider un jour de restreindre l’approvisionnement énergétique de la Suisse à titre de représailles. Parce que la Suisse ne voudrait pas participer à un projet de défense commune par exemple.

Et comment en est-on arrivé là ?

C’est à vrai dire assez anecdotique, et c’est aussi cela qui déstabilise : la légèreté, tout simplement. L’épisode a été raconté par le Financial Times à Londres il y a quelque mois. Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne, demande à ses conseillers de leur trouver un bâton pour faire bouger les Suisses. C’est là que l’idée de les priver d’équivalence boursière est apparue.

Ce qui est aussi une manière d’affaiblir la place financière suisse.

Oui, et l’on ne peut s’empêcher de se souvenir du moment où cette décision a été prise. Il y a dix-huit mois environ. On parlait beaucoup à l’époque de l’importance que pouvait prendre Paris comme place financière. Au détriment de Londres. C’est toujours d’actualité, d’ailleurs. Alors pourquoi pas de la Suisse ? Vous voyez comment cette affaire d’équivalence boursière peut aussi être vue comme une opportunité pour Bruxelles.

On peut déjà dire en revanche que les effets politiques n’ont pas été ceux que Jean-Claude Juncker attendait.

Non, en effet. Avant même son application, le principal effet que cette décision a eu jusqu’ici, c’est apparemment d’élargir et de durcir le front du refus en Suisse. Il n’en faut pas plus pour crisper. Personne n’aime faire l’objet de menaces et de chantage.

 

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